Maroc /Premier Forum Régional du Tourisme à Essaouira : Une Mobilisation Exemplaire pour un Tourisme Durable et Innovant

Le premier forum régional du tourisme, organisé par la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de la région Marrakech-Safi, s’est tenu le mercredi 15 janvier à Essaouira, sous le thème: « Pour la durabilité et l’innovation du tourisme dans la région Marrakech-Safi ». Cet événement s’est distingué par une dynamique très positive, réunissant des acteurs publics et privés engagés. Il a également été marqué par la présence de Fatim-Zahra Ammor, Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale et Solidaire, Adil El Maliki, Gouverneur d’Essaouira, Samir Goudar, Président du Conseil régional de Marrakech-Safi, et Kamal Ben Khaled, Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de la région Marrakech-Safi. Dans son allocution, la Ministre a mis l’accent sur les résultats exceptionnels du secteur, avec 17,4 millions de touristes accueillis en 2024. Elle a également souligné l’atteinte anticipée de l’objectif d’accueillir 17 millions de touristes d’ici 2026, et des revenus record de plus de 110 milliards de dirhams. Il est à noter que la région de Marrakech-Safi a déjà vu une augmentation de 32% des arrivées de visiteurs en 2024, portant le total à 4,4 millions, et une hausse de 13% des nuitées. Essaouira, avec son offre diversifiée, a accueilli plus de 106 000 visiteurs l’année dernière, renforçant sa position en tant que destination touristique de choix. Ce forum s’inscrit dans le cadre de la feuille de route 2023-2026 du tourisme qui vise à réinventer le secteur, mettant l’accent sur la connectivité aérienne, les investissements touristiques, la promotion, l’innovation, la durabilité et l’amélioration de l’expérience des touristes. La mobilisation forte de tous les acteurs présents témoigne de l’importance de l’engagement collectif pour soutenir cette feuille de route. Dans ce cadre, des discussions enrichissantes sur les enjeux du secteur ont eu lieu, abordant des thématiques clés telles que le renforcement des liaisons aériennes, le soutien aux investissements dans le secteur ainsi que l’importance de la formation pour développer les compétences nécessaires à une industrie touristique durable.En marge, un salon sectoriel a été organisé, offrant des services aux acteurs pour soutenir le développement de leur activité touristique. Ont également participé à ce forum: Achraf Fayda, Directeur Général de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), Imad Barrakad, Directeur Général de la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) et Redouane Ezzahiri, Directeur des Ressources et de la Formation au sein du Ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale et Solidaire, , ainsi que de nombreux acteurs clés du secteur touristique.
Rabat. L’ONMT et Essaouira distingués par les « Morocco Tourism Awards»

La première édition des «Morocco Tourism Awards», l’événement qui rend hommage aux acteurs les plus dynamiques du secteur touristique, a rendu son verdict lors d’une cérémonie tenue mardi 16 à Rabat à laquelle ont pris part de nombreux et prestigieux invités du monde du tourisme. Adel El Fakir et la cité des Alizées élus Personnalité et Destination de l’année 2023 Directeur général de l’Office national marocain du tourisme (ONMT), Adel El Fakir a été désigné « Personnalité de l’année du tourisme » pour son engagement en faveur du secteur, lors de cette soirée qui récompensait les acteurs, les destinations et les institutions qui se sont démarqués par leur créativité et engagement et qui ont ainsi participé au rayonnement de la marque touristique « Maroc » aussi bien au niveau national qu’international. La ville d’Essaouira a été désignée « Destination de l’année 2023 ». La cité des Alizées a reçu son trophée à travers le conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et président-fondateur de l’Association Essaouira-Mogador. Ce dernier a saisi cette occasion pour rappeler les progrès réalisés par cette ville portuaire et touristique située sur la côte atlantique et dont le rayonnement culturel et artistique a largement dépassé les frontières du Maroc. Le « Prix hommage » a été décerné au président du Groupe Interedec Maroc, Omar Kabbaj, celui de « La Femme de l’année » est revenu à la présidente du Conseil régional du tourisme (CRT) Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Rkia Alaoui. Soulignons que les prix décernés lors de cette première édition, initiés par le média spécialisé Tourisma Post, dirigé par Ahlam Jebbar, et portés par un certain nombre de médias partenaires, récompensaient tous les métiers du secteur : hôteliers, voyagistes, restaurateurs, guides… ainsi que les destinations les plus en vogue. Les « Morocco Tourism Awards», qui ont rassemblé plusieurs acteurs et institutions opérant dans le secteur touristique, ont ainsi récompensé Noury Saladin, DG du Movempick Marrakech, (« L’Hôtelier de l’année »), l’hôtel Fairmont La Marina Rabat-Salé (« L’Etablissement hôtelier de l’année »), Groupe Hivernage Collection (« Le Groupe hôtelier de l’année »), Atlas Voyages (« L’Agence de voyages de l’année ») et S’Tours (« L’Agence DMC de l’année »). Le Prix du « Restaurateur de l’année» a été attribué à la présidente de la Fédération nationale des restaurateurs, Imane Rmili ; tandis que Halaa Benkhaldoun d’Intrepid Travel Morocco et la Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout (Sapst) ont reçu respectivement les prix de « L’Engagement social pour les guides » et « L’Eco-Responsable de l’année ». Naït Othman (PDG Travel Link Morocco) et Hamid Bentahar (président de la Confédération nationale du tourisme – CNT) ont pour leur part été élus respectivement « Le Jeune espoir 2023 » et « Le Leader de l’année ». Il est important de souligner que les lauréats de cette première édition dont l’objectif est de contribuer à la dynamique du secteur ont été sélectionnés lors d’un vote réalisé essentiellement par des journalistes et des patrons de presse de médias nationaux. Un choix justifié pour garantir une certaine neutralité et un regard critique sur le secteur, ont indiqué les organisateurs rappelant que l’année 2023 a été marquée par des réalisations exceptionnelles et des moments inspirants pour le secteur du tourisme, portés par des femmes et des hommes du tourisme engagés. Alain Bouithy
Essaouira se dote d’une antenne d’une école d’ingénierie dès la prochaine rentrée universitaire

Une convention de partenariat visant l’élargissement de l’offre de formation et la promotion de l’enseignement supérieur, à travers la mise en place, dès septembre prochain à Essaouira, d’une antenne d’une école d’ingénierie dans des filières innovantes, a été signée, jeudi à Bayt Dakira, entre l’Université Cadi Ayyad (UCA) de Marrakech, la Fondation de Recherche de Développement et d’Innovation en Sciences et Ingénierie (FRDISI) et l’Ecole d’Ingénieurs en Génie des Systèmes Industriels de Casablanca (EIGSI-Casablanca). Paraphée par MM. André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi et président de la FRIDISI, Moulay Elhassan Hbid, président de l’UCA et Benelmostafa Youssef, directeur général de l’EIGSI-Casablanca, en présence du gouverneur de la province d’Essaouira, Adil El Maliki, du président du conseil communal, Tarik Ottmani, du président délégué de la FRIDISI, Hicham Madroumi, des élus et d’autres acteurs, cette convention vise à donner plus de chance aux bacheliers brillants issus de la province d’accéder à des formations d’ingénierie dans des filières innovantes. S’exprimant à cette occasion, M. Azoulay a indiqué qu’il s’agit « d’un moment à marquer d’une pierre blanche pour Essaouira », tout en qualifiant de vertueux, légitime et tellement attendu ce partenariat. « Dans notre parcours de renaissance et de refondation de la ville, nous avions toujours une case manquante que nous ne pouvions pas cocher dans ce parcours, qui est celle d’apporter une réponse digne et conséquente aux attentes légitimes des jeunes obligés de s’exiler pour poursuivre leurs études », a relevé M. Azoulay, expliquant qu’avec la signature de cette convention prévoyant l’ouverture dès la prochaine rentrée universitaire d’une antenne d’école d’ingénieurs avec une soixantaine de places, selon le modèle de l’EIGSI, Essaouira « vient de franchir une étape déterminante dans ce parcours ».
Maroc : après trois ans d’absence, le grand retour du Festival Gnaoua, à Essaouira
La capitale des Alizés, Essaouira, a accueilli le Roi Mohammed VI

Essaouira, capitale des Alizés, était, le 15 janvier 2920, à un rendez-vous qui restera gravé à jamais dans la mémoire collective des Souiris, à savoir celui de la visite du Roi Mohammed VI, illustrant la forte détermination du Souverain marocain à suivre in situ et in visu les différents chantiers de réhabilitation de la médina de cette ville et témoignant de sa ferme volonté de préserver le cachet architectural de l’anciennement nommée Mogador, de promouvoir son rayonnement culturel et touristique et d’améliorer les conditions de vie et de travail au bénéfice de ses 13 000 habitants. Ville mythique avec une histoire et une expérience singulière en tant qu’espace de cohabitation multiculturelle, Essaouira verra son ancienne médina, restaurée, réhabilitée et mise en valeur à la faveur du programme complémentaire de réhabilitation 2019-2023, dont le coût avoisine les 29 millions d’euros. Ce programme de réhabilitation de la ville d’Essaouira porte sur 26 projets s’articulant autour de quatre principaux axes, à savoir la réhabilitation de l’espace urbain, la restauration et la mise en valeur du patrimoine historique, la promotion de l’accès aux services sociaux et le renforcement de l’attractivité touristique et économique de l’ancienne médina d’Essaouira. Ainsi, la préservation par le Royaume du Maroc de l’héritage juif marocain traduit fortement la place légitime des Juifs dans l’histoire du Maroc, un patrimoine culturel judéo-marocain qui transmet aux nouvelles générations l’héritage du vivre ensemble. C’est dans ce cadre qu’est intervenue la visite que le Roi Mohammed VI a effectuée, le 15 janvier 2020, à l’ancienne médina d’Essaouira, à « Bayt Dakira », un espace spirituel et patrimonial de préservation et de valorisation de la mémoire judéo-marocaine, unique en son genre au sud de la Méditerranée et en terre d’Islam. Ayant pour centre de gravité la Synagogue « Slat Attia », Bayt Dakira est un lieu de mémoire qui raconte par les objets, les textes, la photo et le film l’exceptionnelle saga du Judaïsme dans la ville d’Essaouira et de ses patrimoines : du cérémonial du thé à l’art poétique hébraïque, de l’orfèvrerie du filigrane de l’or et de l’argent à la broderie et à la confection de somptueux caftans, des arts culturels à la littérature et des rituels souiris à la synagogue aux grands comptoirs du négoce qui ont fait le rayonnement de Mogador aux 18ème et 19ème siècles. « Bayt Dakira », présente et explique tous les passages de la vie juive à Essaouira, de la naissance au décès et de la Bar Mitzvah au mariage, mais est également un lieu de pédagogie grâce au Centre de Recherches Haim et Célia Zafrani sur l’histoire des relations entre le Judaïsme et l’Islam et constitue un espace d’échange entre les chercheurs de divers horizons et un espace de partage, de transmission et de résistance à l’amnésie. La visite du Souverain marocain à cet édifice traduit l’intérêt particulier qu’Il accorde au patrimoine culturel et cultuel de la communauté juive marocaine, et sa volonté permanente de préserver la richesse et la diversité des composantes spirituelles du Maroc et de son patrimoine authentique. Depuis 2011, l’héritage hébraïque est inscrit dans la Constitution marocaine. Le texte, unique dans un pays musulman, indique que l’identité du Maroc se nourrit notamment du judaïsme. De fait, les juifs sont présents au Maroc depuis au moins deux millénaires. Après la seconde guerre mondiale, on estime qu’ils étaient près de 300 000. Aujourd’hui, ils ne seraient plus qu’un millier. Au final, cette visite Royale vient donner une forte impulsion aux efforts de mise en valeur de cet espace à haute valeur patrimoniale, témoigne de la volonté constante du Souverain marocain de préserver le cachet architectural de la ville de Mogador, de promouvoir son rayonnement culturel et touristique et d’améliorer les conditions de vie et de travail de ses habitants. Un grand nombre d’habitants, de commerçants et d’artisans de l’ancienne médina d’Essaouira se sont massés tout au long de l’itinéraire emprunté par le Roi Mohammed VI pour exprimer leurs marques de fidélité et de loyalisme au Souverain marocain et leur profonde gratitude pour cette visite attendue. Farid Mnebhi.
Festival Gnaoua: Third World, les ambassadeurs du Reggae à Essaouira

Pour la 22ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, Essaouira accueillera à nouveau de artistes de renommée, qui partageront leur univers en entraînant le public souiri sur le fabuleux chemin de l’imaginaire musical. Samedi 22 juin, c’est la célèbre formation jamaïcaine Third World qui fera vibrer le cœur de la ville sous les sonorités reggae, ce style musical qui a connu la consécration en novembre 2018, puisqu’il a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Des chansons mythiques telles queNow That We Found Love, Try Jah Love, ou96 Degrees In The Shade résonneront sur la scène Moulay Hassan. Après 45 ans d’existence, ceux que l’on surnomme « les Ambassadeurs du reggae », restent l’un des groupes les plus populaires de la Jamaïque. Mélangeant des rythmes R & B, funk, pop, rock et, plus tard, dancehall et rap, le style de Third world est qualifié de « reggae-fusion ». Une musique qui, tout en restant fidèle aux racines culturelles et ancestrales de ses membres, fait encore progresser la musique d‘avant-garde dans le monde entier. Créé en 1973, Third world a tourné et enregistré avec les plus grands, notamment la première tournée mondiale de Marley en 1978, l’ouverture du premier concert des Jackson 5 en Jamaïque ou encore une tournée américaine avec le légendaire guitariste Santana. Avec leurs 10 nominations aux Grammy Awards et un catalogue à succès sur quatre décennies (plus de 30 albums), les récompenses de Third World incluent, entre autres, la Médaille de la paix des Nations Unies de 1986, le prix Jamaica Music Industry Awards du meilleur groupe de musiciens, en novembre 2009 à la Brooklyn Academy of Music (BAM). En 2012, le groupe s‘est vu décerner le prix Ambassadeur aux Caribbean American Heritage Awards à Washington, DC.
Maâlem Hamid El Kasri & Susheela Raman: Voix d’or et de velours à Essouira

Samedi 22 juin, la 22ème édition du festival Gnaoua invitera le public au voyage avec une fusion inédite entre la chanteuse britannique d’origine tamoule Susheela Raman et le Maâlem Hamid El Kasri. Deux artistes à l’audace musicale reconnue, deux voix exceptionnelles et deux univers empreints de spiritualité : La voix envoûtante de Susheela Raman, qui explore les genres à travers les continents, croisera le talent charismatique de Maâlem Hamid El Kasri, pour se parler, fusionner et nous enchanter. Chanteuse et compositrice, Susheela Raman est native de Londres, de parents tamouls. Elle a grandi en Australie où ses parents ont entretenu son lien avec l’Inde en lui faisant étudier la musique carnatique (chant classique du sud de l’Inde). Adolescente, elle s’est plongée dans la soul, le blues et le rock avant d’aller explorer une tradition différente de la musique indienne : les chants extatiques dévotionnels tamouls. Susheela a multiplié ses voyages en Inde, où elle passe chaque hiver, pour y récolter des graines fertilisantes pour sa musique, une fusion fourmillante d’inventions, conçue avec son compagnon et guitariste Sam Mills. Qualifiée par le journaliste Patrick Labess du quotidien Le Monde comme une artiste d’une intensité « tellurique » et « magnétique », Susheela évolue entre les genres et au-delà des frontières avec une grâce déconcertante. Avec plus de 7 albums à son actif, Susheela propose un univers musical qui se décline en un groove ethno-pop souvent rock’n’roll. Face au charisme, l’expérience et à la voix singulière du Maâlem Hamid El Kasri, cette fusion saura apporter une belle dimension pour une rencontre musicale envoûtante. Samedi 22 juin (Scène Moulay Hassan) 20h00 : Maâlem Abderrazak El Hader 21h10 : Susheela Raman 22h20 : Maâlem Hamid El Kasri 23h40 : Fusion Maâlem Hamid El Kasri & Susheela Raman.
Festival Gnaoua: La cité des alizés accueille les princes du désert, Tinariwen

Lors de la 22ème édition du festival Gnaoua Musiques du Monde d’Essaouira, la musique, cette langue universelle, se parlera sur tous les tons et toutes les sonorités. En effet, bien au-delà de simples groupes musicaux, cette année, ce sont des univers musicaux qui sont à l’honneur, nés de cultures ancestrales qui survivent au temps. Ainsi, vendredi 21 juin, sur la scène Moulay Hassan, le public aura rendez-vous avec le collectif Tinariwen, qui, bien plus qu’un groupe classique, est devenu un véritable mouvement culturel, originaire de l’Adrar des Ifoghas, un massif saharien situé entre le nord du Mali et le sud algérien. Tinariwen est le fruit de la rencontre de trois Touaregs, Ibrahim Ag Alhabib, Hassan Touhami et Inteyeden Ag Ableline, dans le désert de Tamanrasset, au Mali. La naissance du groupe Tinariwen en 1982 est liée à la situation d’exil du peuple touareg. Le groupe, du nom de Taghreft Tinariwen (qui signifie «l’édification des pays»), s’est tout d’abord produit dans cette période d’exil. Il évolue par la suite vers une formation complète, et se fait accompagner par des choristes féminines pour mieux mettre en valeur la musicalité du groupe, en la rattachant à celle des campements. « Assouf », leur musique signifie « solitude » et « nostalgie » est une composition qui mêle le blues, le rock et la musique traditionnelle touareg. Leur musique envoûtante et puissante a brisé les frontières. En 2014, le groupe sort l’album « Emmaar » qui compte la collaboration de guitaristes comme Josh Klinghoffer (Red Hot Chili Peppers) et Matt Sweeney (Chavez, Zwan). En 2017, le collectif réalise un 8ème album intitulé « Elwan ». Ce dernier est un hommage aux montagnes sahariennes dans lesquelles les membres de Tinariwen ont grandi et qui se retrouvent depuis cinq années transformées en zone de conflit. Elwan s’inscrit dans la continuité de l’esprit de Tinariwen, un symbole de résistance.