Burkina Faso/Diplomatie : le Chef de l’Etat échange avec le représentant de l’Alliance des BRICS

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu ce mardi en fin de matinée en audience le Représentant de l’Alliance internationale des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en Afrique de l’Ouest et Centrale, Ahoua DON MELLO. Pour l’hôte du Chef de l’Etat, cette rencontre fait suite à une séance de travail, tenue hier lundi au ministère en charge des affaires étrangères avec plusieurs départements techniques. Accompagné du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Olivia ROUAMBA, le représentant de l’Alliance des BRICS est venu rendre compte au Capitaine Ibrahim TRAORE, du contenu des échanges et « du modèle que nous allons utiliser pour pouvoir sélectionner un certain nombre de projets, discuter avec nos partenaires originaires des pays BRICS pour leur mise en œuvre ». Après cette première étape de l’identification des projets, la présidente de l’Alliance internationale des BRICS sera au Burkina Faso dans les jours à venir pour la deuxième étape qui est l’installation de l’Alliance au Burkina Faso en vue de créer un pont entre notre pays et les pays membres des BRICS. Selon Ahoua DON MELLO, l’Alliance internationale des BRICS est le lien entre les pays des BRICS et les pays non membres. Il a indiqué qu’après le compte-rendu au Chef de l’Etat, le Président de la Transition a marqué son accord pour la poursuite du processus.
Diplomatie. Une nouvelle ambassadrice de France au Congo, pourquoi pas ?

TRIBUNE. Certains parleront de rotation normale des diplomates, mais au lendemain de la tournée Africaine du Président Français Emmanuel Macron, permettez-nous d’analyser la question sous un autre angle. Si l’ambassadeur a observé scrupuleusement les consignes de l’Elysée, en quoi diable aurait-il démérité ? Sauf à dire que la cupidité qui a éprouvé bien des diplomates occidentaux, le sieur François Barateau aurait cédé sur ses bonnes résolutions. Cela s’est vu un million de fois au point de créditer un sentiment d’atavisme occidental qui rompt chaque fois devant l’appât du lucre. Voilà une chose dont les Africains se gaussent et que les occidentaux feignent d’ignorer. Alors quoi, après un ambassadeur non efficace on promet au Congo une mère fouettarde qui viendrait morigéner qui ? Cette opération ce sera, le risque est grand, la mue d’un serpent. La chose étant connue pour enlever la peau et garder le serpent intact. Fini avec les nouveaux évangiles purement cosmétiques. Le problème entre l’Afrique et la France relève d’un coup de rabot moral, des réparations sur les chocs les plus immondes, un paternalisme franc hier et plus subtil demain. Dans un monde qui mute gravement, ne pas savoir prendre pleinement la dimension des choses est une faute grave. A la France de voir. C’est le langage de vérité que les africains, amis de la France devraient lui tenir. Cela dit, voyons toujours l’hirondelle diplomatique qui s’amène. Quelle humanité va t’elle amener à la politique des visas qui déboutent des candidats aux soins payants. Arrêtera-t-elle de produire par temps de pluie ou de canicule des longues files de demandeurs de visas ? 5 millions de Congolais cela ne risque pas d’envahir la France. Arrivera-t-elle à demander aux hommes d’Affaires français de sortir des redressements fiscaux qui leur pendent au nez pour beaucoup ? Y aura-t-il un discours dire aux politiciens congolais voleurs que la France ne sera plus complaisante et que les sommes saisies seront restituées au pays pillé. D’un mot, pour cesser de spéculer sur ce qui aura lieu, ou n’aura pas lieu. L’avenir nous le dira ! Que Dieu bénisse le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen.
Guinée/Diplomatie: neuf ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au Chef de l’Etat

Lundi, 13 mars 2023 : le Président de la Transition, le Colonel Mamadi Doumbouya, a reçu en audience successivement neuf ambassadeurs, venus lui présenter leurs lettres de créance. Il s’agit de : SEM Bonafacio Mitigo Bindang ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée Équatoriale, SEM Geneviève Mounier ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Canada, SEM Eftymios – Georges Costopoulos ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Grèce, SEM Ursula Fahringer ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République d’Autriche, SEM Mohamed Yahya Teiss ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République islamique de Mauritanie, SEM Avtar Singh ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de l’Inde, SEM Mambe Jean Sylvain Emien ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Nonciature Apostolique, SEM Maxwell A. Awiaga ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Ghana, SEM Tahad Eid. M. Alrshidy, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume d’Arabie Saoudite. Cette journée, qui se montre décisive et pleine de sens pour la diplomatie guinéenne, est déterminante de la volonté affichée par les autorités de la Transition depuis le 05 septembre 2021, de renouer les liens d’amitié et de coopération avec le monde entier, dans l’optique de meilleurs lendemains pour tous. À tour de rôle, ces ambassadeurs plénipotentiaires, venus des 4 coins du monde et accrédités auprès du Président-Colonel Mamadi Doumbouya, ont exprimé leur souhait d’accompagner la Transition dans les domaines prioritaires du développement et continuer à œuvrer dans le cadre du raffermissement des relations entre leurs pays et la République de Guinée. Le développement économique, le transport maritime, l’énergie, la pêche et l’agriculture sont entre autres secteurs d’activités qui connaîtront un nouveau sursaut grâce à la coopération avec les autres nations sous la forte impulsion du Chef d’État. Une occasion pour le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’Étranger, de manifester toute la satisfaction qu’il ressent face à ce ballet diplomatique , plein de symboles qui démontre au monde entier l’excellence des relations qui lient la Guinée aux autres États en cette phase transitoire. Pour le docteur Morissanda Kouyaté, ce jour, marqué par une série de présentations de lettres de créance, démontre la confiance renouvelée en notre pays par les autres nations, ainsi que l’ouverture politique réussie du Chef de l’État qui a donné un cachet et un intérêt tout particulier à la nature des relations que la Guinée entreprend avec les autres États du monde.
Congo-France/Politique et diplomatie. Macron en escale (technique?) à Brazzaville

DECRYTAGE. La guerre Russie-Ukraine et alliés, médiation de Denis Sassou Nguesso, au nom de l’Union Africaine, dans la crise libyenne, économie…, devraient figurer au menu du tête à tête étouffant que le président congolais aura avec son homologue français, Emmanuel Macron, au cours de la brève escale (technique?) en mars prochain à Brazzaville. Contrairement à la rumeur brazzavilloise, il n’ y aura pas un seul sujet qui fâche, comme le cas Mokoko et Okombi. Emmanuel Macron arrive à Brazzaville en mars prochain, un mois qui rappelle de tristes souvenirs aux congolais superstitieux : « explosions du 04 mars, assassinats de Marien Ngouabi, Alphonse Massamba Débat et du cardinal Émile Biyenda, décès de Lucie Bongo Ondimba, Guy Brice parfait Kolelas! Une escale ( technique ?) tout de même pour l’honneur, avant de mettre le cap sur Luanda, en Angola, puis Kinshasa, en RDC, la rive gauche du fleuve Congo. Des exégètes en relations internationales qualifient ce très bref séjour de Macron à Brazzaville d’ » escale technique ». Un peu comme Nicolas Sarkozy, le 26 mars 2009, à Brazzaville, lorsqu’il revenait de Kinshasa. Celle-là, de l’avis des observateurs, était visiblement une escale d’affaires, notamment la remise sur orbite du groupe Bolloré, candidat malheureux, derrière Dubai Port Word, selon mes sources, dans l’appel d’offres de mise en concession du port autonome de Pointe-Noire. Pour la petite histoire, alors que Dubai Port Word avait coiffé sur le poteau d’autres concurrents de taille, dont le groupe Bolloré, nous confiait à l’époque une bonne source proche du dossier, l’ordre serait venu d’en haut pour que cette concession soit attribuée au français, au nom de la « longue amitié franco-congolaise ». Sarkozy qui était venu avec le dossier de « son » ami Bolloré dans ses valises, dut se résoudre à recevoir l’opposition congolaise- dont il voulait se servir comme preuve de chantage- dans un 5 étoiles de Brazzaville, pour leur dire : » ne boycottez pas les élections ». Énorme déception des opposants congolais qui s’attendaient au soutien du locataire de l’Elysée. Macron, moins abrupte et désinvolte, arrive au Congo dans un contexte international marqué par la guerre Russie-Ukraine et alliés. Une question qui devrait figurer au menu de l’échange qu’il aura avec son homologue congolais. Brazzaville, comme d’autres capitales africaines, est loin d’oublier le grand soutien multiforme de Moscou à l’époque de la guerre froide: formation des cadres congolais, construction des infrastructures de base, appui logistique et idéologique… Il semble que le Parti Congolais du Travail, au pouvoir, disposerait de la moitié de cadres qui parlent et écrivent aisément le russe. Nombreux ont d’ailleurs épousé des femmes russes pendant leur séjour académique dans ce que l’on appelait URSS. Au delà, de nombreux congolais et autres africains, épris de paix et de justice, estiment que le dénouement de cette guerre en faveur de la Russie, qu’appuie la Chine, pourrait rééquilibrer les relations internationales, en mettant fin au rôle suprematiste des USA et alliés dans la marché du monde. Vu sous cet angle Macron ne devrait donc pas compter sur Brazzaville pour condamner, à brûle pourpoint, la Russie comme le souhaitent ses amis occidentaux, y compris la France elle-même, incapable de se mettre en lévitation pour jouer le rôle de médiateur dans cette guerre. Le dossier libyen, sur lequel Paris essuye des échecs, tandis que Brazzaville, à qui l’Union Africaine a confié sa résolution, devrait également être évoqué par Sassou-Macron. Le président congolais marque de bons points dans l’approche de solution. Quoiqu’il soit difficile à Brazzaville, bien loin de la Libye à tout point de vue, d’aller plus vite. Et ce n’est donc pas par hasard que Denis Sassou Nguesso s’est récemment adjugé le soutien du président nigerien Mohamed Bazoum. Qui était en visite officielle à Brazzaville en début de semaine. L’économie, le troisième point de ce tête à tête, pourrait tourner autour de la fragilité des entreprises françaises au Congo, face à la concurrence chinoise. Les francaises cumulent près de 300 milliards de créances auprès de l’Etat congolais. Paris souhaite qu’en contrepartie du soutien apporté à Brazzaville, dans le cadre de l’appui budgétaire et autres concours auprès du Fmi, que Brazzaville songe à lui renvoyer l’ascenseur en termes de paiements de dettes dues aux entreprises de l’Hexagone. Il faut reconnaître que traditionnellement les énormes potentialités économiques du Congo profitaient aux hommes d’affaires français, qui, sans compétitivité véritable, raflaient la mise. Très peu au fait de la nébuleuse franco-congolaise, Jean Jacques Bouya, neveu de Sassou, le puissant ministre des Grands travaux s’est mis à négocier les marchés publics avec les plus offrants et les moins disant chinois. Des pratiques de concurrence pure et parfaite que les entrepreneurs français ne supportent pas. Surtout lorsqu’elles contribuent à leur faire perdre du terrain. Macron face à l’os africain C’est une coutume désormais établie en France: depuis l’instauration de la Vème République, chaque Chef de l’État français se retrouve face à un « os africain » ou malédiction africaine. Charles de Gaulle avait mal à son Algérie. Valérie Giscard d’Estaing s’était emmêlé les pinceaux avec les diamants centrafricains de Bokassa. François Mitterrand a eu son cauchemard rwandais. Jacques Chirac a fait face aux crises ivoirienne et congolaise(Lissouba-Sassou).Nicolas Sarkozy porte les taches indélébiles du sang de Mouamar Khadafi. Emmanuel Macron est face à bon nombre de pays africains qui affichent ostensiblement leur soutien à la Russie et à la Chine. Bamako, Bangui et Ouagadougou font ouvertement ce que d’autres pays africains font encore en cachette. C’est plutôt à Kinshasa, chez Félix Antoine Tshisekedi, qu’il pourra enfin trouver un allié. Denys Sharapov, le vice-ministre des affaires étrangères de l’Ukraine, était récemment à Kinshasa, non pas pour se mettre au chevet de la RDC. Il y était surtout pour solliciter le soutien de Kinshasa. Accompagné de plusieurs de ses compatriotes, Denys Sharapov attend beaucoup de la Rdc. Fatshi, pour les intimes, fait-il des yeux doux à la communauté internationale, surtout à quelques jours de la visite de Macron à Kinshasa, pour s’attirer son soutien dans la guerre qui oppose la Rdc, à l’Est, au M23, soutenu en sous main par
Congo/France. L’Affaire des expatriés français de « Eco-Oil Energy» contre Claude Wilfrid ETOKA, au menu de la rencontre Emmanuel Macron – Dénis Sassou Nguesso à Brazzaville ?

DIPLOMATIE. Profitant de son séjour au Gabon à l’occasion du One Forest Summit, (1er et 2 mars 2023), une rencontre sur la préservation des forêts tropicales, le président Emmanuel Macron, fera escale à Brazzaville le 3 mars sur invitation de Dénis Sassou Nguesso. Selon nos informations, outre les questions bilatérales, le locataire de l’Elysée pourrait toucher un mot à son hôte sur le sort tragique des expatriés français de la société Eco-Oil Energy de Claude Wilfrid Etoka. Alors qu’il avait boudé Brazzaville lors de son passage à Yaoundé du 25 au 27 juillet 2022, Emmanuel Macron a accepté de se rendre après Libreville, à Brazzaville, sur les pas du Général De Gaulle sur invitation pressante de Denis Sassou-Nguesso. Du côté de Brazzaville on met les petits plats dans les grands pour accueillir le locataire de l’Elysée d’autant plus que la dernière visite d’un président français au Congo remonte à 2009. Depuis l’annonce de cette visite les diplomates des deux pays s’affairent pour que ce séjour bien que court se passe dans de meilleures conditions et que tous les problèmes qui brouillent les relations Paris-Brazzaville soient mis sur la table. Selon des indiscrétions de sources diplomatiques le tête à tête entre DSN et Emmanuel macron portera plusieurs préoccupations. Primo, le conflit russo-ukrainien devrait occuper une place de choix dans les discussions alors qu’à l’ONU, le Congo-Brazzaville s’est toujours abstenu de condamner la Russie ; secondo, les questions énergétiques occuperont les deux chefs d’État, car le 2 août 2022, la major italienne ENI avait annoncé avoir signé un accord avec le Congo sur le projet d’exportation du gaz (4,5 milliards de tonnes de M3), d’ici le 4e trimestre 2023. Face à la crise énergétique, cet accord prive la France d’une source approvisionnement du gaz par Total ; tertio, DSN et Emmanuel macron ne manqueront pas aussi d’aborder les questions économiques qui touchent les sociétés françaises malmenées par les chinoises et, les problèmes des expatriés français, notamment ceux employés par la société Eco Oil de Willy Etoka… Lire la suite sur Africawebnews
Congo/Diplomatie: la situation sécuritaire à l’Est de la RDC au menu des échanges entre Denis Sassou N’Guesso et Félix Tshisekedi

Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce dimanche 5 février 2023, une visite de travail, de 24 heures à Oyo (département de la Cuvette). Il a été accueilli à sa descente de l’avion par son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, à l’aéroport d’Ollombo (département des Plateaux). Ce voyage intervient vingt-quatre heures après le mini-sommet organisé par les Chefs de l’État membres de la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), à Bujumbura, au Burundi. Ce sommet auquel le président Tchisekedi a pris part a planché sur la situation sécuritaire à l’Est de son pays. Il était 13h57 minutes lorsque l’avion transportant le président de la République démocratique du Congo, a atterri sur la piste. Après une brève entrevue dans le salon d’honneur de l’aéroport d’Ollombo, les deux Chefs d’Etat se sont rendu à Ngolodoua où ils ont déjeuné Ce déjeuner a précédé un long tête a tete de plus de deux heures.Certes, rien n’a filtré des entretiens entre les deux hommes. Mais, de sources diplomatiques, les deux chefs d’Etat ont fait le tour d’horizon de l’actualité de la sous région et de nombreuses questions brulantes de l’heure, l’instar de la situation sécuritaire à l’Est de la RDC qui elle-même fait l’objet du mini-sommet des chefs d’Etat de l’EAC tenu a Bujumbura le 4 février. Parmi les décisions prises lors de ce mini-sommet, figurent, notamment le déploiement des troupes de la force régionale de l’EAC dans l’Est de la RDC et la cessez-le-feu par les deux parties. La visite du président Tchisekedi a Oyo s’inscrit dans l’optique des consultations habituelles entre les deux chefs d’Etat. Il est cependant notoire que le président Denis Sassou N’Guesso est toujours aux côtés du peuple de la RDC dans la recherche des solutions sur la crise à l’Est, mais aussi sur bon nombre des sujets préoccupants dans ce pays frère. Il va de soi que la coopération bilatérale entre les deux Congo n’a pas manqué au menu des entretiens entre Denis Sassou N’Guesso et Felix Antoine Tshisekedi. Les relations de coopération et d’amitié entre les deux pays aux capitales les plus proches sont vieilles de plusieurs décennies. Il est aussi possible que les deux chefs d’état aient évoqué les différentes crises sécuritaires en Afrique, notamment la présence des groupes jadhistes au Burkina, au Mali et au Nigéria Au niveau international, les deux chefs d’Etat ont pu échangé sur la guerre russo-ukrainienne qui bientôt presqu’une année avec des conséquences multiples. En défenseurs de l’environnement, Denis Sassou N’Guesso et Felix Tshisekedi ont donné leurs points de vue sur cette question, sachant que les deux pays sont issus du Bassin du Congo, premier poumon écologique du monde après la déforestation abusive de l’Amazonie. Aussi, ils ont fait une projection sur l sommet de One Planet summit qui va se tenir à Libreville, au Gabon, en début mars de cette année. Wilfrid Lawilla
Diplomatie : Le Bénin et la République de Türkiye signent un mémorandum d’entente sur la pratique du Protocole

Le jeudi 27 octobre 2022, le Ministre des Affaires étrangères de la République de Türkiye a effectué une visite de travail au Bénin. À son agenda, la revue de la Coopération bénino-turque. Au cours des travaux, les deux parties ont signé un Mémorandum d’entente sur la Pratique du Protocole ». Accueilli à l’aéroport de Cotonou par l’Ambassadeur Erick Jean-Marie ZINSOU, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Mevlüt ÇAVUŞOĞLU a été reçu en audience par son homologue du Bénin, Aurélien AGBÉNONCI. Les deux diplomates ont fait le point de la Coopération entre leurs pays et abordé les questions d’intérêt commun. Revue de la Coopération bénino-turque Aurélien AGBÉNONCI a ensuite convié son hôte à la salle « Fleuve Jaune » du Ministère pour la tenue de la revue de la Coopération entre les deux pays, en présence de leurs délégations respectives. Les travaux ont permis de faire un état des lieux, d’examiner les perspectives en vue du renforcement de la Coopération, et d’aborder les questions internationales d’intérêt. Pour le Chef de la diplomatie turque, le Bénin et la République de Türkiye, entretiennent de bonnes relations sous le leadership de leurs Présidents, Recep Tayyip ERDOĞAN et Patrice TALON. Mevlüt ÇAVUŞOĞLU affirme que son pays entend élargir cette Coopération à d’autres domaines tels que la formation technique et professionnelle, la sécurité et la défense, dans un contexte où le Bénin est confronté à la menace terroriste sur une partie de son territoire, la Recherche scientifique, le Tourisme, l’art et les infrastructures. Aurélien AGBÉNONCI, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Bénin, qui s’est félicité de la visite de son homologue turc, a témoigné sa gratitude à la République de Türkiye, pour son accompagnement au Bénin, en l’occurrence lors de la crise de la Covid-19. 500 mille doses de vaccins avaient été mises à la disposition du pays. Mais le Chef de la diplomatie béninoise veut aller encore plus loin dans la Coopération. Trois secteurs sont prioritaires : l’enseignement à travers la formation technique et professionnelle. Un enjeu important pour le Président Patrice TALON et son gouvernement. La sécurité et la santé sont les autres secteurs dans lesquels le Bénin veut renforcer sa coopération avec la République de Türkiye. Les deux parties ont signé au cours des travaux de la Revue, un Mémorandum d’entente dans le domaine de la pratique du Protocole. Avant son départ de Cotonou, Mevlüt ÇAVUŞOĞLU et sa délégation ont été reçus en audience par Chef de l’État Patrice TALON à sa Résidence. Le diplomate turc, accompagné de son homologue béninois, Aurélien AGBÉNONCI, a visité par la suite, le chantier de l’hôtel Sofitel, qui bénéficie de l’expertise des entreprises turques.
Mali/Diplomatie : l’Envoyé Spécial du Président américain, Chargé des questions d’otages, reçu par le Chef de l’État

Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a accordé, ce mardi 14 juin 2022, une audience à Roger CARSTENS, Envoyé Spécial du Président américain, Chargé des questions d’otages. M. CARSTENS était en visite au Mali du 12 au 14 juin 2022, en vue d’échanger sur les efforts mutuels à déployer par les deux pays pour porter secours aux otages américains. Il était accompagné par l’Ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis HANKINS. « Ce fut un honneur pour moi d’être reçu par le président de la Transition pour parler des otages américains », a confié à la presse l’Envoyé Spécial du Président Joe BIDEN, à sa sortie d’audience. Avec le Chef de l’État malien, les hôtes du jour ont également eu des échanges au sujet des otages d’autres nationalités. La délégation américaine a trouvé que le Président de la Transition est dans de bonnes dispositions pour aider les otages de toutes les nationalités. L’Envoyé Spécial du Président américain a remercié le Chef de l’État malien pour tous les efforts qu’il déploie pour la libération des otages. Pour sa part, le Président de la Transition a, d’entrée de jeu, salué l’engagement des États-Unis dans la lutte contre le terrorisme. « La situation est complexe. Pour cela, nous devons avoir une coordination de qualité », a déclaré le Président GOÏTA avant de poursuivre que le Mali reste totalement disponible pour soutenir tous les efforts de lutte contre le terrorisme. Pour rappel, M. CARSTENS est un Lieutenant-Colonel de l’Armée à la retraite. Il a servi aux Forces Spéciales et au 1er Bataillon des Rangers. Il est diplômé de l’Académie Militaire des États-Unis et titulaire d’un Master de l’Université américaine de Guerre Navale et de l’Université St. John.