M. Elumelu met le Japon au défi: “Collaborez avec nous afin de responsabiliser les entrepreneurs africains”

Achim Steiner, administrateur du PNUD, loue l’approche du développement africain, alimentée par le secteur privé, de Tony Elumelu ; Le Président sud-africain S.E. Cyril Ramaphosa, a déclaré: “Si vous voulez de bons revenus, comme Tony Elumelu l’a dit, venez en Afrique” ; Lors d’un petit-déjeuner de travail avec le Président du Rwanda et la directrice exécutive de l’UNICEF, M. Elumelu a promu la création d’emplois en Afrique. Au cours d’un discours liminaire enflammé, prononcé devant des dirigeants mondiaux dans le cadre de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) à Yokohama, au Japon, l’investisseur africain et philanthrope Tony O. Elumelu CON, a défié le gouvernement japonais d’investir 5% des 50 milliards d’USD engagés en faveur de l’Afrique, pour autonomiser les entrepreneurs africains. “Lors de la Conférence TICAD 2016 au Kenya, le Japon avait promis 30 milliards USD pour l’Afrique. Cette année, vous avez généreusement augmenté cette somme pour atteindre 50 milliards USD. Si nous investissons ne serait-ce que 5% de cette somme en faveur de la nouvelle génération d’entrepreneurs africains, conformément au modèle robuste et éprouvé que je prône, consistant à faire parvenir directement le capital à ceux qui sont le mieux placés pour contribuer à la croissance et générer un véritable impact, nous pourrions toucher 500 000 vies dans les 54 pays d’Afrique, élargissant les marchés, facilitant la création d’emplois, améliorant le revenu par habitant, et jetant les bases clés pour une stabilité politique et économique,” a déclaré M. Elumelu. L’intervention de M. Elumelu reflétait sa vision d’une relation entre le Japon et l’Afrique, qui privilégie la prospérité économique partagée. Il a souligné les trois principaux piliers d’une structure transformative audacieuse: un investissement dans les infrastructures, un partenariat avec le secteur privé africain et un investissement dans la jeunesse africaine. Il a invité le Japon à tirer des leçons de l’exemple de la Fondation Tony Elumelu, qui soutient l’autonomie des chefs d’entreprise africains, comme étant le moyen le plus durable d’accélérer le développement de l’Afrique. En cinq ans à peine, la Fondation Tony Elumelu a aidé plus de 7 500 entrepreneurs africains de tous les pays du continent – capital de démarrage, développement des compétences, mentorat et opportunités de réseautage – grâce à son programme d’Entreprenariat de 100 millions USD. Le conseil prodigué par M. Elumelu s’appuie sur sa réussite professionnelle, avec notamment la création de la banque mondiale africaine, United Bank for Africa (UBA), désormais présente dans 20 pays d’Afrique, ainsi qu’au Royaume-Uni, en France et aux Etats-Unis; et de Heirs Holdings, la société privée africaine d’investissement qui investit activement dans des secteurs clés de l’économie africaine et contrôle des millions de dollars via son portefeuille d’investissements. Ensemble, ils emploient plus de 30 000 collaborateurs et transforment les communautés dans lesquelles ils opèrent. “L’Afrique est l’une des destinations mondiales prometteuses pour les investissements. Notre forte densité démographique – près de 1,3 milliards d’habitants – créé l’un des marchés les plus attractifs au monde. Tous les pays accordent beaucoup d’attention à l’Afrique, mais le Japon est-il au centre du débat ou est-il resté sur la touche?”, s’est interrogé M. Elumelu. Sa philosophie a gagné en popularité sur le continent africain, où il est considéré comme le pionnier d’une approche de l’accélération du développement, menée par le secteur privé. M. Elumelu a réitéré son message lors du petit-déjeuner de travail Generation Unlimited avec S.E. Paul Kagame, Président du Rwanda, et Henrietta Fore, directrice exécutive de l’UNICEF, mettant l’accent sur la création d’emplois en Afrique et soulignant le rôle de la jeunesse africaine dans son intervention. Le Président sudafricain et coprésident de la Conférence TICAD, S.E. Cyril Ramaphosa, a corroboré la position de M. Elumelu. “Si vous voulez de bons revenus, comme Tony Elumelu l’a dit, venez en Afrique. L’Afrique présente des rendements ajustés au risque. C’est un marché dans lequel les investissements portent sur des centaines de milliards de dollars – c’est le nouveau profil de l’Afrique actuellement présenté au monde,” a-t-il déclaré. Achim Steiner, administrateur du PNUD, a loué l’approche du développement en Afrique, menée par le secteur privé, de Tony Elumelu. “Je souhaite mentionner mon cher ami et collègue Tony Elumelu car il a fait allusion au rôle essentiel joué également par les entreprises dès lors qu’elles investissent dans l’avenir de la jeunesse. Voilà le type de partenariats qui portera les entreprises et le développement vers de nouveaux sommets à l’avenir,” a-t-il affirmé. S’exprimant au sujet du potentiel du continent africain, le Premier ministre japonais Shinzō Abe a déclaré: “En Afrique, certains pays ont rejoint les meilleurs pays au monde dans le classement évaluant la facilité de la pratique des affaires. L’échelle du marché poursuit son expansion. Nous pouvons envisager un jour où l’ensemble du continent africain deviendra une immense zone économique.” Organisée par le gouvernement japonais, la Conférence TICAD est un forum qui se tient tous les trois ans et vise à faire progresser le développement en Afrique par l’intermédiaire de la population, de la technologie et de l’innovation, réunissant les gouvernements, les dirigeants commerciaux, les entreprises et les autres parties prenantes. L’événement a accueilli des présidents et des dirigeants du secteur privé, dont le Premier ministre japonais Shinzō Abe; S.E. M. Muhammadu Buhari, Président du Nigéria; S.E. M. Abdel-Fattah El-Sisi, Président de l’Egypte et président de l’Union africaine; S.E. M. Cyril Ramaphosa, Président de l’Afrique du Sud; et S.E. M. Paul Kagame, Président du Rwanda, ainsi que de nombreux autres présidents africains. APO
Au revoir Yokohama, bonjour le Benin

TRIBUNE. Quelque peu affecté par la présence d’une organisation considérée comme terroriste par Tokyo, le Ministre japonais des Affaires Etrangères, Tarō Kōno, a tenu à préciser lors de son allocution de clôture, le 30 oût 2019, que toute présence à la 7ème TICAD de toute entité que le Japon ne reconnaît pas comme État n’affecte en rien la position du Japon sur le statut de cette entité. Quelle gifle magistrale reçue par le terro-polisarien, Brahim Ghali à Yokohama. S’agissant de la participation marocaine à la 7èmeTICAD, celle-ci a été très bonne. La délégation marocaine a multiplié les rencontres avec différents partenaires et deux grands groupes bancaires nationaux, à savoir Attijariwafa Bank (AWB) et le Groupe de la Banque Centrale Populaire (BCP) ont scellé des partenariats avec des groupes japonais. Il s’agit là d’initiative qui pourrait sans nul doute donner un grand coup de pouce à la coopération et au partenariat Maroc-Japon. Autre point positif de la présence marocaine à cette 7ème TICAD, le long article publié, le 29 août 2019, par le quotidien japonais à grand tirage « The Japan Time » qui a mis la lumière sur le progrès et le remarquable développement réalisé par le Maroc sur toute l’étendue de son territoire. Il a rappelé avec force le boom économique réalisé par le Maroc dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’industrie automobile et aéronautique, l’industrie des phosphates, le textile, l’industrie pharmaceutique, tout en évoquant les efforts déployés pour attirer et accompagner les investissements par le biais de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). Le quotidien a de plus souligné les opportunités d’investissement offertes par les autorités marocaines aux investisseurs dans toutes les régions du Maroc, notamment dans les provinces du Sud, mettant en avant le développement réalisé dans ces provinces dans divers domaines. « The Japan Time » a également mis en exergue la stabilité politique dont bénéficie le Maroc, le développement de ses infrastructures, les importants plans sectoriels et le recours à l’innovation et à la technologie sont autant de facteurs qui ont fait du Royaume du Maroc une puissance économique régionale tout en mettant en avant le rôle de premier plan du Maroc en Afrique à travers des investissements et sa forte dynamique qui en font une porte de l’Afrique permettant aux entreprises d’accéder à un vaste marché de 1,5 milliard de consommateurs. Sa proximité géographique avec l’Europe et l’Afrique lui a permis de devenir la meilleure destination d’investissement dans la région, mettant l’accent sur les avantages offerts aux partenaires japonais pour investir au Maroc a indiqué « The Japan Time ». Le quotidien japonais a tout particulièrement rappelé que le Maroc est l’un des partenaires les plus importants du Japon en Afrique depuis 1956, soulignant que les relations économiques et commerciales entre les deux pays ont connu un développement remarquable ces dernières années. Il a aussi fait remarquer que, depuis 2004, le nombre d’entreprises japonaises opérant au Royaume du Maroc a doublé pour atteindre 70 entités. Qu’ont proposé ou signé les responsables algériens et les terro-polisariens ? Que dalle ! Du vent ! Ils faisaient du tourisme et du cirque dans les salons feutrés de leur hôtel à Yokohama au dos du peuple algérien et des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf. Honte aux responsables algériens ! A la prochaine ! Mais cette fois-ci en terre africaine, au Bénin, un pays qui a toujours clamé la suspension de cette entité fantoche, qu’est la pseudo RASD, de l’Union Africaine. Farid Mnebhi.
Le polisario et son mentor algérien se font crucifier à Yokohama

Le Ministre nippon des Affaires Etrangères, Monsieur Taro Kono, a réitéré, à Yokohama le 27 août 2019, et devant les dirigeants africains, que son pays ne reconnaissait pas la pseudo RASD. Cette position officielle du Japon a été réaffirmée au début de la réunion ministérielle en prélude à la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD-7), qui se déroule jusqu’au 30 août 2019 à Yokohama. Le lendemain, soit le 28 août 2019, la cérémonie d’ouverture a eu lieu dans la salle de Conférence du Pacifico Yokohama Center, sous la Présidence de du Premier Ministre japonais, Monsieur Shinzo Abe, et en présence notamment d’Abdel Fattah el-Sissi, Président de la République Arabe d’Egypte (Président de l’Union Africaine), d’António Manuel de Oliveira Guterres, Secrétaire-Général des Nations Unies, Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, Achim Steiner, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement, et Philippe Le Houérou, Directeur Général de la Société Financière Internationale. Les travaux de cette 7ème TICAD ont débuté, le 28 août 2019 à Yokohama, au Japon, avec la participation d’une importante délégation marocaine conduite par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita, qui représente le Maroc à cette Conférence. Cette Conférence connait également la participation de nombreux opérateurs économiques marocains, notamment la CGEM, l’AMDIE, MASEN et Attijariwafa Bank, ainsi que d’autres institutions nationales et de représentants de la société civile. Le thème central de cette nouvelle Conférence, est faire avancer le développement de l’Afrique grâce au capital humain, à la technologie et à l’innovation mais aussi de discuter des questions de Sécurité qui deviennent très importantes pour l’Afrique, notamment la région Sahélo-Saharienne. S’agissant de la présence des terro-polisariens à cette Conférence, il faut dire que la majorité des pays africains ont accepté de tolérer sa présence tout en l’ignorant magistralement. D’ailleurs, il s’entend avec sarcasme à Yokohama que les polisariens sont venus dans les bagages de l’UA tel un meuble défraîchit et promis à la poubelle de l’histoire. Dernière humiliation en date, le Japon a exclu les polisariens de toutes les activités officielles qu’il a organisées, mais ils sont restés. Humiliation suprême, le Japon les a déclarés indésirables à la réception de thé offerte par l’Empereur. Quelle indignité ! Ce qui explique le sens profond de la maxime de La Rochefoucauld « le ridicule déshonore plus que le déshonneur » : c’est lorsque la présence devient l’expression continue et permanente du déshonneur. Préparez votre sortie de l’Histoire qui ne retiendra pas un mot de ces algéro-polisariens. S’il fallait une autre preuve que le polisario ne représente en rien la fière population du Sahara marocain, c’est bien celle-là la preuve ultime : comment représenter une population connue pour son sens de l’honneur et de la dignité, en faisant preuve d’autant d’infamie ! Essuyant des défaites successives, à tous les niveaux, à tous les égards, et surtout, partout, le polisario, pitoyable, se donne en un spectacle ordurier à Yokohama avec la complicité de la délégation algérienne. S’il fallait le rappeler, le Gouvernement japonais, autant que les co-organisateurs de la TICAD, les Nations Unies, le Programme des Nations unies pour le développement, et la Banque Mondiale, se tenant du côté de la légalité, ne reconnaissent pas, cette pseudo entité et ne lui octroient aucune légitimité ni aucune légalité. Si le ridicule tuait, le polisario serait, aujourd’hui, en état de décomposition avancée ! En fait, il l’est déjà ! Au final, le machiavélique tandem polisario-Algérie s’est fait vitrioler à Yokohama au vu de ses piètres prestations à ce Sommet et du résultat plus que nul obtenu. Il est acquis que les terro-polisariens sont entrés par effraction à ce Sommet avec la complicité de leurs mentors algériens et ont justifié le proverbe arabe qui dit « si tu n’as pas honte, fais ce que tu veux ». La pertinence de ce proverbe a été confirmée à maintes reprises par le comportement de la pseudo RASD et l’illustration parfaite a été les revers successifs et l’humiliation continue subis par les terro-polisariens à Yokohama (Japon), où il se sont posés en invités aussi lourds qu’indésirables à cette 7ème Conférence de la TICAD. Au fait, Brahim Ghali, est toujours inculpé par José de la Mata, magistrat de l’Audience Nationale, la plus haute instance pénale d’Espagne pour génocide et crimes de guerre ainsi que d’autres délits. Ce sinistre individu ainsi que d’autres acolytes terro-polisariens et trois officiers algériens doivent répondre devant la justice espagnole de crimes contre l’Humanité, des faits qui remontent à plus de 35 ans. C’est pourquoi, les autorités japonaises auraient dû arrêter ce gangster-tueur, qu’est Brahim Ghali, dès son arrivée à Yokohama pour une remise en bonne et due forme à la justice espagnole. Farid Mnebhi.
Mizuho Bank et Attijariwafa bank se donnent la main

Attijariwafa bank et Mizuho Bank, l’un des plus grands groupes bancaires et financiers japonais, ont décidé de se rapprocher pour favoriser le partage de bonnes pratiques dans les domaines bancaire, financier et des affaires. Le groupe bancaire et financier marocain et l’institution bancaire japonaise ont procédé, mercredi 28, à la signature d’une convention de partenariat. L’accord a été signé en marge de la 7e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), qui s’est déroulée cette année à Yokohama, par Mohamed El Kettani, président directeur général du Groupe Attijariwafa bank et Hiroshi Nagamine, directeur général en charge de la zone Afrique-Moyen-Orient à Mizuho Bank & Mizuho Financial Group. « La signature de ce mémorandum vient parachever le maillage que notre groupe a entrepris auprès des grandes institutions bancaires internationales en vue de toujours mieux servir nos clients de par le monde », a déclaré Mohamed El Kettani. Par cet accord, le patron du premier groupe bancaire et financier à l’échelle du Maghreb et de la région UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) a indiqué qu’«un jalon supplémentaire a été posé avec le Groupe Mizuho Bank qui est l’un des fleurons de l’industrie bancaire japonaise. J’ai la conviction que ce partenariat créera de la valeur pour nos clients respectifs ». Selon les termes de l’accord, signé en présence de Youssef Rouissi, D.G.A. en charge de la Banque de financement et d’investissement du Groupe Attijariwafa bank, Reda Hamedoun, directeur exécutif et Youssef Kamili, responsable de la zone Asie à la Banque transactionnelle du Groupe, les deux parties s’engagent à formaliser un cadre de coopération pour favoriser le partage de bonnes pratiques dans les domaines bancaire, financier et des affaires. En effet, les termes de cet accord stipulent, notamment, la coopération dans les domaines de la banque de l’entreprise, des opérations du commerce international, des financements de projets et des marchés des capitaux, précise Attijariwafa bank dans un communiqué rendu public le lendemain de sa signature sur son site web soulignant que par ce nouvel accord, le groupe marocain s’inscrit parfaitement dans l’esprit du TICAD et élargit le champ de coopération entre les opérateurs africains et japonais. « La signature de ce MoU est l’expression de la forte volonté de Mizuho de développer davantange ses relations d’affaires avec le continent africain », a pour sa part affirmé Hiroshi Nagamine. Pour le directeur en charge de la zone Afrique-Moyen-Orient à Mizuho Bank & Mizuho Financial Group, «le Groupe Attijariwafa bank est le partenaire idéal pour élargir notre réseau du fait de son fort ancrage panafricain et son leadership en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale ». Hiroshi Nagamine a estimé, en outre, que « le choix d’Attijariwafa bank est aussi dicté du fait que c’est un établissement précurseur dans les solutions de financement innovantes à même de répondre aux besoins de plus en plus complexes des opérateurs sur le continent africain ». Ainsi, a-t-il soutenu, « cet accord nous apportera une plus grande flexibilité et un soutien accru à nos clients en accédant au large réseau d’Attijariwafa bank, à l’expertise de ses équipes et leurs connaissances des marchés en Afrique ». A ce propos, rappelons qu’avec plus de 20.000 collaborateurs, le Groupe Attijariwafa bank est présent dans 25 pays en dehors du Maroc, dont 14 pays africains, et compte près de 10 millions de clients. Il dispose du réseau de distribution le plus large au Maroc et le plus dense en Afrique avec 4 930 agences. Acteur de référence au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le Groupe Attijariwafa bank est aussi le leader incontesté du secteur bancaire et financier au Maroc. Filiale de Mizuho Financial Group, Mizuho Bank Ltd est l’une des plus grandes institutions bancaires japonaises. Fondée en juillet 2013, cette institution emploie près de 30 000 collaborateurs et dispose, à fin juin 2019, d’un réseau de 464 agences au Japon et 87 à l’étranger (Asie, Europe et Amérique). Alain Bouithy
Un polisario pitoyable s’invite à Yokohama au Japon

TRIBUNE. Les polisariens, toujours soutenus par un régime algérien au bord de l’implosion, ont tenté une diversion suicidaire du côté du Japon à l’occasion du 7ème Sommet du « Tokyo International Conference on African Development » (TICAD) qui se tient à Yokohama du 28 au 30 août 2019. En effet, une dépêche APS, porte-voix du régime vert-kaki algérien, a annoncé, à grand roulement de tambour battant que le polisario assistera à ce Sommet Afro-Japonais. Une annonce insidieuse qui intervient suite à une interview, du 25 août 2019, du Directeur Général du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord du Ministère des Affaires Etrangères japonais, l’Ambassadeur Katsuhiko Takahashi au cours de laquelle il a réaffirmé avec force la non reconnaissance par le Japon de l’entité cartoonienne nommée RASD. Une position réaffirmée par le Japon qui s’inscrit dans le droit fil de celle des États-Unis d’Amérique, de l’Union Européenne mais également de la grande majorité de pays africains, asiatiques, latino-américains et même océaniques qui ont tous reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Il est certain que le polisario et sa marraine algérienne chercheront à exploiter leur présence à Yokohama afin de créer une confusion sur la position du Japon sur la question du Sahara marocain. Inutile de rappeler les autres raclées prises par la pseudo-RASD, en Amérique Latine, considérée comme un bastion imprenable par les algéro-séparatistes, ou en Afrique, comme en témoigne les derniers revers infligés à cette entité factice par la Sierra Leone, ou encore la Guinée-Bissau, qui ont réaffirmé clairement leur soutien au Maroc. Il ressort finalement que le polisario et son sponsor algérien sont totalement isolés sur la scène diplomatique internationale et ce, au moment où le régime algérien est confronté à une révolution populaire inédite. C’est pourquoi toute aventure du côté du Japon risque de coûter très cher aux dirigeants algériens. Rappelons que la TICAD est une rencontre internationale de haut niveau entre les dirigeants africains et leurs partenaires dans le domaine du développement. Elle est organisée à l’initiative du Gouvernement japonais, conjointement avec les Nations-Unies, le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), la Commission de l’Union Africaine (UA) et la Banque Mondiale (BM). Cette année 2019, près de 5 000 participants sont attendus à cette imposante Conférence Internationale, incluant des Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, du secteur privé et de la société civile. Quant à celui qui prétend être l’homme fort du régime algérien en totale déliquescence, à savoir Ahmed Gaïd Salah, il s’est permis une sortie tonitruante en persistant et paraphant son agenda pour une présentielle à sa mesure. C’est dire que la probabilité d’une seconde décennie noire est plus que forte en Algérie car la rue algérienne ne décolère pas et exige un changement radical au sommet de l’Etat. Farid Mnebhi.
Japon : Contraction de l’économie au troisième trimestre

L’économie japonaise a reculé de 0,3% au troisième trimestre, après une croissance de 0,8 % au trimestre précédent, a note la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances. « Une grande partie de la faiblesse du troisième trimestre peut être due à des facteurs ponctuels, à savoir les catastrophes naturelles qui ont frappé le pays », a indiqué la DEPF expliquant que le recul de l’activité économique a été causé par une baisse de la demande privée et publique et par une contribution négative de la demande extérieure nette. « Après le ralentissement de la dynamique de croissance du secteur manufacturier japonais au troisième trimestre, les données d’enquête d’octobre indiquent que le secteur japonais manufacturier s’affiche en territoire de croissance », a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre (N° 261). De même source, elle a noté que l’indice PMI Nikkei Japan Manufacturing Purchasing Managers est passé de 52,5 en septembre à 52,9 en octobre, traduisant ainsi plus forte progression depuis juin. Par ailleurs, l’indicateur coïncident du climat des affaires a fortement reculé en septembre (-2,1 points à 114,6), tout comme l’indice de confiance des ménages, qui a légèrement baissé en octobre (-0,4 point à 43), a-t-elle poursuivi. Martin Kam
DEPF : Des perspectives de croissance modérée pour l’économie japonaise

L’économie nippone a enregistré une nette reprise au second trimestre 2018, avec une hausse du PIB de 1,9% en rythme annualisé après un repli de 0,9% au premier trimestre, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette reprise s’explique principalement par la vigueur des dépenses des ménages et des entreprises, a indiqué ce département du ministère marocain de l’Economie et des Finances. « En termes de perspectives, la croissance devrait se poursuivre à un rythme modéré en 2018 (1% selon le FMI après 1,7% en 2017), tout en restant supérieure à son potentiel (0,5-1%), freinée par la faiblesse des salaires, malgré le dynamisme du marché du travail et la persistance de conditions financières favorables », a-t-elle souligné dans une note de conjoncture datant du mois d’août dernier. A en croire la DEPF, qui a estimé que les indicateurs à haute fréquence signalent une certaine faiblesse de la conjoncture, la production industrielle a reculé pour le deuxième mois consécutif en juin (-2,1% après -0,2% en mai). Elle a relevé, par ailleurs, que « l’indicateur du climat des affaires a confirmé sa baisse en juin (-0,5 point à 116,3). De même, l’indice de confiance des ménages a marqué un repli en juillet (-0,2 point à 43,5) ». Martin KAM
Ayoub Qanir, un réalisateur marocain à Tokyo

Le réalisateur maroco-américain Ayoub Qanir surprend, encore une fois, en se lançant dans une nouvelle aventure des plus inattendues. Cette fois-ci dans l’archipel Japonais, la terre des grands réalisateurs comme Akira Kurosawa, Yasujiro Ozu ainsi que Kenji Mizoguchi. Toujours loin des sentiers battus, le jeune réalisateur est la premier réalisateur marocain à tourner au Japon et en Japonais. Il dirige deux grands du cinéma japonais: Lee Murayama du film « Le Dernier Samouraï » avec Tom Cruise ainsi que la grande star montante Mika Hijii de la saga sensation japonaise Ninja. Après avoir tourné « Artificio Conceal » à Londres, « Le Monde dont on rêve » en Mongolie ainsi qu’ « Un Océan de Lumière » en Islande, celui qui a reçu la décoration royale pour son travail sur la Marche Verte poursuit sa grande quête vers les étoiles. Après quelques semaines de tournage, le long métrage produit par deux producteurs Japonais Koshiro Iwagami et Anna Liu est de sortie prochainement. L’histoire tourne autour d’un crime commis par le passé et d’une jeune femme Kyoko campée par la star japonaise Mika Hijii, qui disparait dans des conditions mystérieuses. « J’ai toujours été passionné par la culture cinématographique japonaise. Depuis très jeune, en grandissant à Casablanca, je regardais les mangas et les séries japonaises. J’étais fasciné par leur univers, leur précision. Plus tard, j’ai découvert les films Vivre de Akira Kurosawa’s et Paprika de Satoshi Kon. Ce fut le choc ! La révélation. Tourner à Tokyo n’a pas été facile à réaliser, mais c’est un rêve qui est devenu réalité », a déclaré Ayoub Qanir. Bio Express : Né le 16 septembre 1983 à Casablanca, il s’envole très jeune à Madrid où il obtient son baccalauréat à l’Ecole Américaine de Madrid. Bac en poche, il s’envole à Miami pour faire des études de Gestion et Finance a l’Université De Miami. Son amour pour le cinéma le rattrape et il intègre la célèbre école d’arts dramatiques, The Lee Strasberg Theatre & Film Institute où James Dean, Marlon Brando et Angelina Jolie ont étudié. Il se fait remarquer lors de l’édition du FIFM 2014 où il a présenté son court métrage « Artificio Conceal » et a animé un débat autour de l’imagination comme moyen de survie où le cinéma est viscéral. Depuis il a tourné en Mongolie, en Islande et au Japon.