RD Congo. Fally Ipupa invité au déjeuner des stars NBA Africa 2025 aux USA

Le chanteur Fally Ipupa de la République Démocratique du Congo a été invité aux Etats-Unis pour agrémenter la NBA Africa All-Star Luncheon 2025 (déjeuner africain des stars du basketball) prévu le 16 février à San Francisco, selon un communiqué consulté samedi par l’ACP. « Le sensationnel chanteur Fally Ipupa de la République Démocratique du Congo est le principal artiste du déjeuner africain de cette année à la NBA aux Etats-Unis », a-t-on lu. Et d’ajouter : «« restez à l’écoute pendant que nous célébrons la beauté, la culture et la puissance de l’Afrique avec un événement rempli de stars qui mettra en valeur le génie musical de l’une des plus grandes stars d’Afrique » La même source a révélé que cet événement qui met les meilleurs joueurs de la NBA en lice, du 14 au 16 février à San Francisco, fait partie des programmes sportifs les plus suivis chaque année. De son vrai nom, Ipupa Nsimba Faustin, Fally Dicap surnommé ‘‘Aigle’’ est classé parmi les 50 personnalités les plus influentes en Afrique, selon le magazine Forbes. Auteur-compositeur, danseur et producteur des musiques, le chanteur congolais défend et contrôle la scène continentale depuis 2020 jusqu’à nos jours grâce à ses œuvres enchanteresses qui captivent les mélomanes africains. Il fait partie des voix dominantes et en vogue qui résonne actuellement dans des grandes manifestations et salles mythiques en Europe et en Afrique où il vient de boucler une tournée musicale par des prestations magistrales. 48 ans d’âge, Fally Ipupa s’est frayé une portion d’estime auprès du grand public sous les ailes du groupe Quartier Latin de Koffi Olomidé, icône de la Rumba congolaise. ‘‘Droit chemin’’ est son premier fleuron artistique en carrière solo qui l’a ouvert les portes pour entrer dans l’univers musical international en 2006. Et depuis, il n’a cessé de briller avec la sortie des autres disques à succès comme ‘‘Arsenal de belles mélodies’’, ‘‘Power kosa leka’’, Tokoss 1&2’’ jusqu’à atteindre l’orbite avec ‘‘Formule 7’’, actuellement sur le marché. Plusieurs prix et trophées remportés font de lui le chanteur le récompensé de l’histoire de la musique congolaise. Défenseur de causes humanitaires, Fally est aussi réputé dans le monde pour ses actions caritatives à travers une fondation qui porte son nom. C’est grâce à ses œuvres de charité visant à apporter les sourires aux défavorisés en Afrique que l’Unicef l’a désigné son ambassadeur en 2021. ACP/C.L.
RD Congo. Instant détente avec Fally Ipupa & René Soso Pembé dans « 207 »
RDC/Sénégal. Instant détente avec Fally Ipupa dans « Migrants des rêves » ft. Youssou Ndour (Clip officiel)
RD Congo. Il a eu raison d’annuler son concert à Goma

PARLONS-EN. Enfin vient de tomber la nouvelle d’annulation de son concert VIP dans les villes de Goma et de Bukavu. Que ce soit pris en âme et conscience par amour patriotique ou sous la pression de la société civile et de nombreuses organisations non gouvernementales ayant manifesté contre la tenue de ce concert, cette décision était plus qu’obligatoire principalement pour les deux raisons ci-après. Primo, tous les congolais savent que la ville de Goma pleure encore ses 35 filles et fils tombés sous les bombes ennemies. Tous savent que la ville de Goma est présentement encerclée par des troupes militaires étrangères, prêtes à l’investir pour l’occuper comme elles l’ont fait à la cité Bunagana passée depuis deux années déjà sous le contrôle total des puissances étrangères. Organiser ainsi un concert musical à Goma pour divertir ses habitants et les faire danser de “joie” équivaudrait ainsi à une acte irresponsable de haute trahison qui consisterait à distraire les masses populaires et à les empêcher d’organiser leur RÉSISTANCE farouche contre l’ennemi tapi à leur porte. Secundo, la date même choisie pour le concert dans cette ville de Goma (c’est-à-dire le 17 mai)est en soi problématique et problématisante. Problématique parce que les troupes militaires entrées à Kinshasa ce jour-là en vue de chasser le maréchal Mobutu n’avaient aucunement l’objectif de libérer le Zaïre mais plutôt de le mettre sous coupe réglée du Rwanda, de l’Ouganda, des multinationales et des puissances occidentales qui agissaient et continuent à agir par procuration. Problématisante car cette date de 17 mai 1997 sonne précisément comme le début de l’OCCUPATION de la RDC par des armées étrangères, de sa SOUMISSION totale à l’ordre impérial et de la PERTE de sa souveraineté nationale. Voici la vérité que tout congolais encore lucide doit avoir en tête : ce 17 mai n’est pas et ne sera jamais un jour de fête pour les congolais avertis mais au contraire un jour de DEUIL et de COLÈRE des congolaises et des congolais encore décidés de reprendre en main le contrôle de leur destin. Danser la rumba en un tel jour c’est la pire des injures faites aux millions de victimes congolaises tombées sous les balles ennemies à cause de faux libérateurs entrés ce jour-là, comme des loups dans la bergerie, sur la terre de nos ancêtres. Germain Nzinga
Congo. Instant détente avec FANIE FAYAR dans « Migrant des rêves » (Cover/Reprise/Remake)
RD Congo. Fally Ipupa, véritable tycoon de la rumba congolaise moderne?

MUSIQUE. C’est du moins ce qu’affirme dans un article récent le magazine culturel français Télérama qui dépeint la star afro-congolaise comme le nouveau prince de la rumba congolaise. Pour l’hebdomadaire fondé en 1947 par Georges Montaron, Fally Ipupa « est à la fois l’héritier de vieilles légendes congolaises nommées Tabu Ley Rochereau ou Franco Luambo, et le parrain d’une large partie du rap hexagonal ». Le magazine va plus loin en qualifiant d’empereur des stades le chanteur, producteur et homme d’affaires de 45 ans, « mais aussi d’enjailleur des princes (de Monaco) et des présidents (Joe Biden) ». Bref un « véritable tycoon de la rumba congolaise moderne ». De quoi faire taire sino donner du grain à moudre à ses détracteurs congolais, fans (congolais) d’autres grosses pointures de la scène musicale congolaise, qui lui cherchent continuellement les poux dans la tête. Quoi qu’il en soit, le magazine salue les « collaborations prestigieuses » de l’ancien sociétaire du célèbre groupe Quartier Latin de Koffi Olomidé, « son afro-pop mâtinée de rap et de R’n’B » et constate que « l’empereur de la rumba congolaise Fally Ipupa a conquis le monde ». Une prouesse réalisée « en se tenant à distance des tensions de son pays », souligne-t-il toutefois. Ne remplit pas La Défense Arena qui le veut! Patricia Engali
RDC/France. Fally Ipupa, Emmanuel Macron et les absurdités des «combattants»

TRIBUNE. Mes deux derniers billets sur le concert de Fally Ipupa à Paris La Défense Arena ont suscité de nombreuses réactions et interrogations. Des compatriotes m’ont écrit et même appelé pour me faire comprendre que ma position « fragilisait le combat ». Ne sachant pas vraiment de quel combat il s’agit et ne pouvant pas répondre à chacune des questions et observations formulées, je vais me limiter à corriger certaines affirmations gratuites que j’ai pu lire et entendre ici et là. Je vais également tordre le cou à certaines absurdités que propagent les «combattants» sans une once d’intelligence et de jugeote. Comme je l’ai déjà souligné, Fally Ipupa a, de mon point de vue, gagné son pari face au mouvement des « combattants », qui avaient promis de perturber son concert. C’est une évidence, n’en déplaise à celles et ceux qui refusent de voir la réalité en face. Depuis samedi, on entend dire ici et là que sans le soutien du président français Emmanuel Macron, Fally n’aurait pas donné son concert. Certains ont attribué la débandade des «combattants» à l’important déploiement des forces de l’ordre aux abords de la salle de spectacle Paris La Défense Arena. D’autres sont allés plus loin en expliquant que le concert de Fally Ipupa avait une dimension politique importante, liant l’évènement aux enjeux géopolitiques dans la région des Grands Lacs. Qu’en est-il dans les faits ? S’agissant du prétendu soutien qu’aurait apporté Emmanuel Macron au concert de Fally Ipupa, aucun élément objectif ne permet de soutenir une telle assertion. Se baser sur la rencontre entre Macron et Fally à Kinshasa pour affirmer cela est un raccourci hasardeux. Ce que le président français a fait lors de son passage à Kinshasa, c’est de servir d’une figure populaire africaine pour mieux se vendre auprès des opinions publiques congolaise et africaine. C’est une simple opération de relation publique à laquelle l’on a assisté. La preuve en est que l’équipe de M. Macron avait également sollicité l’artiste Maître Gims, qui avait décliné l’invitation. En fait, c’est Fally qui n’avait pas compris que sa présence auprès de Macron (qui ne le connaissait peut-être pas avant son déplacement en RD Congo) s’inscrivait dans le cadre d’une opération de relation publique qui ne dit pas son nom. La plupart des États puissants disposent, pour leur puissance et leur diplomatie, d’un arsenal varié de moyens qui permettent de contraindre, d’inciter ou de…SÉDUIRE. C’est ce qu’on appelle la «diplomatie d’influence». La musique, le sport, le cinéma (des éléments du soft power) sont au cœur de cette stratégie diplomatique. La récupération des personnalités populaires [à des fins politiques] est un élément essentiel de celle-ci. Aussi vieille que la prostitution, elle a été mise en œuvre dans plusieurs coins du globe. Pendant la Guerre froide par exemple, les États-Unis (via le département d’État) ont sollicité de grands noms du jazz pour vendre l’«American way of life » au reste au monde dans le cadre de leur propagande contre l’Union soviétique. Emmanuel Macron n’a donc rien inventé. Penser qu’il est l’ami de Fally ou qu’il serait intervenu pour soutenir le concert de celui-ci, comme l’affirment certains, est tout juste stupide. Le pire dans cette histoire, c’est qu’on débite des absurdités sans se poser la question de savoir ce que gagne l’Hexagone dans cette affaire de concert. Quel dividende le concert d’un Fally Ipupa, qui rassemble davantage de jeunes gens originaires de toute l’Afrique, peut-il rapporter à un pays comme la France sur le plan diplomatique et stratégique ? Quel rapport y a-t-il entre ce concert et les enjeux géopolitiques auxquels le Congo est confronté ? C’est en lisant certains compatriotes que l’on prend la mesure du niveau d’ignorance et d’imbécillité qui règne dans une partie de la diaspora congolaise. S’agissant de la question sécuritaire, je vais répéter ce que j’ai dit à une compatriote dans mon précédent post. Tout État sérieux se soucie d’assurer la sécurité des biens et des personnes contre toutes les formes de danger. Ayant en mémoire les évènements de 2020 lors du concert de Fally Ipupa à Bercy, les autorités françaises ont pris leurs responsabilités pour éviter tout dérapage aux abords de Paris La Défense Arena. C’est une question de bon sens qui ne mérite même pas de débats inutiles. Tenez. Durant l’Acte 3 du mouvement des « Gilets jaunes » en décembre 2018, l’État français avait mobilisé 65 000 membres des forces de l’ordre pour faire face aux manifestants. C’est dire. Les « combattants » affirment avoir été surpris par l’imposant déploiement policier aux abords de Paris La Défense Arena. Mais à quoi s’attendaient-ils, eux qui déclaraient sur les réseaux sociaux qu’ils allaient faire du grabuge ? Dans quel pays sérieux les autorités toléreraient-elles que des troubles surviennent dans une agglomération aussi importante que le quartier des affaires ? La « Défense » est le deuxième quartier d’affaires le plus attractif en Europe, après la Cité de Londres, et le 4e dans le monde. Les « combattants » avaient-ils besoin d’un dessin pour comprendre que les autorités françaises n’allaient tolérer aucune manifestation violente dans le périmètre ? On a parfois l’impression d’avoir affaire à des gens dépourvus de raison et de jugement, pour ne pas dire des imbéciles heureux. Certains se sont sûrement crus en RDC où règne la loi du désordre et du chaos partout et à tous les niveaux. Bref. Si Fally Ipupa a réussi son pari face aux combattants, c’est parce qu’il s’est préparé en conséquence… après les évènements de 2020. Tout porte à croire qu’il avait une bonne équipe, alors qu’en face, on avait des individus énervés dépourvus de raison et d’intelligence pour relever le défi auquel ils étaient confrontés. C’est aussi simple que ça, et de toute façon nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude… Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko
RDC/France. Pourquoi Fally Ipupa a gagné face aux « combattants » ?

PARLONS-EN. L’artiste congolais Fally Ipupa a triomphé ce samedi 25 novembre sur la scène de Paris La Défense Arena. Le verdict des fans, de la presse et des observateurs intéressés est sans appel. Du côté du mouvement des « combattants », qui avaient promis de perturber l’évènement, l’heure est à la débandade doublée d’affliction. Ils n’ont même pas eu le temps de se mouvoir et d’agir aux abords de la mythique salle de spectacle parisienne, comme ce fut le cas en 2020 lors du concert du même Fally Ipupa à Bercy. Le déploiement des forces de l’ordre était tel que les « combattants » ont préféré se fondre dans la masse, ruminant avec l’énergie du désespoir leur colère. Sans crainte d’être contredit, on peut affirmer que Fally Ipupa a remporté le bras de fer qui l’opposait à ces compatriotes énervés. Comment comprendre ce revers des « combattants », qui avaient pourtant réussi à faire parler d’eux lors du concert de Fally Ipupa à Bercy, en 2020 ? La réponse se résume en ces quelques mots : absence de stratégie, pour ne pas dire de sérieux et d’intelligence. Il y a un livre de stratégie que j’aime bien et qui s’intitule « L’Art de la guerre », l’intemporelle œuvre d’esprit du général et stratège militaire chinois Sun Tzu. Écrit au Ve siècle avant Jésus-Christ, il est considéré comme le premier livre de stratégie au monde. Bien qu’il soit très vieux, toutes les idées développées dans cet ouvrage restent d’actualité. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce classique de la littérature asiatique est devenu un MUST en matière de stratégie chez les militaires et les chefs d’entreprises. Dans son livre, Sun Tzu énumère cinq éléments pour remporter une bataille : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement et la discipline. En d’autres termes, il faut être guidé par une philosophie, savoir agir au bon moment et au bon endroit, être un bon leader et maîtriser sa stratégie. Quand on analyse la manière dont les « combattants » se sont comportés ces dernières années, on voit bien qu’ils ont manqué de tact et de stratégie. Ils ont fait prévaloir l’émotion et la déraison au détriment de la raison. Ils ont pensé qu’il suffisait de vociférer contre Fally pour remporter la bataille. En fait, à la différence de ce que l’on a pu observer au début du mouvement en 2010, les « combattants » d’aujourd’hui ne sont guidés par aucune philosophie. Le boycottage des artistes ne repose sur rien; il s’apparente davantage à une opération de gesticulation inutile qu’à autre chose. Le leadership est tout aussi déphasé que la philosophie et la stratégie qui auraient dû guider les actions du mouvement, dont le sérieux et la discipline de la plupart des membres se passent de tout commentaire. Par conséquent, pas grand monde dans la diaspora congolaise ne se sent concerné par les gesticulations des « combattants ». Sun Tzu nous enseigne que le plus important dans une guerre n’est pas d’enchaîner les victoires, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre. Les « combattants » auraient pu atteindre leur objectif sans nécessairement aller à l’affrontement avec Fally. Pour cela, il aurait suffi d’en faire un allié, de lui proposer de donner une tribune aux « combattants » pour s’exprimer sur leur combat et sur la situation en RD Congo. L’impact aurait été immédiat et les « combattants » se seraient tirés à bon compte. Mieux, on aurait parlé d’eux (positivement) en dehors de la «frontière» diasporique congolaise. Hélas ! La bataille a été perdue, et au risque de me répéter, l’heure de l’introspection a sonné pour le mouvement des « combattants ». Faute de quoi il disparaitra des radars et des esprits sans laisser de trace… Par Patrick Mbeko