Rwanda : L’économie enregistre une croissance rigoureuse de 10,9% en 2021 (FMI)

Rwanda : L’économie enregistre une croissance rigoureuse de 10,9% en 2021 (FMI)

Le produit intérieur brut (PIB) réel du Rwanda a enregistré une croissance rigoureuse de 10,9% en 2021, selon le Fonds monétaire international (FMI).Cette reprise qui intervient après une contraction de 3,4% de l’économie rwandaise est due à une « réponse politique rapide à la pandémie, notamment une campagne de vaccination accélérée », indique l’institution dans un communiqué de fin de mission publié cette semaine à l’occasion d’une revue-programme économique soutenue par l’instrument de coordination des politiques économiques (ICPE) du FMI. Malgré cette croissance spectaculaire, le Fonds indique que pour 2022, de nombreux risques continuent de peser sur l’économie, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie qui ont déjà fait grimper l’inflation à 5,8% en février dernier. « L’évolution rapide de l’environnement mondial et les retombées liées à la guerre en Ukraine posent des défis importants aux pays du monde entier, y compris au Rwanda. On s’attend à ce qu’ils pèsent sur la reprise économique du Rwanda, en plus des effets persistants de la pandémie par la détérioration des conditions extérieures, notamment une reprise plus faible que prévu chez les partenaires commerciaux et de nouvelles augmentations des prix internationaux des denrées alimentaires et de l’énergie », indique le FMI. L’institution mondiale annonce également vouloir réviser à la baisse les projections de croissance du pays est-africain par rapport à l’examen précédent, expliquant que « les priorités politiques immédiates consistent à préserver la stabilité budgétaire et financière et à atténuer l’impact du choc externe en cours sur les plus vulnérables ». « La Banque nationale du Rwanda (NBR) doit se tenir prête à prendre les mesures appropriées pour contenir les effets de l’inflation, tout en tenant compte de l’évolution des perspectives de croissance », insiste le FMI. Malgré ces pressions, le Fonds indique que le Rwanda a montré des signes de nature à atténuer l’impact de ces risques sur son économie. Face à la hausse de l’inflation, la Banque centrale a relevé son taux directeur de 50 points de base, et les résultats budgétaires du premier semestre de l’exercice 21/22 ont été conformes aux attentes. Quant au taux de change du franc rwandais, il est resté stable et les réserves de change actuelles permettent de couvrir plus de 4 mois d’importation. L’ICPE est un instrument introduit par le Fonds en 2017 pour soutenir les pays qui peuvent bénéficier de son accompagnement dans le cadre d’un programme, mais qui n’ont toutefois pas besoin d’un soutien financier de l’institution.

BDEAC : Validation du document de stratégie relatif aux projets à fort impact économique

BDEAC : Validation du document de stratégie relatif aux  projets à fort impact économique

Le Conseil d’administration de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale (BdEAC) a procédé, le 10 juillet 2020, en visioconférence, à la validation du document de stratégie d’intervention en faveur de la République du Congo, axé uniquement sur les projets à fort impact économique du Plan national de développement (Pnd) 2018-2022.   Les Etats membres de cette institution ont retenu le Congo parmi les bénéficiaires des treize propositions de financement des projets approuvés. Ils englobent les secteurs de la santé, de l’eau, de l’assainissement, de l’agro-industrie, des transports et des finances. Ce document est un cadre de référence des interventions de la BDEAC au Congo pendant les trois prochaines années. Depuis 2019, les deux parties discutent sur le financement des travaux de construction d’un port minéralier, de la réhabilitation du Chemin de fer Congo océan (CFCO) et de l’érection du barrage de Sounda dans le département du Kouilou. Il permet également de booster la diversification de l’économie congolaise, en favorisant la dynamique du secteur privé et la création d’emplois. Ce document est une feuille de route propre au Congo. Pour le président de la BDEAC, Fortunato Mbo Nchama, ce document a été validé par cette institution financière et le gouvernement congolais pour que les interventions de la banque soient visibles et prévisionnelles. Les membres du conseil d’administration ont également planché sur la situation financière de la banque dans un contexte de crise sanitaire due au coronavirus. « La Bdeac se porte bien », a rassuré M. Mbo Nchama. Les indicateurs clés de la banque sont en outre en hausse, avec un bénéfice de 15,2 milliards de Fcfa en 2019, contre 11,5 milliards de Fcfa un an plus tôt, soit une hausse de 32%. Le produit net bancaire est en hausse de 4%, tandis que le total du bilan s’établit à 459,8 milliards de Fcfa, contre 428,6 milliards de Fcfa à la clôture de l’exercice précédent, soit un accroissement de 7%, a-t-on noté. Dès le début de la pandémie de la Covid 19, cette institution a réagi par le décaissement d’une enveloppe de trois milliards de Fcfa pour soutenir les pays membres dans la lutte sanitaire. Tenant compte de cela, M. Mbo Nchama  a noté que la banque sera obligée de revoir les calendriers d’exécution de certains projets et le report des échéances de remboursement des crédits. Le conseil a approuvé une enveloppe de 155 milliards de Fcfa, soit 90 milliards de Fcfa destinés à la lutte contre la pandémie et ses effets économiques, et 65 milliards de Fcfa pour le financement des projets de développement. Les décisions adoptées au cours de ce conseil d’administration seront soumises à l’assemblée générale de la banque, prévue le 13 juillet prochain, a-t-on appris. Florent Sogni Zaou

Banque mondiale: Madagascar peut bâtir une économie plus résiliente et inclusive

Banque mondiale: Madagascar peut bâtir une économie plus résiliente et inclusive

La reprise économique de ces dernières années, conjuguée à une transition politique pacifique à la suite des élections présidentielles de 2018, offre une base solide pour sortir Madagascar d’un cycle récurrent de pauvreté et d’instabilité, a estimé la Banque mondiale dans son Mémorandum économique consacré à Madagascar. « Ces dernières années, la croissance économique soutenue par des secteurs porteurs tels que l’agroalimentaire, la confection et la sous-traitance en services informatiques a permis de faire progresser l’offre d’emplois mais à un rythme insuffisant, puisque seulement un nouveau venu sur le marché du travail sur douze parvient à trouver un emploi dans le secteur privé formel », a expliqué l’économiste principale et auteure principale du rapport, Natasha Sharma, cité dans un communiqué de l’institution internationale. D’après elle, « en se basant sur les succès récents, Madagascar peut bâtir une économie plus résiliente et inclusive, notamment à travers l’amélioration de la connectivité, du capital humain et du cadre des affaires, ainsi que l’adoption de pratiques agricoles plus modernes. » Selon l’étude, Madagascar dispose en effet de quatre atouts majeurs pour l’essor de secteurs porteurs : une main d’œuvre de qualité, des ressources naturelles uniques, le positionnement de certains produits sur le marché du haut de gamme et une connexion internet rapide. En comblant les déficits d’investissements en infrastructures et en capital humain, le pays parviendrait à favoriser une croissance plus inclusive. Le rapport préconise également des mesures innovantes pour renforcer la concurrence, améliorer le climat des affaires et accroître la productivité dans le secteur agricole. Ces réformes incluent la dématérialisation des passations de marchés publics, un renforcement des lois et organismes de supervision de la concurrence, de nouvelles sources de financement pour l’entretien routier, la télédétection de la production agricole, ou le renforcement du cadre règlementaire pour les associations privées d’intérêt public. Comme l’a rappelé la Banque mondiale, le Mémorandum économique de Madagascar est une publication quinquennale qui étudie la performance économique du pays et propose des réformes prioritaires susceptibles de générer une croissance plus robuste, inclusive et durable. Son objectif « est de guider la formulation des réformes économiques nécessaires pour libérer le potentiel de croissance inclusive du pays », a précisé la responsable des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, Marie-Chantal Uwanyiligira. La nouveauté apportée par ce rapport, qui analyse dans le détail les facteurs à l’origine du succès de certains secteurs performants, la faiblesse d’autres secteurs à la traîne et les freins transversaux à l’émergence économique de Madagascar, « est qu’il offre un menu d’actions concrètes visant à améliorer la compétitivité des secteurs porteurs de croissance à Madagascar afin de stimuler les investissements et accélérer l’émergence économique du pays », a-t-elle conclu. Martin Kam avec BM