Congo. Collinet Makosso porte-parole du candidat Sassou Nguesso

TRIBUNE. Le candidat-président Denis Sassou N’Guesso vient de dévoiler son équipe de campagne pour l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Si Pierre Moussa, le secrétaire général du PCT, le parti présidentiel, dirigera cette campagne, Anatole Collinet Makosso quant à lui a été nommé porte-parole du candidat. Cumulativement avec ses fonctions de ministre de l’Enseignement primaire et secondaire, Anatole Collinet Makosso, 56 ans, portera la voix du candidat Denis Sassou N’Guesso durant les jouxtes oratoires liés à l’élection présidentielle. Face à la presse, Sassou N’Guesso a voulu que ça soit lui pour parler en son nom. Avant d’être conseiller du chef de l’Etat, Collinet Makosso était déjà directeur de cabinet de madame Sassou N’Guesso, et les deux ont travaillé longtemps pour la Fondation Congo assistance. Plusieurs sources affirment d’ailleurs qu’il n’a jamais démissionné de ce poste assuré depuis sa nomination au gouvernement par un intérimaire. Donc, il connaît bien la maison du président, et il connaît forcément le président, ses goûts et ses couleurs, ses douleurs et ses bonheurs. Pour pleurer à côté de son patron qui perdait en mars 2009 sa fille Edith Lucie Bongo, Collinet Makosso se fend d’un recueil de poèmes en mémoire de la disparue. Cité parmi les jeunes cadres et gros intellectuels du parti présidentiel dont il est par ailleurs membre du Bureau politique, il écrit un livre, ‘’Le Jubilé’’, pour chanter les 50 ans de gloires de l’ex parti unique marxiste-léniniste, lors du dernier congrès du PCT. Depuis un moment, il a appris à rendre coup pour coup pour son chef, dès qu’il y a provocation. Grâce à son éditeur L’Harmattan, il écrivait un livre sur le génocide des Laris dans le Pool, répondant ainsi, « droit contre émotion » à l’avocat Dominique Nkounkou. De mort lasse, discret, peu de sarcasme dans le militantisme, mais audacieux pour certains dossiers politiques sulfureux et brûlants, ce docteur en droit pénal international avait contribué en 2007 à un livre qui remettait en cause l’affaire des disparus du beach de Brazzaville, tel que nous l’avons appris et écrit dans les médias. Une affaire dont le témoignage des victimes et des parents des victimes tarde à éclore. C’est donc une montée en confiance entre Sassou N’Guesso et le député de Loandjili à Pointe-Noire (élu en 2017). Il trouve souvent les mots pour caricaturer les maux dont souffre la population, notamment les jeunes et les élèves. Il sait vendre le régime et s’oppose à tous ceux qui font du Congo bakchiche. Sassou N’Guesso a trouvé son homme. Selon l’ordre de préséance de la direction de campagne, Collinet Makosso est le numéro deux, après Pierre Moussa et avant Jean Jacques Bouya. Pierre Mabiala, le numéro quatre, à la Mobilisation de l’électorat, bénéficie également d’un gros morceau. L’homme de Makabana dans le Niari, celui dont les éléments ont contraint le président à annoncer sa candidature dans le bourg de Pont du Niari à Kibangou, devra désormais sillonner le Congo pour lever les électeurs au compte de Sassou N’Guesso. Jusque-ici, c’est la stratégie tee-shirt et 2000 francs CFA qui a bien marché pour le PCT. Thierry Moungalla, Parfait Iloki et Claudia Ikia Sassou N’Guesso s’occuperont de la communication et du marketing électoral. On attend d’eux des slogans de campagne, les effigies inédites et des vidéos à casser le rythme de respirer. Sans doute, ils nous feront venir, comme d’habitude des musiciens de RDC pour chanter « Papa Bonheur »! Et tout cela, pour un candidat qui devrait être élu haut la main, parfois sans effort de cette direction. Par Arsène SEVERIN- Journaliste (Fb)
Congo. Retour sur la déclaration de candidature de Mathias DZON

Distingués invités, mesdames et messieurs les journalistes, cadres et militants de l’ARD, camarades et amis,En cette occasion solennelle, je vous adresse mille mercis pour avoir accepté de répondre favorablement à l’invitation qui vous a été faite de rehausser par votre présence, l’éclat de cette cérémonie. D’entrée de jeu, permettez-moi de rendre un hommage affectueux à ceux de mes compagnons, aujourd’hui disparus et qui ont apporté une immense contribution à mon combat politique. Je pense à André GANFINA, Jean NKABA, Joseph NDAMBA, Georges NGOMA, NGOUEMBE ABANDZA, Alain LANGLAS, Marguerite BOUESSO, Fidèle OSSERE. En leur mémoire, je vous invite à bien vouloir vous lever pour observer une minute de silence. Distingués invités, mesdames, messieurs, lors de sa Convention spéciale tenue à Brazzaville, le 29 août 2020, l’ARD m’avait fait l’insigne honneur et l’amitié de me demander de présenter ma candidature à l’élection présidentielle de 2021. Profondément ému et sensible à cette marque de confiance, j’avais pris acte de ce vœu patriotique et sollicité un temps de réflexion. Aujourd’hui, après de multiples consultations dans les diverses strates de l’opinion nationale et après mûres réflexions, j’ai décidé en toute responsabilité de m’engager dans la voie du Devoir et de dire OUI à la proposition patriotique de l’ARD. En conséquence, je déclare solennellement que je suis candidat à la prochaine élection présidentielle de mars 2021, ce, pour l’intérêt supérieur de la patrie en danger. Je prends ainsi l’engagement de mettre au service du Congo et de son peuple, mon expérience professionnelle de près de 40 ans dans les métiers des Finances et de la Banque et de près de 50 ans de militantisme politique au service de la cause du peuple congolais. Pourquoi suis-je candidat ?Comme chaque Congolais le sait, notre pays traverse actuellement la période la plus dramatique de son histoire. Il est plombé par une crise économique, financière, sociale, sanitaire, politique, électorale et sécuritaire gravissime. Tous les indicateurs sont au rouge. L’Etat est en banqueroute. Son illiquidité a bloqué tous les paiements courants et son endettement explosif et insoutenable l’étrangle comme un boa constrictor. L’économie nationale est au plus bas. La pauvreté explose dans le pays. La population congolaise est dans la désespérance. Cette crise est la résultante d’une gouvernance calamiteuse du pays par des tenants du pouvoir qui, au lieu de construire un Etat de droit et une société solidaire au profit des Congolaises et des Congolais, ont mis en œuvre une gestion néo-patrimoniale, familiale, clanique et prédatrice de l’Etat. Le challenge aujourd’hui est de changer radicalement de cap en proposant une autre gouvernance,la gouvernance démocratique, rationnelle, transparente, sociale et participative, en mettant en œuvre des mesures fortes et appropriées pour redresser le pays et promouvoir un nouveau modèle de développement. Les potentialités du Congo le permettent. Le projet politique que je porte se donne pour objectif général de construire le bien-être politique, économique, social, culturel et environnemental de chaque Congolais et de tous les Congolais, car, pour moi, le but de la politique est de rendre un peuple heureux. Pour atteindre cet objectif stratégique, deux séries de mesures constitueront le cœur du programme pour lequel je sollicite le soutien des Congolais et dont je dévoilerai les mesures essentielles, le moment venu. Ces mesures visent en premier lieu la sortie de la crise multidimensionnelle qui traverse le Congo. Dans cette optique, il sera mis en œuvre des restructurations, des redressements et des remises en ordre nécessaires, ce, après un état des lieux rigoureux et approfondi. A cette étape, mon ambition est de promouvoir des mesures audacieuses et idoines, pour qu’en moins de douze (12) mois, le Congo se redresse et que les Congolaises et les Congolais soient soulagés des affres de la gouvernance désastreuse actuelle. Les mesures de la deuxième série sont des marqueurs du nouveau modèle de développement économique et social que j’entends définir et mettre en œuvre. Ce nouveau modèle sera articulé sur une coopération loyale entre l’initiative publique et l’initiative privée et se propose de développer une économie nationale dynamique, fondée sur la diversification de la base de production par la promotion d’autres secteurs de pointe à côté du pétrole, notamment l’agriculture, les mines solides et les services. Au cours de cette seconde étape, mon ambition est de promouvoir un développement équitable et durable, afin de faire du Congo une nation forte, prospère et démocratique où il fera bon vivre. Dans cette perspective, je m’attacherai à bâtir un Congo uni, solidaire et humain. La question nationale me préoccupe au plus haut point, car, notre pays n’a jamais été aussi fracturé qu’aujourd’hui. Le népotisme, l’ethnocentrisme, la préférence ethno-régionale y sontérigés en méthodes de gouvernement. Aujourd’hui, les nominations et les affectations à la tête des entreprises et des administrations publiques se font, non plus sur la base du mérite personnel, mais de l’appartenance familiale, clanique, ethno-régionale, politique, bref, partisane. L’Etat est géré comme une épicerie familiale. Je sonnerai la fin des temps de la division, parce que, pour se redresser et se développer, le Congo a besoin d’une paix véritable, d’unité et de concorde nationales, d’apaisement, en un mot, de conditions permissives d’un vrai vivre-ensemble. Je veux rassembler tous les Congolais par-delà ce qui les divise. Le temps est venu de tordre le cou au repli identitaire, au népotisme, à l’ethnocentrisme, au régionalisme, au noyautage clanique des postes de responsabilité au sommet de l’Etat et à la cooptation complaisante de la médiocrité aux postes de direction. Je placerai la bonne gouvernance au cœur de la gestion des affaires publiques. Dans cette direction, je prends le ferme engagement de promouvoir les valeurs du mérite personnel, de l’expérience, de la compétence et de l’excellence comme critères de nomination et de promotion à de hauts postes de responsabilité politique, économique, financière, culturelle, technique et scientifique. Un pays ne se construit pas par la médiocrité et le favoritisme familial, clanique, ethno-régional, politicien, mais par l’exigence de qualité, d’expérience, de compétence, d’excellence. Je traduirai en actes concrets la belle formule: « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Notre pays a besoin d’une transformation totale.Ensemble, organisons-nous pour dessiner un nouveau chemin, aux fins de relever les défis majeurs auxquels le Congo est confronté aujourd’hui et de bâtir un
LE TOGO NOUVEAU ?

TRIBUNE. Le Togo, pays de l’Afrique de l’Ouest, frontalier avec le Ghana à l’ouest, le Benin à l’Est et le Burkina-Faso au Nord a organisé son élection présidentielle le 22 février 2020. Cette élection était très capitale. En février 2005, lors du lors du décès du président au pouvoir pendant 38 ans Mr, Gnassingbé Eyadema, un cadre de son parti RPT disait “On veut le changement dans la continuité”. Nous en avions déduis de ce message conflictuel et repris par la majorité des cadres de la mouvance présidentielle. Selon ces cadres, l’ancien président mort au pouvoir en 2005 et remplacé par son fils, actuel président Faure Gnassingbé de la République constitue un changement. Au cours de cette élection présidentielle la CENI et la Cour Constitutionnelle avaient déclaré le président sortant vainqueur de l’élection présidentielle à plus de 70%. Le peuple Togolais a t- il pu réaliser son alternance souhaitée ou les résultats annoncés sont manipulés ? Nous allons essayer d’analyser dans cet article quelles seraient les raisons qui pourraient pousser le peuple Togolais à choisir la continuité avec le Président sortant Son Excellence le Président Faure Gnassingbé au détriment de son Challenger Dr. Gabriel Agbéyomey Kodjo. Le premier président du Togo à démocratiquement élu, était Sylvanus Olympio. Sa présidence n’a été que de courte durée, car il a été assassiné au cours de son mandat. Les raisons avancées lors de son assassinat demeurent plus de 55 ans après encore floues et inconsistant. Cela a entrainé des difficultés à tourner la page historique du Togo. Il est impossible de faire semblant de réécrire l’histoire d’une nation, sur mesure ou de contre vérité servis à son peuple. Cette histoire réformiste a crée plus d’antagonisme et de contradiction. Le Togo est dirigé par moins de 1% de la population qui s’accapare les richesses du pays. Les 99% de la population sont marginalisées et avec des conditions et situations de vie incertaines. Avant l’indépendance et dès le début des années 60, la population du Togo envoisinait 2,5 millions d’habitants. Le Togo a exporté son savoir faire dans divers pays, Afrique de l’Ouest, Centrale et Australe; des cadres, enseignants, menuisiers, mécaniciens etc. Aux Etats Unis lorsque le Togo se préparait à devenir indépendant en 1960 il y avait un Togolais que le nom nous échappe en ce moment ou nous travaillons sur cet article était directeur d’un hôpital, dans les environs du District de Columbia. Lorsque le Togo devenu indépendant, il a démissionné de sa haute responsabilité pour aider sa jeune nation Togolaise. Il y avait eu d’autres vaillants Togolais qui ont répondu à l’appel de la jeune nation et qui ont su qu’ils devaient travailler ensemble, et qu’ils devaient compter sur eux même en premier et faire de la Jeune Nation l’or de l’humanité. Le coup d’état de 1963 Dans la cacophonie qui a permis de designer Mr. Nicholas Grunitzky de devenir président de Janvier 1963 à 1967. Sous son règne, personne ne dirigeait le Togo, tous les événements le dépassaient, en un mot il était forcé d’assumer la vacance du pouvoir. L’élan patriotique qui se dessinait, avec la fierté de faire le Togo l’or de l’humanité se dissipait derrière un gros nuage. Avril 1967 l’ex-président, le général Gnassingbé Eyadema a pris le pouvoir et avait régné sans partage de 1967 à 2005. Il a essayé de son mieux pour le Togo. On pouvait que constater avant et après l’indépendance on pouvait estimer qu’il avait 25000 à 50,000 Togolais expatries dans divers pays étrangers avec de qualifications comme cadres, enseignants, menuisiers, mécaniciens, etc. Nous pouvons constater que le règne du père, le général Gnassingbé Eyadema malgré les efforts qu’il avait mis en place pour que le peuple Togolais vive heureux, le résultat a été négatif, plus de 2 millions de Togolais ont quitté le pays àcause de la précarité, la misère, les hôpitaux sont devenus de mouroirs par manque de médicaments et d’équipements. En Février 2005 le Togo a un nouveau président, le fils de l’ancien président décédé, Son Excellence Faure Gnassingbé succéda à son père qui a passé 38 ans au pouvoir. La venue de Mr. Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005 a été beaucoup apprécié. La majorité de ses concitoyens voyaient un nouveau départ. Effectivement il a contribué à améliorer la vie des 1% qui détiennent la clé politique, économique, sociale et juridique si bien que l’effort du Président Faure Gnassingbé peut être considéré comme insignifiant. Les 99% du peuple vivent dans de situations très précaires et avec un future incertain, le peuple dans sa majorité absolue est marginalisé et devient l’esclave des 1% qui détestent la majorité et ont un droit de vie ou de mort sur eux. Les supers 1% qui règnent sur le Togo, pourquoi ils ne se font pas soigner au Togo dans les hôpitaux ou dispensaires publics quand ils sont malades? La fièvre, maux de tête, les maux de dent pour expérimenter le calvaire des 99% des Togolais? Sont-ils mieux que le reste de la population? L’Election Presidentielle de Fevrier 2020 Elle a été un referendum pour le président sortant parce que s’il gagné, il entamera un quatrième mandat mais la constitution prévoit un et un seul mandat renouvelable. Comme le président sortant est à son quatrième mandat, et qu’il est au delà de ce qui est prescrit par la constitution, nous laissons aux constitutionalistes de se pencher sur cette question! Supposons que le peuple qui a voté en grande majorité la constitution de 1992 l’autorise de se présenter car les trois mandats précédents ont été magnifiques et il a réalisé plusieurs choses et le peuple l’apprécie. L’élection présidentielle de Février 2020 a enregistré 7 candidats. Sur les 7 candidats inscrits il y a deux candidats qui ont servi au plus au sommet de la nation Togolaise. Le président sortant Mr. Faure Gnassingbé et le Dr. Gabriel Agbeyomey Kodjo qui a été Président de l’Assemblée et Premier Ministre, soutenu par une coalition de Monseigneur Emérite Philippe Kpodjro, âgé de 90 ans. Ce qui est frappant dans cette
A l’approche de l’élection présidentielle, les forces du mal veulent fabriquer une autre guerre dans le Pool en créant des nouveaux boucs émissaires

TRIBUNE. Les propos tenus par le colonel BANGUI au marché Bourreau sont inadmissibles quand nous sommes conscients des différentes tragédies et cirques auxquels le département du Pool a déjà fait face. Le pool n’est pas un terrain de fabrication de guerres de prévention et de camouflage de l’incompétence de la classe politique au pouvoir. Nous savons que vous créez des guerres pour gagner du temps et maintenant nous vous avons à l’oeil pour déjouer votre nouveau plan machiavélique. Le Peuple Souverain est appelé à la vigilance pour empêcher le nouveau bain de sang que BANGUI a subtilement annoncé dans ses propos. Charlin Kinouani ((Mouvement RAS-LE-BOL)
Mauritanie: le Conseil constitutionnel valise la victoire de Mohamed Ould Ghazouani

Lundi 1er juillet, le Conseil constitutionnel a valisé la victoire du général Mohamed Ould Ghazouani lors de la dernière présidentielle mauritanienne. Ci-dessous un reportage de la chaîne Africa24:
De la candidature d’Andréa Ngombet

TRIBUNE. Autour du vacarme produit par cette annonce, je note d’abord et de nouveau – hélas – à quel point les congolais (la diaspora puisqu’elle est majoritaire sur les réseaux) sont prompts et nombreux pour détruire, et moins pour construire. Même constat sur les polémiques autour de la nuit du Pool ou sur le cas Ntumi. Ceux qui disent du mal sur la base souvent de simples présomptions sont nombreux et virulents, tandis que ceux qui peuvent apporter des améliorations pour l’intérêt collectif sont rares ou silencieux. Si j’avais la solution pour modifier la donne au Congo, je l’aurai déjà appliquée. Je ne me sens donc pas légitime pour dire aux gens ce qu’ils doivent faire. Je soutiens néanmoins toutes les initiatives qui vont dans le sens de la vision commune bâtie depuis 2015. Je m’oppose également à l’idée que tant que Mokoko ne sort pas de prison, ceux qui ont cru en lui ne doivent plus faire de politique. C’est simplement nous transformer en matsouanistes, attendant le retour du messie. On sait comment la léthargie est un piège létal. Car c’est le choix kafkaïen auquel nous sommes confrontés : ne rien faire, c’est donc que Sassou nous tient par les burnes et il a gagné (il a intérêt que Mokoko soit vivant et en bonne santé el plus longtemps possible) ; quant à l’inverse, agir signifierait qu’on légitime ses lois et postures scélérates. La politique souvent c’est choisir entre deux mauvaises options a dit quelqu’un. Donc si certains pensent avoir trouvé une faille dans cette option là, je ne peux que leur souhaiter bonne chance, car que le chat soit gris ou noir, l’essentiel est qu’il attrape les souris. Il est clair, en ce qui me concerne que si j’avais le choix entre Andréa Ngombet, Sassou Nguesso, Tsaty Mabiala ou Parfait Kolélas, le jeune activiste aura ma voix. Le débat de légitimité de l’élection avait déjà eu lieu en 2015, et malgré notre rejet de la nouvelle constitution et du candidat du pouvoir, nous sommes quand même allés à ces élections. A vrai dire rien n’a changé aujourd’hui et c’est peut être là justement que réside tout le problème. En effet, le système ne donne aucune possibilité d’alternance basée sur le nombre de voix à obtenir. L’élection est un décorum, une formalité. Je peux alors comprendre la circonspection de nombreux d’entre nous. Je n’ouvre même pas le volet incitant au doute sur son manque de base, de connaissance du terrain, l’origine des fonds pour une telle aventure, de la garantie de son intégrité physique, de sa capacité à impulser une dynamique de soutien réelle (et non virtuelle) à son endroit. Bref toutes les réserves entendues ne sont pas illégitimes. Toutefois, connaissant Andréa Ngombet et le sachant pas trop con – parfois borné, mais c’est le luxe de la jeunesse – , je me permets de croire qu’il a une idée derrière la tête et qu’il n’est pas simplement en train d’aller répéter nos erreurs (eût-il les épaules, ce qui est loin d’être gagné pour faire la comparaison), espérant passer entre les gouttes parce qu’il est plus beau. On peut être candidat pour gagner, certes, mais pour l’heure cela relève de la politique fiction. On peut aussi l’être pour se faire ouvrir des portes et mieux éclairer son combat. C’est une stratégie. On peut aussi le faire pour des raisons de positionnement personnel. Mahamadou Issoufou , président du Niger l’a emporté à la quatrième tentative. Bon, à la première il était déjà DG d’une filiale d’Areva… notre frère part vraiment de loin. La politique c’est aussi une lutte de positionnement personnel, notre ami a visé sa branche de départ, la plus haute certes, mais c’est son droit. Alors, ignorant les soubassements de cet engagement, la capacité à mener le projet à son terme et le résultat escompté, je reste spectateur dans cette affaire. Que son idéal soit réellement celui de nous tous, et dans ce cas, que les mânes de nos ancêtres l’accompagnent. La lutte continue. Par Hervé Mahicka
Election présidentielle en RDC: Les 30 mesures économiques et financières décisives du candidat Martin Fayulu

« Mon programme pour arrêter la descente aux enfers du Congo se fera en 3 étapes : d’abord un diagnostic réel de la situation économique et financière du pays ; ensuite l’élimination systématique de tous les blocages et obstacles au redressement économique ; et enfin les réformes en profondeur pour construire l’efficacité de l’appareil productif », assure Martin Fayulu, candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre (renvoyée au 30 décembre) en République démocratique du Congo. Nous reproduisons, ci-dessous, les 30 mesures économiques et financières décisives qu’il promet de mettre en oeuvre une fois élu. A -Par devoir d’inventaire 1. Aussitôt après ma prestation de serment en tant que président élu, prévue le 12 janvier 2019, et en souvenir du 59ème anniversaire de la conférence de la table ronde belgo-congolaise qui s’était tenue du 19 janvier au 19 février 1960, je mets en place, dès le 19 janvier 2019, la « Commission Nationale de l’Inventaire Economique, Financier et Social », CONIEF en sigle. Le bilan socioéconomique et financier de la période 2001-2018 est à faire obligatoirement, en conscience que c’est parce que nous n’avons pas tiré les leçons de nos erreurs passées que nous continuons à en faire massivement, et compte tenu du fait que rien de solide et de réfléchi ne peut être construit ou reconstruit sainement dans le pays si cet inventaire n’est pas dressé de façon objective. La « Commission Nationale de l’Inventaire Economique, Financier et Social » rendra son rapport le 16 mai 2019, en mémoire de la date de clôture de la Conférence de la table ronde économique belgo-congolaise, organisée du 26 avril au 16 mai 1960. 2. Le 1er juin 2019, j’ordonne l’institutionnalisation de la « Journée Nationale du souvenir », en hommage à Floribert CHEBEYA, défenseur des droits de l’homme, assassiné le 1er juin 2010. En ce jour, Monsieur Floribert CHEBEYA sera élevé au titre de « Martyr de la République ». Dans le cadre de cette cérémonie d’hommage, je veux présenter à la Nation mon projet de « Charte du Développement National » et décréter le « Mois du développement national ». Je veux susciter un effort collectif de réflexion et d’adhésion objective { cette dynamique de relèvement volontariste et du développement du pays afin de guider l’action sur des bases consensuelles. Ainsi, tout au long de ce mois de juin 2019, seront consultés notamment les intellectuels, les syndicats, les associations de la société civile, les partis et mouvements politiques, les Eglises et les partenaires internationaux, afin de dégager un « Consensus National pour le Développement ». Ainsi, après consultation des grands représentants du corps social de la République, la « Charte du Développement National » sera instituée en document de référence et cadre commun global pour la politique nationale de développement { l’horizon 2030. Cette Charte, dont l’annexe comprendra les dispositions permettant d’évaluer les résultats des actions entreprises, s’imposera { tous et guidera les actions de tous les gouvernements qui se succèderont de 2020 à 2030. 3. Le 30 juin 2019, en guise de mon allocution solennelle { l’occasion de la commémoration de l’indépendance nationale, je présente à la nation le « Plan Directeur d’Industrialisation Accélérée » de la République Démocratique du Congo. Ce « Plan Directeur d’Industrialisation Accélérée » sera composé de cinq segments majeurs, à savoir : La présentation de la vision de l’industrialisation de la République Démocratique du Congo, ses objectifs majeurs et les grandes orientations stratégiques ; L’énonciation de la nouvelle architecture du champ de reconstruction de l’industrie nationale, au travers des « Sanctuaires Industriels Nationaux », notamment dans les domaines minier, pétrolier et forestier, des « Piliers Industriels Structurants », principalement dans la production agroalimentaire, et des « Socles Transversaux », c’est-à-dire l’électricité, les routes, les rails, les ports, les aéroports, les infrastructures numériques, les formations spécialisées, etc. ; Le chapitre du « Programme des Chantiers Industriels Prioritaires » ; La « Stratégie Nationale de Mobilisation des Ressources Financières » ; La présentation du « Mécanisme de Mise en Œuvre, de Suivi et d’Evaluation ». B -Les urgences de mon « Programme de Chantiers Industriels Prioritaires » 4. Je suis résolu et je m’engage { faire de Moanda, Kisangani et Kasumbalesa, trois « Villes Franches Industrielles ». Ces trois pôles de développement industriel accéléré seront les trois grandes portes d’entrée et de sortie de l’économie nationale : Moanda pour l’Océan Atlantique, Kisangani pour l’Océan Indien et Kasumbalesa pour le dynamique bassin économique de l’Afrique australe. Les procédures administratives spéciales, les exemptions douanières et les avantages fiscaux seront garantis. Les assouplissements de la législation du travail seront assurés. L’introduction des nouvelles technologies sera volontariste. Objectif : attirer les investissements directs étrangers, accroître dans le PIB la part de l’industrie de production des biens finis internationalement compétitifs, dynamiser la capacité d’exportation sur les plans quantitatif et qualitatif, développer la productivité par un appui ciblé au tissu industriel national, susciter la création massive d’emplois industriels, créer des écosystèmes industriels pour une industrie davantage intégrée à partir de Moanda, Kisangani et Kasumbalesa. Ces trois « Villes Franches Industrielles » formeront le triangle catalyseur intégré pour une trajectoire de croissance optimale. Elles ne seront pas de simples parcs industriels, mais plutôt des villes comprenant des zones résidentielles et commerciales, des équipements de loisir et de culture, ainsi que des circuits touristiques, etc. Cette tripolarisation des zones économiques motrices vise, en fait, l’ancrage d’une géographie polycentrique des flux, fondée notamment sur la fin de la tyrannie de la distance entre provinces en vue de la construction d’un marché intérieur dynamique. 5. A cet effet, je mettrai tout en œuvre pour que soient construites, dans les meilleurs délais, les connexions interprovinciales ci-après : Relier l’Ouest au Sud-Est, par rail à double voie et sans rupture de charge, du Kongo-Central au Katanga. Cette ligne de réseau ferroviaire long de 3.213 km devra traverser Matadi-Kinshasa-Kikwit-Ilebo-Lubumbashi jusqu’{ Sakania ; Moderniser le rail Kindu – Kalemie (711 Km) et construire le rail entre Kalemie et Lubumbashi (849,3 km), et entre Lubumbashi et
RDC : RT France fait le point sur la situation avant l’élection présidentielle du 23 décembre

Interrogé par RT France, le ministre de la coopération internationale de la République démocratique du Congo, Freddy Kita, soutient que le gouvernement «a mis tous les moyens pour que les élections se passent dans les meilleures conditions».