France. Cinq bénéfices du concert caritatif de « Solidarité Congo »

PARLONS-EN. . Les rideaux sont tombés sur le mega concert coorganisé à Paris par des stars congolaises et africaines. Il y a eu des moments magiques porteurs de grands messages et il importe de relever quelques avantages d’une pareille production musicale inédite. 1.L’initiative très louable des congolais de la diaspora qui ont compris l’importance de médias dans la conquête des libertés d’un peuple. Au-delà de l’argent à récolter, l’intention de ce concert a été surtout de tenir informer le public du drame qui se déroule en RDC. Ce concert n’est pas qu’un simple concert pour récolter des fonds ni éclater sous une ambiance musicale. Non! Il traduit la détermination de jeunes congolais de la diaspora, vivant en France et ailleurs, soucieux du devenir de leur pays d’origine En parlant haut et fort du génocide congolais et du sort des enfants congolais, ils ont mis sur la place publique ce que le Rwanda et ses parrains ont voulu couvrir d’une omertà jamais pareille. Les effets de cette publicité seront bien entendu incalculables contre le camp adverse. 2.Il va sans dire que ce concert de solidarité Congo va bien au-delà de la sphère musicale. Il faut l’interpréter comme un cri du cœur, un message puissant adressé au monde entier en faveur des millions de victimes de crimes et de violences, la voix des sans-voix en faveur des enfants innocents congolais touchés par les atrocités en RDC ou encore pour ces femmes violées dont deux ont eu le courage de parler durant ledit concert. Ce concert de SOLIDARITÉ est une manière singulière de dire à toutes les victimes : « vous ne serez PLUS JAMAIS SEULS ». 3.Le fait du ralliement à la cause du Congo des stars d’autres pays africains fait du génocide des congolais une AFFAIRE AFRICAINE. Tous les africains, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, savent désormais les causes profondes de la crise congolaise, ses acteurs visibles et invisibles, les pantins et les tireurs des ficelles. Ils en râlent et pour cette raison, il devient très difficile pour Paul Kagame de continuer à utiliser ses habituelles armes de MENSONGE et de RUSE face à une opinion africaine de mieux en mieux informée de ce qui se passe réellement en RD CONGO. 4.Le moment fort de ce concert c’est lorsque maître Gims a fait monter sur scène la jeune artiste gomatracienne, Gloria Bash, qui a chanté sans complexe aucun devant un grand public parisien. L’honneur porté à cette jeune artiste tout comme aux deux mamans jadis violées qui luttent sur place à Goma est un signal fort envoyé à la jeunesse congolaise de l’Est congolais qui subit les affres de la violence et de la guerre. Un message fort comme quoi « Tenez bon devant l’oppresseur. Ne baissez jamais les bras. Criez votre rage mais aussi votre espoir des lendemains meilleurs à Bunagana, à Goma, à Bukavu ». Il viendra un moment où l’ennemi du Congo et ses complices intérieurs et extérieurs seront complètement défaits et ce jour-là n’est plus loin. 5.Et in fine, un profond sentiment de gratitude à tous les artistes qui ont tenu à participer à titre gratuit à ce concert. Ils ont inauguré quelque chose de nouveau dans le concept de MUSIQUE DE RÉSISTANCE contre le chaos organisé en Afrique par le nouvel ordre ou plutôt désordre mondial. Gims a raison : « Des actions pareilles, on doit les avoir partout. Il faut multiplier ces genres d’action » pour mobiliser l’opinion internationale autour de la Cause du Congo. Par Germain Nznga
RDC. Ce paradoxe trop congolais

PARLONS-EN. 1. S’il y a un événement qui aura défrayé la chronique cette semaine, c’est bel et bien le retour de Joseph Kabila au pays par la ville de Goma en passant par Kigali. « J’ai foulé le sol de Goma. Mon retour n’est pas une visite, c’est une déclaration. Le temps des silences est révolu. Le peuple congolais mérite qu’on soit là, dans la douleur comme dans l’action. Ce n’est que le début », telles sont ses premières déclarations tweetées de Kabila une fois arrivé à Goma. Il est donc entré sur le territoire congolais par cette ville mise sous le contrôle de M23/ AFC qui ont massacré des milliers de congolais depuis leur prise de Goma tout comme les mêmes M23 avaient constitué en 2016 ce redoutable escadron de mort invité par un certain Kabila décidé de « glisser » et qui leur avait fait appel pour mater le peuple congolais réclamant le respect de la constitution. Facile donc de comprendre pourquoi il a été accueilli chaleureusement par l’actuel gouverneur du Sud Kivu et pourquoi il y pavane librement. Je suis tout de même perplexe quant à la véritable posture actuelle de Joseph Kabila : reste-t-il l’ancien président avec devoir de réserve dans la gestion courante des affaires de l’Etat ou alors a-t-il basculé dans le camp de ceux qui veulent se passer de la constitution pour arracher le pouvoir par la force militaire et … sous l’égide du même Rwanda qui avait accompagné l’Afdl en 1997 avec les lourdes conséquences qui impactent négativement la vie des congolais jusqu’à ce jour. Est-ce au bout de compte la révélation au grand jour d’un Kabila comme le rebelle en chef qu’il n’a jamais cessé d’être? Je reste également perplexe quant à la NAÏVETÉ légendaire de certaines élites congolaises qui ce dernier temps se battent becs et ongles pour ce monsieur dont on connaît des accointances avec l’agresseur rwandais et qui porte lui-même sur ses épaules l’oppression violente des congolais étalée sur 18 ans. On est même ahuri de voir se rallier à Kabila et au Rwanda, des figures de proue de la diaspora, tel Rex Kazadi et les infatigables mamans de Bruxelles et de Paris, rendues célèbres par leurs attaques sur des ambassades congolaises à l’étranger avec l’objectif de faire partir Kabila du pouvoir. Comment m’expliquer ce rétropédalage ? Comment m’expliquer une telle grave amnésie ? Beaucoup d’intellectuels congolais refusent de voir le PIÈGE KABILA, cet ex-président, qui le 12 décembre 2013, prétendait avoir « neutralisé» les M23, mais qu’on voit douze ans plus tard faire allégeance avec les mêmes rebelles M23 qu’il prétendait combattre avant. Pour quel camp travaille-t-il finalement ? Celui de la patrie ou celui qui agresse la RDC et ses institutions ???? Ce refus de la part des congolais de voir ce dangereux piège ne nous entraîne-t-il pas inexorablement vers le schéma de départ en mai 1997 ? 2.Jusque là je savais que mon pays était en crise mais là où le flou a atteint son paroxysme, c’est dans le comportement des parlementaires eux-mêmes censés débattre et remettre le pays sur le bon rail. D’abord le président de la chambre basse, gagnant à lui seul 350.000 $ le mois et qui se plaint publiquement du manque d’enveloppes dans son bureau au moment même où le gouvernement confirme avoir continué à verser les contributions dans le compte de cette institution. Puis hier vendredi c’est au tour d’Elieser TAMBWE de se plaindre sur la place publique en ces termes : « les honorables députés ne savent pas où se faire soigner ». Gavés des salaires bien au-delà du revenu du congolais lambda, ces députés mandatés par le peuple à l’hémicycle du palais du peuple pour défendre ses intérêts vitaux, se mettent à pleurnicher et à faire preuve des caprices puérils là où ils devraient se réunir en congrès extraordinaire pour la levée des immunités de certains parlementaires et sénateurs accusés de HAUTE TRAHISON et autoriser la Cour Constitutionnelle à engager contre eux , des poursuites judiciaires tant il est vrai que ces traîtres ne s’en cachent même plus de travailler pour le camp ennemi. Au final personne parmi ceux qui exercent le pouvoir ne pipe mot et les décideurs politiques semblent s’accommoder au cycle d’émiettement et de balkanisation lente mais sûre du grand Zaïre. C’est comme s’ils étaient fiers d’accomplir par là leur principale mission pour laquelle ils occupent les postes de direction. Par Germain Nzinga
RDC. Simple piqûre de rappel sur le M23-Rwanda Inc.

PARLONS-EN. Simple piqûre de rappel sur le M23-Rwanda Inc. Les informations qui nous parviennent des régions conquises (Nord et Sud-Kivu) par les Rwandais et leurs pantins du M23 assaisonnés à la sauce Corneille Nangaa sont alarmantes. J’ai beau critiquer Félix Tshisekedi et son régime, mais quand je vois ce qui se passe dans le Grand-Kivu, je ne peux m’empêcher de penser aux invasions rwando-ougandaises de 1996 et 1998. Ce qui se passe actuellement à Goma et Bukavu rappelle en effet les sombres moments de l’histoire du Congo-Zaire. D’aucuns diront que l’UDPS, le parti au pouvoir, entretient aussi une milice (les soi-disant « Forces du progrès » affiliées au régime de Félix Tshisekedi) tout aussi intolérable et violente que le M23. Oui, dans une certaine mesure. Mais même si le M23 est la version rwandaise de la milice « Forces du progrès », les deux mouvements terroristes ont quand même des modes opératoires relativement différents. Il ne s’agit pas ici de relativiser quoi que ce soit, mais de rappeler que le M23, c’est le masque derrière lequel se dissimulent les acteurs des génocides qui ont touché et continent de marquer la région martyre des Grands Lacs depuis la création, quelque part en Ouganda, à la fin des années 1980, de leur mouvement, le Front patriotique rwandais (FPR), le parti au pouvoir à Kigali dirigé par un certain Paul Kagame. Une simple piqûre de rappel. Désolé de ne pas parler de Corneille Nangaa. C’est juste un garçon de course dans l’histoire, et il ne peut pas dire le contraire. Je bois mon lait nsambarisé… Patrick Mbeko
RDC. La fondation Issa Hayatou plaide pour l’exclusion du Rwanda de toutes les compétitions sportives internationales

La Fondation internationale Issa Hayatou appelle la Confédération africaine de football (CAF), la Fédération internationale de football Association (FIFA) et le Comité international olympique (CIO) à exclure le Rwanda de toutes les compétitions sportives internationales en raison des crimes commis par son armée et ses alliés du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une conférence de presse tenue le 22 février à Kinshasa, Anoi Niniba Castro, président de la fondation, a formulé cette demande et a exprimé la solidarité de cette organisation envers la RDC face à l’agression du M23. Il a souligné que le Rwanda soutient ce groupe armé qui cause des souffrances considérables à la population congolaise dans la partie est du pays. « La Fondation Internationale Issa Hayatou rappelle que la Russie pour avoir envahi l’Ukraine a été exclue de toutes les compétitions de la FIFA. Au regard de ce qui précède, nous demandons à la Confédération africaine de Football d’exclure le Rwanda de toutes les compétitions sportives. Nous invitons aussi la FIFA d’agir comme elle l’a fait pour la Russie. La fondation a donc décidé de saisir ces institutions sportives ». M. Castro a insisté sur la nécessité d’une réponse internationale face aux violations des droits humains en RDC et a appelé la Cour pénale internationale (CPI) se saisir du dossier des crimes commis en RDC, à émettre un mandat d’arrêt contre le président rwandais Paul Kagame et Corneille Nanga, chef de l’Alliance fleuve Congo, (AFC), engagée aux combats aux côtés des rebelles du M23 dans le Nord et Sud-Kivu. La situation sécuritaire dans l’Est de la RDC continue de se détériorer, avec des appels pour un retrait des forces rwandaises et un soutien accru aux forces armées congolaises. A cause de l’occupation des villes de Goma et Bukavu, le championnat national de Ligue 1 de la RDC connaît des dysfonctionnements. Trois équipes ne peuvent pas y participer : les Dauphins Noirs de Goma, le FC Étoile du Kivu et le DC Bukavu Dawa. En parallèle, tous les championnats des ligues de football du Nord et Sud Kivu sont à l’arrêt. Certains joueurs ont été blessés par balles. Radio Okapi
RDC: Félix Tshisekedi veut former un Gouvernement d’union nationale pour faire face aux menaces pesant sur le pays

ACTUALITE. Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a annoncé samedi 22 février, son intention de former un Gouvernement d’union nationale. Au cours d’un échange avec des députés et sénateurs de la majorité, le chef de l’État congolais « a annoncé, aux membres de sa famille politique, son projet de formation d’un Gouvernement d’union nationale, symbole d’une coalition nationale contre l’ennemi de la République démocratique du Congo (RDC), a rapporté l’Agence Congolaise de Presse (ACP). Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une coalition visant à faire face aux menaces pesant sur le pays a indiqué le président congolais soulignant l’importance de cette démarche pour renforcer l’unité nationale face aux défis sécuritaires. Dans cette perspective, Félix Tshisekedi a déclaré qu’il chargera, dans les prochains jours, son conseiller spécial d’approcher d’autres acteurs politiques congolais qui ne défendent pas les intérêts étrangers, afin de les inviter à rejoindre cette coalition qu’il veut nationale, forte et indivisible pour faire front face à l’ennemi. Appelant à l’unité et au dépassement des clivages internes, le président de la RDC a insisté sur la nécessité de « surpasser nos égos, nos élans tribaux et nous unir parce que l’ennemi veut de cette division justement et il joue sur cette corde sensible pour ne pas avoir en face de lui des Congolais debout, déterminés. Notre force, c’est d’être déterminés », a-t-il déclaré rappelant aux membres de sa famille politique que « Nous appartenons à une seule et unique Nation, la RDC » et « Notre force réside dans notre unité et notre engagement collectif. » Adrien Thyg
Médias : Revue de presse du 17 au 20 février (RD Congo)

RADIO OKAPI : Le porte-parole des opérations militaires dans le Grand Nord, Colonel Mack Hazukayi, a assuré que l’armée a frappé son ennemi après avoir reçu l’appui des avions de guerre. Il confirme que les opérations se poursuivent. Le Colonel Mack Hazukayi a appelé les soldats ayant fui les combats et errant dans Lubero-Centre à regagner au plus vite le front pour défendre la patrie. RT FRANCE : La ministre congolaise des Affaires étrangères a salué la décision du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) sur l’ouverture d’une «enquête sur les exactions dans l’est de la RDC», ainsi que l’appel de la Cour pénale internationale (CPI) pour recueillir des éléments de preuve sur ces crimes afin de traduire les responsables en justice. Thérèse Kayikwamba a exprimé l’appui de son pays à la résolution du Parlement européen demandant la «suspension de l’accord sur les matières premières entre l’Union européenne (UE) et le Rwanda, signé en février 2024, alors que Kigali armait le M23». AFRICA NEWS : Les routes étant en mauvais état dans la majeure partie de l’est de la RDC, les petits bateaux qui sillonnent le lac Kivu restent le principal moyen de transport des personnes dans cette région troublée par des décennies d’instabilité. Les rebelles soutenus par le Rwanda se sont emparés des deux villes clés de l’est du Congo, riche en minerais, en moins d’un mois. JEUNE AFRIQUE : « Nous ne connaissons pas les intentions profondes du M23 et de leur soutien, jusqu’où ils iront et pourquoi », mais « le risque d’un embrasement régional est plus que jamais réel », a notamment déclaré devant le Conseil de sécurité l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Huang Xia. TV5 MONDE : Après avoir rétabli la sécurité à Bukavu, ville d’un million d’habitants tombée sans résistance de la part des forces armées congolaises (FARDC) mais où des miliciens et civils armés ont semé la terreur jusqu’à lundi notamment par des pillages, le M23 s’attaque à l’assainissement. DW : Selon des sources militaires, des milliers de soldatsougandais sont déployés en Ituri dans le cadre de l’opération shujaa. Cependant, il y a lieu de s’interroger sur l’accord qui lie Kinshasa à Kampala dans le cadre de cette opération conjointe. Pour le professeur Kristof Titeca qui enseigne à l’université d’Anvers en Belgique, les circonstances de l’accord entre la RDC et l’Ouganda ne sont pas très claires. Et la position de Kampala dans la crise actuelle reste ambiguë. RFI : Des tirs sporadiques ont éclaté dès 7 heures mercredi 19 février dans le centre d’Uvira, paralysant tout mouvement, y compris celui des ambulances. Selon des sources locales, il s’agissait d’accrochages entre militaires congolais et miliciens Wazalendo… explique cet habitant. ONU INFO : Le groupe armé fait notamment obstacle aux efforts de la MONUSCO visant à évaluer les dégâts à l’aéroport de Goma et à aider à l’élimination en toute sécurité des munitions non explosées dans la capitale du Nord-Kivu. Les rebelles ont également empêché la MONUSCO de réapprovisionner en eau les troupes de la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en République démocratique du Congo (SAMIRDC). AFRICANEWS : Si un calme précaire règne, la méfiance persiste. Le M23 traque les groupes armés locaux, accusés de pillages, mais des témoignages font état d’arrestations arbitraires et d’exactions. La Croix-Rouge signale des blessés graves et des corps sans vie dans les rues. Adrien Thyg
L’opposition du Congo-B par la voix de Guy Mafimba se démarque de Denis Sassou Nguesso en apportant son soutien à la RDC agressée

Brazzaville – Kinshasa, une solidarité historique face aux défis géopolitiques Face à la crise persistante à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), l’opposition congolaise de Brazzaville a réaffirmé son soutien indéfectible au peuple congolais et à son gouvernement. Cette prise de position survient après le rejet massif par la population des accords jugés illégaux entre Denis Christel Sassou N’Guesso et Paul Kagame. Guy Magloire Mafimba Motoki, coordinateur du Projet Commun pour la Renaissance du Congo (PCRC), a exprimé cette solidarité lors de son passage à l’émission L’Europe parle aux Congolais, animée par Lilo Miango. Avant d’aborder les questions politiques, il a tenu à rendre hommage aux Forces Armées de la RDC (FARDC) et aux civils qui luttent chaque jour pour préserver l’intégrité territoriale du pays. Une fraternité enracinée entre les deux Congo Les liens entre la République du Congo et la RDC sont profonds et historiques. Ils reposent sur des bases culturelles, linguistiques et géopolitiques communes. « Sans la Conférence de Berlin de 1885, nous serions un même peuple », rappelle Mafimba. Selon lui, la stabilité de la RDC est un élément clé pour la prospérité du Congo-Brazzaville, qui ne peut rester indifférent face aux attaques perpétrées par le Rwanda de Paul Kagame via la milice M23. Le rejet des accords de coopération avec Kigali Le 12 avril 2022, Denis Christel Sassou N’Guesso et Paul Kagame avaient signé plusieurs accords, dont des accords militaires, suscitant un vif rejet au sein de la population congolaise de Brazzaville. Guy Mafimba, qui avait dès le départ dénoncé ces accords, les considère comme une menace pour l’indépendance et la sécurité des deux Congo. Il affirme que ces engagements cachent un agenda visant à transformer Brazzaville en un point stratégique contre Kinshasa. Un avertissement pour Brazzaville Selon Mafimba, les manœuvres de Paul Kagame en RDC pourraient se répercuter sur le Congo-Brazzaville, notamment à l’approche des élections. Il appelle la population à une vigilance accrue et souligne l’importance stratégique de la RDC dans la sous-région, aussi bien sur le plan économique qu’environnemental. Le fleuve Congo, le bassin du Congo et la Rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, sont autant de richesses partagées entre les deux pays. Paul Kagame, un acteur à contrer L’opposant congolais accuse Paul Kagame de jouer un rôle déstabilisateur dans la région, au service d’intérêts étrangers cherchant à balkaniser la RDC. Il insiste sur la nécessité de combattre cette influence sur trois fronts : médiatique, diplomatique et militaire. Un appel à l’unité et à la résistance Guy Mafimba conclut en exhortant les Congolais à l’unité contre ces accords jugés léonins et à œuvrer pour une coopération renforcée avec la RDC. Son mouvement, le Projet Commun pour la Renaissance du Congo, ambitionne de prendre le pouvoir à Brazzaville pour annuler ces accords et établir une alliance durable avec Kinshasa. Alors que les tensions persistent dans la région, cette solidarité exprimée par l’opposition congolaise marque une étape clé dans les relations entre les deux pays, unis par une histoire commune et un avenir interdépendant. En conclusion, Guy Magloire Mafimba dans son analyse prospective s’inscrit dans le registre de « la Renaissance Africaine » développée par le président Thabo Mbeki, en cela, la RDC est l’allié naturel, historique, géopolitique et geostrategique privilégié du Congo-B. Nous nous alignons de ce fait sur le rêve caresser par Patrice Lumumba, Marien Ngouabi, Agostino Neto, Samora Machel, Sam Mojoma, Robert Mugabe, Julius Nyerere et Nelson Mandela dont le legs politique est la construction d’une Afrique libre, forte et prospère avec entre autres la RDC comme pôle de croissance. Fredrich Gunther Mbemba
RDC: les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, … exigent le retrait immédiat de l’armée rwandaise

Le Groupe de contact international pour la région des Grands lacs, auquel participent des représentants de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, des États‑Unis, de la France, des Pays‑Bas, du Royaume‑Uni, de la Suède, de la Suisse et de l’Union européenne, demande à l’armée rwandaise (FDR) de se retirer sans plus attendre de la RDC. Dans une déclaration publiée ce mercredi 19 février, ce groupe exprime sa plus vive préoccupation en ce qui concerne la situation dans l’est de la RDC. Il souligne par ailleurs qu’il ne saurait y avoir de solution militaire au conflit et appelle les parties à donner la priorité à un engagement diplomatique et politique. « Nous condamnons vigoureusement l’offensive continue du M23/de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et de la Force de défense rwandaise (FDR) dans le Nord‑Kivu et le Sud‑Kivu, ainsi que la prise récente de l’aéroport de Kavumu et de la ville de Bukavu. Nous appelons le M23/AFC à cesser immédiatement leur offensive et à se retirer de l’ensemble des territoires dont ils ont pris le contrôle, y compris de la ville et de l’aéroport de Goma», indique la déclaration. Selon ces pays, l’offensive continue du M23/AFC et de la FDR compromet les efforts régionaux de paix. Ils exhortent toutes les parties à appliquer « sans délai ni condition le cessez‑le‑feu » et appellent tous les groupes armés, dont le M23, à déposer les armes et à renouer le dialogue afin de mettre fin à la violence et de protéger les populations civiles. Le Groupe de contact international pour la région des Grands lacs condamne avec la plus grande fermeté les violations graves du droit international humanitaire et des droits humains. Il souligne qu’il est impératif que l’intégralité des accusations de violations et d’abus fassent l’objet d’enquêtes approfondies, que les victimes soient reconnues et soutenues et que les responsables répondent de leurs crimes. Radio Okapi