La « CONGA » ou la « TUMBADORA ». Née à Cuba des parents Kongo (Bantoue)

La « CONGA » ou la « TUMBADORA ». Née à Cuba des parents Kongo (Bantoue)

La « Conga » ou Tumbadora ». Quand  elle apporte du plaisir aux « Rumberos » et aux « Salseros » Instrument de percussion D’origine Kongo, la Conga (tam-tam) apparaît à Cuba au XVI° siècle. C’est un instrument de percussion en forme de tambour à une membrane et qui comporte différentes tailles, si bien qu’on en joue de trois ou quatre à la fois. La conga, également appelée « Tumbadora » (Tambour Congo)   désigne aussi plusieurs éléments musicaux cubains ou latins : un instrument de musique, un rythme, une formation musicale ou une danse. Le percussionniste jouant des congas s’appelle un conguero. I – L’incontournable « Ngoma » (Tam-tam) A propos des instruments de musique de la race bantoue,  le premier a dû être la percussion ; le « Ngoma » (Tam-tam). La forme grossière du « Ngoma », c’est assurément  le tronc d’arbre creusé dans le  sens de sa longueur, bouché aux extrémités. Le « Ngoma » actuel avec peau d’animal à sans doute marqué un âge inconnu. De même les instruments à cordes sont  le témoignage d’un progrès intellectuel. Entre eux et le « Ngoma »,  les populations primitives bantoues ont dû « inventer » les grelots en enfermant des grains dans un récipient sonore, les sifflets, etc. L’âge des métaux a donné le jour à toute une série d’instruments perfectionnés pour accompagner  le « Ngoma », comme les gongs, les clochetes, les hochets. Comme pour la danse et les instruments de musique, le chant  a évolué au fur et à mesure que les intelligences évoluaient.  On peut donc dire que la danse et le chant accompagnés par le « Ngoma » ont donné naissance à ce que nous appelons aujourd’hui la musique folklorique ou ancestrale, issue des groupements ethniques bantous que comprend le bassin du Congo , voire l’Afrique noire,  et transmis de père en fils. II – L’influence du « Ngoma » (Tam-tam) En 1948, lorsque l’éditeur grec Nico Jeronimidis a créé la plus grande maison phonographique à Léopoldville (Kinshasa), il a visé juste en attribuant à sa firme l’appellation « Ngoma ». N’est-ce pas pour honorer cet instrument incontournable de notre musique, que l’éditeur grec a pris conscience de son importance, au point même de  conjuguer ce nom par le verbe ; « Kina » (Danser) pour trouver l’appellation réelle  et statutaire de sa Firme : « Kina-Ngoma » (danser au rythme du Ngoma). Mais par soucis d’abréviation, « Ngoma » est le diminutif qui apparait sur les pochettes et les disques. En 1950,  les éditeurs belges (d’origine juive) Salomone et Joseph  Moussa Benatar, créent  leur nouvelle maison de disque,  et lui attribue l’appellation « Kina » (danser), sans savoir que la Maison Ngoma détenait ce prénom dans ses statuts. Drôle de coïncidence, pour laquelle la Maison Ngoma rappelle à l’ordre, les frères Benatar.  Faute d’entente, les tribunaux  rendent justice en faveur  de Ngoma. Les frères Moussa Benatar se voient obliger d’opter pour l’appellation « Opika » (Tenir bon). Allusion faite à  bien se tenir pour battre le « Ngoma » (tam-tam). En 1953, Joseph Kabaselle a le mérite d’introduire pour la première fois dans un orchestre moderne, l’African Jazz,  l’instrument traditionnel« Lokole » (à l’instar d’Antoine Moundanda en 1954 pour la « Sanza ».) Le «Lokole », est un autre genre de Ngoma fait d’un  tronc d’arbre, d’environ 0,50 m,  fendu au milieu, et qui  se joue, assis ou debout, avec deux  bouts de  battons. III – L’Aller et Retour du « Ngoma » (Tam-tam) A) – L’ALLER (avec la traite négrière) Au XVIème siècle, pendant la traite négrière, notre « Ngoma » actuel avec peau d’animal  tendue à l’aide de la flamme de  feu, a  fait un aller triomphal dans les Caraïbes, particulièrement à Cuba,  contrée qui a légué le plus grand nombre d’instruments de percussion bantous, parmi lesquels deux  genres  qui  prédominent : 01) La  « Conga » ou  « Tumba ». Ce tambour est issu de notre « Ngoma », avec peau d’animal. Il est utilisé par la plupart des orchestres. Large d’un mètre environ, rond, ouvert, il n’a qu’une peau, tendue à l’aide de clés et non plus à la flamme de feu. On peut en jouer soit assis, soit debout, soit en marchant.  Mais la plus grande caractéristique de la « Tumba », c’est, l’assemblage de trois, tambours joués alternativement par un batteur. Chaque tambour produisant un son propre, l’ensemble compose un système de six notes qui permet d’associer à la richesse rythmique un aspect mélodique développé. 02) Les « Bongos » instrument composé de deux tambours reliés par une planche en bois est issu de notre  ancien « Patenge ».  Le plus aigu est appelé « Macho » (male), le plus grave « Hemba » (femelle). A l’origine, on tendait les peaux à la flamme, aujourd’hui au moyen de clés. Placés entre les genoux, on les frappe des paumes, de mains et du bout des doigts. D’abord uniquement utilisés  par les groupes de « Son », ils  figurent  à présent dans tous les orchestres de la Salsa et de la  musique afro-cubaine en général. B) – LE RETOUR (avec Marie-Isidore Diaboua « Lièvre » Il faut attendre 1954, pour voir arriver à  la firme « Loningisa » des frères grecs Basile et Athanase  Papadimitriou, à Kinshasa, les premiers tambours «Tumbas» et  « Bongos » cubains, après leur initiation  dans la même année au sein de l’orchestre brazzavillois « Euro-Africain » (Bantous Sextet). En effet, les tambours « Tumbas » et  « Bongo » cubains sont  introduits en orchestre à Brazzaville, par le grand percussionniste-flûtiste,  Marie Isidore Diaboua, le premier à se perfectionner, au contact  avec les  artistes caribéens de passage à Brazzaville. C) – La particularité des Tambours « Tumbas » et « Bongo » cubains : Si  le « Ngoma » est un  instrument populaire  joué chez nous depuis la nuit des temps, cependant, la seule différence  avec la Tumba cubaine, c’est qu’elle nous revient  dans une forme moderne,. Le cadre obéit à des angles bien perfectionnés, la peau n’est plus tendue à  la flamme, mais à l’aide de clés que l’on serre et desserre. Ce ne sont plus trois batteurs qui jouent chacun un tambour, mais se sont trois tambours assemblés et joués par un seul batteur. Etant entendu que le timbre varie d’un tambour à un autre. IL en ait de même pour les « Bongos » qui constituent deux batteries cylindriques au lieu d’une seule, rectangulaire comme à l’époque du « Patenge ». Marie-Isidore Diaboua et ses deux acolytes Liberlin de Shoriba Diop  et Jacques Pella « Lamonta » ont gagné leurs

Congo: un groupe d’étudiants expulsés de Cuba rentre au pays

Congo: un groupe d’étudiants expulsés de Cuba rentre au pays

Quelque 142 étudiants congolais sont pointés du doigt pour avoir mené, courant mars, un violent mouvement de revendications de bourses ou sélectionnés pour cumulation de mauvais résultats, vont être expulsés de Cuba où ils étudiaient la médecine. Quatre membres du gouvernement ont rencontré leurs parents mardi 7 mai à Brazzaville pour leur assurer des dispositions prises en vue de leur rapatriement. Ces étudiants représentent moins de 10% de tous les effectifs estimés à 2 103 apprenants congolais en terre cubaine. Le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, a assuré que les conditions sécuritaires de leur retour seront garanties et qu’ils seront remis à la disposition de leurs parents dès leur descente de l’avion. De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, a déploré le fait que ces étudiants rentrent sans avoir décroché leurs diplômes. « C’est un déshonneur pour les familles », a-t-il dit. Lire la suite sur Rfi

Les étudiants congolais réprimés par des policiers cubains en mission commandée

Les étudiants congolais réprimés par des policiers cubains en mission commandée

TRIBUNE. Les policiers cubains, sous l’instigation du pouvoir criminogène de Brazzaville, veulent à tout prix étouffer le mouvement des étudiants congolais revendicant leur bourse impayée depuis 27 mois. Il est navrant de constater que les policiers usent de la violence de l’Etat contre des jeunes gens pacifiques. Dans une vidéo ont voit un policier dégainer son arme et menacer d’ouvrir le feu sur un jeune qui voulait sécourir un compatriote aux prises avec un autre policier. Dans une autre vidéo on peut aussi voir des chiens lâchés sur des étudiants par des policiers. Il convient cependant de signaler que les autorités cubaines sont loin de comprendre l’abandon de ces étudiants par l’Etat congolais encore moins de compatir à leurs tribulations et infortunes, elles brandissent plutôt des menaces de rétorsion, de représailles à l’égard des infortunés : “Les actions d’indiscipline ne seront pas permises et donneront lieu à des mesures appropriées.” C’est ainsi que le ministère cubain de la Santé justifie dans un communiqué publié dans la presse officielle du régime la sévère répression subie par les étudiants en médecine à La Havane. Il faut aussi préciser que ces étudiants ont initié de manière pacifique ce mouvement de réclamation du paiement de leur bourse; et ce, par un sit-in devant le représentation diplômatique du Congo à la Havane. Mais les policiers, sous l’instigation des autorités congolaises, sont intervenus pour les disperser en usant de la force. Par la suite ils les ont confiné de force dans l’enceinte du campus, avec coupure de l’internet afin d’empêcher l’amplification de la communication sur ce mouvement au moyen des réseaux sociaux. Certains étudiants y ont ainsi été copieusement passés à tabac et des blessés ont été enregistrés des suites de cette violence policière. L’Etat congolais a même demandé à la police cubaine de retrouver les leaders du mouvement et de procéder à leur arrestation afin de les embastiller. Tout ceci dans le but de désamorcer et d’étouffer un mouvement qui est très mal vu du côté de Brazzaville. Une situation fort gênante et qui d’ailleurs constitue indéniablement un véritable pavé dans la mare pour la fripouille félonne qui sévit au coeur de l’Etat congolais. Il est cependant navrant de constater le silence assourdissant et persistant des autorités de Brazzaville; lesquelles n’ont jamais osé donner satisfaction aux revendications légitimes des étudiants! Mais il est à craindre que cette vive tension entre les étudiants et la police cubaine prenne une tournure dramatique! En fait, l’argent des futures générations aurait pu servir à payer la bourse des étudiants si la kleptomanie, la gabégie n’avaient pas prévalu sur l’intérêt du plus grand nombre. Nous savons que récemment une bagatelle de 10 milliards de francs CFA a été engloutie dans la commémoration en grande pompe des festivités marquant les 10 ans de la mort d’Edith Lucie Bongo Ondimba. Des festivités ponctuées du moins réhaussées de l’inauguration d’une somptueuse basilique à Oyo. Tout le monde sait aussi que lors de son dernier déplacement à Dakar où il a été assister à l’investiture du président sénégalais Macky Sall, l’infatigable Angoualima de bords de l’Alima a flambé la bagatelle de 400.000 euros, coût moyen, pour la location d’un Airbus A 320 VIP de Luxaviation; et ce, hors frais de soute, stationnements et taxes. Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître, un nouveau scandale financier vient de défrayer la chronique et nous place devant l’évidence quant au fait que le clan kleptomane n’a pas de répit dans son activité de dilapidation des deniers publics. C’est ainsi que Claudia Sassou Nguesso Lemboumba, fille du tyran sanguinaire a bénéficié de 7,1 millions de dollars du trésor congolais. Cette colossale somme lui a ainsi permis d’acheter un appartement de grand standing dans la Trump Tower à Manhattan, un quartier huppé de New York City. En tout et pour tout, le coût total de cette acquisition équivaut à la somme de 20 millions de dollars américains. Et Claudia a fait don de cet appartement à sa fille Lauren âgée à peine de 20 ans. Une telle débauche effrénée de moyens financiers devant un paysage de misère insoutenable des citoyens est complétement loufouque! Et l’on comprend aisément qu’en dépit des urgences et priorités sinon de la grave crise économique et financière sans précédent, qui frappe le pays de plein fouet, Sassou Nguesso est loin de se départir de sa mégalomanie encore moins de se résoudre à revoir la dépense à la baisse et surtout de réduire le train de vie dispendieux de l’Etat. Aussi, poursuit-il imperturbable et en toute insouciance la gabegie, comme si de rien n’était. Les congolais, confrontés aux affres de la grave crise multidimensionnelle, peuvent ainsi mourir, comme des mouches, dans des hôpitaux mouroirs, cela n’émeut nullement la fripouille félonne! Il convient cependant de signaler que les étudiants congolais boursiers tant au niveau local que partout dans le monde sont dans une situation intenable sinon désespérée, tant ils sont soumis à un sort des moins enviables par un pouvoir criminogène et irresponsable. Celui-ci ayant démissionné de ses devoirs vis-à-vis de la jeunesse. C’est ainsi que nombres de générations de jeunes diplômés sont sacrifiés sur l’autel la cupidité, la kleptomanie effrénées ainsi que de l’égoïsme et l’égocentrisme exacerbés des gouvernants. Pendant ce temps leurs propres enfants étudient à grands frais de l’Etat dans le grand confort des écoles prestigieuses à travers le monde. Il sied de signaler que Cuba accuse, à raison, le gouvernement congolais d’irresponsabilité et menace de refouler vers Brazzaville ses étudiants. Les autorités devaient donc prendre la mesure de la gravité des infortunes consécutives à la précarisation et l’indigence des étudiants congolais à l’étranger. En effet nombreux de ces jeunes gens ne peuvent plus étudier faute de n’avoir pas payé les frais d’inscription dans les facultés. Le manque de moyens financiers poussent certains à survivre au moyen de rapines et les filles, tentées et exposées à la prostitution alimentaire, n’ont d’autres choix que de faire le trottoir pour vendre leurs charmes. A cela s’ajoute ceux de ces étudiants qui sont malades et n’ont plus

José Antonio Garcia Gonzalez: Plus de 160 étudiants en fin de formation en médecine à Cuba rentreront au Congo en 2020

José Antonio Garcia Gonzalez: Plus de 160 étudiants en fin de formation en médecine à Cuba rentreront au Congo en 2020

« Plus de 160 étudiants en fin de formation en médecine rentreront au Congo en 2020 », a déclaré l’Ambassadeur de Cuba au Congo, José Antonio Garcia Gonzalez, assurant que cette première vague sera suivie par une autre. Le diplomate cubain a fait cette déclaration au sortir d’un entretien qu’il a eu, mercredi 23 janvier, à Brazzaville avec Calixte Nganongo, Ministre des Finances et du Budget, relève un communiqué des services de communication de ce Département. Dans le cadre toujours de la coopération dans le domaine de la Santé entre les deux pays, il a affirmé que cette formation se poursuit, rappelant que « 17 nouveaux étudiants congolais en médecine viennent de quitter Brazzaville pour La Havane ». Pour rassurer l’opinion sur la situation des étudiants congolais à Cuba, José Antonio Garcia Gonzalez a affirmé qu’il n’a pas « de nouvelles concernant une situation difficile que traverseraient les étudiants congolais », a-t-il assuré. Adrien Thyg

Joséphine Bijou, première artiste congolaise à se produire à Cuba

Joséphine Bijou, première artiste congolaise à se produire à Cuba

Son séjour à La Havane (Cuba), en 1974, concrétise la coopération musicale congolo-cubaine. Son choix à la Havane et dans d’autres villes où elle s’est produite s’est porté sur la musique tradi-moderne, car elle a redonné de la lumière à cette dernière, afin que les cubains se rappellent encore des origines congolaises de leur musique. En clair, l’objectif était atteint. Un groupe musical cubain, « Conjunto boléro » vient à Brazzaville en 1970. L’orchestre Aragon (1971 et 1977) le suit. Mieux encore, les séjours de l’orchestre Bantou de la capitale à Cuba en 1974-75 et 1978. Joséphine Bijou, plus vivante que jamais. Une grande figure féminine du mouvement de la Rumba des années 1960 et 1980. Une grande vedette qui a réuni toutes les générations à la mouvance de ses interprétations mélodiques, puissantes, efficaces et engagées, qui aujourd’hui encore n’a pas eu de modèle. Elle a connu son heure de gloire, marquant le paysage unique d’un genre vocal « Rumba-Folk » par des prestations scéniques très variées qui ont galvanisé les foules. Joséphine Bijou, particulièrement, est reconnue à Brazzaville comme la toute première chanteuse-guitariste congolaise, la plus étonnante personnalité révélée par la scène des shows en public. Au beau milieu des années de la « Révolution », elle a enflammée les masses à coup de riff d’une guitare accrocheuse et d’accompagnement dont elle a su mêler tempo au feeling jazzy et des séquences frénétiques. Morte à 60 ans après 30 ans de carrière musicale La première vedette féminine de la guitare, de chanson populaire et engagée, Joséphine Bijou, s’est éteinte, le 1er Septembre 1998 à Brazzaville. A l’âge de 60 ans. Née en 1938 à Maluku-Tréchot (région du pool), Joséphine m’bouale alias joséphine bijou se fait connaître très jeune par son talent de chanteuse et comme virtuose de la guitare. la première du Congo Brazzaville. Sa voix prenante, son sens de nuances et ses dons exceptionnels lui permettent de s’imposer dans les années 70 à un public qui l’adopte et le soutien. chanteuse-guitariste, Joséphine bijou peut être considérée comme la meilleure représentante de la tendance « vocale » de la musique congolaise. sa liaison avec le groupe vocal « les orphelins » de nelly okemba, de 1968 à 1975, la révèle au public révolutionnaire, ses tubes étant « au secours », « la vérité » et « muana keba ». Joséphine Bijou crée, en 1976, son propre groupe : « Wama stars ». Avant son grand saut dans l’orchestre « Ebuka-System » de Michel Boyibanda. Son intense activité musicale débouche sur son intégration dans les services du Ministère de la culture et des Arts jusqu’à sa mise à la retraite en 1993 et sa mort six ans après. Clément Ossinondé

Coopération: Calixte Nganongo reçoit la vice-ministre cubaine de la Santé publique, Marcia Cobas Ruiz

Coopération: Calixte Nganongo reçoit la vice-ministre cubaine de la Santé publique, Marcia Cobas Ruiz

Le ministre des Finances et du Budget a reçu récemment en audience, à Brazzaville, une délégation cubaine conduite par la vice-ministre de la Santé publique de la République de Cuba, Marcia Cobas Ruiz. L’entretien a porté sur la coopération bilatérale entre les deux pays dans différents domaines et sur les voies et moyens de les développer davantage, selon un communiqué du département des Finances et du Budget, indiquant que dans le domaine de la Santé, par exemple, les deux parties ont abordé la situation des étudiants congolais en médecine à Cuba. A ce propos, la vice-ministre cubaine a déclaré au sortir de l’audience que les étudiants congolais « continuent à suivre leur formation comme il se doit » et que le Congo devrait accueillir la première vague de ces médecins en formation d’ici à deux ans. Dans son communiqué, le ministère ajoute que des équipes médicales cubaines vont se déployer sur le territoire congolais dans un proche avenir, notamment dans les départements où elles ne sont pas encore opérationnelles. La même source précise que les départements concernés sont, entre autres, la Sangha, la Likouala, les Plateaux, la Cuvette-Ouest et la Bouenza et affirme que dans d’autres départements, les médecins cubains sont à pied-d’œuvre. C’est notamment le cas dans la Cuvette, où ils sont à Owando (Hôpital 31 juillet) et Oyo (Hôpital général Edith-Lucie Bongo-Ondimba) ; à Brazzaville ; à Pointe-Noire et dans le Niari ( Hôpital général de Dolisie), souligne-t-on. Outre la vice-ministre Marcia Cobas Ruiz, la délégation cubaine était composée du Directeur général de la banque internationale de Cuba, du Directeur Afrique et Moyen-Orient du ministère du commerce extérieur, de l’investissement et de la coopération et du Vice-président du service médico-cubain. Signalons que cette audience s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la République de Cuba au Congo, Manuel Serrano Acosta. Martin Kam

Hommage d’Angélique Kidjo à Célia Cruz

Hommage d’Angélique Kidjo à Célia Cruz

Angélique Kidjo, qui sait ce qu’elle doit à Celia Cruz, a décidé de le montrer de la façon la plus convaincante qui soit, à travers plusieurs concerts à travers l’Amérique et l’Europe. Trois fois sacrée aux Grammy Awards, Angélique Kidjo se livre à un extraordinaire exercice de salsa à la Célia Cruz. Puisant son inspiration dans le répertoire de la reine de la salsa, elle réinterprète « Cucala », « Usted Abuso », « La Vida Es Un Carnaval », pour ne citer que les morceaux les plus célèbres, et elle danse, vibre, proclame avec joie l’amour, l’unité et le respect mutuel de chacun pour chacun. (Angélique Kidjo tribute to Celia Cruz -anthea, Antipolis Théâtre d’Antibes) C’est particulièrement ce qu’elle a fait au Festival « Jazz à Vienne ». La chanteuse africaine – pour citer Ludo du site « Le son latino – Latina  » – a rappelé les origines de la salsa et a célébré la diva de Cuba. La salsa est africaine, a-t-on l’habitude de lire. Un lieu commun dont on ne mesure jamais assez la vérité. Dans Tributo a Santiago de Cuba, le percussionniste cubain Pedrito Martinez invite Angélique Kidjo à chanter en langue yoruba. De culture yoruba par sa mère, Angélique précise dans une interview à nos confrères de Mundo Latino : « La religion yoruba, ici et là-bas, en Afrique comme à Cuba c’est la même chose ! » Pour Angélique Kidjo, dans le Monde Afrique pour lequel elle écrit régulièrement, elle dit aussi à propos de Celia Cruz : « La voix de Celia est celle de l’Afrique. Ses chansons s’inspirent des Orishas, ces dieux yoruba emmenés par les esclaves aux Amériques. Sa technique vocale est presque identique à celles des tambours africains, avec la répétition des mots de manière hypnotique et toujours subtilement variée » Lorsque, sous près de quarante degrés à l’ombre un beau jour de ce mois de juillet, Angélique Kidjo entonne le chant traditionnel Zelie, le public du Festival « Jazz à Vienne » n’est donc pas étonné. La diva a ensuite enchaîné les tubes avec énergie et toujours beaucoup de bonheur. Du coup, son concert a séduit les amateurs de salsa comme les fans de la première heure. C’est cubain et africain en même temps. Militante infatigable, Angélique s’interrompt un temps pour défendre son continent, prêche l’égalité. Et puis elle s’engouffre dans la foule en chantant Afirika, pour enfin l’inviter à la suivre sur la scène… La vida es un carnaval ! Le concert de Vienne a été le premier depuis celui donné l’an dernier à New-York. Le premier d’une série que l’on espère longue. En attendant peut-être l’enregistrement d’un album qui célébrerait l’union d’Angélique et Célia, de l’Afrique et de Cuba. Avant cette étape, vous pourrez chanter et danser avec ses deux divas en Europe et aux USA au cours des mois qui suivent.

Maroc-Cuba : nouvelle déconfiture diplomatique des dirigeants algériens et de leurs affidés du polisario

Maroc-Cuba : nouvelle déconfiture diplomatique des dirigeants algériens et de leurs affidés du polisario

Dès l’annonce du séjour privé du Roi Mohammed VI à Cuba, les dirigeants polisariens, assistés par leurs créateurs algériens, ont multiplié les ripostes diplomatiques et les attaques médiatiques stériles, stupides et mensongères. Ainsi, le site électronique algérien  » algeriepatriotique.com  » publia, le 18 avril 2017, un tissu de mensonges sous le titre  » Avant d’être humilié par Trump, le roi du Maroc avait reçu une gifle cinglante à Cuba  » signé par Khider Cherif dont je livre aux lecteurs quelques florilèges que je cite en infra : 1/ Mohammed VI ne gardera certainement pas un bon souvenir de son premier séjour à Cuba, pays avec lequel le Maroc n’entretient pas de relations diplomatiques, 2/ mais comme à La Havane, il y a subi un autre camouflet puisque le successeur de Barack Obama à la Maison-Blanche l’a superbement ignoré, 3/ c’est donc un Mohammed VI inconsolable et sans doute encore plus affaibli au niveau international qui reviendra dans un Maroc secoué depuis plusieurs jours par des protestations sociales de grande ampleur qui vont en s’aggravant, 4/ las de l’effronterie de la délégation marocaine, le gouvernement de Raul Castro a fini par faire comprendre aux messagers de Mohammed VI que le moment était venu pour leur «maître» de faire ses valises. 5/ c’est un peu comme ça que le roi du Maroc, dépité et humilié, a dû rallier mercredi dernier Miami en Floride où il escomptait pouvoir rencontrer, dimanche, ne serait-ce que pour quelques minutes, le nouveau président américain Donald Trump. Des mensonges diffusés par des médias à la solde des dirigeants algériens et repris sottement par d’autres, tels abidjantv.net, jeuneafrique.com et 360.ma sans vérifier la véracité de ces inepties. Le Maroc a d’ailleurs réagi fermement pour rétablir la vérité en publiant un communiqué officiel dans lequel il dément qu’une rencontre ou déjeuner ait été programmés entre le Roi Mohammed VI et le Président américain, Donald Trump. Même les organes officiels marocains, dont l’agence marocaine Maghreb Agence Presse (MAP), n’ont fait part d’une réunion entre les deux Chefs d’Etat et dans l’agenda du Président américain, il n’était fait nulle part mention de cette rencontre. Mais la réponse la plus cinglante à ces mensonges algéro-polisariens est tombée le vendredi 21 avril 2017 avec l’annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Cuba. En effet, conformément aux instructions du Roi Mohammed VI, les Ambassadeurs du Maroc et du Cuba à l’ONU ont paraphé à New York un accord pour rétablir les relations diplomatiques entre leurs deux pays. Cette annonce, a raisonné dans les couloirs des Nations-Unies et ne manquera pas de faire de même dans les grandes capitales mondiales et sonnera le glas des polisariens et de leurs soutiens. Une nouvelle victoire diplomatique de Maroc qui intervient à peine quelques mois après le retour victorieux du Maroc au sein de l’Union Africaine et qui confirme le leadership visionnaire et proactif du Roi Mohammed VI, qui projette ainsi le Maroc au-delà des sentiers battus et des paradigmes doctrinaux désuets. Avec le rétablissement des relations diplomatiques au niveau des Ambassadeurs, Rabat et La Havane entendent désormais conjuguer leurs relations au présent et à un futur qui promet. Le génie créateur des deux Nations prend ainsi rendez-vous avec l’histoire et ne manquera pas de s’exprimer sur les terrains féconds d’un partenariat gagnant-gagnant au bénéfice des deux peuples. Quant aux courants de pensées des siècles derniers, ils n’ont plus pignon sur rue et les régimes qui s’évertuent par tous les moyens de les perpétuer dans leur pays ils ne font que retarder l’inévitable, à savoir l’aspiration des peuples au bien-être et à la prospérité, c’est le cas aujourd’hui en Algérie avec des manifestations en Kabylie et la grogne sociale qui monte en puissance, mais aussi au Venezuela. Des pays où les dirigeants, en déshérence et en déperdition totale, ordonnent à leurs policiers et militaires de tirer à balles réelles et de procéder à des arrestations arbitraires. Des régimes proches d’être atomisés par leur peuple. Au fait, aucune association des Droits de l’Homme ou médias algéro-polisarien ne parle de la situation dramatique que supportent les peuples vénézuélien et Kabyle.