Maroc: baisse des indices des valeurs unitaires à l’importation et à l’exportation au 4ème trimestre 2024

Selon le Haut-commissariat ua plan (HCP), l’indice des valeurs unitaires à l’importation a enregistré une baisse de 6,2% au cours du quatrième trimestre 2024 par rapport au même trimestre de 2023. Cette évolution résulte principalement de la baisse des valeurs unitaires de l’«énergie et lubrifiants» de 18,1%, des «demi-produits» de 5,1%, des «produits finis d’équipement industriel» de 4,0% et de l’«alimentation, boissons et tabacs» de 6,2%, a indiqué l’institution publique. D’après le Haut-commissariat, ce recul est aussi lié à la baisse des «produits finis de consommation» de 2,0% et des «produits bruts d’origine animale et végétale» de 6,5%, L’indice des valeurs unitaires des «produits bruts d’origine minérale» a, quant à lui, augmenté de 8,7% atténuant ainsi la baisse de l’indice global des importations, a poursuivi le HCP dans une note d’information relative aux indices du commerce extérieur du quatrième trimestre 2024. Selon la même source, l’indice des valeurs unitaires à l’exportation a, de son côté, connu une baisse de 6,1% au cours du quatrième trimestre 2024 par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente. le HCP attribue cette diminution essentiellement à la baisse des valeurs unitaires des «demi-produits» de 11,7%, des «produits finis d’équipement industriel» de 9,1%, de l’«alimentation, boissons et tabacs» de 7,5%, des «produits bruts d’origine animale et végétale» de 22,7%, des «produits bruts d’origine minérale» de 3,4% et de l’«énergie et lubrifiants» de 4,8%. Pour l’institution, « les indices des valeurs unitaires du commerce extérieur auront ainsi enregistré, en 2024 par rapport à 2023, une baisse de 6,1% pour les importations et de 5,3% pour les exportations ». Martin Kam
Maroc. Une meilleure inclusion des femmes rurales pourrait générer un gain estimé à 2,2% du PIB

Les bénéfices potentiels découlant de l’intégration des femmes rurales sur le marché du travail mis en lumière Les femmes rurales sont confrontées à une multitude de défis qui limitent leur plein potentiel et leur capacité à contribuer au développement durable du Maroc, a indiqué le Haut-commissariat au plan (HCP). Pourtant, la résolution de ces difficultés et inégalités pourrait générer des bénéfices économiques significatifs estimés à 25,3 milliards de dirhams (MMDH), a déclaré le Haut-commissaire au plan, Chakib Benmoussa, lors d’une conférence-débat tenue mardi 25 à Rabat. Des résultats de trois études portant sur l’autonomisation des femmes et leur intégration dans le marché du travail ont été présentés au cours de cette rencontre, organisée en partenariat avec l’ONU Femmes et l’Union Européenne, dont une sur les coûts d’opportunité de l’autonomisation des femmes rurales qui met en lumière les bénéfices socio-économiques d’une meilleure inclusion. S’exprimant lors de cette rencontre, organisée dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes sur le thème « Autonomisation des Femmes au Maroc : Comprendre les défis pour mieux agir », le Haut-commissariat a indiqué que l’inclusion des femmes rurales pourrait générer un gain équivalant à 2,2% du produit intérieur brut (PIB). Cette estimation englobe deux dimensions importantes, selon l’institution publique. D’une part, 1,2% du PIB est attribué à l’emploi féminin non rémunéré, mettant en évidence le travail souvent invisible mais essentiel que les femmes rurales fournissent dans les exploitations agricoles et les petites entreprises familiales. D’autre part, 1% du PIB correspond au manque à gagner des femmes potentiellement actives, soulignant les obstacles persistants qui entravent leur pleine participation au marché du travail. « Comparativement aux femmes rurales qui exercent une activité rémunérée, le manque à gagner représente un montant alarmant, soit 4,6 fois le revenu total de cette catégorie de femmes », a estimé le HCP soulignant qu’un tel écart reflète également l’ampleur significative des pertes économiques subies par les femmes actives non rémunérées en milieu rural, mettant en évidence les défis majeurs auxquels elles sont confrontées en termes d’accès à des opportunités économiques équitables. En plus de révéler l’ampleur des pertes économiques associées à la sous-utilisation du potentiel productif des femmes en milieu rural, « ces pertes ne se limitent pas seulement à une perte de revenus individuels, mais elles ont également des répercussions plus larges sur la croissance économique et le développement durable », a fait savoir le HCP. Pour surmonter ces obstacles et promouvoir la participation des femmes rurales au marché du travail, l’institution juge nécessaire de mettre en œuvre des mesures intégrées et coordonnées. Elle recommande ainsi l’amélioration de l’infrastructure et des services de base dans les zones rurales, le développement de structures de garde d’enfants abordables, l’élargissement de l’accès à l’emploi salarié et à l’entrepreneuriat féminin, ainsi que le renforcement de l’éducation et de la formation professionnelle. A titre d’exemple, pour surmonter les obstacles significatifs pour s’intégrer au marché du travail et entreprendre, le Haut-commissariat estime qu’il est crucial de renforcer les programmes d’emploi et d’entrepreneuriat spécifiquement conçus pour les femmes rurales, en proposant des formations adaptées à leurs besoins et en mettant en place des réseaux de soutien et de mentorat. De plus, élargir l’accès au financement et aux services de développement d’entreprises est essentiel, en créant des mécanismes financiers adaptés aux femmes rurales et en proposant des services de conseil à distance, a-t-elle soutenu assurant qu’investir dans l’autonomisation économique des femmes rurales contribue à la création de sociétés plus justes et prospères. Comme l’a rappelé le Haut-commissaire dans sa communication, la Journée internationale des Droits des Femmes « réitère l’appel pour une mobilisation collective en faveur des droits des femmes et des filles, de la promotion de l’égalité des sexes et de la pleine autonomisation des femmes ». Alain Bouithy
Maroc /Secteur des services marchands non financiers : Les patrons s’attendent à une hausse de l’activité au premier trimestre 2025

48% anticipent une stabilité des effectifs employés, selon le HCP Les entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers s’attendent à une hausse de l’activité au premier trimestre 2025, révèle le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par l’institution publique auprès de ces derniers, 37% des patrons du secteur des services marchands non financiers anticipent une augmentation de l’activité globale au premier trimestre 2025. Seuls 8% d’entre eux s’attendent à une baisse, rapporte le HCP. Le Haut-commissariat explique ces anticipations par la hausse de l’activité prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduites», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et de la «Programmation, conseil et autres activités informatiques». L’institution l’attribue également à la baisse de l’activité prévue dans les branches des «Activités de poste et de courrier» et des «Activités d’architecture et d’ingénierie, activités de contrôle et analyses techniques». Dans sa récente note d’information synthétisant les résultats des enquêtes conjoncture qu’elle a menées auprès des entreprises relevant de ce secteur, le Haut-commissariat rapporte que 68% des patrons interrogés anticipent une stabilité de la demande au cours des trois premiers mois de l’année et 27% une augmentation. Concernant les effectifs employés, le Haut-commissariat note que 48% des patrons prévoient une stabilité et 31% une augmentation. Il est important de noter que près de la moitié des entreprises (49%) interrogées estime que l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse au quatrième trimestre 2024. En revanche, ils sont 36% à penser qu’elle aurait enregistré une hausse. D’après les explications du HCP, cette évolution aurait été le résultat de la diminution des activités des «Télécommunications», des «Transports aériens» et des «Activités immobilières». Cette variation est aussi attribuée à l’augmentation d’activité enregistrée au niveau des branches de l’«Hébergement», des «Transports terrestres et transport par conduites» et de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports». Commentant l’évolution du taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur, les patrons des entreprises pensent qu’il se serait établi à 74%. S’agissant des carnets de commandes du secteur, ils se seraient situés à un niveau normal par 79% des patrons, révèle également l’institution ajoutant que l’emploi aurait connu une stabilité selon plus de la moitié des entreprises (59%), et une baisse selon 22% d’entre elles. Enfin, de l’avis de 76% des entreprises relevant du secteur des services marchands non financiers, « le remplacement d’une partie des équipements et l’extension de l’activité auraient fait l’objet des principales dépenses d’investissements réalisées en 2024 », indique le Haut-commissariat. Alain Bouithy
Maroc. Accélération de l’inflation de 2% en ce début d’année

En janvier 2025, les prix à la consommation ont augmenté en rythme mensuel comme annuel, selon le HCP L’inflation reste sur une tendance haussière à l’approche du mois sacré de Ramadan. Selon les données publiées récemment par le Haut-Commissariat au plan (HCP), elle a continué sa progression en rythme annuel en ce début d’année 2025. En effet, après une progression modérée sur un an de 0,7% en octobre, 0,8% en novembre et 0,9% en décembre, « l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 2,0% au cours du mois de janvier 2025 », a indiqué l’institution publique dans une note d’information relative à l’IPC de janvier 2025. Principale cause de la hausse des prix, l’indice des produits alimentaires a augmenté de 3,3% au cours du mois dernier tandis que celui des produits non alimentaires a bondi de 1,1%, selon les explications du Haut-Commissariat. En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies font état de variations allant d’une baisse de 2,7% pour le «Transport» à une hausse de 3,6% pour le «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles». Cette accélération de l’inflation n’est pas une bonne nouvelle pour les ménages au niveau de vie précaire qui auraient souhaité une baisse des prix notamment des denrées alimentaires largement consommées durant le mois sacré qui débute dans les prochains jours. En rythme mensuel, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,8% résultant de la hausse de 1,6% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. A titre de rappel, l’IPC du mois de décembre 2024 avait connu une baisse de 0,2% par rapport au mois précédent due à la baisse de 0,2% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. L’indicateur d’inflation sous-jacente en hausse de 0,2% sur un mois et de 2,4% sur une année Selon les données du Haut-Commissariat, les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2024 et janvier 2025 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (6,0%), les «Légumes» (4,7%), les «Viandes» (2,0%), les «Fruits» (1,6%), le «Lait, fromage et œufs» (0,6%) et le «Café, thé et cacao» (0,5%). Dans sa note d’information, le HCP fait état, en revanche, d’une baisse des prix de 0,5% pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes». Quant aux produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Restaurants et cafés» avec 0,3%. A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2024 avaient concerné principalement les «Légumes» (3,9%), les «Fruits» (2,3%) et les «Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes» (0,2%). En revanche, les prix avaient augmenté de 1,0% pour les «Viandes», de 0,8% pour les «Huiles et graisses», de 0,6% pour le «Lait, fromage et œufs» et de 0,3% pour le «Café, thé et cacao». S’agissant des produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,3%. En janvier dernier, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Settat avec 1,5%, à Safi (1,3%), à Tétouan, Guelmim et Al Hoceima (1,1%), à Kénitra et Marrakech (1,0%), à Meknès et Errachidia (0,9%), à Tanger et Béni Mellal (0,8%), à Fès et Oujda (0,7%) et à Agadir (0,6%). En revanche, une baisse a été enregistrée à Laâyoune avec 0,5%. A titre de rappel, en décembre 2024, les hausses les plus importantes de l’IPC annuel avaient été enregistrées à Laâyoune avec 3,0%, à Guelmim avec 2,2%, à Dakhla et Safi avec 1,7%, à Agadir avec 1,6%, à Fès, Rabat et Tétouan avec 1,5%, à Marrakech avec 1,3%, à Errachidia avec 1,1%, à Casablanca et Al Hoceima avec 0,8%, à Kénitra avec 0,7% et à Tanger et Settat avec 0,6%. Alain Bouithy
Maroc. Pénible déclassement vers la pauvreté

les inégalités du niveau de vie s’accentuent, les fruits de la croissance ne profitent guère à la classe moyenne… La vulnérabilité à la pauvreté devient de plus en plus prégnante en milieu urbain, selon le Haut-commissariat au plan (HCP) qui vient de publier les résultats de l’enquête nationale sur le niveau de vie des ménages 2022-2023. D’après les données recueillies par l’institution publique, elle a connu une légère hausse de 12,5% à 12,9% entre 2014 et 2022, après avoir atteint 7,3% en 2019. Dans une note synthétisant les résultats de son enquête, le Haut-commissariat constate que la part des ménages avec un risque de déclassement vers la pauvreté s’est élargie, et, pour la première fois, a concerné autant le milieu urbain que celui rural. Cette hausse a de quoi inquiéter quand on sait que « la vulnérabilité renseigne sur le risque de basculer dans la pauvreté si des filets de sécurité ne protègent pas des chocs économiques et sociaux », a-t-il rappelé. Ce qui est certain, c’est que les résultats de l’enquête, réalisée entre mars 2022 et mars 2023 auprès d’un échantillon de 18.000 ménages, montrent que la prévalence de la vulnérabilité dans les zones rurales en 2022 (19,2%) demeure similaire à celle observée en 2014 (19,4%). En revanche, elle a augmenté à 9,5% en 2022 par rapport à 7,9% en 2014 en milieu urbain. Il ressort ainsi que le nombre de personnes économiquement vulnérables a atteint 4,75 millions en 2022, dont 2,24 millions en milieu urbain et 2,51 millions en milieu rural, a fait savoir le HCP. Près de la moitié des personnes vulnérables sont des citadins D’après l’institution, « la vulnérabilité économique se développe en milieu urbain : en 2022, une tendance nouvelle se dessine, près de la moitié des personnes vulnérables sont des citadins (47,2%), contre 36% en 2014 ». L’enquête, qui fait suite à une autre similaire en 2014 et une enquête partielle en 2019, fait état, par ailleurs, de l’aggravation des inégalités sociales avec toutefois une stabilité des inégalités territoriales entre 2014 et 2022. Dans le détail, le niveau de vie des 20% les moins aisés a annuellement progressé de 1,1% entre 2014 et 2022, suite à l’amélioration de 3,9% entre 2014 et 2019, et d’une baisse du niveau de vie de -4,6% entre 2019 et 2022. En parallèle, le niveau de vie des 20% les plus aisés « a annuellement progressé de 1,4% entre 2014 et 2022, une amélioration marquée de 2,8% entre 2014 et 2019, mais avec une régression de -1,7% entre 2019 et 2022 », ressort-il de l’enquête. Quant à la catégorie sociale intermédiaire, les données suggèrent que son niveau de vie a progressé de 0,8% entre 2014 et 2022, avec une progression de 3,3% entre 2014 et 2019 et une régression de -4,3% entre 2019 et 2022. Les inégalités du niveau de vie se sont creusées S’il apparaît que les couches les plus pauvres et les plus riches ont vu globalement leur niveau de vie progresser, il ressort en revanche que « la classe moyenne n’a pu bénéficier ni des fruits de la croissance ni des politiques de redistribution », a fait savoir l’institution. Par conséquent, « les inégalités du niveau de vie, mesurées par l’indice de Gini, se sont creusées entre 2014 et 2022, passant de 39,5% à 40,5%, après avoir enregistré une diminution à 38,5% en 2019 », a-t-elle conclu. Par ailleurs, les disparités entre les milieux urbain et rural, mesurées par le rapport entre le niveau de vie moyen des citadins et celui des ruraux, sont restées stables à 1,9 fois entre 2014 et 2022, après avoir été réduit à 1,8 fois en 2019. Une note d’optimisme pointe toutefois dans la note du HCP : le taux de pauvreté absolue a globalement reculé entre 2014 et 2022, passant de 4,8% à 3,9% après avoir atteint un taux de 1,7% en 2019 ; la pauvreté multidimensionnelle a considérablement diminué, passant de 9,1% en 2014 à 5,7% en 2022, Alain Bouithy La part des dépenses alimentaires en hausse et celle des loisirs en baisse Concernant les dépenses dans le budget total des ménages, la part des dépenses alimentaires a augmenté de 37% en 2014 à 38,2% en 2022 ; les dépenses d’habitation et d’énergie sont passées de 23% à 25,4% ; les dépenses d’hygiène de 2,7% à 3,9% et les dépenses de communication de 2,2% à 2,6%.
Maroc: La masse monétaire aurait progressé de 7,1% au quatrième trimestre 2024

Elle devrait évoluer au même rythme de croissance au premier trimestre 2025 La masse monétaire se serait accélérée au quatrième trimestre 2024, affichant un accroissement de 7,1%, en glissement annuel, après +6,7% au trimestre précédent, selon le Haut-commisssariat au planc (HCP) qui s’attend à ce qu’elle évolue au même rythme de croissance au premier trimestre 2025. Au quatrième trimestre 2024, « le besoin de la liquidité des banques aurait enregistré un nouveau pic au dernier trimestre de 2024 et resterait toujours important, bien qu’en décélération comparativement à la même période de 2023, suite au ralentissement de la circulation fiduciaire », a indiqué l’institution dans son point de conjoncture de janvier 2025 notant que Bank Al-Maghrib aurait, ainsi, augmenté le volume de ses financements aux banques. La même source précise que « l’amnistie fiscale, instaurée au mois de décembre 2024, devrait, néanmoins, permettre de renforcer les liquidités bancaires vers la fin de l’année 2024, diminuant ainsi les besoins de refinancement à partir du début de l’année 2025 et stabilisant partiellement le marché monétaire ». Toujours selon les estimations du HCP, les avoirs officiels de réserve auraient, également, accéléré durant la même période, affichant une croissance de 3,8%, de même que les créances nettes sur l’administration centrale qui auraient poursuivi leur augmentation à un rythme soutenu, traduisant une hausse de l’endettement monétaire du Trésor de 7,7%. Au dernier trimestre de l’année écoulée, les créances sur l’économie auraient décéleré, avant de retrouver une croissance plus soutenue au premier trimestre 2025. D’après l’institution, « leur encours aurait, en effet, augmenté de 5,6%, au quatrième trimestre 2024, en glissement annuel, après +6% enregistré un trimestre plus tôt. Cette évolution aurait été principalement imputable à l’inflexion des crédits à la trésorerie des entreprises ». Bank Al-Maghrib aurait, au cours de la même période, poursuivi son cycle d’assouplissement monétaire pour le deuxième trimestre consécutif en 2024. Il avait réduit son taux de 25 points de base à 2,50% au quatrième trimestre, après une première baisse de 25 points de base au deuxième trimestre 2024. Quant aux taux d’intérêt sur le marché interbancaire, ils se seraient stabilisés au niveau du taux directeur, marquant un recul de 29 points de base de leur niveau moyen en variation annuelle; tandis qu’ils auraient en parallèle nettement décru sur le marché des adjudications des bons du Trésor, avec des baisses de 56 points, 78 points et 89 points de base respectivement pour les taux de maturité 1 an, 5 ans et 10 ans, a conclu le Haut-commissariat soulignat que le dirham se serait apprécié sur le marché de change de 3,1% et 2,3% respectivement vis-à-vis de l’euro et du dollar américain. Martin Kam
Maroc. Après une estimation de 3% en 2024: le Produit intérieur brut devrait croître de 3,8% en 2025

L’évolution de l’économie nationale intègre la hausse attendue des impôts et taxes sur les produits nets de subventions, selon le HCP L’économie nationale devrait suivre une trajectoire positive en 2025, selon les projections du Haut-commissariat au plan (HCP) contenue dans son Budget économique prévisionnel 2025. Après sa décélération en 2024, elle devrait se consolider en 2025 suite à une reprise modérée du secteur agricole et à la poursuite des performances des activités non agricoles, a indiqué l’institution publique. Compte tenu de la hausse prévue des impôts et taxes sur les produits nets de subventions de 5% en 2025 après 5,7% en 2024, «le Produit intérieur brut (PIB) devrait croître de 3,8% en 2025 après une progression de 3% estimée en 2024», a estimé le HCP. D’après l’institution, «en valeur, la croissance du PIB devrait passer de 4,5% en 2024 à 5,9% en 2025, donnant lieu à une inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB de 2,1% en 2025 après 1,5% en 2024 ». La campagne agricole 2024/2025 devrait se caractériser par des conditions climatiques relativement plus favorables que celles de la campagne précédente qui a connu un déficit pluviométrique sévère, menant à une production céréalière limitée à 31,2 MQx. En conséquence, sous l’hypothèse d’une production céréalière inférieure à la moyenne, et après un repli de 5% estimé en 2024, «la valeur ajoutée agricole devrait évoluer de 4,1% en 2025». Le secteur primaire devrait s’améliorer de 4,2% en 2025, après une baisse de 4,6% estimée en 2024, contribuant ainsi positivement de 0,4 point à la croissance du PIB après une contribution négative de 0,5 point en 2024, a poursuivi le HCP précisant que cette estimation tient compte d’un accroissement du secteur de la pêche maritime de 6,5% en 2025 après 3,8% estimé en 2024. Soutenues par la dynamique continue du secteur du BTP, des activités minières, et des activités industrielles, ainsi que par la poursuite de la bonne tenue des activités du commerce, du tourisme et du transport, les activités non agricoles devraient évoluer de 3,6% au titre de l’année en cours après avoir affiché une progression estimée de 3,8% l’année précédente. Représentant 59% de la valeur ajoutée secondaire en moyenne entre 2019 et 2023, l’activité industrielle devrait de son côté afficher un accroissement de 3,7% en 2025 après une amélioration attendue de 4% en 2024. En 2025, le Haut-commissariat s’attend à ce que les industries chimiques maintiennent leur dynamique quoiqu’en ralentissement, et que les industries du matériel du transport poursuivent leur dynamisme avec une croissance de l’ordre de 9,6%, tandis que «l’industrie textile devrait continuer de pâtir de la faible compétitivité sur le marché mondial, de la forte dépendance aux marchés européens et de la prédominance des activités informelles, dans un contexte des coûts élevés de l’énergie et de la faiblesse de l’amont textile local ». Quant à l’activité de l’industrie agroalimentaire, elle devrait enregistrer une croissance modérée de près de 1,3% en 2025, contre 0,9% estimée en 2024 et un recul de 0,2% en 2023, suite aux retombées relativement favorables de l’amont agricole. Les activités du secteur du BTP devraient pour leur part poursuivre leur progression avec une croissance de 3,8%, au lieu de 4,2% estimée en 2024 après un repli de 0,4% en 2023. Du Budget économique prévisionnel 2025, il ressort par ailleurs que l’activité minière, fortement liée à l’industrie des produits chimiques, devrait poursuivre son raffermissement avec une croissance de 5,9%, soutenue par la hausse continue de la production marchande du phosphate. Ainsi, «le secteur secondaire devrait afficher une valeur ajoutée en hausse de 3,8% en 2025, après 5,1% estimée en 2024, contribuant ainsi de 0,9 point à la croissance économique nationale au lieu de 1,2 point en 2024 », selon les prévisions. Principalement orienté vers le marché intérieur, le secteur tertiaire devrait continuer de soutenir la croissance économique en 2025, avec une progression de 3,5% au lieu de 3,2% prévue en 2024. On retiendra aussi des prévisions de l’institution que « l’activité du commerce, dont la valeur ajoutée représente 19% du secteur tertiaire en moyenne de la période 2019-2023, devrait s’accroître à un rythme soutenu de près de 2,5% en 2024 et 2025, en liaison avec la croissance de l’activité économique ». Dans ces prévisions, il ressort en outre que la valeur ajoutée du secteur touristique devrait s’améliorer de 7,4% en 2025, au lieu de 7,7% en 2024 après un rebond de 23,5% enregistré en 2023. Cette évolution s’explique par « la performance exceptionnelle des arrivées et des recettes touristiques grâce notamment à l’organisation des manifestations internationales et aux efforts déployés pour promouvoir la destination du Maroc et améliorer son accessibilité », selon le HCP. Alain Bouithy
Maroc: les tensions inflationnistes resteraient contenues au début de 2025, selon le HCP

Les tensions inflationnistes resteraient contenues au Maroc, avec une augmentation des prix à la consommation de 0,7% au quatrième trimestre 2024, après +1,3% au trimestre précédent, a indiqué le Haut-commissariat au plan (HCP) dans son dernier point de conjoncture. Selon les explications de l’institution publique, « cette évolution, attribuable, en partie, à un effet de base élevée, aurait résulté d’une hausse de 0,7% au lieu de +1,4% des prix des produits non-alimentaires et de 0,7% au lieu de +1% des prix des produits alimentaires. » D’après les données recueillies, les prix des produits frais auraient poursuivi leur décrue entamée au début de l’année passée (-0,7 en point de contribution à l’augmentation des prix au quatrième trimestre), sous l’effet de la baisse des prix des légumes frais, après les fortes hausses enregistrées au cours de la même période de 2023. Le HCP note que la diminution des cours internationaux des matières premières énergétiques aurait, pour sa part, induit une contribution négative de la composante énergétique à l’inflation globale (-0,1 point, contre +0,3 point au troisième trimestre). A l’inverse, poursuit l’institution, l’inflation sous-jacente aurait évolué à un rythme légèrement supérieur à celui réalisé un trimestre auparavant, soit +2,5% au lieu de +2,3%, se situant pour le quatrième trimestre consécutif au-dessus de l’inflation globale. Cette évolution s’explique par « la hausse des prix des produits alimentaires non frais, mais également à l’augmentation de 1,4% et 0,6% de ceux des services et des produits manufacturés », a conclu le Haut-commissariat. Martin Kam