Le Nigeria s'apprête à faire avancer ses plans gaziers lors de la 3e conférence annuelle du Sommet International Nigeria Sur Pétrole

Le mois dernier, le ministre d’État du Nigéria pour les Ressources pétrolières, S.E. le chef Timipre Sylva a déclaré 2020 Année du Gaz pour la nation ouest-africaine. Conformément à cette initiative, le ministre et le directeur général de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), Mallam Mele Kolo Kyari, sous l’égide du président nigérian Muhammadu Buhari, accueilleront le troisième sommet annuel nigérian sur le pétrole (NIPS) qui se tiendra du 9 au 12 février 2020 à Abuja, Nigeria. Déterminée à présenter le Nigéria comme la première destination d’investissement pétrolier et gazier, la conférence aura une session dédiée au projet Nigeria LNG Train-7, qui a récemment atteint la décision finale d’investissement sur le principal accord d’expansion gazier qui devrait stimuler la production de l’usine à 30 millions de tonnes par an (mtpa), contre 22,5 mtpa actuellement. En outre, le NIPS fournira à la nation l’occasion de montrer comment les entreprises locales peuvent contribuer à l’avancement de l’industrie pétrolière du pays alors qu’elle cherche à accroître sa production. « Attirant plus de 5 000 dirigeants internationaux du secteur de l’énergie, le NIPS est l’espace le plus opportun pour le Nigeria de communiquer ses plans de croissance et de développement, d’autant plus que l’honorable ministre a déclaré 2020 comme l’Année du Gaz pour le pays », a déclaré NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie et PDG du Centurion Law Group. « Suite à l’investissement récent de 10 milliards de dollars dans le Train-7 qui permettra à l’unité de traitement de GNL de rester le cinquième fournisseur mondial de GNL, le Nigeria a raison de poursuivre sur cette lancée », a-t-il ajouté. Le volet 2020 de la conférence NIPS sera ancré sur le thème « Élargir le cercle d’intégration : technologie, connaissances, durabilité et partenariat » et présentera des stratégies et des opportunités de croissance dans les technologies pétrolières, gazières et énergétiques ainsi que la signature de contrats majeurs. Parmi les principaux intervenants figurent l’ancien ministre d’État aux ressources pétrolières du Nigéria, Emmanuel Ibe Kachikwu; Dr. Omar Farouk Ibrahim, Gouverneur de l’Opep pour le Nigeria; M. Sun Xiansheng, Secrétaire général, Forum international de l’énergie; Jean-Marc Thystère Tchicaya, ministre des Hydrocarbures, République du Congo et Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures République de Guinée équatoriale. Par APO
Nigéria: Nuradin Osman, vice-président et DG pour l’Afrique d’AGCO, nommé au Conseil de gouvernance d’un nouveau Collège d’Agriculture

Nuradin Osman, vice-président et directeur général d’AGCO pour l’Afrique, a prêté serment devant le Conseil de gouvernance du Collège d’Agriculture et de Technologie nouvellement créé à Isan-Ekiti, dans l’État d’Ekiti, au Nigéria. La composition du Conseil de gouvernance de l’établissement, qui compte cinq membres, a été annoncée vendredi 13 décembre 2019 lors de la cérémonie d’inauguration, par le Gouverneur de l’État d’Ekiti, S.E. le Dr John Kayode Fayemi. L’agriculture est la principale source de revenus de l’État d’Ekiti, situé au sud-ouest du Nigéria, où plus de 75 % de la population tire ses revenus des cultures marchandes et alimentaires. Sous l’administration de S.E. le Dr John Kayode Fayemi, le programme de développement rural et de transformation agricole a abouti à la création du Collège d’Agriculture et de Technologie. “La création du Collège, tant rêvée, s’inscrit dans l’optique du programme de développement de l’État d’Ekiti. Cet établissement nouvellement créé a le potentiel de mettre à profit l’agriculture, pilier de l’économie du pays, et d’autonomiser les jeunes. Cela passe par l’éducation, le développement des compétences et le renforcement des capacités par les innovations agricoles, le développement de la technologie et les meilleures pratiques agricoles. Nous espérons que le Collège attirera les jeunes vers le secteur agricole et permettra d’instaurer la sécurité alimentaire pour tous”, a expliqué le Dr John Kayode Fayemi. “Ami de l’État d’Ekiti, Nuradin Osma a soutenu avec ferveur le programme de transformation agricole dans notre État et dans l’ensemble du pays. C’est un grand honneur de le nommer, lui, le premier étranger non-originaire d’Ekiti, parmi les premiers membres du Conseil de gouvernance du Collège,” a-t-il poursuivi. Les membres du Conseil de gouvernance du Collège d’Agriculture et de Technologie ont été choisis sur une liste d’experts originaires de l’État d’Ekiti et en dehors du Nigéria. Au Collège, les activités ont commencé en septembre 2019 avec la nomination d’un comité directeur. Le Collège organisera des cours sanctionnés par un certificat, de courte et longue durée, visant à former une main d’œuvre agricole de niveau cadre moyen. Ces cadres combineront leurs compétences efficaces à des technologies de pointe, pour accroître la production agricole, garantissant ainsi la sécurité alimentaire dans la région. “C’est un véritable honneur pour moi de figurer parmi les membres du Conseil de gouvernance qui contribueront à la transformation agricole et rurale de cette région agriculturellement riche du Nigéria. Je serai de même en mesure de contribuer à la chaîne de valeurs agricole intégrée, grâce aux connaissances acquises au fil des ans dans les divers postes occupés chez AGCO. Je suis convaincu que le Collège deviendra un pôle agricole et un centre de développement de compétences qui contribuera au développement et à la croissance de la communauté, de l’État et du pays,” affirme Nuradin Osman. Nuradin a également eu l’occasion de saluer la communauté d’accueil du Collège lors d’une rencontre avec Sa Majesté Gabriel Ayodele Adejuwon, couronné roi d’Isan-Ekiti. Par APO
Le Forum Nigeria-Maroc des affaires plaide pour une coopération bilatérale dynamique et répondant aux attentes: Le plan Maroc vert, un modèle à suivre

Apprécier les opportunités d’investissement dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie au Nigeria, renforcer la coopération entre les opérateurs économiques marocains et nigérians. Tel a été l’objectif de la deuxième édition du Forum Nigéria-Maroc des affaires organisé récemment dans la capitale, Rabat. Organisée par l’ambassade du Nigéria au Maroc, ce rendez-vous entendait aussi présenter aux opérateurs économiques marocains des mesures incitatives mises en place par le Nigeria en vue de développer l’investissement dans ces deux secteurs à fort potentiel. Cette année, le Forum Nigeria-Maroc des affaires a réuni plus de 200 invités marocains et nigérians dont des décideurs, chefs des missions diplomatiques et opérateurs économiques des deux pays. Secrétaire général du département de l’agriculture au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohammed Sadiki a rappelé les dispositifs d’échange et de partenariat mis en place par ce département avec les pays africains et relevé le potentiel de la coopération commerciale et technique entre le Maroc et le Nigeria dans les secteurs de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de l’alimentation. Après avoirs salué une coopération bilatérale fructueuse, l’ambassadeur de la République fédérale du Nigeria au Maroc, Baba Garba, a rappelé la quinzaine des accords signés entre les deux pays, dont celui relatif au gazoduc Maroc-Nigeria, lors de la visite de SM le Roi Mohammed VI au Nigeria en 2016 ; et attiré l’attention de l’assistance sur la politique de diversification que mène son pays appelant ainsi à renforcer la coopération économique notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie. A propos du projet du gazoduc Maroc-Nigeria, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a insisté sur les retombées positives dans la région et les énormes opportunités qu’il offrira aux acteurs économiques des pays qu’il traversera. Pour Laaziz Kadiri, président de la Commission diplomatie économique, Afrique et Sud–Sud, à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), cette importante « rencontre est une occasion de mettre l’accent sur la nécessité de donner une impulsion nouvelle aux relations économiques et commerciales », a-t-il déclaré relevant que la présence en force d’acteurs tant marocains que nigérians traduit cette ferme volonté commune de tisser des liens de partenariat plus denses. Insistant sur la nécessité que la coopération des secteurs privés s’appuie sur la vision Sud-Sud enracinée des deux côtés pour assurer le développement de l’Afrique et la prospérité de son capital humain, il a déclaré : «Nous pouvons nous fixer pour objectif d’aider les entreprises à prospecter nos marchés respectifs, mieux exporter et identifier des opportunités d’investissement ». L’objectif étant de promouvoir et de renforcer le co-investissement et le co-développement et la création de valeur ajoutée et d’emplois locaux, soutenus par un investissement productif, a-t-il précisé.A propos des deux secteurs retenus pour cette édition, Laaziz Kadiri a indiqué que l’agriculture et l’agro-business représentent le fer de lance de la nouvelle stratégie économique du continent. Ainsi, « il est de notre devoir, vis-vis de nos populations et des générations futures, de relever le défi d’une agriculture durable et performante, à même de valoriser nos produits naturels, de nourrir notre continent et ses enfants, tout en respectant notre environnement », a-t-il poursuivi. Et de rappeler que l’Initiative pour l’adoption de l’agriculture africaine (Triple A), lancée et portée par le Maroc à l’occasion de la COP22, a pour ambition de réduire la vulnérabilité de l’agriculture africaine face aux changements climatiques. En outre, a-t-il ajouté, « le Maroc dispose d’un véritable know-how en Afrique dans le domaine de l’agriculture et de l’agro-business. Le plan Maroc Vert est un plan sectoriel dont le bilan est extrêmement positif et qui peut représenter un modèle à suivre pour plusieurs pays africains ». Considérant la relation entre le Maroc et le Nigeria comme un atout déterminant pour le développement économique du continent, le président de la Commission diplomatie économique a conclu en appelant à la réactivation du Conseil d’Affaires maroco-nigérian signé entre la CGEM et son homologue. Objectif : «Mettre en place une commission dédiée à l’investissement qui aurait une mission de veille, pour identifier les marchés que nous pouvons prospecter ensemble et accompagner les deux communautés d’affaires. Alain Bouithy
Halima Aliko Dangote prend la direction des opérations commerciales du Groupe Dangote

Halima Aliko Dangote a été nommée directrice exécutive des opérations commerciales du Groupe Dangote Industries Limited (DIL), l’un des conglomérats africains les plus importants et les plus diversifiés. Selon un communiqué de la Société, Halima Aliko Dangote revient ainsi à la direction du Groupe après avoir été détachée pendant ces cinq dernières années auprès de deux de ses unités opérationnelles où elle a exercé plusieurs fonctions. Elle est également administratrice de la fondation Aliko Dangote, la branche philanthropique du conglomérat. Le dernier poste qu’elle a occupé était celui de directrice exécutive Dangote Flour Mills. Elle a procédé à un redressement remarquable de cette entreprise qui s’est traduit par son retour à la rentabilité, résultat d’une haute performance maintenue constamment au fil du temps. Auparavant, elle a dirigé la société NASCON, une entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation de sels raffinés, assaisonnements et produits de consommation connexes extrêmement appréciés par les consommateurs. Actuellement, elle reste directrice non exécutive de NASCON. Mme Halima Aliko Dangote est présidente du conseil d’administration de l’Africa Center à New York, une plate-forme qui a pour mission de promouvoir l’engagement en faveur de l’Afrique et de favoriser le dialogue entre les mondes de la politique, des affaires et de la culture. Elle également membre du conseil d’administration d’Endeavour Nigeria, et membre du Women Corporate Directors (WCD). Mme Halima Aliko Dangote peut s’appuyer sur ses 12 années d’expérience professionnelle, acquise en exerçant des responsabilités de gestion exécutive. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Mme Halima Aliko Dangote sera responsable du développement et de la mise en œuvre de la stratégie commerciale du Groupe Dangote ; selon le communiqué de la Société, elle aura pour tâche la croissance de la clientèle, l’amélioration de la gestion de la clientèle, l’amélioration de l’expérience client et l’accroissement à long terme de la valeur pour le client. Elle sera également responsable du déploiement de la stratégie de services partagés du Groupe et de la supervision des fonctions spécifiques suivantes : commercialisation, approvisionnement stratégique, administration et marques, et communications. Mme Halima Aliko Dangote, qui est très engagée à l’égard de l’autonomisation des femmes, est titulaire d’une licence en marketing de l’American Intercontinental University de Londres, et d’un MBA (Master in Business Administration) de la Webster Business School de Londres. Elle a suivi plusieurs programmes de haut niveau en développement du leadership, notamment le programme de développement du leadership (PLD) de la Harvard Business School, le programme de développement des fonctions exécutives de la Kellogg School of Management, et le programme Finances et comptabilité pour les directeurs non financiers de la Columbia Business School. Le Groupe Dangote, qui a récemment été reconnu « marque africaine la plus admirée et marque nigériane la plus précieuse » pour la deuxième année consécutive (2018 et 2019), est activement impliqué dans les secteurs du ciment, du sucre, du sel et de la farine et autres produits, ainsi que dans les secteurs pétrolier et gazier et l’immobilier. Par APO
Nigéria: Le gouvernement fédéral s’engage à soutenir le projet de raffinerie de pétrole de Dangote

Lors d’une visite officielle du complexe pétrochimique situé dans la zone de libre-échange de Lekki à Lagos, au Nigéria, M. le ministre des Ressources pétrolières, Timipre Sylva, a indiqué que le gouvernement fédéral s’engageait à soutenir la finalisation du projet de raffinerie de pétrole de Dangote, avec une capacité de 650 000 BPJ. Le ministre, qui a visité la raffinerie en présence de M. Aliko Dangote, PDG du Groupe Dangote Industries Limited, et de M. Devakumar Edwin, directeur exécutif de la société pour la stratégie, les projets de capitaux et le développement de portefeuille, était accompagné du président du Comité pétrolier sénatorial en aval et du sénateur Sabo Nakudu ; du président du Comité sénatorial des Services/membre, du Comité sénatorial en amont, du sénateur Muhammad Musa ; du directeur général de Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), M. Mallam Mele Kyari ; du directeur du département des Ressources pétrolières (DPR), M. Ahmed Shakur ; du secrétaire exécutif du Conseil nigérian de développement et supervision des contenus (NCDMB), M. Simbi Wabote ; du secrétaire exécutif de Petroleum Equalization Fund (PEF), M. Ahmed Boboi, entre autres personnalités. Il a déclaré : « Il s’agit d’un moment très rassurant pour tous les Nigérians. Il était impossible qu’un projet d’une telle ampleur ne suscite pas l’intérêt du gouvernement. Où que vous soyez dans le monde, si un citoyen investit autant d’argent dans un projet aussi considérable, le gouvernement doit manifester de l’intérêt. « Je dois dire à présent que Dangote Group a fait de ce projet un événement qui nous concerne tous, et nous devons tous le soutenir pour qu’il réussisse, car cette réussite aura d’importantes répercussions. Je suis convaincu que le monde entier attend de voir ce projet. Face à sa réussite, les investisseurs internationaux en tiendront compte et se rendront au Nigéria pour y saisir des opportunités d’investissement. Nous sommes donc ici pour garantir à Dangote Group qu’aussi bien le gouvernement et NNPC, soutiendront pleinement ce projet. Vous avez fait un excellent travail ». « Comme vous pouvez le voir, l’équipe est au complet. Quelles que soient vos préoccupations ou vos difficultés, n’hésitez pas à nous les faire savoir, afin que nous trouvions une solution ensemble, car avec un projet de cette ampleur, on doit s’attendre à rencontrer des écueils. M. Sylva a affirmé que le projet de raffinerie et de pétrochimie de Dangote apporte la preuve que le pays dispose d’un environnement favorable à la prospérité des entreprises, et il a ajouté que la réussite du projet stimulera la confiance des investisseurs dans les projets pétroliers et gaziers du pays. Il a appelé les Nigérians à soutenir ce projet de raffinerie pour assurer la création de valeur dans l’économie nationale. M. Mele Kyari, directeur général de NNPC, a déclaré : « Nous ne sommes pas en concurrence avec Dangote, nous nous complémentons mutuellement afin de stimuler la capacité de production. Nous avons le même objectif, faire du Nigéria un exportateur net de pétrole brut. Nous ne pourrons pas y parvenir sans avoir des activités complémentaires entre le secteur privé et le gouvernement ». « Au cours des cinq prochaines années, Dangote ajoutera 650 000 barils, le gouvernement 445 000 barils, et d’autres compagnies contribueront à augmenter la capacité », a-t-il déclaré. Lors de son intervention, Aliko Dangote, PDG du Groupe Dangote, a déclaré : « Nous croyons en le Nigéria, et si nous ne prenons pas nous-mêmes les choses en main, personne ne le fera à notre place. La croissance démographique annuelle est de trois pour cent au Nigéria et, en outre, le Nigéria est supposé répondre aux besoins en approvisionnement de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique centrale ». En parallèle, M. Devakumar Edwin, directeur exécutif du Groupe pour la stratégie, les projets de capitaux et le développement de portefeuille, a déclaré que l’actif créera un marché de 11 milliards annuels de brut nigérian, pouvant couvrir à 100 pour cent les besoins nationaux, tous produits liquides confondus. Il a indiqué que le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole brut d’Afrique, mais que sa capacité de raffinage n’est pas suffisante pour répondre à ses propres besoins en carburant. « Conçue pour optimiser la production pétrolière, la raffinerie de Dangote aura une production suffisante pour disposer d’un léger excédent destiné à l’exportation. Elle sera également en mesure d’envoyer un important volume de diesel et de kérosène sur les marchés internationaux ». Il a révélé que la raffinerie de Dangote prévoyait de tirer parti de l’approvisionnement local en brut, et il a ajouté qu’elle ne participera pas à l’accord d’échange brut-pétrole géré par la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC). « Nous allons acheter du brut au juste prix d’exportation, et nous vendrons nos produits au prix d’importation. L’échange de brut ne s’effectue que pour les importateurs du produit. La nouvelle raffinerie a été conçue pour transformer divers types de brut, du brut non sulfureux au brut léger, approvisionnés au niveau local et à l’étranger. « Dangote projette d’exporter son diesel vers l’Europe et son essence vers l’Amérique latine, l’Afrique occidentale et l’Afrique centrale », a ajouté M. Edwin. Il a déclaré que l’évacuation des produits raffinés sera effectuée par voies maritime et terrestre. « Nous envisageons d’investir dans des navires. Nous ne voulons être à la merci d’aucun transporteur. La plus grande raffinerie de pétrole d’Afrique avait indiqué qu’elle acheminerait ses carburants jusqu’aux consommateurs nigérians par voies terrestre et voie maritime et qu’une fois opérationnelle, elle se substituerait à la totalité des importations de pétrole du Nigéria. » Par APO
Start-ups : Le Programme IMPULSE fait escale au Nigeria

Après le Ghana, le programme IMPULSE a tenu au Nigeria la deuxième étape de son road-show africain. Ainsi, du 7 au 11 septembre 2019, les équipes d’IMPULSE ont séjourné dans le pays avec au programme : une session d’information tenue à Lagos, des réunions avec des acteurs majeurs de l’écosystème technologique nigérian ainsi que des interventions auprès des médias, particulièrement des radios locales. Développée par l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), en partenariat avec MassChallenge, le Groupe OCP et sa filiale OCP Africa, l’initiative vise à contribuer à la création de pôles d’entreprenariat et d’innovation en Afrique et à donner aux entrepreneurs les moyens de développer des solutions innovantes répondant aux problèmes des petits agriculteurs africains. Comme pour l’étape ghanéenne, le programme a été exposé à l’écosystème digital et agricole du Nigeria lors d’une session d’information organisée dans la capitale économique Lagos. L’événement a été l’occasion de revenir sur le programme IMPULSE qui s’intéresse aux domaines de l’Agritech, de la biotechnologie agricole, de la technologie minière, de la science des matériaux et des nanotechnologies. « Les startups qui seront sélectionnées par IMPULSE bénéficieront du mentorat de dirigeants et d’experts du Groupe OCP, l’un des leaders mondiaux dans l’industrie des phosphates et des engrais à base de phosphates. Les startups auront également accès à de potentielles opportunités « business » par le biais d’OCP et de l’UM6P tout en bénéficiant aussi de leurs écosystèmes », a déclaré Adnane Alaoui Soulimani, Directeur du Programme IMPULSE. L’accélérateur de startups vient donc renforcer la coopération croissante entre le Nigeria et le Groupe OCP. En effet, OCP prévoit de construire 3 unités de blending d’une capacité totale de 1 million de tonnes d’engrais et de 750.000 tonnes d’ammoniaque. A travers le programme IMPULSE, les start-ups et les agro-entrepreneurs nigérians pourront développer des solutions innovantes dans l’Agritech afin de booster les rendements agricoles des petits agriculteurs. « Les start-ups et les agro-entrepreneurs ont compris la volonté du Gouvernement Fédéral pour encourager la transformation de l’Agriculture nigériane. Il est essentiel de comprendre les politiques gouvernementales en ce qui concerne l’Agriculture pour réussir dans l’entrepreneuriat et j’encourage les start-ups à prêter une attention particulière à ce genre d’initiatives » a affirmé lors de son intervention, Dennis Goje, ex conseiller spécial du Ministre de l’Agriculture et du Développement rural. Dans le cadre de sa tournée africaine, IMPULSE va prochainement rallier la Côte d’Ivoire et l’Ethiopie, toujours dans l’optique de sensibiliser les start-ups africaines aux opportunités qu’offre le programme d’accélération.
La BAD exclut Lutoyilex Construct Ltd et son DG pour pratiques frauduleuses

La Banque africaine de développement a annoncé récemment l’exclusion, pour une durée de 36 mois, de Lutoyilex Construct Limited. L’exclusion concerne aussi bien l’entreprise de construction immatriculée au Nigeria son DG, Bamidele Obiniyi, qui serait également connu sous le nom de Bamidele Abayomi. Lutoyilex Construct Limited est accusée de s’être livrée à des pratiques frauduleuses lors de la soumission de son dossier à un contrat de construction, dans le cadre de la première phase du Programme d’appui au plan de transformation de l’agriculture du Nigeria (ATASP-1), financé par le Fonds africain de développement et administré par la BAD. Dans un communiqué, la Banque indique que « lors de sa participation à un appel d’offres pour la construction d’infrastructures sociales dans l’État du Niger, au Nigeria, l’entreprise a fait de fausses déclarations au sujet de ses références pour des contrats similaires ». C’est ce qu’a révélé une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de l’institution financière africaine Ainsi, précise la même source, l’entreprise et son directeur général ne seront pas éligibles à l’adjudication de marchés financés par la Banque durant cette période d’exclusion. Elle ajoute qu’en vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, la sanction prononcée par la Banque contre Lutoyilex Construct Limited et son DG, peut également être mise en vigueur par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement. Martin Kam
CAN 2019: le Nigeria remporte la médaille de bronze face à la Tunisie

Déterminés à obtenir la troisième marche du podium de la Coupe d’Afrique des Nations Total 2019, les joueurs de l’équipe du Nigéria se sont consolés en battant (1-0) les Tunisiens. Les Super Eagles terminent ainsi troisième de cette grande compétition africaine, un podium qu’il n’avait plus atteint depuis le titre de 2013. Il faut dire que les Nigérians sont restés menaçants tout au long de cette rencontre au point qu’ils ont manqué même des occasions sérieuses de doubler la mise. Ce qui n’a pas été le cas pour les Aigles de Carthage, l’équipe tunisienne ayant plutôt affiché un visage plutôt timoré des le coup d’envoi du match. Très attendue de part et d’autres des supporter, la finale de la CAN 2019 opposera ce vendredi, 19 juillet, Les fennecs aux Lions de la Téranga. Adrien Thyg avec Cafonline