AUTOMOBILE. Signature d’un protocole d’accord entre le Ministère de l’Industrie et les fabricants de véhicules en Algérie

Dans le cadre des efforts visant à renforcer et développer l’industrie nationale, le Ministre de l’Industrie a supervisé (mardi 18, Dnr) a signature d’un protocole d’accord entre le ministère, les fabricants de véhicules en Algérie et le Comité de suivi de l’activité de fabrication de pièces de rechange. Cette initiative stratégique vise à instaurer une industrie nationale avancée de fabrication de véhicules, avec un taux d’intégration locale significatif, tout en réduisant la dépendance aux importations. Dans son allocution, le Ministre a souligné que ce protocole d’accord s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à bâtir une industrie automobile réelle et durable, fondée sur le renforcement de la compétitivité, la promotion de l’investissement local et la consolidation des synergies entre les différents acteurs du secteur. Cette convention vise à atteindre plusieurs objectifs stratégiques, notamment : • Renforcer l’intégration locale en permettant aux fabricants de s’appuyer sur des produits nationaux et de réduire l’importation des composants. • Assurer le respect des cahiers des charges, en particulier les exigences relatives à l’augmentation progressive du taux d’intégration locale. • Soutenir l’industrie des pièces de rechange en créant un environnement favorable aux fabricants de composants pour intégrer la chaîne de production nationale et internationale. • Encourager la coopération entre les fabricants de véhicules et les producteurs de pièces et accessoires, afin de garantir une production de haute qualité répondant aux normes techniques requises. • Faciliter l’homologation des pièces de rechange et accessoires pour permettre aux fabricants d’obtenir les certifications techniques approuvées par les constructeurs automobiles. Le Ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts entre tous les acteurs du secteur et de créer un climat d’investissement attractif, basé sur un partenariat entre le secteur public et privé, tout en mettant en place un cadre réglementaire incitatif garantissant une croissance durable pour cette filière clé. En conclusion, le Ministre de l’Industrie a réaffirmé l’engagement du ministère à soutenir toutes les initiatives visant à développer ce secteur, en collaboration avec les partenaires, afin de concrétiser une vision industrielle intégrée. Cette dynamique contribuera à la création de nouveaux emplois et à renforcer la position de l’Algérie sur le marché de la construction automobile, tant au niveau local qu’international.
Maroc. Les ventes du secteur automobile bondissent de 34,3% à fin juin

Les échanges commerciaux ont dégagé une évolution contrastée au premier semestre de l’année 2023, enregistrant -1,6% pour les importations et +1,9% pour les exportations, a indiqué l’Office des changes. Selon les données publiées récemment par l’organisme public, les importations sont ressorties en baisse de 1,6% (-5.893MDH) pour se situer à 359.552MDH contre 365.445MDH à fin juin 2022. Quant aux exportations, les chiffres montrent qu’elles ont bondi de 1,9% (+4.218MDH), s’établissant ainsi à 221.345MDH contre 217.127MDH une année auparavant. Compte tenu de ces évolutions, le déficit commercial a accusé un recul de 6,8% à 138.207MDH au cours des six premiers mois de l’année contre 148.318MDH une année auparavant, a indiqué l’Office des changes notant que le taux de couverture s’est établi à 61,6% contre 59,4% une année auparavant gagnant ainsi 2,2 points. Dans le détail, la baisse des importations de biens est due, essentiellement, au recul des achats des demi-produits, des produits énergétiques et des produits bruts, a expliqué l’Office dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juin dernier. Ainsi que le précise la même source, les importations des demi-produits ont reculé de 13,3% (-11.536MDH) se situant à 75.127MDH à fin juin 2023celles des approvisionnements en produits énergétiques ont régressé de 14,8% suite à la chute des achats du gas-oils et fuel-oils de 22,8% (-7.920MDH) tandis que les produits bruts ont baissé de 21,5% (-5.216MDH). Quant aux importations des produits finis de consommation, les données recueillies suggèrent qu’elles ont par contre enregistré une augmentation de 12,5%. Cette évolution fait «suite principalement à la hausse conjointe des importations des parties et pièces pour voitures de tourisme de 29,9% et des voitures de tourisme de 29%», a fait savoir l’Office des changes notant par ailleurs que les importations des biens d’équipement ont de leur côté enregistré «une hausse de 19,2% due, en partie, à l’augmentation des achats des moteurs à pistons et ceux des fils et câbles». Soulignons en revanche que les importations des produits alimentaires sont restées quasi-stables au titre du premier semestre, s’établissant à 45.704MDH contre 46.042MDH un an plus tôt. Dans le registre des exportations des marchandises, il ressort des mêmes données que celles-ci se sont situées à 221.345MDH contre 217.127MDH un an auparavant. Ce qui reflète une hausse de 1,9% équivalant à +4.218MDH. D’après l’Office, cet accroissement a concerné, principalement, le secteur de l’automobile, celui du textile et cuir et celui de l’électronique et électricité. Il faut dire, en effet, que les ventes du secteur automobile ont bondi de 34,3% (+18.145MDH) au cours de cette même période pour s’établir à 70.976MDH contre 52.831MDH à fin juin 2022. Selon les explications de l’organisme, «cette évolution fait suite à la hausse des ventes de tous les segments du secteur, à savoir le segment du câblage (+44,3% ou +6.951MDH), celui de la construction (+26,2% ou +6.771MDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+34,1% ou +1.229MDH) ». En ce qui concerne les exportations du textile et cuir, elles se sont accrues parallèlement de 13,6% (+3.024MDH), en raison de la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+17,1% ou +2.438MDH), des articles de bonneterie (+7,1% ou +308MDH) et des chaussures (+7,9% ou +129MDH). S’agissant des ventes du secteur de l’électronique et électricité, les données montrent qu’elles ont progressé de 33,3% (+2.900 MDH) pour s’établir à 11.619MDH à fin juin 2023 contre 8.719MDH à fin juin 2022. En parallèle, les ventes du secteur de l’agriculture et agroalimentaire ont en revanche accusé une légère baisse à fin juin dernier, suite essentiellement «au recul des exportations de l’industrie alimentaire (-2,5% ou -575MDH) conjugué à une baisse des ventes de l’agriculture, sylviculture et chasse (-1,2% ou -293MDH)», relèvent les indicateurs mensuels des échanges extérieurs soulignant par ailleurs que les ventes du secteur aéronautique ont de leur côté régressé de 4,5% (-494MDH). Il est à noter que les exportations des phosphates et dérivés ont atteint 36.769MDH au terme du premier semestre contre 56.577MDH une année auparavant, en raison de «la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-32,9% ou -13.061MDH), de celles de l’acide phosphorique (-38% ou -4.039MDH) et de celles des phosphates (-43,2% ou -2.708MDH) », a expliqué l’Office précisant toutefois que le niveau enregistré demeure supérieur à celui de 2019. Alain Bouithy
Maroc. Des défis restent à relever dans le secteur industriel automobile

Les écosystèmes industriels, la restructuration du secteur et la contribution aux travaux sectoriels et approches multidisciplinaires dans l’industrie automobile au Maroc ont connu des succès, selon le Centre marocain de conjoncture (CMC). Mais en dépit des perspectives de développement prometteuses qu’offre ce secteur, l’observatoire privé et indépendant de l’économie marocaine estime dans sa récente publication mensuelle « Maroc Conjoncture » que des défis restent encore à relever. « Certaines mises en garde restent de mise », constate le CMC dans ce spécial intitulé « Les investissements étrangers au Maroc: Atouts et mesures incitatives » soulignant d’emblée les risques liés à la dépendance vis-à-vis des acteurs internationaux. « Les décisions et les orientations stratégiques peuvent être influencées par les politiques et les priorités des entreprises étrangères », indique le Centre dans sa publication. Ce qui, à son entendement, « limite la souveraineté et l’autonomie du secteur ». Dans un second temps, l’observateur spécialisé dans l’analyse et le suivi de la conjoncture, la prévision et l’évaluation d’impact souligne le besoin pressant d’une grande diversification de la chaîne de valeur. A ce propos, et dans le souci d’assurer la résilience et la pérennité du secteur automobile au Maroc, le Centre préconise de « développer davantage de capacité de conception, d’ingénierie et de recherche et développement (R&D) au sein du pays, pour surpasser la concentration actuelle des activités autour de l’assemblage et la production de composants spécifiques ». L’autre recommandation contenue dans sa publication est liée à l’impact environnemental pour lequel des efforts supplémentaires doivent être fournis afin de réduire davantage l’impact des nuisances du milieu. Le CMC propose ainsi, entre autres : l’adoption de véhicules électriques, le développement d’une infrastructure de recharge adéquate, la promotion de l’utilisation de sources d’énergie renouvelable ainsi que l’encouragement à des pratiques de fabrication plus respectueuses de l’environnement. Le Centre marocain de conjoncture estime, par ailleurs, que « la coordination doit être améliorée, dans le sens d’un renforcement de la gouvernance des écosystèmes industriels ». Pour y parvenir, il préconise une meilleure collaboration entre les acteurs publics et privés, une communication plus fluide et une prise de décisions plus efficace. Une autre recommandation tout aussi importante consiste à améliorer la formation et les compétences qui restent des points clés de la réussite dans ce secteur. Afin de répondre aux besoins évolutifs de l’industrie automobile au Maroc, d’encourager l’innovation et de garantir une main-d’œuvre qualifiée et adaptable, le CMC estime qu’« il est impératif de continuer à investir dans la formation et le développement des talents ». Il est à souligner qu’en dépit des perspectives positives, le passage à l’électrification et à la décarbonation exige que des défis soient relevés. Le Centre préconise ainsi « de développer davantage l’autonomie des véhicules électriques, de réduire les coûts des batteries, de renforcer l’infrastructure de recharge et de promouvoir une utilisation plus large des énergies renouvelables pour alimenter les véhicules électriques ». Sur ce sujet, le Centre constate que le Maroc a déployé des efforts notamment dans le développement de l’infrastructure de recharge, mis en place des incitations gouvernementales, encouragé les investissements dans la production de véhicules électriques et la sensibilisation du public. Ce qui ne peut que contribuer à « créer les conditions nécessaires pour réussir cette transition vers une mobilité plus propre et plus durable », a-t-il conclu. Pour rappel, le Maroc a déployé depuis quelques années des actions combinées pour traiter son secteur industriel automobile de manière significative et attirer des investissements substantiels. Comme le souligne le CMC dans sa publication, ces actions se résument dans six axes stratégiques principaux à savoir le Plan d’accélération industrielle (PAI), la création d’écosystèmes industriels, les partenariats avec les constructeurs automobiles et les équipementiers, la formation de main-d’œuvre qualifiée, les incitations fiscales et les avantages compétitifs ainsi que le développement des infrastructures. Alain Bouithy
Maroc. Signature de deux conventions pour le renforcement de la formation dans l’industrie automobile

Deux conventions pour le renforcement de la formation dans l’industrie automobile ont été signées, jeudi 23 mars 2023, à Rabat, par le Ministre de l’Inclusion Economique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, M. Younes Sekkouri, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, la Directrice Générale de l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT), Mme Loubna Tricha, le Directeur Général Renault Group Maroc, M. Mohamed Bachiri, et le Directeur Général de la société SNOP-Groupe FSD Maroc, M.Tajeddine Bennis. Ce partenariat public-privé s’inscrit dans le cadre de la feuille de route relative au développement de la formation professionnelle présentée en 2019 devant Sa Majesté le ROI Mohammed VI, et répond, en outre, aux recommandations du Nouveau Modèle de Développement qui place la formation du capital humain au rang des impératifs de croissance économique du Maroc. Il vise à accompagner l’évolution et le développement de l’industrie automobile par la préparation des ressources humaines qualifiées et en adéquation avec les besoins en compétences des industriels. Dans ce cadre, M. le Ministre, Younes Sekkouri, a insisté sur le rôle important de la formation professionnelle dans l’accompagnement des stratégies sectorielles, à travers le développement du capital humain et l’amélioration des performances des entreprises. Aussi, il a insisté sur le rôle joué par l’OFPPT, principal opérateur de formation, en tant que locomotive pour la préparation et la mobilisation des compétences pour son écosystème, aussi bien à l’échelle du pays qu’au niveau continental. M. le Ministre a rappelé également les projets déjà initiés, dans le cadre du partenariat public-privé, pour le renforcement des compétences dans le secteur automobile et a mis en exergue l’apport de la coopération entre l’OFPPT et le Groupe Renault et la société SNOP en la matière. Tout en soulignant que le développement de l’industrie nationale et le maintien de sa compétitivité sont tributaires d’un capital humain qualifié, dynamique et évolutif, M. le Ministre, Ryad Mezzour a déclaré « les conventions signées aujourd’hui permettront le développement de nouvelles compétences dans un marché de l’emploi dans le secteur automobile en permanente évolution et l’insertion des jeunes dans le tissu productif national ».Et d’ajouter «nos efforts se poursuivent pour relever les nouveaux défis d’une formation professionnelle en adéquation avec l’écosystème et favoriser ainsi la montée en performance de l’industrie marocaine». De son côté, Mme Loubna Tricha, la Directrice Générale de l’OFPPT, a déclaré « Nous sommes heureux de pouvoir accompagner aujourd’hui à travers cette signature Renault Group Maroc et SNOP dans le développement d’une formation adaptée aux évolutions techniques et technologiques du secteur automobile. Ces conventions illustrent une conviction commune que le capital humain est au centre du développement des secteurs industriels ». La première convention signée avec Renault Group Maroc permettra de développer une offre diversifiée de formation professionnelle dédiée au secteur automobile, ainsi que de répondre aux besoins en Ressources Humaines du Groupe et son écosystème. En vertu de cette convention, Renault Group Maroc s’engage à accompagner l’OFFPT dans le développement de cursus de formation, notamment dans l’industrie 4.0 et les énergies renouvelables, et également à définir les équipements technico-pédagogiques au profit des cités des métiers et des compétences (CMC) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et de Casablanca-Settat. Renault Group Maroc contribuera également à la création d’un incubateur des start-up relatif au secteur Automobile au niveau de la CMC de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. « Aujourd’hui, cette convention de partenariat vient appuyer l’OFPPT dans la mise en place des programmes de formations adéquats pour répondre aux évolutions technologiques du secteur automobile. C’est une étape clé pour Renault Group Maroc et pour le Royaume du Maroc dont la politique industrielle a permis de placer cette industrie en haut des secteurs performants du pays. Plus que jamais, Renault Group Maroc joue son rôle de locomotive et continue de s’engager dans le développement de l’industrie automobile nationale et dans la montée en compétence de ses ressources humaines. » Mohamed BACHIRI, Directeur Général Renault Group Maroc et Coordinateur du Pôle Industriel Maroc. Une seconde convention a été signée avec la société SNOP sur le développement d’une offre de formation en « maintenance industrielle ». Dans le cadre de cette convention, la société SNOP procèdera au développement de la formation alternée en maintenance industrielle et assurera les équipements technico-pédagogiques au profit de certains centres de formation de l’OFPPT dont les formateurs pourront aussi bénéficier des sessions de formation avec une certification. « La convention que nous avons signée aujourd’hui est le fruit d’une communication exemplaire entre les équipes ministérielles, l’OFPPT et SNOP. La dynamique que connaît le secteur automobile au Maroc crée de nouveaux besoins et à travers cette formation nous serons en mesure d’y répondre en favorisant la montée en gamme de nos compétences marocaines » M. Tajeddine Bennis, Directeur Général de la société SNOP-Groupe FSD Maroc. Des comités de pilotage et de suivi seront mis en place afin s’assurer la mise en œuvre de ces deuxconventions.
Maroc. Record à l’export pour l’industrie automobile à fin août

Les exportations du secteur automobile, de l’électronique et de l’électricité, des phosphates et dérivés ainsi que du textile et cuir continuent d’afficher de bonnes performances à l’export. En effet, selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, les exportations du secteur automobile se sont élevées à 52,25 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2021 contre 41,63 milliards de dirhams (MMDH) durant la même période de l’année 2020. Ce qui correspond à une hausse de +25,5% équivalant à +10,61 MMDH. Cette évolution s’explique, principalement, par la hausse des ventes du segment de la construction et celles du segment du câblage qui ont respectivement bondi de +32% (+5,29 MMDH) et +16,5% (+2,45 MMDH). Les exportations du secteur ont ainsi atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période, a fait savoir l’Office des changes dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août 2021. A titre de comparaison, les ventes du secteur automobile avaient atteint 46,49 MMDH contre 33,68 MMDH au titre des sept premiers mois de l’année, soit +38% (+12,80 MMDH).Dans son précédent rapport, l’Office des changes avait attribué cette évolution à la hausse des ventes du segment de la construction (+41,4% ou +5,53 MMDH) et celles du segment du câblage (+30,7% ou +3,67 MMDH). Selon l’institution publique, les ventes du secteur avaient alors dépassé celles réalisées durant la même période des quatre précédentes années.A l’instar du secteur automobile, les ventes des phosphates et dérivés à l’export continuent d’avoir le vent en poupe, elles ont augmenté de 42,2% (+13,73 MMDH) pour atteindre 46,31 MMDH à fin août 2021. Commentant l’évolution des ventes de ce secteur à l’étranger, l’Office des changes constate que « ce niveau dépasse largement les niveaux enregistrés durant la même période au cours des quatre dernières années ». Selon l’institution publique, cette évolution fait suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+8,83 MMDH), de celles de l’acide phosphorique (+4.41 MMDH) et celles des phosphates (+4,91 MMDH). Au titre des huit premiers mois de l’année 2021, les exportations du textile et cuir se sont pour leur part accru de 23,6% (+4,37 MMDH), selon les données publiées dans le bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs. Soulignons que «cette évolution est due à la hausse des ventes des vêtements confectionnés de +3,06 MMDH et celles des articles de bonneterie de +1,26 MMDH », comme le relève l’Office des changes, de même source, précisant que les ventes des chaussures sont demeurées quasiment stables. Il faut néanmoins noter qu’en dépit de cette évolution, les exportations enregistrées par le secteur au cours de cette même période « restent en deçà de celles réalisées durant la même période de 2017 à 2019 ». S’agissant des exportations du secteur de l’électronique et de l’électricité, il ressort du rapport de l’Office qu’elles ont augmenté de 34,2% au terme du mois d’août atteignant 8,61 MMMDH contre 6,42 MMDH au cours de la même période de l’année 2020. A noter qu’à fin août 2021, les exportations de marchandises se situent dans l’ensemble à 201,15 MMDH contre 162,49 MMDH un an auparavant, soit une hausse de 23,8% équivalant à +38,65 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. Les exportations de l’industrie automobile, textile et aéronautique restent à la traîne

Les exportations marocaines ont enregistré une baisse de 7,5%, soit -21.317MDH, au terme de l’année 2020. Elles se sont ainsi établies à 263.179MDH au lieu de 284.496MDH un an auparavant, selon le dernier rapport de l’Office des changes. Ce recul s’explique par la diminution des ventes observée dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’automobile qui a reculé de 9,3% atteignant 72.716MDH contre 80.156MDH un an auparavant ; du textile et cuir (19,2%, 29.827MDH contre 36.936MDH) et de l’aéronautique (-28,9%, 12.438MDH contre 17.484MDH). Comme l’a relevé récemment l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs au titre de l’année 2020, cette « baisse du secteur automobile s’explique principalement par le recul des ventes du segment du câblage (– 19% ou -6.066MDH), du segment de la construction (-12,8% ou – 4.329MDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (-7,8% ou -610MDH) ». La baisse des exportations en 2020 s’est traduite par le recul de la part du secteur automobile dans le total des exportations marocaines, chutant ainsi de 28,2% un an auparavant à 27,6% à la fin de l’année écoulée. A titre de comparaison, l’évolution des exportations du secteur automobile au titre des onze premiers mois de la même année avait été attribuée principalement au recul des ventes du câblage (–20,5% ou – 6.085MDH), de la construction (- 15,4% ou -4.875MDH) et de l’intérieur véhicules etsièges(-9% ou -656MDH) et la part de ce secteur dans le total des exportations s’était élevée à 27,7% contre 28,5% un an auparavant. Selon la même source, les exportations du secteur textile et cuir ont été, pour leur part, « affectées principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés (- 5.295MDH) et celles des articles de bonneterie (-1.677MDH) ». Pour rappel, à fin novembre 2020, la baisse des exportations du secteur textile et cuir avait été affectée principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés et celles des articles de bonneterie en accusant des pertes respectives de 4.571MDH et 1.515MDH. A noter que 53% des chefs d’entreprise opérant dans le secteur industriel s’attendent à une stagnation de la production pour les trois prochains mois, tandis que 32% déclarent ne pas avoir de visibilité, selon une enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du mois de décembre 2020 soulignant que ces proportions sont respectivement de 52% et de 33% pour ce qui est des ventes. Par ailleurs, d’après les résultats de cette enquête, la production et les ventes de la branche « textile et cuir » auraient enregistré, en décembre 2020, une augmentation, reflétant celles de l’ensemble de ses sousbranches d’activité, a noté la Banque centrale soulignant que dans ces conditions, le TUC se serait situé à 63%. Et d’ajouter que, « par destination, les ventes auraient progressé aussi bien sur le marché local qu’étranger », selon les statistiques recueillies. S’il ressort de l’enquête que les commandes se seraient accrues dans toutes les sous-branches, les industriels assurent cependant que le carnet des commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale. A propos des exportations de l’industrie aéronautique, l’Office avait indiqué qu’elles s’étaient repliées de 30,1% au onzième mois de l’année écoulée pour se situer à 11 milliards de dirhams, sur fond de recul des exportations relatives à l’EWIS (-34,6%) et à l’assemblage (- 27%), ainsi que l’avait relevé le mois dernier la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Dans sa note de conjoncture datant du mois de janvier 2021 (N°287), la DEPF avait également indiqué que « les exportations, dont la baisse dépassait les 20% au déclenchement de la crise sanitaire, ont réduit leur baisse à 8,4% à fin novembre 2020 pour s’établir à 239,2 milliards de dirhams ». D’après ce département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, cette évolution faitsuite à la diminution des ventes de tous les secteurs. Une baisse toutefois atténuée par la hausse des ventes des secteurs de «l’agriculture et agroalimentaire » et des« phosphates et dérivés ». Alain Bouithy
Maroc. Forte baisse de l’indice de production dans les industries automobile et du bois

Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan, l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a accusé une baisse de 21,4% au cours du deuxième trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019. Il avait enregistré une hausse de 0,5% au cours du premier trimestre 2020 par rapport à la même période de 2019. Dans une note d’information relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (Base 100 : 2015), du deuxième trimestre dernier, l’institution publique a attribué cette régression notamment aux baisses respectives des indices de production des branches de l’«industrie automobile» (57,1%), de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (31,5%), de l’«industrie de l’habillement» (37,4%), de la «fabrication de textiles» (44,7%), de la « métallurgie » (48,3%) et de la « fabrication de produits en caoutchouc et en plastique » (48,1%). Le recul de l’IPIEM hors raffinage de pétrole enregistré au cours de cette même période résulte également des baisses observées au niveau des indices de production des branches de la «fabrication d’équipements électriques» (42,4%), de la «fabrication de produits métalliques» (49,8%), de l’«industrie du cuir et de la chaussure » (43,0%) et de l’«industrie du bois» (62,5%), selon le HCP. Dans sa note, le Haut-commissariat a en revanche relevé une hausse de l’indice de l’«industrie chimique» de 3,3% au cours du même trimestre. A titre de rappel, la hausse de l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole, observée au cours du premier trimestre 2020, résultait notamment de l’augmentation de l’indice de la production des «industries chimiques» (8,2%), de celui des «industries alimentaires» (7,5%), de celui des «industries pharmaceutiques» (17,5%), de celui des «articles d’habillement» (6,4%), de celui du «papier et carton» (9,5%) et de celui du «travail du bois» (5,9%). Dans une note relative à l’évolution de l’IPIEM hors raffinage de pétrole au cours du trimestre précédent, le Haut-commissariat avait en revanche relevé une baisse de 20,3% de l’indice de l’«industrie automobile». Un recul que les économistes de l’institution avaient également observé au niveau des indices de l’«industrie d’autres produits non métalliques» (4,5%), de la «métallurgie» (14,7%), de l’«industrie électronique» (15,4%), de l’«industrie textile» (2,4%) et des «industries du cuir et de la chaussure» (26,3%). Rappelons également que la hausse de cet indice au premier trimestre faisait suite à celle de 2,4% enregistrée au cours du quatrième trimestre 2019. Une évolution que le HCP avait à cette période expliquée par notamment la hausse de l’indice de la production des «industries chimiques» (6,6%), de celui de la «métallurgie» (22,3%), de celui «d’autres produits minéraux non métalliques» (2,4%), de celui des «produits métalliques» (5,4%), de celui de l’ «industrie pharmaceutique » de 3,5% et de celui de l’«industrie automobile» (1,5%). A noter qu’au deuxième trimestre de l’année en cours, les données statistiques recueillies par le Haut-commissariat au plan montrent que l’indice de la production des industries extractives a enregistré une hausse de 7,6%, résultant de la hausse de l’indice de la production des « autres industries extractives » de 8,2% et de la baisse de l’indice de production de l’« extraction de minerais métalliques» de 8,2%, a relevé la note du HCP. S’agissant de l’indice de la production de l’énergie électrique, les chiffres indiquent qu’il a enregistré une baisse de 12,7% au titre de ce deuxième trimestre. Rappelons qu’au premier trimestre dernier, l’indice de la production des industries extractives avait accusé une baisse de 0,4%, résultant de la baisse de l’indice de la production des « produits divers des industries extractives » (0,2%) et de celui des « minerais métalliques » (7,7%). Quant à l’indice de la production de l’énergie électrique, il avait enregistré une baisse de 3,4%. Alain Bouithy
Le Maroc, premier pays africain à ouvrir ses portes pour la production de véhicules électriques, lance également un important programme d’investissement dans le domaine de l’industrie automobile

l/ Le Maroc vers l’industrie automobile Après avoir reçu, à Casablanca le 09 décembre 2017, le Président Directeur Général (PGD) du groupe Chinois « BYD Auto Industry », Monsieur Wang Chuanfu, l’un des leaders mondiaux du transport électrique, le Souverain du Maroc et le PGD de « BYD Auto Industry » ont présidé, au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature du protocole d’accord prévoyant la construction à terme de trois autres usines, l’une de batteries électriques, l’autre de bus et camions électriques et la dernière pour fabriquer des trains électriques. Ce projet de grande envergure et unique en Afrique envisage à court et moyen termes l’installation d’une usine de batteries, d’une usine de véhicules de tourisme électriques, d’une usine d’autobus et de camions électriques et d’une usine de wagons de trains monorails électriques sur une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. L’ensemble de ces projets seront implantés près de Tanger, dans la future « Cité Mohammed VI Tanger Tech », une « ville industrielle » portée par le groupe chinois Haite et dont la création a été annoncée en mars 2017. Cette unité de production devrait permettre au Maroc de se positionner sur le véhicule électrique en développant un écosystème englobant la fabrication de batteries, de monorails électriques, ainsi que de véhicules de tourisme et de bus/camions, l’objectif étant la construction de 100.000 véhicules par an, de 400 bus/camions, de 15 km de poutres de monorail et de 100 wagons de monorail. Un projet qui répond parfaitement à la volonté ferme de Sa Majesté le Roi de dynamiser et moderniser les infrastructures du Maroc et de diversifier les partenariats avec des acteurs mondiaux de poids, notamment ceux en provenance de Chine, à la faveur des visites Royales réussies dans ce pays. Il est le reflet éclatant de l’exemplarité des relations politiques et économiques avec la Chine et qui sont promises à un bel avenir. De plus, avec la signature de ce projet, le Maroc est reconnu, pour être une plateforme compétitive de production automobile. N’est ce pas là un projet précurseur de BYD, qui introduit de nouvelles spécialisations au Maroc, inscrit résolument le Maroc dans la dynamique à l’œuvre au niveau mondial consistant à développer de nouvelles formes de transport alliant efficacité et respect de l’environnement. Ce partenariat stratégique, respectant totalement l’écosystème ainsi que les choix stratégiques du Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, démontre avec force que le Maroc s’associe à un acteur pionnier dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique et intègre, pour la première fois en Afrique, la filière du transport électrique, dont la production sera destinée tant à l’export qu’au marché local. II/ Imposante dynamique d’investissement dans le domaine de l’industrie automobile Par ailleurs, le Souverain marocain a présidé, le 11 décembre 2017 au Palais Royal de Casablanca, la cérémonie de signature de cinq conventions relatifs à l’implantation de 26 usines de sous-traitants, principalement pour le compte des groupes français Renault et PSA Peugeot Citroën, pour des investissements d’1,23 milliard d’euros et la création de 11.568 emplois directs. Ces investissements concernent des équipementiers français mais aussi espagnols, japonais ou américains, dont « Renault » avec six accords dans le cadre d’un écho système, « Peugeot » en a signé 13 pour le développement du sien, l’équipementier français Valeo a, quant à lui, signé deux conventions, et les cinq autres investissements seront réalisés dans le cadre du développement d’un écosystème de câblage et de connectique. Ces nouveaux documents d’investissements confirment le positionnement avéré du Maroc dans le secteur industriel sur des activités à très haute valeur ajoutée, ainsi que de la parfaite confiance d’opérateurs internationaux de renom dans le programme industriel marocain. Force est donc de conclure que le projet de réalisation au Maroc par le groupe chinois « BYD Auto Industry » d’un écosystème de transport électrique ainsi que la signature de documents relatifs aux investissements industriels dans le secteurs industriel automobile d’un montant global de 1,23 milliards d’Euros attestent, un temps soit peu, du changement de dimension industrielle à l’oeuvre au Maroc qui migre ostensiblement vers un modèle économique solide confortant sa marche vers le concert des nations émergent. Ils contribueront également à l’édification dans le choix du Roi du Maroc pour le développement des relations sino-africaines : celle d’un Maroc, prolongeant la Route de la Soie, vers l’ensemble du continent Africain.