Bruxelles : Décès du danseur et chanteur Steve Mavoungo

NECROLOGIE. Le danseur et chanteur Steve Mavoungo n’est plus. L’artiste d’origine congolaise est décédé à 44 ans. « C’est une triste nouvelle et une perte pour la culture », a écrit Rhode Bath-Schéba Makoumbou sur sa page Facebook regrettant la disparition de son ami danseur-chanteur. Avant de présenter ses sincères condoléances à toute la famille du défunt. Douleur et tristesse ont aussi frappé la grande famille des Tambours de Brazza qui pleure à son tour Steve Mav. « Un des premiers danseurs du groupe », comme le rappelle l’ensemble congolais sur le réseau social. Avant de confier : « Notre douleur est profonde » et de souhaiter à son tour « nos condoléances à la grande famille des Tambours de Brazza et à toute la famille biologique ». « Repose en paix petit frère », assure-t-il. Car, « nous ne t’oublierons jamais », promet Nzapa Kingangu. « Des Strong Boys aux tambours de Brazza.Des tambours de Brazza aux Tchelly. Des Tchelly à Fresk. Tu as fait ton chemin dans la musique, en tant que producteur, danseur, chorégraphe, chanteur et rappeur », se souvient Fredy Massamba soulignant un défenseur et amoureux de l’Afrique. « On se souviendra à jamais du slogan Prenons l’Afrique en main », poursuit Fredy M. assurant qu’il été chanceux d’avoir partagé cette route avec le défunt. « Ta générosité, ton amour de la vie et surtout ton immense gentillesse, c’est ce que je retiens de toi mon cadet. Tu es parti très tôt et tu laisses un grand vide dans la famille. Repose en paix et sache que ta mémoire vit en nous tous », conclu l’artiste sur sa page Facebook. Rappelons que Fredy Massamba, Steve Mavoungou et Kiminou ont crée, il y a plus de deux décennies, le groupe Fresk dans le but de valoriser les cultures hip-hop et traditionnelles d’Afrique centrale. Mariant tradition et modernité à travers diverses influences, le jeune groupe se démarquera rapidement par l’originalité, la variété des sonorités et l’omniprésence rythmique des chants et des polyphonies. Adrien Thyg
RDC : Que peut entraîner un possible décès de Yoweri Museveni ???

ANALYSE. La nouvelle du président Kaguta Museveni qui serait dans le coma dans un hôpital de Kampala est lourd de significations pour la situation sécuritaire et politique de la RD Congo. Qu’il guérisse ou pas, son état d’âge avancé pose déjà la question de sa succession et de son impact dans la sous-région. Pourquoi ? Cet acteur politique est l’une de deux pièces-maîtresses sur lesquelles s’est basée l’administration américaine pour sous-traiter la direction des affaires intérieures du Congo-Kinshasa depuis Bill Clinton jusqu’à ce jour. Qu’adviendrait-il si sa mort venait d’être confirmée? 1. Le premier scénario en vue, c’est de voir son fils le général Muhoozi Kainerugaba lui succéder et prendre la tête de l’Ouganda, ce pays régi par une dictature féroce depuis plus de trente ans et qui ne connaît point des opposants solides. L’on se souviendra du « Muhoozi Project »divulgué en avril 2013, par le général David Sejusa, ancien conseiller du président et coordinateur des services de renseignements, pour parler d’un plan organisé par le président Museveni visant à assassiner tout haut fonctionnaire s’opposant à une candidature présidentielle de Muhoozi Kainerugaba. Plusieurs analystes et de nombreux Ougandais avaient compris qu’effectivement le président Museveni voulait déjà en ce moment faire de son fils, le prochain président de l’Ouganda. Les deux opposants civils Bobi Wine et Kizza Besigye qui sont sans soutien militaire ni de grandes foules de sympathisants derrière eux ne font pas le poids face à celui qui a été préparé longuement par son président de père pour exercer le contrôle sur une armée dont il a déjà été commandant en chef des forces terrestres. Mais ici encore rien ne rassure que l’Ouganda post-Museveni sera stable. Les nombreux clivages ethniques qui caractérisent ce pays et la possible dissidence des têtes couronnées de l’armée contre le rejeton de Museveni considéré par beaucoup d’entre eux comme un fils à papa, alcoolique et imprévisible, peuvent bien déstabiliser ce pays de l’intérieur. 2. Il est également difficile d’affirmer que la probable investiture présidentielle de Muhoozi ouvrira une ère nouvelle dans le jeu politique de la sous-région des Grands-Lacs. Muhoozi, cet ancien diplômé de l’académie royale militaire de Sandhurst en Angleterre, est bien trempé dans la politique anglo-saxonne de la région interlacustre. De toute vraisemblance, son nouveau pouvoir va pérenniser la politique de son géniteur vis-à-vis de la politique intérieure du Congo-Kinshasa, dans sa volonté de déstabiliser le Nord-Est congolais pour piller l’or et d’autres richesses du sol et du sous-sol. Muhoozi Kainerugaba nouvellement nommé, en juin 2021, commandant en chef de l’armée de terre ougandaise par Yoweri Museveni, commandant en chef de l’armée, il sera missionné en novembre 2021, en République démocratique du Congo pour lancer une opération militaire conjointe, appelée Shujaa, dans l’est de la RDC en vue d’éliminer les Forces démocratiques alliées. Muhoozi Kainerugaba aurait joué un rôle important dans cette campagne La construction des routes par le génie civil ougandais sur le territoire congolais et tout récemment lors de la visites des parlementaires congolais auprès de Kaguta, la volonté ougandaise de renforcer des partenariats commerciaux avec des provinces congolaises limitrophes et d’installer des consulats à Bunia et à Aru marquent indubitablement la volonté ougandaise de s’installer et de contrôler durablement cette zone. 3. Toutefois le néo-president ougandais peut ou ne pas réussir la pérennisation de cette politique ougandaise en RDC. Tout dépendra largement de la position diplomatique et militaire que va adopter son voisin Paul Kagame envers ce nouveau venu en politique sous-regionale. Sur ce dernier, Kagame a l’avantage d’avoir la maîtrise de la machine sécuritaire ougandaise où il a travaillé comme responsable de renseignements militaires de l’Armée ougandaise avant de devenir président du Rwanda. Il connaît très bien tous les rouages de l’appareil militaire ougandais et il détient beaucoup de cartes de nuisance entre ses mains. Quoique Muhoozi ( pressentant la fin de règne de son père) ait pris les dispositions de multiplier des visites privées comme officielles à Kigali auprès de celui qu’il a pris l’habitude d’appeler affectueusement « uncle Kagame », rien ne rassure que Paul Kagame se laissera bercé par ces flatteries pour accepter la montée en puissance du successeur de celui qu’il a toujours traité depuis juin 2000 à la guerre de six jours à Kisangani comme son principal RIVAL pour le contrôle et le pillage des ressources du Congo. D’autre part, le soutien médiatisé du président Museveni au projet de loi anti-LGTBQ du parlement ougandais peut disqualifier tout simplement l’Ouganda dans son rôle de sous-traitant américain dans la sous-région des Grands-Lacs. 4. L’adoption de ce projet de loi, le mois dernier, à la quasi-unanimité du Parlement ougandais a déjà déclenché une vague d’arrestations, d’expulsions et d’agressions collectives contre les LGBTQ ougandais, selon des membres de la communauté. Et qui pis est, Yoweri Museveni en a fait son arme de combat contre les forces impérialistes. « L’Europe est perdue. Ils veulent donc que nous soyons perdus, mais pour nous battre, nous devons être patriotes. C’est ainsi que l’on devient une prostituée parce que l’on craint les sacrifices, les difficultés. Quelqu’un vous dit que je vous donnerai de l’argent si vous devenez une prostituée. Et c’est ce qu’ils veulent que nous soyons. Ils veulent que l’Afrique soit une prostituée. Faire ce en quoi nous ne croyons pas parce que nous voulons de l’argent », a ajouté le président de l’Ouganda. Les réactions dans le monde ne sont pas faites attendre soit de la part des organisations internationales, soit de la part du Département d’Etat américain qui a organisé ( comme jamais dans le passé) un gay-pride à la Maison Blanche pour faire l’éloge de l’homosexualité. Dans la même foulée, Joe Biden a lancé un fatwa et des menaces claires au régime de Kampala une semaine avant que le président ougandais tombe gravement malade. Pour nous résumer, deux facteurs seront déterminants dans le maintien du statu quo de cette maffia triangulaire anti congolaise ( USA – OUGANDA – RWANDA) comprise comme comme relai nécessaire en vue de téléguider la politique intérieure du Congo. Primo, les intérêts personnels
Congo Terre des Légendes/Dernière ligne droite de Saak Saakul

DISPARITION. Le monde musical de la République Démocratique du Congo et du Congo Brazzaville pleure, depuis quelques jours, l’artiste musicien Saak Saakul Sinatra, Maximilien Bonghat Sinuku Tshekabu, décédé le dimanche 19 mars 2023, dans un hôpital parisien, à l’âge de 81 ans. Par cette disparition de Saak Saakul, le célèbre Groupe Trio Madjesi perd l’un d’eux. Un talentueux chanteur, fécond auteur compositeur, un danseur à la gestuelle inégalée. Un phénomène. Décrit par Jean Claude Engbondu Lema, Correspondant Univers Rumba Congolaise en République Démocratique du Congo, comme »une star qui se distinguait par sa coiffure épaisse à la James Brown et ses déchaînements ensorcelants sur scène, sous une musique qui sortait de la rumba ordinaire avec des airs de jazz et de pop ». Sur la ligne droite du retour de Saak Saakul à son pays natal, la République Démocratique du Congo, voici quelques indications sur le programme des obsèques en France. Vendredi 21 avril 2023 Dernière soirée de recueillement. Salle Shilo, 16 rue de l’Escouvrier 95200 Sarcelles Zone Industrielle, par Villiers Le Bel Jeudi 27 avril 2023 Rapatriement de la dépouille. Le lieu et la date de la levée du corps seront ultérieurement fixés. Ne point craindre la mort. Cela veut dire en épargner la crainte aux autres. Parce que tout passe. Seule est éternelle la Lumière Divine. Repose en paix, Saak Saakul. Paris 15 avril 2023 Loko Massengo Sociétaire Trio Madjesi
Congo Terre des Légendes. Lokassa Ya Mbongo nous a quittés

DISPARITION. Les Congolais des deux rives du puissant et mythique fleuve Congo pleurent Lokassa Ya Mbongo, une virtuose de la musique congolaise. Né à Kinshasa en 1946, de son vrai nom Kasia Denis, Lokassa Ya Mbongo était un talentueux guitariste, auteur compositeur de renom. En près de trente ans de brillante carrière musicale, il a oeuvré avec Tabu Ley, Sam Mangwana, Nyboma et autres Dizi Mandjeku avant de se produire, avec éclat, en solo, en Afrique et ailleurs dans le monde. A l’instar de ceux là qui s’entichent pour la rumba, particulièrement les Africains dont les Congolais, je pleure Lokassa Ya Mbongo. De lui me resteront deux chansons magiques que j’aime passionnément. La chanson Marie-José que je déroule régulièrement pour bercer ma fille Marie Jo lorsqu’elle s’irrite. Santa Isabella pour célébrer l’amour que je porte pour Maman Nicole. L’amour, cette chose absurde et magnifique, entre haut mal et bien suprême, comme l’a écrit Denis de Rougemont. D’ici, j’exprime mes condoléances à la famille de Lokassa Ya Mbongo. Traduisant ma solidarité avec l’ensemble des corps culturels du Congo Brazzaville et de la République Démocratique du Congo. Deux pays, à longue et riche histoire musicale, en devoir de construire un musée commun de la musique congolaise pour immortaliser tous ces artistes qui disparaissent, dans le dénuement, l’un après l’autre, chacun selon destin. Que Lokassa Ya Mbongo repose en paix. Sans jamais l’oublier, il demeure en nous. Est éternel son magnifique répertoire musical. Ouabari Mariotti Paris 15 mars 2023
Le journaliste camerounais Martinez Zogo retrouvé mort

Au Cameroun, le journaliste Martinez Zogo est mort. Enlevé le 18 janvier à Yaoundé par des inconnus, son corps a été découvert ce dimanche à Ebogo 3 dans l’arrondissement de Soa, une banlieue de la capitale. Ses effets personnels ont également été retrouvés non loin du corps sans vie du journaliste, qui portait des traces de torture. Au moment de son enlèvement, le journaliste produisait une série d’émissions pour dénoncer les scandales financiers au Cameroun. Un crime qui vient davantage fragiliser la presse camerounaise. La voix de Martinez Zogo, les auditeurs de la radio Amplitude FM ne l’entendront plus. La presse camerounaise porte le deuil d’un de ses fils, assassiné par des inconnus. Avertissement aux médias Même si les causes du meurtre de Martinez Zogo ne sont pas encore dévoilées, le journaliste et leader syndical Thierry Eba pense que ce dernier a été victime de la « guerre des clans » au sommet de l’Etat… Lire la suite sur DW
Le chef de la diplomatie gabonaise décède d’un malaise cardiaque
Congo/Musique : Décès de MPassi Ngongo Mermans et Ignace Makirimbia de l’Orchestre Les Bantous de la capitale

Le sociétaire de l’orchestre Les Bantous de la capitale, Alphonse Mpassi Ngongo dit Mpassi Mermans, est décédé à Brazzaville, le 28 décembre 2022 à l’âge de 80 ans, cinq jours après le décès du percussionniste Ignace Makirimbia, le 23 décembre 2022 à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Né le 25 novembre 1942 à Madzia, département du Pool, Mpassi Ngongo Mermans est le premier guitariste mi-soliste dans l’histoire de la rumba après le départ de Papa Noël. C’est avec l’arrivée de Gerry Gérard dans l’orchestre, soliste comme lui, que se pose le problème de positionnement. Cette circonstance fait que les Bantous deviennent le premier orchestre à créer le poste de mi-soliste. Du coup Les Bantous sont passés pour être le premier orchestre à faire jouer quatre guitaristes, à savoir, la guitare solo, la guitare mi-solo, la guitare accompagnement et la guitare basse. Mpassi Mermans est tombé amoureux de la musique à l’école primaire, alors au CE2, à Kibouendé, dans le Pool. A l’âge de 16 ans en 1958, il monte son premier orchestre, Syncope Jazz, dans cette localité. Une année plus tard, il trouve un emploi à Mfouati, dans la région de la Bouenza. C’est à ce moment que l’orchestre Les Bantous de la capitale est créé. En 1960, à l’âge de 18 ans, il quitte Mfouati pour Brazzaville où il relance, avec ses anciens musiciens de Syncope Jazz, leur groupe, et l’appelle Mando Negro Kwala-kwa qu’il dirige pendant trois ans. C’est en juillet 1963 qu’il intègre Les Bantous de la capitale. Il y est admis le même jour que deux autres artistes de renom, Pamelo Moun’ka et Samba Mascott. Il regagne Les Bantous de la capitale en 1997 apprès quelques aventures. Mpassi Mermans ne jouait pas que de la guitare, il a enrichi la discographie des Bantous de la capitale avec des titres comme, “Libala é keséni”, “Badeti”, “Bu boté mona pelé”, “C’est sérieux tantine”, “A mon avis ». C’est en 1972 qu’il sort son premier album en solo. Ceci se passe à l’issue de la première scission de l’orchestre, exclu par Nino Malapé au même moment que Célestin Nkouka, Edo Ganga, Pamelo Mounka, Kosmos Moutouari et Théo Bitcheko. C’est ainsi qu’il crée avec Ganga Edo et Théo Bitcheko l’orchestre Les Nzoï, avant d’être rejoints par Ange Linaud. Il y lance l’album « Bani-bani » qui connaît un grand succès. Mais l’aventure avec Les Nzoï ne dure pas. Il quitte pour créer un autre qu’il dénomme Lissolo. Le premier 45 tours de cet orchestre est enregistré à Kinshasa. Une autre composition de Mpassi Mermans, “Lemba”, dans l’orchestre National, en 1976, est un disque 33 tours. En 1981, il met sur le marché du disque son premier album en solo « Monia », de quatre titres en France. En 1988, suite à la maladie de Pamelo Mounka, Mpassi Mermans quitte Les Bantous de la capitale pour créer Les Bantous Monuments en 1990. Il sort ensuite un autre album en solo intitulé « Ton ami n’est pas ton ami », en 1992, en France, dans lequel il rend hommage à Samba Mascott. Le deuil se tient au 17 de la rue Matouba-Abraham, arrêt Mitoko Château d’eau. Ignace Makirimbia, le départ d’un autre virtuose Ignace Makirimbia est décédé à Kinshasa en république démocratique du Congo où il s’était rendu pour un problème de famille à l’âge de 78 ans. Cet homme a longtemps évolué dans les Tumbas au sein des groupes traditionnels tékés communément appelés Tékés de Brazzaville. Il tente ensuite sa chance dans une carrière professionnelle à Kinshasa et dans l’orchestre Continental. Il évolue dans plusieurs groupes comme Le Continental de Me Taureau Gombe en compagnie de Josky Kiambukuta, Wuta Mayi, Tinio Mwinkwa, Siran Mbenza, d’Afrisa de Tabu Ley Rochereau. Très proche de Sam Mangwana, Ignace Makirimbia a été dans toutes ses aventures. Ils sont liés dans Vox Arriva de Jeannot Bombenga et dans Festival de maquisards. De retour à Brazzaville au cours des années 2000, il passe directement chez les Bantous où il évolue dans un premier temps avec son cadet Robert Massengo, avant d’aller renforcer Bana Poto-Poto de Bienvenu Roland Faignond, et de regagner Les Bantous jusqu’à sa mort le 23 décembre dernier, à Kinshasa. Le deuil se tient au 20 rue Loubomo, Talangaï, arrêt Ebina. Florent Sogni Zaou
RDC. Reddy Amisi affligé par la disparition de l’immense Tshala Muana

HOMMAGE. Comme de nombreux autres artistes congolais et africains, le chanteur Reddy Amisi a rendu également hommage à Tsala Muana, décédée samedi dernier, sur sa page Facebook officielle. Ci-dessous, un extrait: « Les mots me manquent pour rendre hommage à une immense artiste comme toi, qui a apporté autant à notre culture, qui a propulsé le Mutuashi à l’international, qui a porté si haut les couleurs de notre pays et de notre continent. Je ne sais que dire si ce n’est « Gloire à Dieu », lui à qui je rends grâce en toutes circonstances…Tu ne fais que nous précéder sur les chemins du Seigneur…. Repose en paix ma sœur, ma Mamu Nationale. Je te le dis peut-être en retard ? Je t’aime. Tu vas me manquer ».