TotalEnergies acquiert 3 start-up du domaine de l’électricité

Pour contribuer à l’accélération de son développement dans les business de l’électricité, TotalEnergies acquiert 3 start-up ayant bénéficié de son programme d’accélération TotalEnergies On, installé à Paris dans les locaux de la STATION F. Le succès des coopérations et des tests menés durant leur participation au programme a conduit TotalEnergies à négocier leur acquisition en vue de les intégrer aux « business units » de la Compagnie avec lesquelles elles ont travaillé. Grâce à l’acquisition de Dsflow, TotalEnergies proposera à ses clients B2B multisites grands consommateurs d’électricité une solution SaaS (Software-as-a-Service) innovante pour piloter leurs actifs en temps réel et ainsi optimiser leur stratégie d’approvisionnement. TotalEnergies a également décidé d’intégrer la plateforme logicielle développée par NASH Renewables afin d’optimiser les paramètres de conception et d’exploitation de ses projets renouvelables, dans une approche design-to-value. En tenant compte de l’impact des spécificités géographiques des sites sur les prix marchants effectivement capturés, cette plateforme permettra à TotalEnergies d’améliorer leur rentabilité, contribuant ainsi à l’objectif de la Compagnie d’atteindre une rentabilité (ROACE) de l’ordre de 12 % d’ici 2028 pour ce secteur d’activité. TotalEnergies améliorera la performance de ses opérations de trading grâce à l’internalisation des solutions d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle de Predictive Layer. Celles-ci permettent notamment de réaliser des projections sur les prix de l’énergie, que ce soit sur les marchés physiques ou les marchés dérivés, ainsi que d’autres modélisations sur mesure de la demande, de l’offre, de la production, ou encore du trading autre que de matières premières. TotalEnergies prend par ailleurs le contrôle de Time2plug (avec une participation de 56 %) afin de faciliter et d’accélérer le déploiement en France de points de charge de véhicules électriques pour ses petits clients B2B, notamment grâce à la marketplace de la start-up sur laquelle les clients peuvent obtenir des devis instantanés et faire appel au réseau d’installateurs certifiés. Le tout de manière particulièrement efficace grâce à la digitalisation de l’ensemble du processus. TotalEnergies a également signé des contrats commerciaux avec 10 autres start-up ayant participé au programme d’accélération pour continuer à bénéficier de leurs innovations. « Nous nous réjouissons de l’acquisition de Dsflow, Nash Renewables et Predictive Layer et souhaitons la bienvenue à leurs équipes qui rejoignent TotalEnergies. Nous sommes également satisfaits du partenariat avec Time2plug. L’ensemble de ces solutions vont nous permettre d’améliorer nos offres B2B, le développement de nos projet renouvelables, nos analyses de marché et le déploiement de points de charge pour véhicules électriques », a déclaré Stéphane Michel, directeur général Gas, Renewables & Power de TotalEnergies.« Ces opérations témoignent de l’efficacité de notre programme d’accélération « TotalEnergies On » qui nous permet d’identifier, d’accélérer et, pour les plus pertinentes, de nouer des partenariats avec des start-up prometteuses. » Depuis son lancement en mai 2022, TotalEnergies On a déjà accompagné 19 start-up durant 2 sessions de 6 mois chacune, et le programme accueille actuellement sa 3ème cohorte, composée de 10 participantes. Ces entreprises travaillent toutes sur des solutions digitales ayant trait à l’électricité : sa production renouvelable ; son stockage ; sa gestion décentralisée ; son trading ; sa commercialisation ; ou encore la mobilité électrique. La 4ème session débutera en avril 2024 : les start-up intéressées sont invitées à envoyer leur candidature d’ici au 26 janvier 2024 via notre site webhttps://accelerator.totalenergies.com.
Congo/Electricité: Mise en exploitation d’une turbine à Ndjéno

L’une des deux turbines de la centrale électrique à gaz de Ndjéno, d’une capacité de production de 50MW a été mise en service, le 10 novembre 2022 à Ndjéno, par le Président de la République Denis Sassou N’Guesso. Elle a été réhabilitée par la société turque Aksa et renforcera de 27% d’énergie au réseau national. Elle est alimentée par le gaz provenant des champs pétroliers des compagnies Total Energies et Eni Congo. Pour le directeur général de la société Aksa Energy Congo, Gôkhan Aybogdi Eagougou, a dit que sa société est très motivée pour le soutien à apporter au Congo en ce qui concerne l’énergie électrique. Le ministre de l’énergie et de l’hydraulique, Emile Ouesso, a quant à lui remercié cette société pour les travaux de réhabilitation de la centrale et les sociétés pétrolières Eni Congo et Total Enegies pour la fourniture de cette centrale à gaz. Les travaux d’extension de la centrale électrique à gaz de Djeno ont été lancés le 21 février 2021 par le président de la République. Il est à souligner que la troisième session de la commission mixte de commerce, de coopération économique et technique entre le Congo et la Turquie a eu lieu du 3 au 5 mai 2021 à Brazzaville, par visio-conférence, en application de l’accord commercial et de coopération économique et technique signé le 28 septembre 2000 à Brazzaville. Le président de la République a également, le 9 novembre 2022, procédé au lancement de la municipalisation pluriannuelle de cette ville et du département du Kouilou. Dégageant les principaux axes de ces travaux, le ministre d’Etat, de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et de l’Entretien routier, Jean Jacques Bouya, a indiqué que ces travaux prévoient la construction d’un palais interdépartemental de la nation, l’achèvement des travaux sur l’avenue de l’aéroport jusqu’au boulevard Charles-De-Gaulle, la construction d’une corniche au bord de l’océan, la construction d’une voie de contournement de la zone économique spéciale de Pointe-Noire, la protection des berges de Loango contre l’avancée de l’érosion marine, la réhabilitation de la gare ferroviaire, la construction d’une gare routière moderne à l’entrée de la ville à Mengo sur la nationale n°1 et autres. Le préfet de Pointe-Noire, Alexandre Honoré Paka, a quant à lui, rappelé quelques repères historiques de la création de la ville. Il a dit en substance que l’histoire des temps modernes de Pointe-Noire commence le 11 mai 1922, conformément au décret de réaménagement de la division administrative du Moyen-Congo et celui autorisant l’ouverture des travaux du chemin de fer de Brazzaville à la côte, déterminant ainsi la ville de Pointe-Noire comme terminus maritime. Souhaitant la bienvenue, le maire de la ville, Evelyne Tchitchelle, a remis le souvenir en place en rappelant que la première expérience de la municipalisation accélérée a débuté au Congo en 2004 à Pointe-Noire, avant les autres départements du pays. Florent Sogni Zaou
Côte d’Ivoire : déjà 260 localités raccordées à l’électricité grâce à un projet de la Banque africaine de développement

Mis en œuvre en Côte d’Ivoire depuis 2019, le Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en milieu rural a déjà permis de raccorder 260 localités au réseau électrique national. Au terme des travaux, prévus pour la fin 2023, ce sont, au total, 460 localités qui seront électrifiées, indique le rapport sur l’état d’exécution et les résultats de la Banque africaine de développement, publié le 29 juillet 2022. D’un coût de 48,51 millions d’euros, le projet est financé à 87 % par le Groupe de la Banque africaine de développement, l’État ivoirien couvrant les 13 % restants. Le projet, à mi-parcours de sa réalisation, a déjà permis de construire 154 kilomètres de lignes haute tension d’une part, et 124 kilomètres de nouveaux postes de transformation haute et basse tension, d’autre part. Aussi, le linéaire de lignes basse tension a-t-il déjà atteint 921 kilomètres et devrait être porté à 1 392 kilomètres pour tenir compte des changements intervenus entretemps dans le déploiement du projet (modifications de tracés, extensions dans les nouveaux quartiers de certaines localités). Quelque 2 302 foyers d’éclairage publics ont déjà été posés, un nombre qui devrait être porté à 32 838 foyers d’ici à la fin du projet, en prenant en compte les extensions dans les nouveaux quartiers périphériques de certaines localités. Le projet a contribué à raccorder 1 192 nouveaux abonnés au réseau électrique national. « Des ressources sont en cours de mobilisation auprès de la Banque africaine de développement en soutien au “Programme électricité pour tous” du gouvernement ivoirien, ce qui permettra d’accélérer le raccordement des ménages pour atteindre le chiffre de 23 459 nouveaux abonnés », précise le rapport de la Banque. Pour le suivi des activités, quatre formations ont été organisées au profit de 39 agents de Côte d’Ivoire Énergies, l’entreprise publique qui gère le secteur de l’électricité. Les formations ont porté sur la conduite et le contrôle de travaux de distribution, l’utilisation du logiciel de dimensionnement des ouvrages, le système de contrôle numérique et l’application des systèmes d’information géographique aux évaluations environnementales et sociales. Au total, 215 personnes dont 26 femmes ont été recrutées par les entreprises en charge des travaux. Tout le personnel non spécialisé a été recruté au sein de la population résidant dans la zone couverte par le projet. Avec un taux de couverture nationale en électricité de 80 % à la fin 2021, contre 70,2 % en 2018, « l’exécution du projet contribue significativement à l’augmentation du taux national de couverture électrique et par conséquent au taux national d’accès à l’électricité » de la Côte d’Ivoire, précise le rapport de la Banque africaine de développement, qui conclut que la Côte d’Ivoire pourrait, à ce rythme, atteindre son objectif d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025.
Centrafrique. Une nouvelle centrale solaire à Bangui grâce à la Chine
Congo. Le boulevard énergétique de chez nous : soit éteint, soit allumé !

TRIBUNE. Le Congo produit 484 Mégawatts de courant, ses besoins sont estimés à 350 MW. Le potentiel installé de production est de 600 MW. Trouvez l’erreur ! Le courant électrique : une denrée insaisissable dans les quartiers de Brazzaville et de Pointe-Noire ! Si, ici on crie ou ça gueule, c’est parfois à cause d’une coupure d’électricité, ou suite à son rétablissement. Les maisons sont comme des jeux de lumière : parfois éteintes, parfois allumées ! Jusqu’au début des années 2000, le Congo produisait moins de 80 MW de courant. Le Gouvernement a créé le concept de « Boulevard Energétique » pour apporter le courant partout. Denis Sassou N’Guesso, président du Congo sur 36 ans, a quasiment inauguré tous les barrages, en dehors de celui de Djoué, 14 MW, mis en service en 1954. C’est-à-dire Moukoukoulou (74 MW) en décembre 1979, Imboulou (120 MW) en mai 2011, Liouesso (19,2MW) inauguré en mai 2017. La centrale électrique de Pointe-Noire, construite avec l’aide de Eni-Congo, devrait produire 300 MW. Une capacité portée par la suite à 450 MW. Elle couvre à elle seule, 60% des besoins du pays. En fait, depuis février 2020, avec la mise en service d’une turbine de 170 MW, le Boulevard Energique dispose d’une capacité de 484 Mégawatts. Le Congo a des besoins en électricité de 350 Mégawatts. Mais le light n’arrive toujours pas dans les ménages ! Le Taux d’accès à l’électricité est de 45% sur l’ensemble du pays, avec des disparités de 15% (Dolisie ou Ouesso) à 5% (Ewo ou Impfondo), selon les villes. Dans les zones rurales, l’accès à l’électricité est à moins 15%. Entre 2004 et 2017, le gouvernement a englouti plus de 1.300 milliards dans le secteur de l’électricité. Noble objectif : plus de 90% de taux d’accès au courant électrique. Mais, pour le moment, on reste soit éteint, soit allumé ! En plein 21e siècle, de nombreux Congolais regardent les matchs de football dans les grands carrefours, devant les vitrines des magasins, ou chez des voisins qui ont un groupe électrogène. En août 2018, l’Etat s’associait avec six dignitaires Congolais (actionnaires associés) pour créer une nouvelle société, Energie Electrique du Congo (E2C), une société anonyme avec conseil d’administration, 100 millions de francs CFA de capital. Cela donne quoi pour le consommateur ? Coupures intempestives et quotidiennes d’électricité. De l’UNELCO à E2C en passant par la SNE, la production et la distribution du courant électrique restent un problème de développement chez nous. Dans de telles conditions, l’émergence est hypothéquée, quelque soit le terme fixé ! On est toujours soit éteint, soit allumé ! Arsène SEVERIN -Journaliste (Fb)
Afrique de l’Ouest : miser sur les échanges transfrontaliers pour l’accès à une électricité abordable et fiable

La Banque mondiale a approuvé mardi 28 juillet l’octroi d’une enveloppe de crédits et de dons d’un montant total de 300 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) afin de soutenir des réformes qui favoriseront les échanges transfrontaliers d’électricité en Afrique de l’Ouest. Le Programme de financement à l’appui des politiques de développement pour le commerce régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest a pour objectif de lever les obstacles aux échanges d’électricité, avec à la clé des tarifs plus bas pour les consommateurs, une compétitivité accrue pour les entreprises et un approvisionnement plus résilient et fiable, a indiqué l’institution internationale. Seulement 50 % de la population en Afrique de l’Ouest a accès à l’électricité, qui plus est à un coût parmi les plus élevés du monde, et notamment deux fois supérieur au prix observé globalement en Afrique de l’Est, a fait remarquer la Banque mondiale. En outre, en raison des dysfonctionnements des réseaux, les services d’électricité sont loin d’être fiables, avec des coupures qui atteignent en moyenne 44 heures par mois. Les pays membres de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) collaborent depuis une dizaine d’années à la mise en place d’un marché de l’électricité totalement intégré, dans le cadre du système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain. Ils auront achevé, d’ici quelques années, les principales interconnexions qui permettront de relier leurs réseaux. Le programme approuvé mardi dernier vient appuyer l’application d’un programme de réformes qui permettra aux pays concernés - Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Libéria, Mali et Sierra Leone - de mettre en œuvre des politiques qui faciliteront des échanges transfrontaliers d’électricité produite à partir de gaz naturel, d’énergie hydraulique et renouvelable, plus propre et à bas coût. Ces sources d’approvisionnement permettront de remplacer les petites centrales au fioul et les générateurs à diesel, plus coûteux, et d’améliorer l’efficacité des services d’électricité. « L’Afrique de l’Ouest possède un immense potentiel dans la production d’énergie propre et verte, dont les pays peuvent tirer parti, en s’unissant, pour fournir à leurs habitants une électricité meilleur marché et favoriser la création d’emplois», souligne Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale. A l’entendre, « le système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain a posé un jalon essentiel en reliant les réseaux nationaux, et le temps est venu à présent de concrétiser tous les atouts du marché régional de l’électricité. La mise en place de politiques coordonnées, conjuguées à des institutions efficaces et des cadres réglementaires adaptés, permettra d’améliorer la confiance dans le fonctionnement du commerce d’électricité en Afrique de l’Ouest et d’accéder à une ère nouvelle placée sous le signe d’une énergie fiable et abordable. » La nouvelle opération soutient un programme régional de réforme de l’énergie qui s’articule autour de trois axes. Le premier axe a pour objectif de renforcer la confiance dans la bonne application des accords commerciaux en appuyant la sécurisation des paiements des échanges d’énergie. Le deuxième axe soutient la mise en œuvre de décisions d’investissement au coût le plus bas, privilégiant des solutions régionales et promouvant la concurrence. Enfin, le troisième axe vise à renforcer la transparence en traitant la question de la solvabilité des compagnies d’électricité nationales et en garantissant l’information du marché sur les grandes décisions d’investissement qui ont une incidence sur l’offre et la demande. « Ce programme jouera un rôle fondamental pour la réalisation de notre objectif de marché régional de l’énergie, et je tiens à remercier la Banque mondiale pour son soutien», indique Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO. Grâce à ce soutien, « le système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain va continuer à progresser et s’attacher, à aider ses pays membres à collaborer et coordonner les réformes nécessaires pour développer le commerce régional de l’électricité et avoir ainsi accès à un approvisionnement plus abordable et plus fiable. L’optimisation des ressources énergétiques de la région permettra de mettre en place des systèmes électriques efficaces et résilients qui permettront à leur tour de rendre nos économies plus productives et inclusives. La CEDEAO continuera à être un partenaire solide en vue de la réalisation de cet objectif. » Soulignons que le Programme de financement à l’appui des politiques de développement pour le commerce régional de l’énergie en Afrique de l’Ouest est le premier financement de ce type à recourir au guichet régional de l’IDA. Ce dispositif permet à la Banque mondiale de soutenir des réformes qui visent à atteindre un objectif commun à plusieurs pays de manière coordonnée, explique la Banque. Et d’ajouter: le programme constitue une étape décisive dans le processus d’intégration régionale en Afrique de l’Ouest en apportant son soutien à l’application de la directive de la CEDEAO sur la sécurisation des échanges transfrontaliers d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest, adoptée en décembre 2018 dans le but de créer un marché régional de l’électricité. Selon la BM, les retombées économiques de ce marché sont évaluées à 665 millions de dollars par an pour l’ensemble des pays concernés, avec une réduction d’un tiers du coût moyen de la production d’électricité dans la région.
Banque mondiale: Les mini-réseaux pourraient fournir de l’électricité à un demi-milliard de personnes

Les mini-réseaux peuvent fournir de l’électricité à 500 millions de personnes d’ici 2030, indique la Banque mondiale dans une récente étude intitulée « Mini Grids for Half a Billion People: Market Outlook and Handbook for Decision Makers« . Selon ce rapport, financé par le Programme d’assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) de la Banque mondiale, « la combinaison de la baisse des coûts, de l’amélioration spectaculaire de la qualité du service et des politiques habilitantes a fait des mini-réseaux une option susceptible d’être appliquée à plus grande échelle pour compléter l’extension du réseau et les systèmes solaires domestiques ». Directeur principal du pôle Énergie et industries extractives à la Banque mondiale, Riccardo Puliti soutient que « les mini-réseaux constituent désormais l’une des principales solutions pour pallier le déficit d’accès à l’énergie ». En effet, en plus d’être rentables, ils présentent de nombreux autres avantages dont celui d’avoir des effets positifs importants sur l’environnement. Illustrant ses propos, la Banque indique 210 000 mini-réseaux alimentés par l’énergie solaire permettraient d’éviter 1,5 milliard de tonnes d’émissions de CO2 dans le monde. En plus de cet avantage, les mini-réseaux « offrent également aux entreprises nationales de services publics une solution gagnant-gagnant dans le secteur de l’électricité en ouvrant la voie à une expansion future des réseaux plus viable financièrement – au moment où le réseau principal arrive, la demande d’électricité sera déjà importante et les clients seront davantage en mesure de payer grâce aux utilisations productives rendues possibles par les mini-réseaux » . Considérée comme la plus complète à ce jour sur les mini-réseaux, la nouvelle étude offre aux décideurs, aux investisseurs et aux promoteurs des idées sur la façon dont les mini-réseaux peuvent être étendus à une plus grande échelle. Elle fait également le point sur le marché mondial et le secteur des mini-réseaux, analyse les coûts et les innovations technologiques et montre l’importance de la microfinance et des utilisations de l’électricité génératrices de revenus, souligne la BM dans un communiqué. Actuellement déployés en Asie, alors que l’Afrique a la plus grande part de ceux qu’il est prévu d’installer, les mini-réseaux constituent une solution plus viable pour les zones à forte densité de population et à demande moyenne en électricité, assure la Banque mondiale notant que l’extension du réseau principal pour desservir les collectivités éloignées est souvent d’un coût prohibitif. Dans son rapport, la banque indique: « au niveau mondial, au moins 19 000 mini-réseaux sont déjà installés dans 134 pays, représentant un investissement total de 28 milliards de dollars et fournissant de l’électricité à environ 47 millions de personnes ». A noter que l’investissement dans le mini-réseau dans les pays d’Afrique et d’Asie où les niveaux d’accès à l’électricité sont faibles s’élève actuellement à 5 milliards de dollars au total. Selon les estimations, il faudrait 220 milliards de dollars pour connecter 500 millions de personnes à 210 000 mini-réseaux dans ces régions à l’horizon 2030. Intensifiant son aide aux mini-réseaux tout en aidant les pays à élaborer des programmes complets d’électrification, les engagements de la Banque mondiale en faveur des mini-réseaux « représentent environ un quart de l’investissement total des secteurs public et privé dans nos pays clients », selon Riccardo Puliti. « Notre portefeuille comprend 37 projets de mini-réseaux dans 33 pays, pour un engagement total de plus de 660 millions de dollars. Cet investissement devrait permettre de mobiliser 1,1 milliard de dollars supplémentaires sous forme de cofinancement », ajoute-t-il. Adrien Thyg
Electricité : Annonce de quarante-cinq jours de réduction de la production électrique de 150 MW sur le réseau national.

Le directeur général d’Energie électrique du Congo (EEC), ex-Société Nationale d’Electricité, Louis Kanoha-Elenga, a annoncé le 15 octobre 2018 à Brazzaville, la réduction de la production électrique de 150 MW sur le réseau national pendant près de quarante-cinq jours. Il a fait cette annonce au cours d’une conférence de presse, expliquant que ces délestages vont avoir lieu des raisons de maintenance d’une des deux turbines de la Centrale à gaz de Pointe-Noire. A cet effet, des perturbations seront observées dans les deux grandes du 21 octobre au 5 décembre 2018, pour permettre une meilleure gestion de l’énergie électrique. Ila invité les consommateurs de son produit à prendre des dispositions nécessaires. Il a indiqué avoir été informé par les partenaires de son entreprise en charge de la gestion de la Centrale à gaz de côte Matève à Pointe-Noire. Cette centrale produit 60% de l’énergie électrique consommée par la clientèle. Un taux de 60% de l’énergie électrique est placé sur le réseau. Le reste, soit 40% est produit par les centrales électriques gérées par Energie électrique du Congo, notamment les centrales d’Imboulou, Moukoukoulou et Liouesso qui n’est pas connectée au réseau électrique national. Pour lui, pendant cette période, le réseau électrique de Pointe-Noire à Makoua connaîtra un déficit de production, soit une perte de 150 MW ou plus du tiers de toute l’énergie disponible. La société ne sera plus capable de fournir l’énergie électrique à l’ensemble de sa clientèle de manière pérenne. Elle procédera de ce fait à une distribution rotative de l’électricité. Il a précisé que cette distribution fera de sorte que chaque ménage, chaque service, chaque industrie puisse, à un moment de la journée, bénéficier ou manquer de l’énergie. Pour gérer au mieux la communication envers les clients, EEC, société anonyme, mettra en place une équipe de pilotage présidée par le directeur général adjoint, Adou-Danga, afin de publier un programme de distribution périodique. Florent Sogni Zaou