Congo: Conseil des ministres du lundi 30 décembre 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Lundi 30 décembre 2024 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Cinq (5) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, soit : -Un (1) projet de loi au titre du Ministère de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local ; -Un (1) projet de loi au titre du Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones ; -Un (1) projet de décret au titre du Ministère de la défense nationale ; -Un (1) projet de décret au titre du Ministère de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation ; -Une (1) communication au titre du Ministère de l’énergie et de l’hydraulique. I/- Ministère de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local. Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Raymond Zéphirin MBOULOU, Ministre de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local, a soumis à l’examen des Membres du Conseil des Ministres un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. Le projet présenté a deux objectifs : le premier est de se conformer aux standards internationaux en matière de prévention et de lutte contre la criminalité transfrontière et particulièrement la migration irrégulière ; le second est de répondre au contexte international actuel, caractérisé par le développement d’une criminalité transfrontière. Ce phénomène a généré l’explosion d’une véritable économie criminelle fondée notamment sur le blanchiment des capitaux, le travail clandestin, le proxénétisme, le financement du terrorisme, les trafics d’armes et de stupéfiants. Ces infractions fragilisent et affaiblissent des secteurs entiers de l’économie. Face à ces fléaux, les Etats se mobilisent et ont adopté divers instruments, dont le protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, venant en complément de la convention des Nations Unies contre la criminalité organisée. Le Congo, par ailleurs membre de l’organisation internationale pour les Migrations (OIM), a signé ce protocole le 14 décembre 2000 et a adhéré à la convention de Kampala du 23 octobre 2009 sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. II/- Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones. Invité à son tour par le Président de la République à prendre la parole, M. Aimé Ange Wilfrid BININGA, Ministre de la justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, a soumis à l’examen du Conseil des Ministres un projet de loi portant statut des magistrats de la cour des comptes et de discipline budgétaire. Il faut noter que le projet examiné s’inspire, pour l’essentiel, du statut des magistrats de l’ordre judiciaire, notamment en ce qui concerne ses principes généraux. En tenant compte des missions particulières de la cour des comptes et de discipline budgétaire, le texte prévoit des dispositions particulières qui définissent un régime juridique spécifique aux magistrats de la cour des comptes. Le texte édicte notamment une plus grande exigence à l’égard de ces magistrats dans l’exercice de leurs fonctions. Le projet de loi précise l’importance de la compétence et de la spécialité en matière de comptes et de finances des magistrats de la cour des comptes et de discipline budgétaire en fixant des conditions strictes d’accès à la fonction. Ils sont nommés par décret du président de la République, en conseil supérieur de la magistrature, parmi les magistrats de l’ordre unique des juridictions du Congo et les fonctionnaires de l’Etat compétents en matière de comptes ou de finances. Il édicte également des mesures de motivation des magistrats de la cour des comptes et de discipline budgétaire grâce à une évaluation individuelle, un avancement et des droits spécifiques. Ensuite, le projet de loi fixe des règles déontologiques claires devant guider le comportement du magistrat dans l’exercice de ses fonctions et en dehors de celles-ci ; enfin, il prescrit des incompatibilités et obligations auxquelles sont soumis ces magistrats dans l’exercice d’autres activités. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a approuvé le projet de loi portant statut des magistrats de la cour des comptes et de discipline budgétaire. Il sera transmis au Parlement pour examen et adoption. III/- Ministère de la défense nationale. Invité par le Chef de l’Etat à prendre la parole, M. Charles Richard MONDJO, Ministre de la défense nationale, a soumis à la sagacité des membres du conseil un projet de décret portant approbation des statuts de l’institut des hautes études maritimes et fluviales (IHEMF). Les impératifs de sûreté, de sécurité et de gestion durable de ses espaces liquides ont amené notre pays à mettre en œuvre une stratégie d’action de l’Etat en mer et dans les eaux continentales. Il s’agit de prendre en compte la configuration géographique particulière de notre pays, qui dispose d’une façade maritime et d’une frange fluviale interconnectées, caractérisant une continuité stratégique dénommée « Congo océan ». La création, sous forme d’établissement public à caractère administratif, d’un institut d’études spécialisées à vocation sous-régionale, entérinée par la loi n°222023 du 18 juillet 2023, se justifie par la nécessité de disposer de ressources humaines formées au management des questions sécuritaires, économiques et environnementales en lien avec la mer et les eaux continentales partagées. Placé sous la tutelle administrative du ministère en charge de la défense nationale et sous la tutelle pédagogique du ministère en charge de l’enseignement supérieur, l’institut dispose de personnels enseignants et administratifs ; il a deux missions : en premier lieu, la formation supérieure continue de personnels civils de la force publique en matière de lutte contre les phénomènes d’insécurité maritime et fluviale, de risques sécuritaires, de problématiques environnementales dans ces espaces et de sûreté maritime et fluviale ; en second lieu, la recherche et la promotion des travaux de recherche dans les domaines maritime et fluvial. Après
L’Est de la RDC : Denis Sassou N’Guesso exhorte les parties en conflit à poursuivre les négociations en cours

Tout en réitérant son soutien à la médiation angolaise, Denis Sassou N’Guesso a plaidé pour la poursuite des négociations en cours entre les parties en conflit au sujet de la crise à l’est de la RDC. Ainsi souligne le communiqué de presse, publié le 21 décembre 2024, sanctionnant la visite de travail, de 24 heures, du président de la RDC, Antoine Tshisekédi Tshilombo, à Brazzaville. Il était à peu près 12 heures, heure de Brazzaville, lorsque le bateau battant pavillon RDC transportant le président de la République démocratique du Congo, a accosté au Beach de Brazzaville. À sa descente de bateau, Felix Antoine Tshisekédi a été reçu par le premier ministre congolais, Anatole Collinet Makosso. Cette visite de travail intervient, six jours après l’échec des pourparlers de Luanda devant aboutir à la signature d’un accord de cesser le feu à l’Est de la RDC afin de rétablir la paix dans l’est de la RD Congo, déchiré depuis plus de 20 ans. Alors que Félix Tshisekédi était déjà à Luanda, Paul Kagamé ne s’y est pas rendu, estimant selon Kigali que le sommet n’était « plus pertinent ». Le communiqué de presse sanctionnant cette visite précise qu’au cours de leurs entretiens en tête à tête au palais du peuple, les présidents Sassou N’Guesso et Felix Antoine Tshisekédi ont procédé à un large échange de vues sur des questions d’intérêt commun et se sont réjouis de l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération qui existent entre leurs pays. Ils se sont félicités, ajoute le texte, des conclusions de la 10ème session ordinaire de la Commission mixte spéciale défense et sécurité entre les deux pays, tenue du 10 au 13 Novembre 2024, à Kinshasa, qui s’inscrivent dans la dynamique de renforcement du bon voisinage. Saluant les efforts de Denis Sassou N’Guesso, en sa qualité de Président du Comité de Haut Niveau de l’Union Africaine sur la Libye, dans la recherche des solutions à la crise dans ce pays, le président de la RDC a également saisi l’occasion pour présenter à Son Homologue congolais la situation à l’Est de son pays, l’état du processus de Luanda, poursuit le communiqué. Denis Sassou N’Guesso, renchéri le communiqué, a réitéré son soutien aux efforts de la médiation de João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola, dans le cadre du processus de Luanda tout en exhortant les parties à poursuivre et privilégier les négociations en cours, moyen par excellence de résolution des conflits. Aussi, Les Présidents Denis Sassou N’Guesso et Félix Antoine Tshisekédi Tshilombo ont exprimé leur préoccupation face à la persistance de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, la crise au Soudan et la situation au Proche Orient, qui menacent dangereusement la paix et la stabilité dans cette partie du monde, conclue le texte. Wilfrid Lawilla D.
Economie Numérique : le Congo, pionnier de la 5G en Afrique centrale

La 5G MTN a été officiellement lancée, ce 21 novembre, à Brazzaville, en République du Congo, par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso. Ainsi, le Congo devient ainsi le premier pays en Afrique centrale à avoir pris ce tournant décisif dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. L’avènement de la 5G est l’aboutissement de nombreuses années d’expérimentation, d’innovation et d’investissement massifs. C’est deux ans après le début de la phase pilote, que l’opérateur de téléphonie mobile MTN-Congo a officiellement lancé la phase commerciale de la technologie mobile de cinquième génération au Congo (5G), une véritable révolution qui couvre et offre des opportunités infinies, transformant notre manière de vivre et de travailler. Le Vice-président de la zone MTN Afrique centrale et de l’ouest, monsieur Ebenezer Asanté a expliqué que « … le déploiement de la 5G pose les bases de l’écosystème favorable à l’innovation locale. La jeunesse congolaise se voit offrir une opportunité sans précédente pour se conformer aux défis de demain. Cette infrastructure ouvre la voie au développement des startups, des entreprises spécialisées dans le domaine de pointe : le Web, l’intelligence artificielle ou encore la cybersécurité », a-t-il déclaré. Monsieur Ebenezer Asanté a encouragé les jeunes congolais à être des utilisateurs qui profitent des avantages de la 5G, mais aussi des innovateurs et des développeurs. Le Congo, un pays davantage ouvert à l’économie mondiale. Prenat la parole à son tour, le ministre des postes, télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo a soutenu que la révolution 5G suscitera une vague d’emplois, attirera les talents, encouragera les investisseurs, responsabilisera les jeunes et suscitera l’esprit d’entreprise en permettant [aux jeunes] de participer à l’économie numérique par le biais du commerce électronique, mais aussi le développement durable. En introduisant la 5G au Congo, a ajouté Leon Juste Ibombo, la société MTN accompagne le gouvernement de la République à offrir à la population, les outils nécessaires à la créativité, à l’innovation et au développement des solutions locales ainsi qu’à la participation active à l’économie numérique. Pour lui, le gouvernement congolais reste déterminé à accompagner cette transition en investissant, entres autres, dans les programmes de formation, et en favorisant l’accès à l’internet dans toutes localités du Congo. « La République du Congo peut, avec cette avancée technologique, se prévaloir d’être davantage ouverte à l’économie mondiale », a-t-il renchéri. A noter que, c’est en 2009 que les autorités congolaises ont véritablement entamé les préparatifs pour le lancement de l’ultra haut débit, dans le cadre d’un programme d’expérimentation initié par la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). Ce programme impliquait le gouvernement, les opérateurs télécoms locaux, l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) et les acteurs du secteur privé. Wilfrid Lawilla D.
Coopération sino-africaine : Du Xiaohui salue la volonté de Denis SASSOU N’GUESSO de mener à bien les affaires du Focac

Le Secrétaire général du Comité chinois de suivi du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac), Du Xiaohui a salué, le mercredi 6 novembre soir à Brazzaville, la volonté du président Denis Sassou N’Guesso de mener à bien les affaires de cette institution dont le Congo assure depuis la fin du sommet de Beijing en septembre dernier, la co-présidence avec la Chine. « Dans les propos du président Denis Sassou N’Guesso, j’ai pu sentir non seulement la volonté mais aussi le projet concret du Congo pour mener à bien les affaires du FOCAC, avec la Chine, une grande ambition », a déclaré à la presse, Du Xiaohui, à l’issue de l’audience d’environ 1h30mn avec le président Denis Sassou N’Guesso. « Nous sommes persuadés que sous l’impulsion stratégique des deux présidents, de la Chine et du Congo, le développement du Focac enregistrera dans les trois ans à venir de nouveaux succès. Ce qui va ajouter beaucoup de certitude et beaucoup d’énergie positive à notre monde incertain », a-t-il souligné. « En tant qu’amie, la Chine a toujours regardé l’Afrique comme un sincère partenaire et amie. C’est pourquoi, on a créé et poursuivi pendant 25 ans, la co-présidence du mécanisme sino-africain », a poursuivi Du Xiaohui. Selon lui, pendant les 25 dernières années, depuis la création du Focac, le Congo et beaucoup de pays africains ont tiré bénéfice du Focac. « Je me souviens qu’en 2000, au moment de la création du Focac, le commerce bilatéral entre la Chine et l’Afrique, ne s’élevait qu’à environ 10 milliards USD. Et en 2023, le commerce bilatéral a déjà dépassé les 230 milliards USD. C’est à peu près cinq fois du commerce bilatéral entre les USA et l’Afrique, et c’est un volume de commerce plus important que les commerces bilatéraux entre l’Afrique et les USA, entre l’Afrique et le Royaume Uni, l’Allemagne et l’Italie et la France réunies », a fait remarquer Du Xiaohui. « L’Afrique ne devra pas être une arène géopolitique. Si on est obligé de faire une compétition, il faut comparer les projets d’infrastructures construits en Afrique, pour voir qui a construit plus d’hôpitaux, d’écoles, en Afrique », a-t-il insisté, concluant que « le Focac voudrait, comme par le passé, être à l’avant-garde de la coopération internationale avec l’Afrique ». Dans les trois ans à venir, la Chine souhaiterait poursuivre ses principes avec le Congo, pour garder l’ambition du Focac et pour faire réussir davantage le Focac », a-t-il conclu. Wilfrid Lawilla D.
Denis Sassou Nguesso : « Nous n’avons pas besoin de Wagner au Congo »

La Russie n’a pas proposé les services du groupe paramilitaire Africa Corps, anciennement Wagner, lors de la visite d’État du président de la République du Congo en juin dernier, a affirmé le président Denis Sassou Nguesso. Non seulement « ce sujet n’a jamais été évoqué », mais en plus « nous n’avons pas besoin de Wagner au Congo », a assuré le chef de l’État congolais dans une longue interview accordée au magazine Jeune Afrique (N°3140 – SEPTEMBRE 2024). Par ailleurs, bien qu’aucun nouvel accord n’ait été signé entre la République du Congo et la Russie au cours de son séjour, Denis Sassou Nguesso a rappelé que « nos relations avec Moscou dans ce domaine remontent à 1964, que des centaines d’officiers congolais ont été formés dans des académies et des écoles militaires soviétiques puis russes, et que l’essentiel de notre matériel militaire est de fabrication russe ». Il a également souligné que « le Congo et la Russie ont célébré, cette année, le soixantième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. C’est dans ce cadre que j’ai effectué cette visite d’État à Moscou et à Saint-Pétersbourg », a-t-il indiqué dans cet entretien réalisé à la mi-juillet à Brazzaville. Pour le président congolais, ce séjour « a permis de faire un tour d’horizon de nos relations d’amitié et de coopération, qui se portent à merveille ». Enfin, comme pour rassurer les partenaires occidentaux du Congo, il a affirmé que les liens avec la Russie ne portent ni ombrage ni préjudice à ceux que le Congo entretient avec les pays occidentaux. En effet, « ces liens ne créent ni ombrage ni préjudice à ceux que le Congo entretient avec les pays occidentaux, dont je rappelle qu’aucun n’a rompu ses relations diplomatiques avec la Fédération de Russie, en dépit des turbulences actuelles », a-t-il confié. Quoi qu’il en soit, « la Russie est l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, comment ignorer son existence sans aggraver les risques que court notre monde ? », a-t-il conclu. Martin Kam
Comores : Denis Sassou N’Guesso assistera à l’investiture du président Azali

ACTUALITE Le président des Comores, Azali Assoumani sera investi ce 26 mai 2024 à Moroni, la capitale du pays. Invité à prendre part à cette cérémonie, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso a quitté Brazzaville, ce 25 mai par l’aéroport international Maya-Maya. La cérémonie ce dimanche 26 mai est annoncée comme grandiose, avec plus de 11 000 personnes attendues au stade de Malouzini. Les autorités de ce pays annoncent que sept (07) chefs d’États africains ont confirmé leur présence, parmi lesquels le président de la République du Congo, Denis Sassou-N’Guesso qui est déjà à Moroni. La capitale des Comores qui est dans une effervescence inhabituelle accueillera, outre le congolais, Denis Sassou-N’Guesso, le malgache, Andry Rajoelina, le kényan, William Ruto, le mozambicain, Filipe Nyuside, l’angolais, João Lourenço, et Umaro Sissoco Embalóle de la Guinée Bissau. Le président des Comoriens, Azali Assoumani a été réélu à la tête de son pays, le 14 janvier dernier, dès le premier tour de l’élection présidentielle. Grand ami du président Denis Sassou N’Guesso, le président Azali Assoumani a répondu aux invitations du président congolais. Son dernier séjour à Brazzaville remonte de la réunion sur la Lybie, tenue à Kintélé en février 2024. Wilfrid Lawilla D
Congo/Agriculture : Denis Sassou N’Guesso a visité la ZAP d’Inoni Falaise

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso a voulu avoir une idée nette de l’évolution de sa politique agricole sur le terrain. Accompagné du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso et du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, le président de la République a fait le déplacement sur le terrain, ce 18 avril 2024, pour visiter la Zone agricole protégée (ZAP) d’Inoni Falaise, dans le département du Pool. La ZAP d’Inoni Falaise focalise ses activités sur la culture du manioc. Elle est située non loin de la route nationale n°2, dans le district de Ngabé et s’étend sur une superficie de plus de 400 hectares. Cinquante-trois (53) groupements coopératifs de plus de 500 producteurs constituent cette Zap. La visite du président de la République est vécue par ces groupements coopératifs qui y opèrent comme un signe d’encouragement mais aussi comme une preuve supplémentaire de l’attachement du président de la République à l’agriculture qui est le premier pilier du Programme national de développement (PND-2022-2026). Les travaux de la Zap d’Inoni Falaise ont été lancés le 05 septembre 2023 par le ministre Paul Vanlentin Ngobo. Elle s’étend sur une superficie de 1 200 hectares dont 431 sont exploités actuellement. Les 533 acteurs qui composent ses 53 coopératives cultivent du manioc en association avec les cultures maraîchères (patates ; ignames, gombo, etc.) cette variétés de cultures leur permet de gagner de l’argent assez rapidement. Le ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche apporte un appui à ces producteurs en fournissant des équipements agricoles, surtout des tracteurs pour réduire la pénibilité du travail. Pour le président de la République, il s’agit aussi de contribuer à la diversification de l’économie nationale, de lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, en réduisant l’importation des denrées de première nécessité, mais également de lutter contre la pauvreté et le chômage. S’adressant aux producteurs à la fin de sa visite, Denis Sassou N’Guesso a loué leur engouement à s’investir dans l’agriculture. Il a également attiré leur attention sur leur prise de conscience et leur sérieux pour que la présente expérience des zones agricoles protégées ne tourne pas court comme l’a été celle des villages agricoles de Nkouo et d’Imvouba. Selon le président de la République, « l’échec des villages agricoles de Nkouo et d’Imvouba a été occasionné par le manque de conscience élevée des agriculteurs » à qui l’Etat avait tout donné : de l’argent, les logements équipés, des poulaillers, des hectares de terrains (deux à chaque famille installée sur le site). Saluant les jeunes, très enthousiastes, le chef de l’Etat les a appelés à saisir l’opportunité qu’offre le gouvernement pour sortir de l’oisiveté. L’objectif du gouvernement, a-t-il expliqué est d’aider les agriculteurs, en leur offrant les moyens (engrais, tracteurs, etc.) pour mieux produire. Le secteur de l’agriculture procure, non seulement de l’emploi, de l’autonomie financière mais aussi contribue à la réduction du coût du prix du manioc et du foufou. Il sied de signaler qu’à ce jour, plusieurs espaces d’expression agricole ont déjà vu le jour sur le territoire national. La ZAP d’Inoni Falaise consacrée principalement à la production du manioc, aliment de base de la population congolaise en est une illustration. Wilfrid Lawilla D.
Congo/Azerbaïdjan : l’axe Brazzaville-Bakou se renforce

Le président Denis Sassou-N’Guesso entame une visite officielle de 72 heures, à Bakou en République d’Azerbaïdjan à compter de ce 03 novembre 2024. L’un des moments les plus importants de son séjour sa rencontre en tête-à-tête avec son homologue de la République d’Azerbaïdjan, IIham Aliyev, prévue le 04 avril 2024, au palais de Zugûlba. Tapis rouge déroulé, levée des drapeaux nationaux de l’Azerbaïdjan et du Congo, déploiement de la Garde d’honneur, tous les us et coutumes protocolaires ont été observées, ce 3 mars, à l’aéroport international Heydar Aliyev de Bakou pour l’accueil du président congolais. A la tête d’une forte délégation, Denis Sassou-N’Guesso a, dès son arrivée, déposé deux gerbes de fleurs, l’une sur la tombe de Heydar Aliyev, leader national et ancien président d’Azerbaïdjan et l’autre à l’allée des martyrs. Le programme annonce une cérémonie d’accueil officiel, le 4 avril. Une rencontre en tête-à-tête entre IIham Aliyev, le président azerbaïdjanais et son homologue congolais, Denis Sassou-N’Guesso, au palais de Zugûlba. Cette rencontre sera par la suite élargie aux délégations des deux pays. Il est également prévu, à cette occasion, la signature des documents et la déclaration aux médias. Un déjeuner officiel sera offert en l’honneur de Denis Sassou-N’Guesso par son homologue azerbaïdjanais. Connu pour ses vastes ressources en pétrole et en gaz naturel, Azerbaïdjan apparaît comme un partenaire stratégique pour le Congo qui est dans la phase de diversification de son économie et par ricochet, ses partenaires. Bakou est la première étape d’une visite officielle qui sera bouclée par la visite du terminal de Sangachal. Il sied de noter que cette première visite du président congolais à Bakou s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux pays. Wilfrid Lawilla D.