Tunisie : le gouvernement, la Banque africaine de développement et plusieurs partenaires lancent le programme CAP Emploi pour dynamiser l’économie et créer des emplois durables

Le programme CAP Emploi, un financement axé sur les résultats qui vise à transformer le secteur de l’emploi en Tunisie, a été lancé le 26 février 2025 à Tunis, lors d’un atelier de haut niveau qui réunissait acteurs publics et privés de l’écosystème entrepreneurial et d’appui à l’emploi et à la formation professionnelle. Porté par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle en partenariat avec la Banque africaine de développement, l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et la Banque tunisienne de solidarité (BTS BANK), ce programme stratégique vise à apporter une solution intégrée pour répondre au problème de l’emploi des jeunes en Tunisie en combinant la formation, l’accompagnement et le financement de l’entrepreneuriat ainsi que l’appui à la formalisation et l’insertion professionnelle. La Banque africaine de développement appuie ce programme à travers un financement de 90 millions d’euros, complété par un don de 2,5 millions de dollars américains du fonds AFAWA (Initiative pour le financement en faveur des femmes en Afrique). Il s’agit du premier programme de la Banque financé par cet instrument axé sur les résultats, les décaissements ne se faisant que lorsque les résultats sont atteints à chaque étape. Il s’agit d’une innovation majeure qui vise à renforcer la culture d’une gestion efficace. « Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où l’emploi ne sera pas une contrainte mais une opportunité pour tous », a déclaré, Hatem Dahman, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant. « Avec CAP Emploi, l’ambition est de libérer le potentiel et le talent de milliers d’entrepreneurs, en particulier les femmes qui bénéficieront du don AFAWA pour prendre en charge les frais de gestion bancaire de la BTS BANK », a déclaré Malinne Blomberg, responsable pays en Tunisie et directrice générale adjointe du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. Un programme aligné sur les priorités nationales Directeur général de la Coopération africaine au ministère de l’Économie et de la Planification, Tarek Bouhlel a souligné que « ce programme incarne parfaitement notre vision d’une Tunisie où chaque citoyen a la possibilité de contribuer activement au développement économique du pays. CAP Emploi s’inscrit pleinement dans le Plan de développement triennal (2023-2025) ainsi que le Plan sectoriel de l’emploi et de la formation professionnelle du ministère et répond concrètement aux défis structurels du marché de l’emploi en Tunisie. » Le programme CAP Emploi sera déployé selon trois axes stratégiques : Les formations de court terme alignées sur les besoins des entreprises permettent une insertion directe via les partenariats avec les entreprises. L’axe entrepreneuriat qui apporte une offre intégrée répondant aux besoins allant de l’assistance technique au financement, qui prendra la forme d’un prêt à taux zéro en collaboration avec la BTS BANK. Cet axe vise également à renforcer l’inclusion économique par l’intégration du secteur informel par le lancement des incitations du statut de l’auto-entrepreneur. L’appui institutionnel à la mise en œuvre et aux réformes stratégiques en faveur de l’emploi, de l’entrepreneuriat et des très petites et moyennes entreprises (TPME). Le programme ambitionne de créer environ 76 600 emplois directs et près de 42 300 emplois indirects, contribuant ainsi à améliorer les conditions de vie d’une partie de la population tunisienne. L’atelier de lancement, qui a réuni près de 60 participants, a permis de lancer officiellement la phase de mise en œuvre du programme ; présenter l’instrument de financement axé sur les résultats utilisé par la Banque africaine de développement pour la première fois en Tunisie ; renforcer les capacités des structures d’exécution pour assurer une mise en œuvre rapide et coordonnée du programme.
Congo/Économie: Plus de 50 participants du secteur public et privé scrutent les opportunités qu’offre le marché américain à travers l’AGOA

Dans l’optique de répondre aux questions sur comment exporter vers les USA, sur quels types des produits à exporter vers les USA, un atelier de formation et d’information s’est ouvert ce 12 novembre 2024 à Brazzaville, des opportunités pour les opérateurs économiques et les Petits et Moyenne entreprises de renforcer leurs Capacités pour l’Exportation vers les États-Unis via la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique (AGOA). Deux jours durant, 12 et 13 les participants comprendront les contours sur des capacités axées sur les opportunités d’exportation offertes par la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique (AGOA). Cette rencontre organisée par l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) à travers le projet CEERC, en collaboration avec le Ministère du Commerce du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, va réunir plus de 50 participants des secteurs public et privé. La présence de M. Eugene YOUNG, Ambassadeur des États-Unis en République du Congo, et de Mme Lydia Mikolo, Représentant son collègue du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation, souligne l’engagement des États-Unis et de la République du Congo à stimuler la croissance économique et l’intégration des entreprises congolaises dans les marchés américains. Au nombre des objectifs, cet atelier vise aussi à doter les Petites et Moyennes Entreprises (PME) congolaises des connaissances nécessaires pour tirer parti de l’AGOA, et à les accompagner dans la conformité aux exigences du marché américain. L’atelier permettra aussi aux acteurs étatiques de faire le point sur les mesures à mettre en œuvre pour accompagner ces entreprises. « On a souvent l’impression que les exigences du marché américain sont très difficiles ou très compliquées, mais nous aurons l’opportunité de passer en revue ces deux jours et nous comprendront que ces exigences sont la base afin de comprendre des questions de fond, de normes, de stratégies commerciales et de l’accompagnement par les acteurs a déclaré Mme Sabine Jiekak, Chef de Projet USAID-CEERC. S’agissant sur comment donner de la visibilité aux produits made in Congo, sur comment assurer que les entrepreneurs et les petites et moyennes entreprises congolaises soient conforment aux exigences du marché américain, durant ces travaux, les participants auront l’opportunité de cerner les contours. Selon M. Eugene YOUNG, Ambassadeur des États-Unis en République du Congo, « depuis la création de l’AGOA en 2000, les Etats Unis ont facilité l’accès en franchise douanière sur le marché américain pour les produits de plus de 40 pays éligibles d’Afrique subsaharienne, dont la République du Congo ». Il a ajouté que « Au cours de trois dernières années, le gouvernement américain a soutenu 34 petites et moyennes entreprises congolaises. Au total, 645 congolais ont bénéficié d’une assistance financière directe des Etats-Unis, pour un montant de plus de sept cent mille dollars (700.000 dollars), soit environ quatre-cent soixante millions de Francs CFA (460.000.000 FCFA) ». Pour la ministre des petites et moyennes entreprises, Lydia Mikolo, dans son allocution d’ouverture en lieu et place du ministre du commerce, « le présent atelier visant à renforcer les capacités productives et compétitives des opérateurs économiques congolais, marque une étape importante dans nos relations avec les Etats-Unis d’Amérique ». Les capacités commerciales renforcées selon les normes AGOA, constituent un tremplin pour les entreprises congolaises vers le marché américain », a ajouté Mme la ministre. »A noter qu’à l’issue de cet atelier, les entreprises congolaises auront une meilleure connaissance des exigences nationales d’exportation de leurs produits vers le marché américain à travers l’AGOA. Les différentes parties prenantes élaboreront une feuille de route pour lever les obstacles auxquelles peuvent faire face les entreprises concernées. Cet atelier devrait contribuer à la diversification économique du Congo, à la création d’emplois et à l’amélioration de la compétitivité internationale. Il sied de rappeler que la Loi sur la Croissance et les Opportunités en Afrique (AGOA), adoptée en 2000 par le gouvernement américain, vise à accroître les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne. Elle permet aux pays éligibles, dont la République du Congo depuis 2001, d’exporter vers les États-Unis sans droits de douane, offrant un accès privilégié à ce vaste marché. En encourageant le commerce, l’AGOA favorise la diversification économique, la création d’emplois et le développement de pratiques commerciales durables. Prolongée jusqu’en 2025, l’AGOA implique cependant des exigences strictes en matière de qualité, de sécurité sanitaire et de responsabilité sociale et environnementale. Wilfrid Lawilla D.
RDC. Sécurité et économie au centre des échanges entre le Chef de l’État et le Président de l’Assemblée nationale

Après son retour à Kinshasa, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a accordé une première audience au Président de la Chambre basse du parlement Vital Kamerhe, ce mercredi à la Cité de l’Union africaine. Des questions sécuritaires et économiques étaient au menu de leurs discussions. Sur la crise sécuritaire dans l’Est du pays, ils se sont convenus de faire une évaluation régulière de la situation sur le terrain. « Le Chef de l’État n’a pas lésiné sur les moyens. Il a recruté des hommes, les a formés et dotés d’équipements pour faire face à cette guerre », a dit Vital Kamerhe. Concernant la gestion des moyens fournis à l’armée congolaise, le Président de l’Assemblée nationale rappelle que le Chef de l’État veut la transparence totale dans la chaîne de livraison de la nourriture afin d’éviter les plaintes incessantes des soldats sur le terrain. Par ailleurs, la dépréciation du franc congolais par rapport aux devises étrangères a été abordée. « Il est temps que le programme de transformation et de diversification de notre économie nationale soit mis en exécution et qu’il y ait un suivi permanent », a relevé M. Kamerhe. « Le Président de la République met en garde tous les grossistes qui pratiquent des prix fantaisistes. Le contrôle dans ce secteur sera régulier et rigoureux », a poursuivi Vital Kamerhe. Une autre réunion est prévue à ce sujet avec la participation de la Première ministre et de quelques membres de son gouvernement parmi lesquels le vice-Premier ministre, ministre l’Économie nationale. Avant de clore leurs échanges, le Chef de l’État et le Président de la Chambre basse du parlement ont survolé la question liée au fonctionnement de l’Assemblée nationale. L’entretien s’est terminé par le message de condoléances du Président de la République à la population du Sud-Kivu à la suite du décès du Mwami et Chef de la chefferie de Kabare, Désiré Kabare Rugemaninzi II.
Maurice : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 240 millions de dollars pour soutenir la diversification et la compétitivité de l’économie

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 22 mai 2024 à Abidjan, un prêt de 240 millions de dollars américains à l’île Maurice pour mettre en œuvre la deuxième phase du Programme d’appui à la compétitivité et à la résilience économiques. « Après l’approbation et la réalisation de la première phase du Programme en 2023, cette deuxième phase a pour objectif de continuer à appuyer l’amélioration de la diversification et la compétitivité de l’économie, en vue de renforcer la résilience et parvenir à une croissance plus inclusive et durable. Le programme proposé doit ainsi soutenir la reprise économique après la pandémie de Covid-19, à travers de vastes réformes pour améliorer l’environnement des affaires et dans le secteur réel », a déclaré Kennedy Mbekeani, responsable pays de la Banque africaine de développement à Maurice. Le programme prévoit de soutenir plusieurs mesures gouvernementales. Il s’agit de l’approbation par le gouvernement du projet de loi sur la pêche, un projet de loi-cadre visant à combler les lacunes de la législation actuelle, en particulier dans les domaines de la pêche non réglementée et de l’application des sanctions. Cela contribuera à dynamiser le secteur de la pêche et offrira aux Mauriciens de nouvelles opportunités d’emploi et de revenus. Une autre mesure concerne l’approbation de la Feuille de route et du Plan stratégique pour les secteurs relevant de l’agriculture et de l’élevage 2024-2030. Cette mesure se concentre sur trois domaines principaux : augmenter la production pour une sécurité alimentaire résiliente ; promouvoir une production durable et résiliente et ; promouvoir l’entreprenariat et l’agro-industrie. La deuxième phase du programme accompagnera également l’installation de panneaux solaires sur les toits (kits solaires de 1,5 kilowattheure) pour les ménages modestes. Les bénéficiaires obtiendront une réduction de 75 kWh sur leur facture d’électricité mensuelle pendant 20 ans. L’objectif est non seulement de promouvoir la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais également de contribuer à réduire la pauvreté pour ce type de clients. Les bénéficiaires directs du programme sont le ministère mauricien des Finances, de l’Économie, du Plan et du Développement et plusieurs autres ministères en charge des domaines couverts par l’opération. Le secteur privé, pour sa part, bénéficiera de meilleures opportunités d’investissement dans l’agro-industrie.
Niger. Le pétrole arrive en janvier, une bouffée d’oxygène pour l’économie

Le Niger va commencer à exporter son pétrole brut sur le marché international en janvier. Cette nouvelle est une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie du pays, qui est en proie à de nombreuses difficultés. Le pétrole brut sera acheminé depuis Agadem, dans l’est du Niger, jusqu’au Bénin voisin par un oléoduc géant. Les premières exportations devraient débuter en janvier, avec une production initiale de 90 000 barils par jour. AES
La Namibie assouplit le crédit immobilier pour stimuler l’économie
La banque centrale de Namibie a annoncé mercredi qu’elle assouplissait davantage les restrictions sur les prêts immobiliers afin de revitaliser les secteurs du logement et de la construction, longtemps déprimés. La Banque de Namibie (BoN) a noté que le secteur de la construction avait connu de longues périodes de croissance déprimée, aggravées par la réduction de l’extension du crédit au marché de l’immobilier. Elle prévoit que la croissance du PIB tombera à 3% cette année, contre 4,6% en 2022, en raison de mauvaises performances du secteur de la construction. « Ces développements ont contraint le comité à reconsidérer la réglementation existante sur le rapport prêt-valeur, qui a été mise en œuvre en tant qu’outil macroprudentiel pour contenir les comportements spéculatifs sur le marché du logement », a déclaré la banque centrale. La BoN a annoncé en 2017 que les acheteurs de logement en Namibie seraient tenus de verser des dépôts plus importants pour les propriétés secondaires et ultérieures afin de freiner les achats spéculatifs. Le ratio prêt-valeur pour une deuxième propriété résidentielle a été fixé à 80% du prix d’achat ou de la valeur marchande, tandis que les banques commerciales ont soutenu 70% à 50% des troisièmes prêts et des prêts ultérieurs. La banque centrale namibienne a également interdit aux propriétaires d’utiliser les fonds propres de leur première maison pour en acheter une deuxième. Ces limites ont été assouplies en 2019, lorsque la BoN a annoncé que les acheteurs ne devraient plus verser que 20% de leur mise de fonds pour l’achat d’une troisième propriété ou d’une propriété subséquente.
Niger : l’économie a fortement rebondi en 2022 à la faveur d’une bonne saison agricole

Après deux années marquées par une croissance terne, l’économie nigérienne s’est fortement redressée en 2022. Un rebond qui s’explique principalement par une bonne saison agricole, à la faveur de précipitations favorables et d’une expansion des terres irriguées. Cependant, un degré élevé d’incertitude et des risques pourraient à l’avenir affecter la croissance, comme la situation sécuritaire et les chocs climatiques. Telles sont les conclusions de la dernière note sur la situation économique du Niger publiée aujourd’hui (19 juin, dnr) par la Banque mondiale. Ce rapport présente une vue d’ensemble de la conjoncture économique et des niveaux de pauvreté au Niger en 2022, ainsi que les perspectives de croissance pour les trois prochaines années. Dans un dossier spécial intitulé Renforcer la résilience financière des éleveurs face à la sécheresse, les auteurs analysent également l’intérêt pour les éleveurs de recourir à des instruments de financement et d’assurance des risques de catastrophe afin d’atténuer les conséquences socio-économiques néfastes des chocs climatiques. « L’élevage occupe une place prédominante dans l’économie nigérienne, avec une contribution de près de 15 % au PIB. Or, ce secteur est fortement exposé aux chocs climatiques, explique Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. Les solutions de financement et d’assurance des risques de catastrophe peuvent contribuer de manière décisive à atténuer les effets néfastes des chocs climatiques sur les éleveurs, qui constituent l’une des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du pays. Ces communautés sont très exposées à ces chocs et peinent à les gérer et à s’en remettre. » La campagne agricole favorable de 2022 a tiré la croissance économique, entraînant une augmentation de 7,5 % du revenu moyen par habitant. Cette hausse a fait diminuer le taux de pauvreté de 6,4 points de pourcentage entre 2021 et 2022, entraînant une réduction du nombre de pauvres. Ce taux devrait continuer à baisser pour s’établir à 45,2 % en 2025. La croissance économique nigérienne devrait suivre une tendance positive en 2023, pour atteindre un taux de 6,9 %, et pratiquement doubler à l’horizon 2024 (12,5 %) si les autorités réalisent leurs objectifs de production pétrolière. Le déficit budgétaire devrait se réduire en 2023 pour ressortir à 5,3 %. Cependant, pour ramener le déficit à 3 % du PIB, conformément au critère de convergence fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le gouvernement devra assurer une gestion rigoureuse des revenus pétroliers attendus, mobiliser des recettes non pétrolières et gérer avec efficacité les pressions sur les dépenses dans un contexte de chocs fréquents. « Il faut améliorer de toute urgence la gestion du secteur pétrolier et des recettes futures en adoptant une stratégie assortie d’une feuille de route précise pour la mise en place et en œuvre d’un fonds de stabilisation. Ce fonds devra être basé, entre autres, sur un prix de référence. Son objectif sera de protéger le budget contre la volatilité des prix du pétrole et de garantir une utilisation des nouvelles ressources de manière efficace pour réduire la pauvreté et renforcer la croissance à long terme », affirme Blaise Ehowe Nguem, économiste à la Banque mondiale en charge du Niger et coauteur du rapport. Le Niger est fortement exposé aux chocs climatiques, ainsi qu’au risque de détérioration de la situation sécuritaire. Ces facteurs pourraient susciter un fort mécontentement social et entraîner des dépenses publiques supplémentaires, ce qui compromettrait la réalisation des objectifs budgétaires. « Le gouvernement du Niger déploie des efforts considérables pour mettre en œuvre des réformes pour soutenir une croissance durable, note Paolo Di Lorenzo, économiste senior à la Banque mondiale et coauteur du rapport. Toutefois, compte tenu des multiples incertitudes causées par diverses crises, dont le changement climatique, les priorités doivent être redéfinies et renforcées. Il faut notamment améliorer la mobilisation et la gestion des recettes publiques afin de tirer pleinement profit des possibilités de croissance et de progression du bien-être social, mais aussi renforcer la résilience aux chocs. »
Congo/Economie : La deuxième édition de la FIAC prévue pour 2024

La fin de la première édition la Foire internationale de l’artisanat du Congo (FIAC) a été annoncée par la ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel, Jacqueline Lydia Mikolo, qui a ensuite prévu la tenue de la seconde édition pour 2024. Pour elle, la normalisation, le brevetage, l’emballage des produits artisanaux sans oublier le statut social des artisans ont été les principaux défis. La première édition de la Foire internationale de l’artisanat du Congo (FIAC) a connu la participation d’environ 5000 artisans de plusieurs pays du continent sur le thème « L’artisanat pilier de redynamisation des économies des pays africains ». Le ministère des Petites et moyennes entreprises et de l’Artisanat envisage de faire de ce rendez-vous l’un des plus grands rendez-vous des artisans africains, à l’image du Marché ivoirien de l’artisanat et du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. La première édition a pris fin le 20 août 2022 à Brazzaville avec à la clé des recommandations pour formuler et favoriser le développement du secteur créateur d’emploi et de richesse. Il s’agit de la mise en place d’un organisme panafricain chargé du contrôle des normes et qualités des produits artisanaux africains ; de la création d’une banque de développement et de la promotion de l’artisanat pour pallier les contraintes des banques commerciales ; de mener une étude de faisabilité sur la couverture sociale des artisans en vue de la création des régimes spécifiques se rapportant à leur statut font partie des recommandations formulées par le Comité d’organisation de la FIAC. Il s’agit également de définir une stratégie commune de vente des produits artisanaux ; de former les artisans aux nouvelles technologies de l’information et de la communication pour ne pas être en marge des ventes en ligne dans le cadre du e-commerce. Cette édition a réuni des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, la République démocratique du Congo, le Niger, le Bénin. Il y a eu plus de 500 exposants avec une affluence journalière de plus de 1000 visiteurs en moyenne attirés par les expositions ventes, de formations, de panels, de défilés de mode, de vente aux enchères des produits artisanaux qui ont ponctué les dix jours de la foire. Au Congo, le secteur de l’artisanat représente 20% du Produit intérieur brut et 80% du secteur informel national. L’ambition des autorités est de préparer les artisans locaux au marché commun de la Zone de libre-échange continentale africaine, de renforcer la vocation panafricaine de la foire, de promouvoir les produits du terroir, de faciliter le partage d’expériences entre différents acteurs du continent et la formation dans les métiers de l’artisanat. Cette activité est une manière de valoriser les produits locaux avec pour objectifs, aux dires de la présidente du comité d’organisation de la FIAC, Mireille Opa Elion, qui a souligné que c’est une manière pour le gouvernement congolais de mettre en valeur les produits fabriqués localement, d’inciter les populations à consommer congolais et une manière pour le gouvernement de dire aux artisans leur place dans le Programme national de développement 2022-2026 (P.N.D) Florent Sogni Zaou