Droits de l’homme : Le Président Félix Tshisekedi a reçu Adama Dieng, envoyé spécial de l’Union Africaine

Ce mardi à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État a reçu Adama Dieng, Envoyé spécial de l’Union africaine pour la prévention du génocide et des atrocités de masse, en séjour à Kinshasa dans le cadre de sa première mission d’itinérance en République Démocratique du Congo (RDC). A l’issue de cette audience, M. Adama Dieng a félicité le Président Félix Tshisekedi pour « l’élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour les trois prochaines années. » Le haut fonctionnaire de l’Union africaine (UA) a promis d’accompagner le gouvernement congolais pour le positionnement de la RDC comme pays champion de la protection des populations civiles en danger. Alors que la RDC s’apprête à présider le Conseil de paix et de sécurité de l’UA au cours de ce mois de novembre, M. Adama Dieng dit compter sur le leadership du Président Tshisekedi dans l’accomplissement de cette mission. « C’est une lourde responsabilité, une mission qui est extrêmement difficile, mais il nous faut la détermination et l’attachement au respect des droits humains », a indiqué le diplomate Sénégalais.
L’opinion des Marocains sur les prestations administratives, les droits de l’Homme et les services de l’enseignement s’est dégradée

L’opinion des ménages marocains sur l’évolution de la qualité des prestations administratives, des services de l’enseignement et la question des droits de l’Homme s’est détériorée au cours de l’année 2021. C’est ce qui ressort de l’enquête de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP) qui, outre l’évolution des indicateurs trimestriels de la conjoncture, s’est aussi intéressée « à la perception par les ménages de certaines composantes de leur environnement dont la variabilité n’est pas significative d’un trimestre à l’autre », comme l’a expliqué l’institution publique dans sa note d’information publiée récemment. D’après les résultats de cette enquête, dont nous avons récemment relevé les principaux enseignements, « 55,2% des ménages perçoivent une amélioration de la qualité des prestations administratives contre 20,8% qui perçoivent sa dégradation ». Comme l’a ainsi relevé le Haut-commissariat dans sa note d’information, « le solde qui résume cette opinion a enregistré 34,4 points contre 40,6 points enregistré en 2020 ». Le même constat peut être fait en ce qui concerne la situation des droits de l’Homme, puisque 18,2% des ménages sondés estiment que la situation des droits de l’Homme s’est dégradée au cours de l’année précédente contre 15,8% enregistré en 2020. Au final, le solde relatif à cet indicateur a chuté à 24,1 points en 2021 au lieu de 26 points en 2020. Dans son enquête, le Haut-commissariat a sondé également les ménages sur les services de l’enseignement. Il en ressort que 56,9% contre 21,5% des ménages ont ressenti une dégradation de la qualité de ceux-ci. En conséquence, « le solde relatif à cet indicateur est passé de moins 29 points en 2020 à moins 35,4 points en 2021 ». Les résultats de l’enquête du Haut-commissariat montrent, en revanche, que la perception des ménages s’est améliorée en ce qui concerne la protection de l’environnement et la qualité des services de santé. En effet, il ressort de cette étude que le solde relatif à la protection de l’environnement a enregistré 35,7 points au terme de l’année 2021 au lieu de 32 points en 2020. Comme l’a relevé le Haut-commissariat dans sa note, « 52,7% contre 17% des ménages perçoivent que la qualité de la situation en matière de protection de l’environnement s’est améliorée » au cours de l’année dernière. La même tendance a été observée en ce qui concerne l’évolution de la qualité des services de santé, puisque l’opinion des ménages sur cet indicateur s’est améliorée en 2021 par rapport à 2020. En effet, 61 % des ménages ont perçu une dégradation de la qualité des services de santé au cours de l’année dernière contre 15,1% qui ont perçu son amélioration. Comme l’a rappelé l’institution publique, ces proportions étaient de 60,2% et 11,4% respectivement en 2020. Ainsi, « le solde relatif à cet indicateur est passé à moins 45,9 points contre moins 48,9 points en 2020 », a-t-elle déduit. Notons qu’en plus des indicateurs trimestriels, le Haut-commissariat au plan calcule à la fin de chaque année le solde relatif à la perception par les ménages de certaines composantes de leur environnement dont la variabilité n’est pas significative d’un trimestre à l’autre. Pour rappel, les résultats de l’enquête du HCP ont montré que la confiance des ménages a enregistré une dégradation au quatrième trimestre de 2021, par rapport au trimestre précédent et une stabilité par rapport au même trimestre de l’année précédente. Selon le HCP, «l’indice de confiance des ménages s’est établi à 61,2 points, enregistrant une dégradation par rapport au trimestre précédent où il a été à 65,5 points et une stagnation par rapport au même trimestre de l’année précédente». Alain Bouithy
RCA: le parquet général ouvre une enquête sur les « allégations » de violation des droits de l’Homme par l’armée et ses alliés

Le gouvernement centrafricain exprime son étonnement et dit douter de la crédibilité du rapport du Groupe de travail de l’ONU accusant les Forces armées centrafricaines et leurs alliés d’avoir commis des infractions graves des droits humains en RCA. A cet effet, le ministre de la justice a ordonné au parquet général de Bangui d’ouvrir une enquête sur ces présumés exactions, considérées comme étant de « simples dénonciations». Selon les termes du rapport du groupe de travail de l’ONU, les Forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais ont commis des violations graves des droits de l’Homme au cours de leurs offensives sur le territoire centrafricains. Et pour que lumière soit faite sur cette accusation qui risque de ternir l’image de l’armée nationale, le gouvernement centrafricain a instruit le parquet général de Bangui d’ouvrir une enquête sur cette affaire. Pour le parquet, des investigations seront menées afin de faire la lumière sur ces « accusations graves ». « Un magistrat, qu’il soit du ministère public ou du parquet, est soumis à l’autorité de la loi. Il travaille avec son âme et conscience. En droit, on dit que les faits sont têtus. Si c’est avéré, nous allons conclure que dans tel cas, c’est avéré. Et si ce n’est pas avéré, nous conclurons que lors des accrochages, il y a eu des dégâts collatéraux. Comme ils ont limitativement énuméré ces incidents, point par point, nous mènerons des investigations » martèle Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d’Appel de Bangui. Pour la justice centrafricaine, l’équipe d’experts de l’ONU n’a pas respecté les procédures de l’enquête. Pour elle, l’absence des dénonciations de la part des victimes impacte la crédibilité du rapport. « Ce qui est curieux, est que nous n’avons pas encore reçu les dénonciations de la part des victimes. Cependant, il y a une enquête qui est ouverte contre tout ce qu’il s’était passé. Et donc, nous pensons pour notre part que la division de la Minusca a mis la charrue avant les bœufs. Aujourd’hui, nous sommes entrain de mener les enquêtes sur tout ce qui a été fait par la CPC » conclut Eric Didier Tambo. Dans une réaction officielle ce 03 mai 2021, le gouvernement centrafricain s’étonne de l’enquête menée par les experts de l’ONU. Selon le communiqué du gouvernement, « la démarche entreprise ne correspond nullement aux usages établis ». Par ailleurs, il assure n’avoir été « informé à aucun moment que des enquêtes étaient menées sur son territoire et n’en connait ni l’initiateur, ni les méthodes et encore moins le calendrier ». Face au manquement relevé concernant cette enquête des experts de l’Onu, les autorités centrafricaines émettent des réserves. « Au regard de ce qui précède, le gouvernement considère, le Gouvernement considère ce document (ndlr rapport des experts de l’Onu) comme étant de simples dénonciations », assure Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement centrafricain.
Le voisin oriental du Maroc se prend une rouste magistrale au Parlement Européen sur la question des Droits de l’Homme

OPINION. La date du 26 novembre 2020 est à graver en lettres d’Or au Parlement Européen, réuni en Urgence à Bruxelles, puisqu’il vient d’adopter en cette journée une Résolution d’Urgence dénonçant la grave détérioration de la situation des Droits de l’Homme et des libertés en Algérie. L’écrasante majorité des eurodéputés a dénoncé les méthodes algériennes de torture et de maltraitance des prisonniers et exigé la libération de ces détenus et la garantie de la liberté d’expression et de manifestation mais aussi les amendements liberticides du Code Pénal algérien et de la nouvelle Constitution. Ils ont notamment cité la discrimination et le harcèlement dont sont victimes les Chrétiens et les Juifs en Algérie, en flagrante violation de la liberté de culte et du respect de toutes les religions monothéistes. Les eurodéputés estiment également dans cette Résolution que la censure, les procès et les lourdes sanctions à l’encontre de médias indépendants continuent de s’aggraver et que les restrictions en matière de sécurité instaurées pour lutter contre la pandémie de la COVID-19 ont contribué à renforcer les contrôles et sont utilisées par les autorités pour restreindre davantage l’espace civique, limiter la dissidence pacifique et entraver la liberté d’expression. A noter que la Résolution en urgence invite instamment les autorités algériennes à autoriser l’entrée dans le pays des organisations internationales des Droits de l’Homme et des titulaires de mandat au titre de procédures spéciales des Nations-Unies. Ladite Résolution en Urgence a été adoptée par 669 députés pour et seulement 3 députés contre et 22 abstentions soit la quasi totalité des membres du Parlement Européen. Pour rappel, c’est la deuxième fois en un an qu’une Résolution du Parlement Européen est adoptée en Urgence pour appeler l’Algérie à respecter les Droits de l’Homme et mettre à témoin la communauté internationale sur la situation grave des libertés dans ce pays Farid Mnebhi.
Mali : 323 personnes sont mortes de violations et abus de droits de l’homme au second trimestre (MINUSMA)

Dans sa note trimestrielle publiée jeudi, la Mission des Nations Unies au Mali déplore qu’au cours du deuxième trimestre de l’année, la situation des droits de l’homme soit restée préoccupante et sans amélioration véritable au centre et au nord du pays. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA)) a ainsi documenté entre le 1er avril et le 30 juin, 632 violations et abus de droits de l’homme ayant causé la mort de 323 personnes dont 23 enfants et 11 femmes. Ces données représentent une augmentation de 5,65 % par rapport aux violations et abus documentés au cours du trimestre précédent, période au cours de laquelle la Division avait enregistré 598 violations et abus de droits de l’homme ayant causé la mort d’au moins 380 personnes. La situation des droits de l’homme a été caractérisée d’une part par les attaques récurrentes des groupes extrémistes qui ont entrainé à certaines occasions des violences meurtrières contre les populations civiles. En réponse à ces attaques, les Forces de défense et de sécurité ont conduit de nombreuses opérations militaires et de sécurisation dont certaines se sont soldées par des violations des droits de l’homme notamment dans les régions de Mopti et Ségou. Selon la note, les violences sur fond de tensions intercommunautaires ont également continué dans la région de Mopti, rythmées par des attaques des milices et groupes d’autodéfense peuls et dogons. Le contexte a aussi été marqué par des mouvements de contestation des résultats définitifs des élections législatives. Cela s’est caractérisé par l’organisation de manifestations anti-gouvernementales notamment à Bamako, Mopti, Kayes et Sikasso. La région de Mopti la plus affectée La région de Mopti a été la plus affectée par ces violations et abus dans la mesure où, sur les 632 violations et abus documentés, 386 ont été perpétrés dans la région de Mopti suivie des régions de Ségou (52), Gao (47), Tombouctou (46), Kidal (37), Ménaka (35), Kayes (25), Sikasso (3) et Bamako (1). Sur les 632 violations et abus de droits de l’homme, la Division a documenté 126 violations de droits de l’homme imputables aux Forces de défense et de sécurité maliennes (FDSM) tandis que 50 violations ont été imputées aux forces burkinabè. Les groupes extrémistes tels que Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar Eddine, la Katiba Macina, Jama’at nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), Al Mourabitoune et autres groupes similaires ont été responsables de 123 abus de droits de l’homme. De leur côté, les groupes armés signataires ont été responsables de 63 abus de droits de l’homme tandis que les milices et autres groupes armés d’autodéfense communautaires ont perpétrés 232 abus de droits de l’homme. Enfin, 38 abus de droits de l’homme ont été perpétrés par des groupes armés non identifiés. CP
Les violations des droits de l’Homme dans les camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf dénoncées au Pays Basque espagnol

Les violations systématiques des Droits de l’Homme dans les camps de la honte de Tindouf ont été portées, dès le 20 novembre 2019 à Vitoria (Pays Basque Espagnol), à la connaissance du Gouvernement et Parlement Régionaux du Pays Basque (Espagne) par des membres de la société civile des provinces sahariennes marocaines. Cette délégation de la société civile des provinces du Sud du Maroc était composée des Présidents de l’Association des Portés Disparus au Polisario (APDP), Dahi Aguai, et de l’Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme, Ramdan Masoud, ainsi que de Jmaiaa Yassine et de Mohamed Mokhtar Al Alyin, tous victimes de la torture et la séquestration. Les membres de cette délégation ont, ainsi, organisé une série d’activités et de rencontres tenues tout au long de la semaine dernière avec plusieurs responsables de la région autonome du Pays Basque, élus et représentants des autorités locales et régionales visant à éclairer les responsables basques sur les violations des Droits de Homme commises par le polisario dans les camps de la mort de Tindouf. Ainsi, les membres de la société civile sahraouie marocaine ont exposé à leurs interlocuteurs espagnols des photos et des documents illustrant les pratiques inhumaines et dégradantes et les odieux crimes commis par les miliciens du polisario contre les séquestrés des camps de la honte de Tindouf. Le Président de l’APDP, Dahi Aguai, accompagné de Madame Jmaiaa Yassine et de Mohamed Mokhtar Al Alyin, membres de l’association, a remis aux responsables Basques un dossier détaillé sur les cas de tortures et de disparitions forcées dont ont été également victimes des Mauritaniens et des Espagnols, dont une trentaine de marins avaient été tués près des Iles Canaries par les mercenaires du polisario. Au cours de leur séjour au Pays Basque, les membres de la société civile du Sahara marocain ont pu rencontrer le Défenseur du Peuple de la Communauté Autonome du Pays Basque, Manuel Lazertura Rodriguez, le délégué du Gouvernement Central, Jesus Loza Aguirre, le subdélégué de l’exécutif central à la région, Jose De La Fuente, le bâtonnier de l’Ordre des Avocats de la Province d’Alava, Anton Echevarrieta Zorrilla, le Conseiller chargé des Politiques Sociales, des Personnes Agées et de l’Enfance à la Mairie de la capitale de la région autonome du Pays Basque, Jon Armentia Fructuoso, qui était accompagné du Coordinateur du Parti Socialiste Basque (PSE) à la Mairie, Victor Garcia Hidalgo, la Directrice Générale des Affaires Extérieures du gouvernement régional du Pays Basque, Leyre Madariaga Gangoiti, qui était accompagnée de la Directrice Générale des Droits de l’Homme de l’exécutif régional, Monica Hernandez, les membres de la Commission des Droits de l’Homme du Parlement Régional Basque, Gloria Sanchez Martin et Miren Gallastegui Oyarzabal lesquels ont unanimement déploré le calvaire enduré par les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf et dénoncé les exactions et atrocités commises par les tortionnaires du polisario qui portent gravement atteinte aux Droits de l’Homme. Tous ces représentants de la société basque ont exprimé aux membres de société civile sahraouie marocaine leur volonté à soutenir et à accompagner, aux niveaux personnel et institutionnel, les victimes des atrocités et tortures subies des mains des séparatistes et à les aider à faire entendre leurs voix et à faire valoir leurs droits. A rappeler que le Président de l’APDP, Dahi Aguai, accompagné de Madame Jmaiaa Yassine et de Mohamed Mokhtar Al Alyin, membres de l’association, a remis aux responsables Basques, un dossier détaillé sur les cas de tortures et de disparitions forcées dont ont été également victimes des Mauritaniens et des Espagnols, dont une trentaine de marins avaient été tués près des Iles Canaries par les mercenaires du polisario. Il est à noter qu’un des moments les plus poignants de ces multiples rencontres fut la projection du film documentaire titré « De Tindouf à Laâyoune, la route de la dignité » au Centre Culturel « Florida » à Vitoria Gasteiz, en présence d’un parterre de responsables du Pays basque, d’universitaires, de défenseurs des Droits de l’Homme et de représentants de la société civile espagnols. Ce documentaire a embarqué l’assistance dans un voyage en deux temps à savoir, cinq jours à Tindouf et cinq autres à Laâyoune, et met la lumière sur la situation humanitaire désastreuse des détenus sahraouis dans les camps de Tindouf, avec des témoignages poignants mettant en avant la répression immonde du polisario, mais aussi le détournement de l’aide humanitaire destinée à la population sahraouie séquestrée dans les camps de Tindouf à l’issue duquel un débat a été ouvert. Ces rencontres furent clôturées, le 23 novembre 2019, par une manifestation sur la Place de la Constitution à Vitoria Gasteiz au cours de laquelle les manifestants ont condamné les conditions inhumaines et dégradantes dans lesquelles sont condamnées à vivre ces populations, ainsi que le détournement des aides humanitaires internationales qui leur sont destinées pour garnir les comptes bancaires des polisariens ouverts dans différents pays européens et souligné la nécessité de poursuivre en justice les tortionnaires du polisario afin que justice soit rendue à ces victimes innocentes. Il y a lieu de noter que le Défenseur du Peuple de la Communauté Autonome du Pays Basque, Manuel Lazertura Rodrigue, a souligné que l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc et saluée par la communauté internationale, est une solution viable et crédible au différend régional autour du Sahara. Enfin, tout le développement de ces activités a été confronté à des tentatives de sabotage de la part des polisariens pour empêcher que ces victimes puissent s’exprimer notamment durant les conférences organisées en parallèle aux activités institutionnelles. Farid Mnebhi.
Maroc/célébration de la Journée nationale de l’alphabétisation

A l’occasion de la Journée nationale de l’alphabétisation, célébrée le 13 octobre de chaque année, et dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action national en matière de démocratie et des Droits de l’Homme (PANDDH), l’Agence nationale marocaine de lutte contre l’analphabétisme (ANLCA), le Ministère d’Etat marocain chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement et le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb ont organisé, le 16 octobre 2019, au Centre marocain d’orientation et de planification de l’éducation (COPE), à Rabat, un séminaire portant sur deux thématiques : l’ancrage et la consolidation des principes des Droits de l’Homme dans les programmes d’alphabétisation et la mise en place d’un Centre de Ressources et d’Expertise pour l’Alphabétisation (CREA) intitulé « Projet CREA ». Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la qualité de l’action de l’alphabétisation par le renforcement des dispositifs existant en matière de renforcement des compétences, de qualification et de professionnalisation des acteurs de la lutte contre l’analphabétisme. Les intervenants ont ainsi débattu de la thématique d’intégration des approches des Droits de l’Homme dans les programmes d’alphabétisation et promouvoir cette culture chez les bénéficiaires. Cette rencontre a permis, également, de connaître le projet CREA et a ouvert le débat en vue de favoriser la mise en place d’un environnement favorable et propice à l’évolution et à la pérennisation du CREA. Ces débats ont été sanctionnés par la signature d’une convention-cadre tripartite entre le Ministère d’Etat chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, l’ANLCA, l’UNESCO. Ont pris part à ce séminaire les partenaires de l’ANLCA et de l’UNESCO relevant des secteurs public et privé, les représentants de la coopération internationale, les partenaires techniques et financiers et les organes de gouvernance de l’Agence. Ainsi, l’Agence Nationale marocaine de Lutte Contre l’Analphabétisme (ANLCA), le Ministère d’Etat marocain chargé des Droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement et l’UNESCO ont unifié leurs efforts pour ancrer et consolider les principes des Droits de l’Homme dans les programmes d’alphabétisation. Pour rappel, l’ouverture du chantier d’ancrage et de consolidation des principes de Droits de l’Homme dans les programmes d’alphabétisation, se veut une mise en œuvre des recommandations ressorties des Assises Nationales de l’Alphabétisation, tenues les 13 et 14 octobre 2017, sous le Haut Patronage de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI. Farid Mnebhi.
RDC : 515 cas de violations des droits de l’homme enregistrés en juillet 2018, selon le BCNUDH

515 cas de violations des droits de l’homme ont été repertoriés en juillet 2018 en République démocratique du Congo, soit une hausse par rapport aux 458 violations documentées en juin 2018, selon le dernier rapport mensuel du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH). Dans le même temps, le nombre de violations commises par les agents de l’Etat est en légère baisse, mais qu’ils demeurent néanmoins responsables de la moitié des violations documentées, note le BCNUDH dont la mission consiste à assurer un suivi étroit de la situation des droits de l’homme et à procéder à des analyses des tendances relatives à cette situation en RDC. « La hausse significative du nombre de cas d’atteintes attribuables aux groupes armés est notamment due par un activisme croissant de trois groupes armés : les Forces de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI), le Nduma Defence of Congo (NDC) –Rénové, surtout dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), et diverses factions des Raïa Mutomboki au Sud-Kivu », a indiqué le BCNUDH. Dans un communiqué, il précise que sur l’ensemble du territoire, les agents de l’Etat sont responsables de près de la moitié de ces violations, dont l’exécution extrajudiciaire d’au moins 19 personnes, dont quatre femmes, tandis que les combattants des groupes armés qui ont commis l’autre moitié de ces atteintes, sont notamment responsables des exécutions sommaires d’au moins 64 personnes, dont 13 femmes. Le BCNUDH note également que « près de 84% des violations et atteintes aux droits de l’homme ont été commises dans les provinces affectées par le conflit (431 violations) ». Ce qui aurait entraîné la mort d’au moins 79 civils, dont 16 femmes. Il estime toutefois qu’à l’inverse du mois de juin 2018, les groupes armés sont les principaux responsables des violations commises dans ces provinces (60%). « La grande majorité de ces violations continue d’être enregistrée dans la province du Nord-Kivu (189 violations, soit près de 44% des violations commises dans ces provinces), suivie par l’Ituri et le Sud-Kivu (72 violations chacune) », souligne-t-il. A en croire le BCNUDH, seules 84 violations des droits de l’homme ont été documentées dans les provinces non affectées par le conflit, ce qui traduit une baisse par rapport au mois de juin (94 violations), précisant que toutes ces violations sont imputables à des agents de l’Etat, dont plus de 64 % à des agents de la PNC (54 violations). A noter que la majorité des violations commises dans ces provinces ont été enregistrées au Kongo Central (30 violations), suivi des provinces de l’Equateur (12 violations) et du Haut-Katanga (11 violations). S’agissant de violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales liées à des restrictions de l’espace démocratique sur l’ensemble du territoire, le BCNUDH dit en avoir a documenté 53 au cours du mois de juillet. « Ce nombre, en légère baisse par rapport au mois précédent (59 violations), ne contredit néanmoins pas une persistance des restrictions de l’espace démocratique depuis plus de trois ans », affirme-t-il soulignant que le nombre total de ces violations documentées depuis le début de l’année 2018 s’élève à 552 violations, en augmentation de 12 % par rapport aux sept premiers mois de l’année 2017. Selon le BCNUDH, les agents de la PNC et les autorités politico-administratives demeurent les principaux auteurs présumés de ces violations, avec respectivement 21 et 10 violations chacun. Dans son rapport, le BCNUDH signale également la hausse des violations des droits de l’homme et libertés fondamentales liées à l’espace démocratique commises par des groupes armés (neuf atteintes), notant qu’il s’agit principalement d’attaques et d’intimidations contre des radios communautaires sur les ondes desquelles leurs exactions ont été dénoncées. « Concernant ces violations des droits et libertés fondamentales liées à des restrictions de l’espace démocratique, elles été principalement commises dans la province du Nord-Kivu (19 violations), suivie des provinces du Kongo Central (six violations), du Sud-Kivu (cinq violations) et de la Tshopo (cinq violations) », précise-il. Et d’ajouter que les violations les plus rapportées sont les atteintes au droit à la liberté et la sécurité de la personne (15 violations), suivi par les violations à la liberté de réunion pacifique (13 violations). A noter qu’au cours de ce même mois, les violations ont particulièrement visé les défenseurs des droits de l’homme et les membres de mouvements citoyens (30 victimes), les membres et sympathisants de partis politiques (12 victimes), ainsi que neuf journalistes. Le BCNUDH assure qu’il a continué d’appuyer les juridictions militaires et civiles dans le cadre de la lutte contre l’impunité, citant à titre indicatif qu’au moins 11 militaires des FARDC et quatre agents de la PNC ont été condamnés pour des violations des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la RDC. Adrien Thyg