Afrique : Denis Sassou N’Guesso appelle à des « réponses audacieuses » pour financer le développement

Le chef de l’État congolais a officiellement ouvert, ce mardi à Brazzaville, les Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Placées sous le sceau de la souveraineté économique et de l’efficacité financière, ces assises interpellent le continent sur sa capacité à mobiliser ses propres ressources face à un monde de plus en plus fragmenté. C’est la banlieue de Brazzaville, Kintélé, transformée en épicentre de la finance africaine, qui accueille les 61ᵉˢ Assemblées annuelles de la BAD. Devant un parterre d’illustres hôtes, le président Denis Sassou-N’Guesso a officiellement ouvert ces assises cruciales. Il a salué le choix porté sur la République du Congo comme terre d’accueil de cet événement continental, avant de féliciter, chaleureusement, le Docteur Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, le vœu formulé par Denis Sassou-N’Guesso le vœu a été que la mandat du mauritanien permette de consolider les acquis de l’institution, accroître sa capacité de mobilisation et de renforcer son rôle de catalyseur des investissements sur le continent. « Changer de paradigme face à l’immensité des défis » Les 61ᵉˢ Assemblées annuelles de la BAD se tiennent sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté ». Selon Denis Sassou-N’Guesso, ce thème résonne comme un impératif catégorique. L’heure n’est donc plus aux demi-mesures : « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente », a-t-il martelé. Infrastructures, énergie, agriculture, numérique, santé, protection de l’environnement : la liste des chantiers prioritaires est longue et les besoins, immenses. Face à ces exigences, le numéro un congolais appelle à des réponses nouvelles et audacieuses. Il préconise, notamment, d’approfondir les marchés financiers locaux, de renforcer les institutions régionales et de maximiser l’usage des instruments de garantie et de financement mixte pour capter, à la fois, l’épargne africaine et les capitaux internationaux. Toutefois, le président congolais a martelé sur une vérité essentielle : l’argent ne fait pas tout. « L’enjeu n’est pas seulement de trouver plus de ressources. Il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les utiliser et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », a-t-il renchéri, parce que la question du financement reste indissociable de celle de la responsabilité, a estimé Denis Sassou-N’Guesso. La BAD, « instrument de solidarité africaine » Rendant un vibrant hommage à la BAD, Denis Sassou-N’Guesso a rappelé que l’institution est bien plus qu’une simple banque : elle est un « instrument de solidarité africaine » et un partenaire stratégique des États. Aussi, a-t-il invité la BAD à rester fidèle à sa vocation première, tout en continuant de plaider pour une architecture financière internationale plus juste, plus représentative et plus attentive aux réalités du continent. Cette relation de confiance, le Congo la vit au quotidien à travers une coopération bilatérale ancienne et fructueuse, qui soutient de nombreux projets majeurs dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la gouvernance et de l’intégration régionale, a témoigné le chef de l’Etat congolais. Cap sur la souveraineté économique : la « Vision Congo 2063 » Ce grand rendez-vous de Kintélé est en phase avec les réformes profondes engagées en République du Congo. En effet, le pays s’est engagé dans une réflexion stratégique à long terme à travers l’initiative « Vision Congo 2063 », a affirmé Denis Sassou-N’Guesso. Axé sur la diversification économique, la modernisation des infrastructures et la valorisation du capital humain, ce plan vise à répondre concrètement aux attentes de la population et de la jeunesse, a-t-il expliqué. « Il nous appartient de faire de nos ressources naturelles un moteur de transformation locale. Il nous appartient aussi de faire du financement du développement un outil de souveraineté, de justice sociale et de prospérité partagée », a insisté le président, congolais, rappelant que l’Afrique aspire aujourd’hui à des partenariats équilibrés. Denis Sassou N’Guesso a déclaré ouvertes les Assemblées annuelles 2026 de la BAD sur cette note d’optimisme et de confiance en l’avenir, en espérant que les travaux déboucheront sur des engagements concrets pour une Afrique résiliente, intégrée et prospère. Wilfrid Lawilla D.
Intégration africaine : Denis Sassou N’Guesso annonce la suppression totale des visas pour les ressortissants du continent dès 2027

C’est un véritable coup d’éclat politique et diplomatique. À l’occasion des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville, le président congolais a annoncé la gratuité et la suppression des visas d’entrée en République du Congo pour tous les citoyens africains à compter du 1ᵉʳ janvier 2027. Un pas de géant vers la libre circulation et la souveraineté du continent. L’annonce a résonné comme un coup de tonnerre panafricaniste au Centre international de conférences de Kintelé. Alors que les débats des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) étaient focalisés sur la mobilisation des ressources financières, le chef de l’État congolais, Denis Sassou N’Guesso, a choisi cette tribune solennelle pour poser un acte politique fort, de nature à accélérer l’intégration économique du continent : l’ouverture totale des frontières du Congo aux enfants de l’Afrique. « Je saisis cette occasion solennelle pour annoncer, ce jour, qu’à partir du 1ᵉʳ janvier 2027, l’entrée en République du Congo ne sera plus soumise au visa pour tous les peuples africains », a déclaré le président Denis Sassou N’Guesso sous les applaudissements nourris de l’assistance.Le chef de l’État a toutefois précisé que cette exemption de visa s’opérerait « moyennant quelques dispositions administratives et sécuritaires minimales ». Un pont vers le passeport africain unique Pour le numéro un congolais, cette décision historique n’est pas un simple geste symbolique, mais un choix stratégique profondément ancré dans les défis contemporains. « Les exigences d’aujourd’hui sont essentiellement centrées sur le développement », a-t-il rappelé, avant de citer un célèbre adage : « Le plus long voyage commence par le premier pas. » En levant l’obstacle bureaucratique du visa, la République du Congo s’aligne de manière concrète sur les grands idéaux de l’Union africaine. Le président a inscrit cette mesure dans une vision globale : la consolidation de l’engagement en faveur de la vision des Pères des indépendances africaines ; la liberté et l’émancipation des peuples du continent ; l’accélération de la libre circulation des personnes et des biens, en phase avec la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et l’intégration des États avec, à terme, l’avènement et l’usage d’un passeport africain unique. Le Congo, moteur de l’Afrique unie et souveraine En prenant cette décision, qui entrera en vigueur dans un peu plus de sept mois, Brazzaville rejoint le club très restreint des capitales africaines ayant franchi le pas de la réciprocité continentale totale (à l’instar du Rwanda, du Kenya ou du Bénin). Cette annonce matérialise l’engagement personnel de Denis Sassou N’Guesso en faveur d’une « Afrique unie, souveraine et prospère ». Cette ouverture des frontières est également perçue par les observateurs économiques comme un puissant levier pour le tourisme, les affaires et l’attractivité du pays. En facilitant l’accès à son territoire, le Congo se positionne au centre névralgique des échanges régionaux.« La République du Congo, dans l’accélération de sa marche vers le développement, continuera d’apporter sa contribution à l’édification d’une Afrique résolument engagée et déterminée sur la voie de l’Unité et de la Prospérité », a conclu le Chef de l’État. Un message clair qui invite désormais les autres nations du continent à emboîter le pas à Brazzaville. Wilfrid Lawilla D.
Congo/Sénégal : Bassirou Diomaye Faye et Denis Sassou N’Guesso scellent une alliance entre histoire et pragmatisme économique

Le président sénégalais a regagné son pays, le 03 février au terme d’une visite officielle de 48 heures à Brazzaville. Avant de quitter la capitale congolaise, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage au passé commun des deux nations, au cours d’une conférence de presse conjointe avec son homologue congolais Denis Sassou-N’Guesso. Au cours de cette conférence de presse, les deux chefs d’Etat ont dessiné les contours d’une coopération renouvelée. Du pétrole à l’agriculture, en passant par la formation, l’axe Dakar-Brazzaville se veut désormais, le moteur d’un panafricanisme de résultats. L’heure de passer à l’action concrète. Le Congo et le Sénégal ont signé en 2018, un accord de coopération culturelle que les chefs d’Etat ont décidé d’appliquer, huit ans après. Selon le président Diomaye Faye, un monument dédié au Sergent Malamine serait prochainement érigé dans l’enceinte du Mémorial Pierre Sabvorgnan De Brazza, à Brazzaville. « Nous devons enseigner cette histoire aux générations actuelles et futures pour consolider nos relations », a déclaré le président sénégalais, soulignant que le socle culturel est le préalable indispensable à toute réussite économique. Sans état d’âme, les deux chefs d’État ont dressé un constat lucide de la coopération économique entre leurs deux pays : les échanges commerciaux ne sont pas encore à la hauteur de la « convivialité» entre le Congo et le Sénégal Pour y remédier, ils ont identifiés des secteurs stratégiques C’est ainsi que, nouveau venu dans le cercle des pays producteurs de pétrole, le Sénégal entend profiter de l’expérience du Congo dans ce domaine, notamment, dans le domaine de la formation de techniciens et d’ingénieurs miniers. Cette formation est au cœur des priorités comme l’est l’agriculture et Élevage. Le Président Denis Sassou-N’Guesso a, en effet, salué l’expérience sénégalaise dans ce domaine, avec l’entreprise SEDIMA qui a, du reste, souhaité s’installer au Congo. Ce modèle peut être dupliqué au Congo pour mettre fin aux importations de « poulets surgelés sans valeur nutritive », a expliqué le président congolais. La formation, « l’avenir du continent » Pour Denis Sassou-N’Guesso, le renforcement de la coopération entre son pays et le Sénégal passe impérativement par la formation de la jeunesse. Il a, notamment, insisté sur la formation médicale, à l’heure où le Congo est en train de construire une douzaine d’hôpitaux généraux. Le Sénégal, reconnu pour la qualité de son enseignement supérieur en santé, est appelé à former des futurs médecins congolais, généralistes comme spécialistes, a-t-il ajouté. Les deux dirigeants ont aussi plaidé pour la promotion du panafricanisme. Ainsi, ont-ils lancé un vibrant appel à la mobilisation du continent. « Il faut que l’Afrique se mette debout dans ce monde sévère qui se restructure », a martelé Denis Sassou-N’Guesso que le sénégalais a appelé « Doyen ». Le chef de l’Etat congolais s’est réjoui de voir une nouvelle génération de leaders, comme le président Diomaye Faye, reprendre le flambeau du panafricanisme. Dakar et Brazzaville ne se contentent plus de se souvenir, elles projettent désormais leur destin commun dans une Grande Commission Mixte qui s’annonce décisive pour l’intégration régionale.
Congo/Présidentielle 2026 : L’IPPRC mise sur la « Conviction » et appelle Denis Sassou N’Guesso à se porter candidat

A l’approche de l’échéance électorale de 2026 au Congo, l’Initiative Populaire pour le Renouveau Citoyen (IPPRC) publie son livret manifeste de 20 pages intitulé « Notre conviction mars 2026 : Denis Sassou N’Guesso notre candidat », un plaidoyer en faveur de la continuité et de la stabilité. Pourquoi l’IPPRC choisit-elle la continuité pour 2026 ? À travers son nouveau « Livre Marron », l’association détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix.Entre bilan concret et vision d’avenir, l’organisation réaffirme son soutien indéfectible au Président Denis Sassou N’Guesso et appelle à une mobilisation nationale pour la stabilité et la poursuite des grands chantiers. Un nouveau symbole : Le « Livre Marron » L’heure n’est plus aux simples slogans. Pour marquer sa métamorphose, l’IPPRC délaisse les gadgets habituels pour un support plus solennel : une brochure de 20 pages à la couverture marronne.Identifiable par le logo de l’association (une poignée de mains) et le drapeau national, ce livret arbore en couverture le portrait du chef de l’État. Plus qu’un simple support de communication, ce document définit les missions de l’IPPRC : • Promotion de la bonne gouvernance via des colloques et séminaires.• Formation des cadres à une éthique républicaine.• Sensibilisation environnementale. Le bilan comme socle de conviction Pour justifier son soutien, l’IPPRC s’appuie sur des réalisations concrètes, illustrées par une vingtaine de photographies. Malgré une conjoncture économique mondiale difficile, l’association, à travers son nouveau « Livre Marron », détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix. L’IPPRC met en avant les chantiers achevés ou en cours sous l’impulsion de Denis Sassou N’Guesso : • Éducation & Santé : Le complexe scolaire de la Liberté, l’université de Loango, l’école Simon Pierre Kikhounga Ngot de Louvakou, dans le Niari et les hôpitaux généraux de Sibiti et Ouesso.• Infrastructures : La route Pointe-Noire–Brazzaville et le complexe hôtelier Kempinski.• Énergie : Le raccordement d’Ewo au réseau électrique national. La Paix et la Stabilité : Des arguments « non négociables » Le livret souligne que le choix de 2026 est avant tout un choix de « vérité et de conscience ». Pour l’IPPRC, Denis Sassou N’Guesso est le garant de trois piliers fondamentaux qui ont permis au Congo d’éviter les crises traversées par d’autres nations : – La Paix : Préservée malgré des épreuves majeures. – La Sécurité : Maintenue par des réponses étatiques efficaces. – La Stabilité : Un rempart contre les violences politiques. « Voici l’heure venue du choix, de vérité, de décision personnelle de chacune et chacun d’entre nous… pour poursuivre ardemment notre marche commune. » — Extrait du livret de l’IPPRC. Wilfrid Lawilla D.
Discours de Sassou Nguesso à l’Onu : Paraclet Milos Hemilembolo dénonce l’hypocrisie criante d’un pouvoir sourd aux souffrances du peuple congolais

HAUT ET FORT. Paraclet Milos Hemilembolo, secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne — parti de l’opposition congolaise — membre de l’Internationale socialiste et de l’Alliance progressiste, et président de la LJCC, dénonce avec force le discours de Denis Sassou Nguesso prononcé à la tribune des Nations Unies, le 24 septembre 2025, dénonçant l’hypocrisie d’un pouvoir sourd aux souffrances du peuple congolais. Paris, le 27 septembre 2025 « Il ne peut y avoir de paix durable sans développement, et inversement. La pauvreté, les inégalités, le chômage des jeunes et l’exclusion sont les terreaux des frustrations, de l’instabilité et de l’extrémisme violent. »Extrait du discours de DSN, devant la tribune des Nations Unies, le 24 septembre 2025. DSN parle de paix et de développement… mais ignore la misère, la répression et l’avenir volé du peuple congolais. Ça suffit ! Quand le président du Congo affirme à la tribune des Nations Unies que « il ne peut y avoir de paix durable sans développement » et que « la pauvreté, les inégalités, le chômage des jeunes et l’exclusion sont le terreau des frustrations, de l’instabilité et de l’extrémisme violent », il énonce une vérité universelle. Mais dans sa bouche, ces mots relèvent d’une profonde contradiction politique. Voici un homme qui depuis 42 ans concentre le pouvoir et dirige un pays immensément riche en pétrole, en forêts et en minerais, mais où la majorité de la population survit dans une pauvreté chronique. Le chômage massif des jeunes, qu’il cite comme cause d’instabilité, n’est pas une fatalité naturelle : c’est la conséquence directe de décennies de mauvaise gouvernance, de corruption systémique et d’une absence de vision pour diversifier l’économie nationale. Un paradoxe qui crie injustice Le paradoxe est flagrant : celui qui dénonce à l’international les inégalités et l’exclusion est le même qui, sur le plan national, a entretenu un système où les richesses profitent à une élite proche du pouvoir, tandis que les jeunes, majoritaires dans la population, sont réduits à l’exil, à la débrouille ou à l’oisiveté forcée. Ce discours donne l’image d’un président détaché des réalités de son propre pays, préférant s’adresser au monde sur des enjeux globaux plutôt que de reconnaître les défis urgents qui écrasent les Congolais et Congolaises. C’est une posture qui cherche à faire croire que « tout va bien » au Congo, alors que les chiffres, les témoignages et la vie quotidienne disent tout le contraire. Un président sourd aux appels du peuple Le président reste, à ce jour, sourd aux cris et aux souffrances des Congolais, aux appels au dialogue d’une partie de l’opposition en vue de trouver des solutions à la crise multidimensionnelle que traverse le pays depuis bientôt plus d’une décennie. L’actualité du Congo reste dominée par les détournements massifs de fonds publics, l’insécurité persistante — avec le phénomène des bébés noirs et des koulunas —, le manque criant d’eau potable, d’électricité, ainsi que l’absence de politiques publiques en matières d’emploi et de santé. Une hypocrisie environnementale révélatrice Par ailleurs, alors qu’il se présente à la tribune mondiale comme un ardent défenseur de l’écologie, Denis Sassou Nguesso reste incapable d’assumer une politique cohérente et ambitieuse en matière d’environnement. Le Congo, riche d’une biodiversité exceptionnelle et de ressources naturelles uniques, est loin d’être une référence en matière de protection du climat et de gestion durable des ressources. L’écologie ne se réduit pas à de beaux discours ou à quelques déclarations internationales : c’est une vision stratégique, une politique à long terme et un changement profond des modes de gouvernance. Elle implique : · Une politique publique claire : stratégies nationales de transition énergétique, protection des forêts, développement des énergies renouvelables. · Des infrastructures adaptées : centres de tri, filières de recyclage, traitement des déchets, accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. · Une mobilisation citoyenne : éducation environnementale, participation active des communautés locales et promotion d’un changement de mentalité. Or, sur le terrain, la réalité est cruelle. Nos villes croulent sous les déchets : pas de déchetteries, absence de centres de tri, filières de recyclage inexistantes. Cette pollution urbaine croissante menace la santé des populations et met en danger la survie même de nos écosystèmes. Dans le silence officiel, la dégradation de l’environnement progresse, faute de volonté politique réelle. C’est là toute l’ampleur de l’hypocrisie : vouloir apparaître comme un défenseur du climat à l’échelle internationale tout en laissant son propre pays s’enfoncer dans la pollution, sans politique durable ni plan d’action concret. Cela traduit une vision superficielle, où l’écologie devient un outil de communication, un argument diplomatique, plutôt qu’une politique structurelle. La transition écologique ne se décrète pas : elle se construit sur des actes, des lois, des budgets et une mobilisation collective. L’absence d’une telle politique au Congo révèle que l’écologie, pour DSN, reste avant tout un discours destiné aux grandes tribunes, et non un projet concret pour les Congolais. Cette contradiction est une insulte morale au peuple congolais : parler de paix et de développement, tout en laissant nos villes se noyer dans les déchets et nos forêts dépérir, démontre que l’écologie du régime de Brazzaville n’est pas une priorité réelle, mais un instrument de façade. Hypocrisie d’un discours international Parler de développement et de paix alors que son pouvoir étouffe toute alternance politique et démocratique, muselle l’opposition et prive les jeunes d’emplois et de perspectives, c’est une insulte au peuple congolais. C’est comme mettre le feu dans sa propre maison, puis accuser les flammes d’avoir détruit les murs. Ce discours, loin d’être porteur d’espoir, illustre surtout le fossé entre la rhétorique officielle et la souffrance quotidienne du peuple congolais. Après plus quatre décennies de règne, DSN ne peut plus accuser le hasard, ni les circonstances, ni l’histoire : la pauvreté des jeunes Congolais, l’absence de développement et le désastre environnemental sont le résultat de choix politiques délibérés — les siens. La responsabilité lui incombe entièrement. Une stratégie de diversion Les paroles de DSN, je cite :« Nous vivons une période marquée par des tensions accrues, des menaces multiples et des fractures profondes. Et pourtant, jamais le monde n’a eu autant besoin d’unité, de coopération, de dialogue… » Son discours sonne comme une façade.
80ème assemblée générale de l’ONU : Denis Sassou N’Guesso exprime sa foi dans les idéaux des Nations Unies

Le chef de l’Etat congolais a exprimé sa foi dans les idéaux des Nations Unies. Denis Sassou-N’Guesso a pris la parole, le 24 septembre, à la tribune de la 80ème Assemblée nationale des Nations-Unies, où il décrit la période actuelle comme critique pour l’humanité, marquée par des tensions croissantes et des menaces variées. Dans une allocution d’environ vingt minutes, le chef de l’Etat congolais a souligné que l’unité, la coopération et le dialogue sont plus que jamais nécessaires pour assurer la paix et le développement, ainsi que pour préserver le multilatéralisme. Le président de la République a rappelé que les fondateurs de l’ONU souhaitaient établir un ordre international juste, basé sur la solidarité et le dialogue. Cependant, a-t-il, fait observer, malgré ces intentions, les conflits armés refont surface, et la diplomatie est souvent ignorée. Cela témoigne d’un système international affaibli, incapable de prévenir les guerres, a ajouté le président congolais. Denis Sassou N’Guesso a appelé à une réaffirmation de la primauté du droit international et à une action collective pour garantir la paix. Il a souligné le rôle du Congo en tant qu’acteur de paix, plaidant pour une coexistence pacifique, notamment au Moyen-Orient avec un appel à la solution des deux États. Le Congo soutient également le peuple cubain face à l’embargo. Les tensions géopolitiques, commerciales et technologiques entre grandes puissances fragmentent la solidarité internationale et entravent la capacité à relever les défis mondiaux. Cela affecte particulièrement les pays en développement, entraînant instabilité économique et marginalisation. Denis Sassou N’Guesso a exhorté à inverser cette tendance, car les défis tels que le changement climatique et les pandémies nécessitent une réponse collective urgente. Il insiste sur la nécessité de réformer l’ONU, notamment le Conseil de sécurité, pour qu’il reflète mieux l’équilibre géopolitique actuel, appelant à une représentation permanente de l’Afrique. La République du Congo affirme qu’une ONU efficace est essentielle pour la paix et le développement durable. Cela implique de renforcer le multilatéralisme et d’engager des actions concrètes. Le président Denis Sassou N’Guesso a aussi abordé aussi les liens entre paix et développement, affirmant qu’il n’y a pas de paix durable sans progrès économique et social. Il est crucial de respecter les engagements pour financer les Objectifs de Développement Durable et d’éliminer les obstacles tels que la dette insoutenable. Le Chef de l’Etat congolais appelle à investir dans l’éducation, la santé et les technologies pour garantir un avenir prospère. Concernant le changement climatique, il a souligné l’urgence d’une action collective, affirmant que ce défi transcende les clivages. Une coopération mondiale est nécessaire pour faire face aux impacts environnementaux qui exacerbent les conflits et provoquent des migrations. Il appelle à un désarmement global, souhaitant que les ressources soient dirigées vers des solutions renforçant la sécurité collective. En réponse aux scepticismes concernant l’utilité des Nations Unies, il a réaffirmé leur nécessité, à condition qu’elles évoluent et se réforment pour mieux répondre aux défis contemporains. Denis Sassou N’Guesso a conclu sa déclaration par un appel au choix, au courage et à la solidarité, invitant tous les pays à renouveler leur engagement envers les valeurs fondamentales de l’ONU : paix, dignité et progrès. « Ne laissons pas l’Histoire se faire sans nous ! » a-t-il martelé. Wilfrid Lawilla D.
Congo: Conseil des ministres du mercredi 17 septembre 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce Mercredi 17 septembre 2025 au Palais du Peuple, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. Neuf (09) affaires étaient inscrites à son ordre du jour, à savoir : I/- Ministère des affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le Parlement Invitée par le Président de la République à prendre la parole, Monsieur Pierre MABIALA, Ministre d’Etat, ministre des affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le parlement, a soumis à l’examen des membres du Conseil des ministres trois (3) projets de décret. Le premier texte présenté est le projet de décret portant autorisation expresse d’occuper une réserve foncière de l’Etat, constituée d’une emprise du domaine public maritime, située au lieu-dit « Hollmoni », district de Loango, département du Kouilou, par la société Luyuan des mines Congo. La société Luyuan des mines Congo est attributaire du permis minier dit « Mboukoumassi », pour l’exploitation des sels potassiques au lieu-dit « Hollmoni », district de Loango, département du Kouilou. L’exploitation de la potasse constitue une composante essentielle de la stratégie nationale de valorisation des ressources minières, dans une perspective de transformation locale, de création de valeur ajoutée et de développement d’industries connexes. Ce projet de décret a pour objet de conférer à une personne morale de droit privé, l’occupation d’une emprise du domaine public de cinq-cents soixante-dix-sept hectares quatre-vingt-quatre ares vingt-six centiares (577ha 84a 26ca), pour une durée de vingt (20) ans. Cette attribution foncière est justifiée par la nécessité d’implanter une infrastructure portuaire moderne destinée à l’exploitation des granulés de potasse. Ce projet dont les crédits sont exécutés à plus de deux-cents millions (200 000 000) de dollars (USD) est porteur d’un grand potentiel d’emplois, tant dans les phases de construction que d’exploitation, notamment : Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant autorisation expresse d’occuper une réserve foncière de l’Etat constituée d’une emprise du domaine public maritime, située au lieu-dit « Hollmoni » district de Loango, département du Kouilou, par la société Luyuan des mines Congo. Deux (2) autres projets de décrets ont été présentés au titre du ministère des affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le parlement. Il s’agit : – et du projet de décret portant cessation à titre gracieux de la propriété bâtie du domaine privé de l’Etat cadastrée Section, Bloc/, parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niari. La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a décidé d’implanter une agence bancaire dans la ville de Dolisie, chef-lieu du département du Niari. L’ouverture de cette agence s’inscrit dans le cadre du renforcement de la présence institutionnelle de la BEAC au niveau national et sousrégional, et vise à mieux desservir les populations et les institutions financières locales. Afin de réaliser ce projet, une réserve foncière de l’Etat, d’une superficie de trois hectares trente-neuf ares quatre-vingt-dix-huit centiares (3ha 39a 98ca), a été identifiée au centre-ville de Dolisie. La BEAC en sollicite l’acquisition à titre gracieux, conformément aux usages en matière d’accueil d’institutions communautaires d’intérêt stratégique. L’implantation de cette agence présente des retombées positives, tant pour l’Etat congolais que pour les populations locales, à savoir : De même par ce projet, la BEAC va construire un édifice imposant, d’architecture futuriste, qui apportera une valeur ajoutée esthétique et fonctionnelle au paysage urbain de Dolisie. Elle contribuera à rehausser l’image de la ville de Dolisie, comme pôle économique et administratif d’avenir. La cession gratuite d’un fonds de terres domaniales au profit de la BEAC pour la construction de son agence de Dolisie se justifie par l’intérêt général du projet qui concilie la politique d’aménagement du territoire au développement économique local et à l’intégration sous-régionale. Après examen et discussion, le Conseil des Ministres a adopté les projets de décrets portant respectivement déclassement de la propriété bâtie du domaine public de l’Etat cadastrée Section, Bloc/parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niari et cessation à titre gracieux de la propriété bâtie du domaine privé de l’Etat cadastrée Section, Bloc/parcelles 52, 53, 54, 54 bis, 55, 56, 58 et 59, arrondissement n° 2 Youlou Poungui, centre-ville, commune de Dolisie, département du Niari. II/- Ministère de l’énergie et de l’hydraulique Invité par le Président de la République à prendre la parole, Monsieur Emile Ouesso, Ministre de l’énergie et de l’hydraulique a présenté le projet de décret portant approbation du Pacte national énergétique de la République du Congo. Le Sommet Africain pour l’Energie tenu à Dar es Salam, les 27 et 28 janvier 2025, sur le thème : « Accélérer l’avenir énergétique en Afrique », a posé les bases d’une nouvelle ère de la politique énergétique sur l’ensemble du Continent africain. Cette ère introduite par la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement et leurs partenaires, vise à fournir, à l’horizon 2030, de l’électricité à 300 millions d’africains, sur les 690 millions recensés, n’y ayant pas accès. L’adhésion pleine et entière à ce projet par son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, témoigne la volonté de la République du Congo pour l’accès à l’électricité à près de six millions (6.000.000) de Congolais à l’horizon 2030 C’est dans cette perspective que la République du Congo a signé la Convention de Dar Es Salam de janvier 2025, en vue, entre autres, d’établir des alliances de partenariat stratégique autour des objectifs et des actions visant à projeter le futur commun de l’accès universel à l’électricité. Pour arrimer le Congo à la Mission 300, le Gouvernement s’est engagé à élaboré le pacte National Energétique de la République du Congo à l’issue des discussions et consultations avec diverses parties prenantes, notamment les partenaires techniques et financiers au développement, le secteur privé et la société civile. Ce pacte vise comme objectifs à : Après examen
Congo/Industrie : Denis Sassou N’Guesso a mis en service l’usine de production de biocarburants Agri-Hub Arturo Bellezza de Loudima

A quelques kilomètres de Loudima, dans le département de la Bouenza, se dresse désormais une usine de production d’huile végétale. Agro-Hub Arturo Bellezza de Loudima, propriété de la Société ENI, a été mise en service, le 28 juin 2025, par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso. La date du 28 juin restera dans la mémoire collective comme une date de l’entrée de la République du dans le club des pays producteurs de bio-carburants. La cérémonie solennelle d’inauguration s’est déroulée en présence de plusieurs autorités civiles et militaires départementales et nationales. Des trois orateurs ayant pris la parole au cours de cette cérémonie et avant la coupure du ruban symbolique par le chef de l’Etat, figurait Mme Jacqueline Kimbembe, Maire de Loudima qui a prononcé le mot de bienvenue. Selon elle, « cette inauguration qui intervient dans une nouvelle ère de transformation économique, d’innovation agricole et de création d’emplois ». Elle « n’est que le prolongement du chemin d’avenir qui avait préconise, entre autres, l’industrialisation de notre pays par la transformation locale des ressources naturelles, des productions locales, des biens manufacturés et l’augmentation des zones économiques spéciales », a-t-elle ajouté. Un exemple concret Le manager général de ‘’Global Natural Resources’’, Monsieur Guido Brusco a, pour sa part, rappelé l’engagement d’ENI en Afrique, en général et au Congo, en particulier. Un engagement qui, a-t-il affirmé, « s’est écrit depuis des années dans un cadre stratégique très large qui repose sur des approches innovantes et technologiques qui sont concrètement les moteurs de la transformation énergétique de l’entreprise ». Poursuivant son propos, Guido Brusco a fait savoir que « la mise en service de Agri-Hub de Loudima est un exemple concret de notre engagement dans le processus de décarbonisation et de succès de notre modèle distinctif Dual Fleck,… ». Selon lui, « ce modèle qui combine le développement des ressources énergétiques avec la croissance socio-économique des territoires dans lesquels nous opérons, ceci à travers la réalisation de projets durables, inclusifs et orientés vers la diversification économique », a-t-il ajouté. Le manager général de ‘’Global Natural Resources’’ d’Eni a salué l’engagement et la volonté du président Denis Sassou N’Guesso pour le succès de ce projet. « Le Président de la République, votre présence ici témoigne de votre engagement constant et de celui de votre gouvernement envers l’innovation, la durabilité et la diversification de l’économie du Congo. Ensemble, nous nous engageons dans un voyage vers ce que nous appellerons une transition énergétique juste ». Vision d’ENI Congo à travers Agri-Hum ENI a lancé le projet biocarburant visant à développer l’agriculture locale tout en respectant les principes des droits de l’homme et en évitant la compétition avec la filière alimentaire dans une dynamique qui tient compte du parcours de diversification des sources d’énergie et de décarbonisation. « Notre modèle prévoit de réaliser un centre de production d’huiles végétales utilisant des grains produits par les agriculteurs locaux » a expliqué Guido Brusco, avabt de poursuivre : « les autres produits de l’agriculture sont les tourteaux qui seront valorisés sur le marché local comme aliments de bataille, en accord avec les meilleurs principes de l’économie circulaire. L’évolution agricole de ce projet visera à promouvoir la culture à grande échelle de plantes exogénoses comme le tournesol, le soja et bien d’autres », a déclaré Guido Brusco. Il a affirmé que depuis février 2025, l’ENI Congo a déjà planté 15 000 hectares et prévoit atteindre 40 000 hectares d’ici octobre 2025. Wilfrid Lawilla D.