Décès de Lionel Jospin, ancien Premier ministre français

DISPARITION. Ancien chef du gouvernement entre 1997 et 2002, Lionel Jospin est décédé à l’âge de 88 ans, rapportent plusieurs médias. Grande figure de la vie politique française, il a durablement incarné une certaine vision de la gauche républicaine, mais soucieuse de la combiner avec l’engagement social et la rigueur morale d’un sens de l’État. Longtemps à la tête du Parti socialiste, Lionel Jospin est ensuite candidat à l’élection présidentielle. Tout au long de sa carrière, il a fait un usage martial et un style sobre qui, à l’exception des espoirs déçus du milieu politique, lui ont permis de se maintenir au cœur des sujets du débat public. Sa mort à 88 ans suscite dans la classe politique française de nombreuses réactions, où l’homme fait preuve d’intégrité et d’exigence intellectuelle de la part de ceux-là mêmes qui, à l’époque, l’ont combattu.
Congo. Décès de Mama Véronique DATHET alias « MANOLA »

DISPARITION. « MANOLA » ou « MANOLITA « , une rare danseuse étoile au dancing-bar Chez Faignond et animatrice de quelques associations féminines dans les années 60, est décédée le jeudi 20 novembre à Brazzaville. On sait qu’elle a été immortalisée par le chanteur Célestin Kouka et Les Bantous de la capitale (1964) par la chanson « Manolita » On retient de Manola , la citation ci- après : « Ma plus grande expérience, ça été d’apprendre la Rumba en tournant avec quelques groupes de Kin et de Brazza, particulièrement avec Les Bantous de la capitale ». Adieu Mama MANOLA.! Les enfants de Poto-poto, Les Bantous de la capitale te rendront un vibrant hommage. Clément Ossinondé/Starducongo
Décès de Hama Amadou, ancien premier ministre du Niger

DISPARITION. Hama Amadou, 74 ans, leader politique, ancien premier ministre et président de l’Assemblée nationale est décédé ce jeudi 24 octobre d’une courte maladie, a appris l’ANP auprès de son entourage. L’autorité morale de son parti, Lumana, Hama Amadou était le principal opposant du régime de renaissance renversé le 26 juillet 2023. Il était resté des années hors du pays pour une affaire de »bébés importés » dans laquelle il sera condamné. Bénéficiant d’une évacuation sanitaire, il vivait entre la France et Cotonou au Benin jusqu’à la chute du régime en place. Ayant gravi tous les échelons de l’administration, il avait occupé les postes de sous-préfet, de directeur de cabinet à la présidence, de DG de l’ORTN, de ministre avant son couronnement comme premier ministre en 1995 pour la première fois. Il avait surtout marqué la 5ème République où il occupa ce poste 7 ans durant sous le président Tandja. Il avait été de tous les combats, de la conférence nationale à l’avènement du front de restauration de la démocratie en 1996 et pendant la période de Tazartché (continuité) en 2007. Élu plusieurs fois député, il fut président de l’institution parlementaire avant son éviction après le retrait de son parti de la majorité présidentielle en 2013 dont il avait contribué à son avènement au pouvoir en 2011. Porté candidat de son parti alors qu’il était en prison, il avait mis en ballotage le président sortant Issoufou en 2016. Né le 3 mars 1950 à Youri, dans la région de Tillabéri, Hama Amadou a traversé toutes les tempêtes, gravi toutes les montagnes et combattu tous les vents contraires avec une détermination farouche. De sa jeunesse à son ascension comme Premier ministre en 1995, jusqu’à son passage à la tête de l’Assemblée nationale, il a été l’incarnation même de la résilience et du courage politique, écrit le journal enquêteur. Mais plus qu’un simple politicien, Hama Amadou était une figure de proue, un leader né, celui qui savait porter la voix des sans-voix et défendre les idéaux auxquels il croyait, même au prix de sa liberté. Pour beaucoup, il était l’espoir, l’homme de la dernière chance, celui qui n’avait jamais peur d’aller contre les puissants, celui qui osait dénoncer l’injustice. Hama Amadou a été un combattant infatigable. Chassé du pouvoir, emprisonné, exilé, il n’a jamais plié. À chaque coup porté, il se relevait plus déterminé encore. Même ses adversaires les plus féroces reconnaissaient en lui un adversaire redoutable, dont l’intelligence politique et la capacité à se réinventer étaient sans égal. Hama Amadou n’était pas exempt de controverses, c’est vrai. Mais n’est-ce pas le lot des hommes qui osent se tenir debout, dans un monde qui préfère l’ombre à la lumière ? Ses luttes judiciaires, ses années d’exil, n’ont fait que renforcer son image d’homme incorruptible, fidèle à ses convictions, même lorsque tout semblait perdu. Il est parti trop tôt, laissant derrière lui un pays encore en quête de stabilité, un peuple qui, malgré tout, a toujours su voir en lui un symbole d’espoir. ANP
Basket-ball mondial: Décès de Dikembe Mutombo, la légende congolaise de la NBA

DISPARITION. Le monde du sport et de la philanthropie est en deuil. Le pivot de 2,18 mètres, considéré comme l’un des plus grands défenseurs de l’histoire de la NBA (National Basketball Association), est décédé La star mondiale du basketball, originaire de la République démocratique du Congo, souffrait d’un cancer du cerveau. Il quitte ce monde à l’âge de 58 ans, a annoncé lundi 30 la Ligue nord-américaine de basket. Humanitaire dans l’âme, Dikembe Mutombo était aussi connu pour sa générosité envers les plus démunis auxquels il n’hésitait pas à apporter son aide. Le célèbre basketteur s’est également beaucoup investit de son vivant au développant le basket en Afrique. Célébré pour ses qualités défensives, l’ancien défenseur congolais a remporté quatre fois le titre de défenseur de l’année en NBA en 1995, 1997, 1998 et 2001. Martin Kam
Décès de l’artiste plasticienne Annie Moundzota à Brazzaville

DISPARITION. Annie Moundzota N’dieye, artiste plasticienne, nous a quittés. Elle est décédée le 8 septembre au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville, au Congo, comme nous l’avons appris récemment. Cette triste nouvelle plonge le monde de l’art congolais dans le deuil et touche profondément de nombreux artistes, dont Rhode Makoumbou, qui lui était particulièrement proche. « Je garde d’elle de nombreux souvenirs marquants de nos expositions collectives couronnées de succès au Congo, au Gabon, en France et en Belgique, au début des années 2000 », a-t-elle confié avec émotion. Née à Brazzaville en 1967, Annie Moundzota N’dieye a été formée à l’École de Poto-Poto et à l’atelier de Trigo Piula, avant de se faire un nom sur la scène artistique nationale et internationale. Ses œuvres, qui ont été exposées à Brazzaville, New York, Washington, Limoges, Lyon, Besançon, Libreville et Bruxelles, représentaient « le vécu de la femme africaine à travers l’effort, la beauté, la maternité et l’amour. Son travail, à la fois réaliste et cubiste, se distingue par un chromatisme puissant, une créativité personnelle et un exotisme naturel », selon la revue Africultures, dédiée aux arts et à la culture africains et leurs diasporas. Annie Moundzota N’dieye a reçu de nombreuses distinctions, notamment le Prix de la Promotion Féminine à Brazzaville en 1994 et le Prix du Crédit Lyonnais à la 7e Biennale des Arts Bantous en 2002. La veillée mortuaire se tient actuellement à Brazzaville, à l’adresse suivante : Rue Bofili, 7. Mazala, Moukondo (Agence Océan du Nord). Martin Kam/Starducongo
RD Congo : Enquêter sur les décès et les violences sexuelles dans une prison

Les autorités de la République démocratique du Congo devraient enquêter sans tarder et de manière impartiale sur l’incident mortel survenu le 2 septembre 2024 à la prison centrale de Makala dans la capitale, Kinshasa, et fournir un compte-rendu transparent et crédible, a déclaré Human Rights Watch (vendredi 6 septembre). Le ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a annoncé le 2 septembre que lors d’une tentative d’évasion, 129 détenus étaient morts, dont 24 tués par balles alors qu’ils tentaient de s’évader, et 59 autres avaient été blessés. Plusieurs femmes détenues ont été violées. Le ministre a également indiqué qu’une commission mixte serait créée afin d’établir les circonstances de l’incident, sans donner de détails sur sa composition. « La décision du gouvernement d’ouvrir une enquête est un pas dans la bonne direction afin d’assurer qu’une telle tragédie ne se reproduise pas », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Mais les autorités devraient aussi prendre des mesures décisives et immédiates pour améliorer les conditions de vie en prison, conformément aux obligations nationales et internationales de la RD Congo. » Human Rights Watch a mené des entretiens téléphoniques avec trois prisonniers qui ont déclaré que des membres présumés de gangs de jeunes, appelés kulunas, avaient tenté une évasion collective aux premières heures de la matinée du 2 septembre. Plusieurs bâtiments de la prison ont été incendiés lors de cette tentative d’évasion. La prison de Makala, comme beaucoup d’autres prisons en RD Congo, est massivement surpeuplée, dispose d’infrastructures en mauvais état et de peu de ressources. Si les détails concernant la tentative d’évasion demeurent peu clairs, les autorités affirment que les gardes ont effectué des « tirs de sommation » avant de tirer sur les prisonniers qui s’évadaient. Les autorités ont affirmé que la plupart des décès sont dus à des bousculades. Les bâtiments administratifs de la prison ont été détruits, y compris ses archives, ce qui crée d’importantes difficultés pour déterminer le nombre exact ainsi que l’identité des personnes qui y étaient détenues. Les Principes de base des Nations Unies sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois stipulent que ces derniers ne devraient utiliser des armes à feu que lorsqu’il existe « une menace imminente de mort ou de blessure grave » et « seulement lorsque des mesures moins extrêmes sont insuffisantes » pour empêcher de tels dommages. Les responsables de l’application des lois « ne recourront intentionnellement à l’usage meurtrier d’armes à feu que si cela est absolument inévitable pour protéger des vies humaines ». Lorsqu’un avertissement de l’intention d’utiliser des armes à feu peut être donné, il convient de laisser un « délai suffisant pour que l’avertissement puisse être suivi d’effet ». La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques obligent les gouvernements à enquêter et à punir de manière appropriée les responsables d’abus commis contre des personnes en détention et à indemniser les victimes. Les autorités devraient fournir des informations publiquement sur les progrès de l’enquête et en communiquer les résultats de manière transparente – y compris au sujet des détenus tués et blessés, a déclaré Human Rights Watch. Elles devraient également agir d’urgence pour fournir aux survivants et aux familles des victimes des soins médicaux, un soutien psychologique et une indemnisation appropriée. « J’ai vu des femmes en train d’être violées par plusieurs hommes, y compris une femme plus âgée qui a été violée », a déclaré une détenue à Human Rights Watch le 4 septembre. « Aucune de ces femmes n’a encore reçu de soins médicaux appropriés. » Les violences sexuelles sont un problème persistant dans les prisons de la RD Congo. En septembre 2020, lors d’un soulèvement à la prison centrale de Kasapa à Lubumbashi, un incendie dans le quartier des femmes a forcé les détenues à se réfugier pendant trois jours dans la cour principale de la prison, sans que la prison ne leur offre aucune protection. Durant ces trois jours, des prisonniers hommes ont violé à maintes reprises plusieurs dizaines de détenues, dont une adolescente. Le gouvernement devrait adopter d’urgence des mesures afin de préserver la sécurité des détenu-e-s et faire en sorte que tout-e-s, en particulier les femmes et les filles, soient à l’abri des violences sexuelles, a affirmé Human Rights Watch. La malnutrition et les maladies qui en découlent sont depuis longtemps la cause de décès dans les centres de détention de la RD Congo. Dans le meilleur des cas, les détenus ne reçoivent qu’un repas par jour, ce qui est dû en partie au fait que le budget des portions de nourriture est défini en fonction de la capacité des prisons, plutôt que de leurs populations réelles. En 2020, les médias avaient affirmé qu’au moins 17 personnes étaient mortes de faim à la prison de Makala. Human Rights Watch a précédemment documenté le sévère surpeuplement, la malnutrition, l’insalubrité des conditions de détention et l’absence de soins médicaux dans les prisons congolaises, notamment à Makala. La sécurité à Makala est aussi un sérieux problème. Un détenu a déclaré le 4 septembre à Human Rights Watch que « ce n’est pas l’armée ou la police, mais les détenus eux-mêmes qui assurent la sécurité dans chaque quartier de la prison. » La plupart des personnes incarcérées dans les prisons de la RD Congo, y compris à Makala, n’ont pas été condamnées pour un crime quelconque et sont dans l’attente d’un procès, tandis que d’autres ont été arrêtées pour des infractions non violentes ou mineures. La prison de Makala, construite en 1957 vers la fin de la période coloniale belge, a été conçue pour contenir 1 500 personnes mais elle en compte actuellement entre 12 000 et 14 000. Conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le gouvernement devrait immédiatement s’occuper la dangereuse surpopulation des prisons en remettant en liberté toutes les personnes actuellement en détention préventive pour des crimes non violents, moyennant des garanties qu’elles comparaîtront à leur procès, a déclaré Human Rights Watch. Selon le droit international, les autorités gouvernementales ont le devoir de prendre soin des personnes incarcérées, notamment en protégeant leurs droits à la vie, à
Mali. Mon frère, mon ami, mon collègue, mon inspirateur (in memoriam TOUMANI DIABATE : 10 août 1965 – 19 juillet 2024)

DISPARITION. La version acoustique de « CATFISH BLUES » est le testament musical de JIMI HENDRIX. Trois décennies plus tard, un jeune musicien MALIEN poussera l’INSOLENCE d’en faire une reprise MAGISTRALE à la KORA . C’est en écoutant l’album « KULANJAN » enregistré en duo avec le légendaire bluesman afro-américain TAJ MAHAL que je pénétrai dans l’univers musical du maestro TOUMANI DIABATE, 69e génération d’une dynastie de DJELY. Résidant à LAFIABOUGOU KODA, à Bamako, je donnais régulièrement des jazz masterclass au Conservatoire BALLA FASSEKE KOUYATE. L’un des professeurs de KORA n’était autre que TOUMANI DIABATE. Ainsi naîtra notre amitié. Chaque soir, j’allais le voir en concert au HOGON, mythique club bamakois rasé et transformé en lieu de culte par des intégristes. C’était un HAUT lieu de la musique MANDING. Des GRANDS musiciens de ce monde venaient y jammer. TOUMANI m’invita chez lui en compagnie de l’équipe de sa maison de production WORLD CIRCUIT. C’est à cette occasion qu’il me présenta son épouse FANTA SACKO et ses enfants dont SIDIKI DIABATE, homonyme de son père, qui était encore tout petit. Ce dernier deviendra une star internationale. J’ai consacré tout un chapitre à TOUMANI dans mon carnet de voyage. C’est lui qui me mit en contact avec Madame AMINATA TRAORE. Je suis allé le voir en concert à CHICAGO, au CARROUSSEL DU LOUVRE où il était l’invité spécial de l’écrivaine afro-américaine TONI MORRISON, Prix Nobel de littérature. Notre dernière rencontre remonte à un peu plus d’une décennie; Il était venu inaugurer le Théâtre de Montreuil avec son SYMMETRIC ORCHESTRA. TOUMANI était trop solide et actif pour le savoir malade. L’annonce de son décès m’a rendu hermétique. TOUMANI DIABATE est né à Bamako de parents GAMBIENS originaires du MALI. Le foyer originel des DIABATE étant le village de KELA, la plus grande université de la DJELYA du MANDE où j’ai étudié jusqu’à 2015. La KORA a pour berceau la région GAMBIE-CASAMANCE. C’est sous le règne de l’Empereur SOUNDIATA KEITA qu’elle fut introduite au MALI. L’instrument de prédilection des DJELY avant le 13e siècle était le NGONI. La NAISSANCE n’est certaine que pour ceux qui sont MORTELS. TOUMANI a fait sa part en faisant rayonner la musique africaine à travers le GLOBE. Douce transition à MPEMBA où l’ont précédé d’autres grands maîtres. I ni tchiyé MAESTRO ! Par Nysymb Lascony
RD Congo. Le Prof. Bujo vient de tirer sa révérence…

DISPARITION. Le professeur Bénézet Bujo, prêtre du diocèse de Bunia en RDC et ancien professeur de théologie aux Facultés Catholiques de Kinshasa (actuellement Université Catholique de Kinshasa) et Professeur émérite de l’université de Fribourg, vient de tirer sa révérence le soir de ce jeudi 9 novembre 2023 à Fribourg en Suisse à l’âge de 83 ans. Il est indiscutablement un pionnier inspiré, allergique à la marche sur des chemins battus mais prompt à rendre sa réflexion originale dans la recherche de nouvelles voies d’inculturation du christianisme en Afrique. Il nous laisse une production intellectuelle monumentale qui a été traduite dans la plupart de grandes langues internationales. Dans son dernier livre qu’il nous laisse comme testament : « Quelle Église pour un christianisme authentiquement africain ? Universalité dans la diversité », publié en 2021 à Bâle aux éditions Schwabe, le professeur émérite analyse les points forts et les difficultés de l’inculturation du christianisme en Afrique subsaharienne. Il fait un parcours théologique et ecclésiologique, partant de « l’Église Famille » en Afrique mise en exergue par le premier Synode africain en 1994 et dont la proposition 8 citée par l’exhortation de Jean-Paul II. L’auteur discute donc de l’approche néotestamentaire de la famille qu’il compare avec celle qu’il observe en Afrique subsaharienne et qui s’étend jusque dans le monde invisible et se fait communauté tridimensionnelle (p. 43) incluant les vivants dans leur interaction avec l’univers, les morts qui rejoignent les ancêtres et les non-encore-nés « dont certains seront appelés à naître dans la communauté partielle visible » (p. 50). Toujours en relation avec la famille, il pose le principe d’engendrement/enfantement mutuel entre ces trois entités. À partir de là, l’A. peut ensuite poursuivre sur les implications ecclésiologiques. Il y aborde au cinquième chapitre, la manière dont sont déployées les structures hiérarchiques dans cette région du monde. Il évoque la place des prêtres et des laïcs dans les communautés, soulignant le danger du cléricalisme, mais aussi celui de considérer le sacerdoce comme une promotion sociale non seulement pour soi mais aussi pour toute la famille ou tribu au sens large. Il consacre tout un chapitre (vi) à « l’enjeu des nominations épiscopales pour les Églises particulières en Afrique subsaharienne » et un autre (viii) à la place de la vie religieuse avec le sens que peuvent revêtir les trois vœux, bien que la pauvreté, la chasteté et l’obéissance soient perçues différemment dans cette région du monde. Il propose à chaque fois une analyse courageuse et esquisse des pistes pour prévenir ou remédier aux dérives possibles. Les « petites communautés ecclésiales » et le mariage font également, chacun, l’objet d’un chapitre. Le professeur qui a publié la même année la deuxième édition de son ouvrage “ Introduction à la théologie africaine” laisse là un vaste chantier de recherches théologiques auquel les nouvelles générations de chercheurs africains sont appelées à porter leur pierre d’édification. Repose en paix cher professeur et maintenant que tu es entré dans le panthéon de ces grands ancêtres africains, intercède pour l’avènement d’une Afrique libre et libérée ! Par Germain Nzinga