Le Premier Ministre Sama Lukonde a présidé la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre la RDC et les Emirats Arabes Unis pour un investissement d’1 milliard de dollars américains

Le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a présidé, dans son cabinet de travail, à la Primature, ce samedi 17 septembre 2022, la cérémonie de signature d’un protocole d’accord entre la société Primera Group Limited, un consortium émirati, qui a représenté le secteur privé des Émirats arabes unis et le gouvernement congolais, représenté par le ministère des Mines, pour renforcer et augmenter les échanges bilatéraux entre ces deux pays. C’est la concrétisation des accords conclus entre son Altesse, le Président des Émirats arabes unis, Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane et le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo lors de sa visite en octobre 2021 à Abou dabi. Le montant de ces échanges reste encore à déterminer. Néanmoins, il faut préciser que le protocole signé ce jour, porte sur un investissement d’1 milliard de dollars américains. Ce protocole d’accord est un nouveau pas pour le lancement des investissements émiratis à venir en République démocratique du Congo. Se confiant à la presse, Salem aljaberi, chargé d’affaires (commis à la préparation de l’ouverture en novembre prochain) de l’ambassade des Émirats arabes unis à Kinshasa, a affirmé qu’au cours de l’année prochaine, beaucoup d’entreprises du secteur privé des Émirats arabes unis vont se bousculer aux portillons de la République démocratique du Congo pour investir dans les domaines de l’Agriculture, des Mines, et des énergies renouvelables. Selon lui, l’ouverture de l’ambassade des Émirats arabes unis à Kinshasa, au mois de novembre prochain, constituera l’ouverture d’une nouvelle page dans les relations entre les deux pays pour qu’il y ait beaucoup plus d’investissement au courant de l’année prochaine. Ce protocole d’accord est, en effet, signé dans l’idée de renforcer et d’augmenter les échanges bilatéraux entre les deux pays.
CRI Marrakech-Safi: Les Marocains du Monde à l’honneur

Dans le cadre de son programme d’accompagnement des entrepreneurs CRI Boost Lab, le Centre Régional d’Investissement de Marrakech Safi organise ce mercredi 10 août une journée exclusivement dédiée aux Marocains du Monde porteurs de projets d’investissement dans la région de Marrakech-Safi. Durant cette journée, les participants découvriront les services offerts par le CRI et l’ensemble de ses partenaires mobilisés, tels que Tamwilcom, Bank Al Maghrib, et l’ensemble des banques présentes dans la région pour accompagner ces investisseurs de l’idée de projet à sa réalisation. L’occasion également de s’entretenir avec des experts dans le conseil, l’accompagnement et le financement des projets portés par les Marocains du monde dans la région de Marrakech-Safi : idéation, création, foncier, financement, etc. Sur ce dernier point, le CRI de Marrakech-Safi réitérera le concept innovant et fortement plébiscité lors des précédentes éditions, à savoir le CRI Speed Banking. Durant près de 2h30, chaque porteur de projet pourra présenter son dossier à chacune des banques présentes dans un format court de 10 mn. Les Marocains du Monde souhaitant participer à cet événement du 10 août 2022 qui leur est dédié doivent s’inscrire au préalable sur le site marrakechinvest.ma/mdm A noter enfin que durant tout le mois d’août, un service de « Fast Track » est mise en place par le CRI de Marrakech-Safi au niveau de son siège afin de garantir aux Marocains du Monde un accueil et un accompagnement de qualité, sans prise de rdv. Le CRI Marrakech-Safi, établissement public régi par la loi 47-18 portant réforme des Centres Régionaux d’Investissement et la création des Commissions Régionales Unifiées d’Investissement (CRUI), est chargé de contribuer à la mise en œuvre de la politique de l’État en matière de développement, d’incitation, de promotion et d’attraction des investissements à l’échelon régional et d’accompagnement global des entreprises, notamment les TPME. Ci-après le lien pour les inscriptions : https://forms.office.com/r/MKVDBy8Xi8
Alger, porte du commerce et de l’investissement en Afrique

En Algérie, plus de 650 opérateurs économiques algériens et étrangers ont pris part à la 8ème édition du Forum africain sur l’investissement et le commerce qui a eu lieu les 11 et 12 mai à Alger. Il s’agit de lancer des initiatives qui servent les intérêts de l’Afrique et des pays méditerranéens. Reportage des correspondants de la CGTN Rouchdi Rédwane et Ashraf Massoud.
La Mauritanie et la Banque africaine de développement signent deux accords de don de plus de huit millions de dollars pour l’investissement, l’emploi des jeunes et la gouvernance

Le directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, et le ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, Ousmane Mamoudou Kane, ont signé, lundi à Nouakchott, deux accords de don de plus de huit millions de dollars américains pour promouvoir l’emploi des jeunes et la gouvernance. L’appui de la Banque africaine de développement va permettre de mettre en oeuvre le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion socio-économique des jeunes vulnérables et le Projet d’appui à la gouvernance économique et à la gestion des investissements. Les deux accords de financement ont été signés au ministère des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs à Nouakchott, en présence de Malinne Blomberg, directrice générale adjointe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord et responsable-pays pour la Mauritanie. Le premier don de quatre millions de dollars américains permettra d’améliorer l’insertion professionnelle de plus de 5 000 jeunes grâce à de nombreux services de conseil et d’orientation. Il offrira à 850 autres des formations qualifiantes et placera 450 jeunes en apprentissage en garantissant une proportion de 30 à 50% de femmes dans le total des bénéficiaires. En outre, 700 jeunes entrepreneurs bénéficieront des opportunités générées par les chaînes de valeur dans differents secteurs économiques. Le projet facilitera enfin l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs par le biais de la microfinance. Le second don, de près de 4,3 millions de dollars, a pour objectif d’améliorer l’exécution et le suivi de l’investissement public et d’appuyer les organismes publics et parapublics chargés de la promotion des investissements privés en Mauritanie. Il accompagnera, dans le cadre d’une démarche intégrée, la réforme du code des marchés publics et contribuera à consolider les moyens de la justice transactionnelle. Il vise également à renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques et des particuliers par la délivrance d’un plus grand nombre de titres fonciers grâce à un appui à la direction générale des domaines et du patrimoine de l’État. La gouvernance fiscale sera aussi renforcée par un appui à l’amélioration des systèmes d’information de la direction générale des impôts. « Je voudrais louer le niveau de coopération qui lie notre pays au Groupe de la Banque africaine de développement. Ces deux signatures témoignent d’une coopération fructueuse et multiforme », a déclaré Ousmane Mamoudou Kane, le ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs. « Ces deux nouvelles opérations se complètent parfaitement pour renforcer la dynamique de l’investissement, créer de nouveaux emplois et offrir de nouvelles perspectives aux jeunes », a souligné Mohamed El Azizi. « Le premier projet permettra de doter en compétences les jeunes sans emploi, non scolarisés et sans formation tout en impulsant une nouvelle dynamique d’entreprenariat. Il est en parfaite synergie avec le second qui contribuera à améliorer le déploiement de l’investissement public, à promouvoir l’investissement privé et à consolider la gouvernance foncière et fiscale. Ces deux opérations renforcent l’excellent partenariat qui lie la Banque africaine de développement à la Mauritanie », a confirmé Malinne Blomberg. La Banque africaine de développement intervient en Mauritanie depuis plus de cinquante ans dans divers secteurs stratégiques de développement, dont l’agriculture, la gouvernance, l’eau et l’assainissement, le secteur minier, le secteur privé, les transports et le social.
Vantage Capital liquide son investissement dans Vumatel

Vantage Capital, le plus grand gestionnaire de fonds de dette mezzanine d’Afrique, a annoncé avoir entièrement liquidé son investissement dans Vumatel, principal fournisseur sud-africain de réseaux de fibre optique jusqu’au domicile. L’entreprise a été créée en octobre 2014 par Niel Schoeman et Johan Pretorius, deux dirigeants aguerris du secteur qui avaient auparavant lancé Birchman Group et Conduct Telecom. Vumatel a commencé ses activités à Parkhurst, où elle a déployé le premier réseau sud-africain de fibre optique jusqu’au domicile en s’associant à des prestataires de services internet qui fournissaient la connectivité à leurs clients résidentiels, tandis que Vumatel restait le propriétaire et l’exploitant de l’infrastructure. Au moment de l’investissement de Vantage en 2016, Vumatel avait déployé son réseau de fibre optique en libre accès dans quatorze banlieues de Johannesbourg, reliant près de 16 000 foyers et comptant environ 4 000 abonnés. L’entreprise avait également bénéficié d’un investissement en capital d’Investec Equity Partners. Alors que les banques étaient réticentes à financer l’entreprise à ce stade précoce de son existence, Vantage avait décelé son énorme potentiel et l’a soutenue en lui apportant un financement de 250 millions de rands (17 millions de dollars) pour accélérer son développement. Aujourd’hui, quatre ans plus tard à peine, Vumatel est devenu le plus grand fournisseur de fibre optique jusqu’au domicile du pays. Pendant la durée de vie de l’investissement de Vantage, l’entreprise a posé des milliers de kilomètres de câble et le nombre de foyers desservis a été multiplié par 40 et le nombre d’abonnés par 50. Vumatel a également joué un rôle majeur dans la mise à niveau de l’infrastructure des écoles sud-africaines en fournissant des services de fibre optique gratuits et illimités aux écoles publiques et privées voisines de ses réseaux. En 2018, Vumatel a été reconnue comme l’entreprise de taille moyenne à plus forte croissance d’Afrique du Sud par la South African Venture Capital Association. L’an dernier, la CIVH (Community Investment Ventures Holdings), détenue en exclusivité par Remgro, a acquis la pleine propriété de Vumatel, après avoir pris une première participation de 34,9% en 2018. Les investisseurs de Vantage ont bénéficié à double titre de cette transaction, Vantage ayant par ailleurs fourni à New GX, une société d’investissement détenue et contrôlée par des Noirs, un financement mezzanine pour cofinancer ses actifs liés à la fibre, incluant une capacité de fabrication locale. Vantage a soldé la transaction New GX en 2018 et, la semaine dernière, Vumatel a remboursé l’investissement mezzanine de Vantage après avoir obtenu un financement substantiel d’un consortium de banques sud-africaines. Sur ses trois générations de fonds de dette mezzanine, Vantage a liquidé à ce jour avec succès douze investissements, en générant des bénéfices cumulés de 4,2 milliards de rands (360 millions de dollars) avec un coefficient multiplicateur de 2,3x (1,8x en dollars). Luc Albinski, co-Managing Partner chez Vantage Capital, a déclaré : « Vumatel compte parmi les nombreuses réussites qui nous ont permis, grâce à un prêt mezzanine, d’aider des entreprises à réaliser leurs ambitions de croissance. Dans le cadre de cette opération, nous avons saisi l’opportunité de nous associer à une équipe de direction exceptionnelle dans un secteur en croissance rapide et nous sommes fiers du rôle que Vantage a joué dans la concrétisation de l’énorme potentiel de croissance que Vumatel a connu depuis. » Warren van der Merwe, co-Managing Partner chez Vantage Capital, a souligné que « L’investissement dans Vumatel est une excellente étude de cas sur la façon dont la dette mezzanine peut créer des opportunités de croissance dans les cas où les banques restent prudentes. Vantage joue ainsi un rôle essentiel en soutenant des entreprises de taille moyenne avant qu’elles ne soient suffisamment solides pour financer pleinement leurs opérations et leurs ambitions de croissance au moyen de la dette bancaire. » Hugo van den Heever, Associate Partner de Vantage Capital, a ajouté : « Nous avons accordé une grande attention au secteur des infrastructures technologiques et à son important potentiel de croissance. Conformément à notre mandat panafricain, nous avons recherché des opportunités dans tout le continent, notamment sur des marchés tels que le Nigeria, la Communauté d’Afrique de l’Est et l’Égypte. Nous espérons pouvoir annoncer prochainement de nouveaux investissements dans ce secteur. » Par APO
La Guinée Equatoriale continue sa campagne de l'Année de l'investissement avec les investisseurs Nigérians

Conformément à son engagement à attirer des investissements régionaux dans le pays, S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima, ministre des Mines et des Hydrocarbures de Guinée équatoriale, a rencontré des investisseurs, des banquiers et des financiers nigérians de haut niveau pour discuter des opportunités offertes par l’initiative de l’Année de l’investissement. La délégation de la Guinée équatoriale a rencontré plusieurs dirigeants nigérians de l’Africa Finance Corporation, de la Polaris Bank, de la Sterling Bank, de la First Bank, de l’UBA et de la Zenith Bank, mais également des capitaines de l’industrie tels que Simbi Wabote, secrétaire exécutif du Nigerian Content Development and Monitoring Board. De telles discussions avec toutes les personnalités éminentes qui ont été un véritable moteur de croissance pour l’économie nigériane sont essentielles car le Nigéria continue d’être la plus grande économie d’Afrique. Le ministre Obiang Lima leur a présenté des opportunités clés pour étendre leur portefeuille en investissant en Guinée équatoriale. La délégation de la Guinée équatoriale a également écouté leurs attentes concernant les investissements en Guinée équatoriale, tout en conseillant les entreprises nigérianes sur les derniers développements et opportunités offerts aux investisseurs africains dans les secteurs pétroliers et miniers en développement rapide du pays. Un consensus clair est ressorti des discussions selon lequel seuls les Africains peuvent développer pleinement l’Afrique tout en travaillant avec d’autres partenaires venant d’Asie, du Moyen-Orient, d’Europe et d’Amérique du Nord. « La mission de la Guinée équatoriale est de réduire la dépendance aux importations étrangères. Il est important de stimuler l’esprit d’entreprise local, la sécurité énergétique et l’utilisation de nos produits pour développer l’économie locale tout en engageant le marché régional », a déclaré le ministre Obiang Lima. À ce titre, S.E. Gabriel Mbaga Obiang Lima s’est engagé à utiliser l’expertise nigériane pour développer le contenu local en Guinée équatoriale et à travailler également avec le Nigéria sur les questions liées au gaz, la stabilisation du marché du pétrole avec l’Opep et la coordination de l’industrie à travers l’APPO. « La grande relation qui a existé entre S.E. le président Muhammadu Buhari et S.E. le président Obiang Nguema Mbasogo nous a vraiment ouvert de nombreuses portes. Nous ne prenons pas cet engagement à la légère et nous devons le respecter. Plus qu’avant, je suis optimiste sur le fait que nous allons avoir une meilleure collaboration et signer des accords qui amélioreront la vie des Nigérians et des Guinéens équatoriaux et garantiront que notre relation atteindra de nouveaux sommets », a ajouté S.E. Gabriel Obiang Lima. À cet égard, le ministre Obiang Lima a confirmé sa participation et sa présence au Sommet international du pétrole du Nigéria, qui doit se tenir à Abuja les 9 et 12 février 2020. Par APO
Accélération synchronisée de la croissance mondiale

L’activité économique mondiale a progressé de 3,7% en 2017, enregistrant son niveau le plus élevé depuis sept ans. A en croire la Direction du Trésor et des Finances extérieures relevant du ministère de l’Economie et des Finances, cet affermissement de la reprise cyclique entamée depuis le milieu de l’année 2016 a été observé simultanément au niveau de 120 pays qui représentent les trois quarts du PIB mondial. « Cette accélération trouve son origine dans l’affermissement de la croissance de la demande intérieure au sein des pays avancés et en Chine, ainsi que dans l’amélioration de l’activité économique d’autres grands pays émergents », a-t-elle expliqué. Selon ce département et d’après la dernière mise à jour des perspectives de l’économie mondiale publiée par le Fonds monétaire international (FMI) au mois de janvier 2018, la croissance a ainsi atteint 2,3% contre +1,7% en 2016 au sein des pays avancés et 4,7% contre +4,4% dans les pays émergents. A noter qu’au niveau des pays avancés, la croissance économique aux États-Unis s’est renforcée en 2017 pour ressortir à 2,3% après +1,5%. Elle a été tirée principalement par la bonne tenue de la consommation intérieure et de l’investissement privé, a-t-il souligné dans une note de conjoncture datant de mars dernier. La même source a relevé que la zone euro a,pour sa part, « connu en 2017 son rythme de croissance le plus soutenu depuis dix ans, soit +2,4% contre +1,8% en 2016, et ce en liaison notamment avec la poursuite des politiques de relance monétaire, l’amélioration de la demande intérieure et l’accroissement du rythme de progression des exportations ». Dans sa note, le Direction du Trésor a noté qu’au Japon, le taux de croissance économique s’est parallèlement accéléré de 0,9 point en 2017 pour atteindre +1,8%, sous l’effet particulièrement de la bonne tenue de la consommation des ménages et de l’investissement des entreprises. Abordant le cas des pays émergents, la note fait observer que la transition économique de la Chine s’est accompagnée pour la première fois depuis sept ans d’une accélération de 0,2 point du taux de croissance pour atteindre 6,9%, en lien particulièrement avec la hausse des investissements et l’amélioration de la demande mondiale. Evoquant le cas du Brésil, la note a relevé qu’après deux années consécutives de récession, « l’activité économique a renoué avec la croissance en enregistrant une hausse du PIB de 1,1%, bénéficiant de l’appréciation des cours des matières premières, de l’amélioration du marché de l’emploi et de la baisse des pressions inflationnistes ». S’agissant de l’activité économique en Russie, le document souligne qu’elle a marqué une accélération de son taux de croissance en 2017 à +1,8% contre -0,2% en 2016 et -2,8% en 2015 et ce sous l’effet particulièrement du redressement de la demande intérieure et extérieure. Selon les observations des analystes du Trésor, la croissance économique en Inde a enregistré un ralentissement de 0,4 point par rapport à 2016 pour s’établir à 6,7%, du fait de l’impact persistant de la démonétisation ainsi que des incertitudes liées à l’instauration en milieu d’année de la nouvelle taxe nationale sur les biens et services. Commentant les décisions de politique monétaire, ils ont noté que la désynchronisation des cycles monétaires européen et américain s’est davantage renforcée en 2017. Comme l’a constaté la Direction du Trésor, la Réserve fédérale américaine (FED) a poursuivi son processus de resserrement monétaire, alors que la Banque centrale européenne (BCE) maintenait sa politique monétaire accommandante en gardant inchangés ses taux d’intérêt des opérations principales de refinancement. Elle a, en effet, relevé son taux directeur à trois reprises durant l’année 2017, le ramenant dans une fourchette allant de 1,25 à 1,50%. A propos toujours des pays émergents, la note a relevé par ailleurs que la plupart «se sont orientés vers des politiques monétaires accommandantes dont, notamment, la banque du Brésil qui a réduit son taux directeur à huit reprises pour le ramener à 7% ainsi que les banques centrales de la Russie et de l’Inde qui ont abaissé leurs taux directeurs à 7,75% et 6% respectivement». Alain Bouithy
Le Maroc, premier pays africain à ouvrir ses portes pour la production de véhicules électriques, lance également un important programme d’investissement dans le domaine de l’industrie automobile

l/ Le Maroc vers l’industrie automobile Après avoir reçu, à Casablanca le 09 décembre 2017, le Président Directeur Général (PGD) du groupe Chinois « BYD Auto Industry », Monsieur Wang Chuanfu, l’un des leaders mondiaux du transport électrique, le Souverain du Maroc et le PGD de « BYD Auto Industry » ont présidé, au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature du protocole d’accord prévoyant la construction à terme de trois autres usines, l’une de batteries électriques, l’autre de bus et camions électriques et la dernière pour fabriquer des trains électriques. Ce projet de grande envergure et unique en Afrique envisage à court et moyen termes l’installation d’une usine de batteries, d’une usine de véhicules de tourisme électriques, d’une usine d’autobus et de camions électriques et d’une usine de wagons de trains monorails électriques sur une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. L’ensemble de ces projets seront implantés près de Tanger, dans la future « Cité Mohammed VI Tanger Tech », une « ville industrielle » portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars 2017. Cette unité de production devrait permettre au Maroc de se positionner sur le véhicule électrique en développant un écosystème englobant la fabrication de batteries, de monorails électriques, ainsi que de véhicules de tourisme et de bus/camions, l’objectif étant la construction de 100.000 véhicules par an, de 400 bus/camions, de 15 km de poutres de monorail et de 100 wagons de monorail. Un projet qui répond parfaitement à la volonté ferme de Sa Majesté le Roi de dynamiser et moderniser les infrastructures du Maroc et de diversifier les partenariats avec des acteurs mondiaux de poids, notamment ceux en provenance de Chine, à la faveur des visites Royales réussies dans ce pays. Il est le reflet éclatant de l’exemplarité des relations politiques et économiques avec la Chine et qui sont promises à un bel avenir. De plus, avec la signature de ce projet, le Maroc est reconnu, pour être une plateforme compétitive de production automobile. N’est ce pas là un projet précurseur de BYD, qui introduit de nouvelles spécialisations au Maroc, inscrit résolument le Maroc dans la dynamique à l’œuvre au niveau mondial consistant à développer de nouvelles formes de transport alliant efficacité et respect de l’environnement. Ce partenariat stratégique, respectant totalement l’écosystème ainsi que les choix stratégiques du Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, démontre avec force que le Maroc s’associe à un acteur pionnier dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique et intègre, pour la première fois en Afrique, la filière du transport électrique, dont la production sera destinée tant à l’export qu’au marché local. II/ Imposante dynamique d’investissement dans le domaine de l’industrie automobile Par ailleurs, le Souverain marocain a présidé, le 11 décembre 2017 au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature de cinq conventions relatifs à l’implantation de 26 usines de sous-traitants, principalement pour le compte des groupes français Renault et PSA Peugeot Citroën, pour des investissements d’1,23 milliard d’euros et la création de 11.568 emplois directs. Ces investissements concernent des équipementiers français mais aussi espagnols, japonais ou américains, dont « Renault » avec six accords dans le cadre d’un écho système, « Peugeot » en a signé 13 pour le développement du sien, l’équipementier français Valeo a, quant à lui, signé deux conventions, et les cinq autres investissements seront réalisés dans le cadre du développement d’un écosystème de câblage et de connectique. Ces nouveaux documents d’investissements confirment le positionnement avéré du Maroc dans le secteur industriel sur des activités à très haute valeur ajoutée, ainsi que de la parfaite confiance d’opérateurs internationaux de renom dans le programme industriel marocain. Force est donc de conclure que le projet de réalisation au Maroc par le groupe chinois « BYD Auto Industry » d’un écosystème de transport électrique ainsi que la signature de documents relatifs aux investissements industriels dans le secteurs industriel automobile d’un montant global de 1,23 milliards d’Euros attestent, un temps soit peu, du changement de dimension industrielle à l’oeuvre au Maroc qui migre ostensiblement vers un modèle économique solide confortant sa marche vers le concert des nations émergent. Ils contribueront également à l’édification dans le choix du Roi du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d’un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l’ensemble du continent Africain.