Congo : la DGSP prend un camouflé en voulant hypothéquer la paix sans juguler la crise ( lecture en 5 minutes)

HAUT ET FORT. Au lieu de s’attaquer aux problèmes majeurs du pays, les généraux Denis Sassou Nguesso et Serges Oboa ont choisi la pire stratégie et la doctrine de la Bandenbekämpfung. Entre la résurgence des violences dans le Pool et l’organisation d’une présidentielle sans enjeu, les indicateurs financiers, économiques et sociaux passent du rouge au noir . Dimanche 11 janvier 2026, les hordes de soudards de la DGSP se sont rendues dans le département du Pool et du Kouilou pour tuer et semer le chaos, encouragées par leur chef Serges OBOA dont le discours calamiteux, menaçant et condescendant, prononcé lors du port des insignes a suscité indignation et émoi chez les Congolais qui craignent pour leur démocratie. Avec des mots empreints d’autoritarisme, ce général aux pieds d’argile s’est fondu dans une confusion de rôles, crachant sur les dispositions constitutionnelles. À « Mounkala », Ses soudards ont violé le domicile privé de NTUMI, brûlé une moto et menacé de mort, à l’aide d’un poignard, le sieur Brazza. Le convoi d’une dizaine de véhicules, bourré d’éléments, a poursuivi sa route jusqu’au village « NGandou » où ils ont brûlé une deuxième moto. À “Mindu”, ces derniers ont pénétré dans le lieu de culte de Ntumi où ils ont embarqué une moto et son propriétaire. Dans la foulée, les membres du CNR ont prévenu leurs collègues de Mindouli qui ont barricadé la route nationale, revendiquant la remise en liberté du paroissien enlevé, la restitution de la moto et l’arrêt de l’élan machiavélique de la DGSP. La tension est vite montée d’un cran à Mindouli, laissant les coups de feu prendre le dessus. Bilan : 17 morts de part et d’autre. Les combats se sont poursuivis dans la nuit avec les hommes de Ntumi qui ne comprenaient pas pourquoi les corps de Hervé et de Franck ont été brûlés après qu’ils aient été abattus, ou, pour dire mieux, assassinés. En guise de représailles, les éléments de la DGSP à bord de 9 véhicules qui font des allers et retours ont enlevé au village dépôt, MM. Mouanga et Boris qui venaient de la chasse. Quoique l’on dise, c’est un véritable camouflé pour ce corps d’élite qui s’est fait ravir des armes et a enregistré des morts. Les renseignements dont parlait Oboa ne sont que du bla-bla et pures fanfaronades. La preuve, il n’a vu que du feu sur le “voyage” des Américains qui ont fait un aller-retour Washington-Brazzaville via Paris. Pire, il ignore la loi à laquelle il faisait allusion dimanche à Mpila. Or, cette loi n’a jamais été adoptée ni promulguée. Donc, elle ne dispose pas encore de texte d’application. Si Serges Oboa était bien renseigné comme il le prétend, comment n’arrive t,-il pas à se défaire d’un petit nombre de kulunas depuis bientôt 4 mois. À l’évidence, il poursuit cette opération par goût du sang et pour se faire du beurre. S’il veut la tête du criminel ou terroriste Ntumi, pourquoi ne pas agir à l’image de Donald Trump qui a capturé Maduro ? Ntumi n’a-t-il pas signé des accords de paix avec le gouvernement ? Pour ce qui est des élections, les dés ne sont-ils pas déjà pipés ? En tout état de cause, ces élections n’ont pas d’enjeux. Les candidats en lice ne sont que des accompagnateurs du dictateur. Dès lors, il est probable que les violences électorales déstabilisant la paix ne se passent que dans la tête de Serge Oboa qui, disons-le encore, veut se faire du blé et une réputation à la tonton macoute. La paix avec des indicateurs financiers et sociaux au noir intense? Dans son livre « Parler vrai pour l’Afrique », Denis Sassou Nguesso déclare : « La paix signifie la possibilité et la capacité pour nos sociétés et nos économies d’assurer pour chaque humain la satisfaction sans cesse accrue de ses besoins fondamentaux… ». Le vrai problème de la paix, c’est la gouvernance économique, financière et sociale.Selon la loi de finances 2026 (version DGB au 1ᵉʳ octobre), le ministre des Finances Yoka Christian retient un pilotage très « pétrole-centré » tout en affichant un excédent budgétaire global ; mais cet excédent coexiste avec un déficit primaire hors pétrole fortement négatif, ce qui révèle une soutenabilité encore conditionnelle à la rente et au refinancement. Nous y reviendrons avec des chiffres à l’appui. En attendant, il sied de dire haut et fort que la situation du Congo est chaotique contrairement aux mensonges que distillent Anatole Collinet Makosso et ses incompétents qui ont un bilan négatif. Pourquoi n’arrivent-ils pas à payer les 50 mois d’arriérés de pensions de retraite, les bourses, les salaires et émoluments des enseignants communautaures, des agents de santé ou des personnels émargeant au budget de transfert ? Enfin, le communiqué appelant à l’apaisement signé conjointement ce 15 janvier entre les hommes de Ntumi et le ministère de l’intérieur n’accouchera que de souris devant un Serges Oboa qui… Ghys Fortune BEMBA DOMBE
RDC. Trois petites observations sur la crise qui secoue le Kongo Central

PARLONS-EN. 1. Depuis plus de deux décennies que dure la guerre de l’Est du Congo, la province du Kongo central fait l’objet de nombreuses convoitises et elle semble être mise au centre des enjeux hautement stratégiques non avoués en vue de contrôler le pouvoir politique et économique de l’ensemble de la République. 2. Ce qui en conséquence entraîne un autre phénomène : les peuples autochtones de cette province ne contrôlent plus rien de leur destin car toute décision en matière de nomination dans les différentes institutions provinciales est téléguidée à partir de la capitale. Et ce téléguidage de la gestion du pouvoir provincial (en total désaccord avec la volonté constitutionnelle de forte décentralisation de 22 provinces congolaises) ne se fait point au nom des intérêts de la province mais au profit de quelques individus appelés abusivement « Notables kongo » et qui s’arrogent le droit de profiter de leur position au niveau du pouvoir central pour placer en province, leurs pions qui leur serviront de POMPES À SOUS. Tout se passe comme dans cette équation : « Je te fais nommer à un poste et, à ce titre, tu me dois en millions de $ si tu tiens à garder ton poste». 3. Dans ce jeu très perfide du commerce de pouvoirs, il s’installe un mal-être, un véritable malaise généralisé dans la marche générale de la province de plus en plus APPAUVRIE à la fois par la non-rétrocession de 40% de recettes de la province telles que disposées par la constitution et par le siphonage de l’argent de la province vers des poches privées à Kinshasa et à Matadi. Je crois comprendre que le cycle des violences initiées à l’assemblée provinciale depuis déjà l’époque d’Anatole Matusila, puis de Jean-Claude Mvuemba et dans le cas actuel ne s’arrêtera pas avec un simple changement des individus et par la passation de pouvoir à un des 22 pétitionnaires. Si l’on veut arrêter des telles exhibitions “honteuses” de violence et de barbarie où la province ne gagne rien-mais alors rien-, il faut attaquer le mal à la racine en procédant à la RETENUE DES 40 % À LA SOURCE, en imposant par la base l’exigence de TRANSPARENCE dans la gestion des recettes de la province et par la neutralisation de ces réseaux maffieux des officiels kongo à Kinshasa qui, au nom de leurs intérêts particuliers, s’emploient à déstabiliser la marche entière de la province. Tant que cette triple hémorragie (blocage de rétrocession, opacité dans la gestion du trésor provincial doublée en amont du téléguidage de nominations et en aval du siphonnage de recettes provinciales) ne sera pas stoppée, la province va continuer à saigner jusqu’à son extension lente mais sûre. Et nous le petit peuple nous serons sévèrement jugés pour avoir gardé silence et pour avoir laissé faire la médiocrité s’installer au sommet de la province. Germain Nzinga
Gabon/Crise au sein du PDG : le président Denis Sassou-Nguesso tente de rapprocher les deux franges du Parti démocratique gabonais

Le président Denis Sassou-Nguesso aurait convié quatre personnalités gabonaises à une réunion en vue de régler la crise qui secoue depuis plusieurs semaines le Parti démocratique gabonais (PDG), rapporte Africa Intelligence. « Le chef de l’État congolais a réuni les deux camps qui s’opposent pour le contrôle du PDG, le parti fondé par Omar Bongo et dirigé par Ali Bongo une formation fondée par Omar Bongo et dirigé par Ali Bongo », indique le quotidien dans son édition du mercredi 30 juillet 2025. Selon la même source, la rencontre aurait eu lieu, dimanche 27 juillet, dans la résidence privée du président Sassou-Nguesso, à Mpila à Brazzaville. Outre les quatre personnalités invitées, la réunion s’est déroulée en présence d’Omar-Denis Junior Bongo, petit-fils du président congolais et conseiller à la présidence congolaise. Rappelons que ce dernier est, par ailleurs, le fils d’Omar Bongo. Adrien Thyg
Crise du Congo Brazzaville : une dynamique politique transnationale lancée depuis Paris

Le Projet Commun pour la Renaissance du Congo-Brazzaville (PCRC) annonce la tenue d’un meeting le samedi 29 mars 2025 à Paris, à l’occasion du lancement officiel de cette initiative politique et citoyenne portée par M. Guy Magloire Mafimba Motoki. L’événement se tiendra à 13h00 à l’Hôtel Normandy (7 rue de l’Échelle, 75001 Paris) et se déroulera sur invitation nominative uniquement. Coordonné par M. Mafimba Motoki, ancien cadre du Rassemblement pour la Démocratie et le Développement (RDD) et figure de l’opposition congolaise, le PCRC se présente comme une plateforme transversale regroupant des acteurs politiques, des représentants de la société civile, des intellectuels et des membres de la diaspora. L’objectif affiché est de proposer une alternative citoyenne face à la crise politique, économique et sociale persistante que traverse le Congo-Brazzaville. Le meeting du 29 mars visera à présenter les grandes orientations du PCRC, initier une mobilisation structurée, et poser les bases d’un nouveau rapport de force politique. Contacts presse – Équipe communication du PCRC : Tanguy Monfred – 📧 tanguymonfred@gmail.com | 📞 +33 6 50 42 53 34 Wesman SINALD – 📧 wesmansinald@gmail.com | 📞 +33 7 58 53 02 73
Congo/Energie : Le gouvernement va révoquer les contrats d’affermage avec Selenec face à la crise

Le gouvernement va retirer les contrats d’affermage avec la Société nationale d’électricité du Sénégal, si cela ne trouve pas l’assentiment de la population, a déclaré, le 21 février à Brazzaville, le Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso. Lors de la séance de questions orales au gouvernement, devant les sénateurs, il a expliqué que cette décision s’inscrit dans un processus visant à résoudre définitivement la crise énergétique qui frappe le pays. « Nous avons pris la décision courageuse de régler cette question de la crise énergétique », a-t-il affirmé, en référence au refus des agents de la société Energie électrique du Congo (E2C).par rapport aux contrats d’affermage avec Selenec. Le Premier ministre a précisé que ces mesures avaient été prises en raison des difficultés financières rencontrées par l’État pour entretenir des infrastructures vieillissantes, notamment les barrages hydroélectriques. « Les révisions des turbines et des barrages n’ont pas été effectuées depuis plusieurs années, faute de ressources financières », a-t-il déploré. Il a ajouté que la libéralisation des centrales de production, des systèmes de transport d’électricité, ainsi que de la distribution et de la commercialisation de l’électricité, vise à améliorer la gestion du secteur. M. Makosso a également rassuré que, malgré ce processus de mise en concession et de gestion des contrats d’affermage, la société E2C, propriétaire des installations, conservera son rôle d’actionnaire et de contrôle. Le chef du gouvernement a souligné que l’État continuera à jouer un rôle de régulation dans ce secteur stratégique à travers E2C. Il a rassuré que les conditions de travail des employés ainsi que les tarifs sociaux seraient maintenus, réaffirmant l’engagement du gouvernement à réguler le secteur de l’électricité via l’Agence de régulation, compétente pour gérer les conflits entre les différents acteurs. Cette régulation vise à équilibrer les intérêts des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, bien que des abus persistent, souvent ignorés par les usagers en raison d’un manque de culture juridique et de compréhension des mécanismes de recours, a-t-il dit. Par ailleurs, il a signifié que le gouvernement va poursuivre les discussions avec les partenaires et de fournir des informations supplémentaires pour garantir une gestion transparente du secteur tout en protégeant les intérêts de l’État et des citoyens. Intervenant à cette occasion, le président du Sénat, M. Pierre Ngolo, a insisté sur l’importance du dialogue avec les différents partenaires pour trouver des solutions aux problèmes du pays. Aussi, il a encouragé le gouvernement à poursuivre les discussions avec les partenaires. « Nous vous poussons à l’action. Il faut que nous dialoguions et bien avec les différents partenaires », a-t-il dit. ACI/Berninie Dédé Massamba.
Cameroun : Crise entre la FECAFOOT et le MINSEP / le lion Mila sort de sa tanière

Roger Milla s’est exprimé au sujet de la crise qui secoue la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP). C’était lors de la rentrée littéraire des Éditions Nnâ Maria, qui s’est tenue hier à Yaoundé. Pour l’ancienne légende du football camerounais, « il est grand temps que chacun prenne conscience que les Camerounais aspirent à un véritable changement ». Milla en appelle à l’implication des joueurs dans la résolution de cette crise, les exhortant à pousser les deux parties à surmonter leurs différends. « Prenons un simple exemple : si les deux capitaines de l’équipe nationale seniors s’engagent, avec leurs coéquipiers, à assumer leurs responsabilités pour ramener la paix au sein de notre sélection, ils en ont pleinement le droit. Je suis convaincu que les Camerounais partagent cet avis. Mes propos sont motivés par le développement de notre football et le bien de notre pays. Il est clair que certaines personnes ne veulent pas le meilleur pour ce pays », a-t-il déclaré. Selon lui, seul l’intérêt supérieur du football camerounais doit guider les acteurs impliqués dans cette crise qui a déjà trop duré. « Il est temps de mettre de côté les égos et de réaliser que les Camerounais attendent du changement. Je n’attaque personne, je ne fais que relater les faits, car trop, c’est trop », a-t-il ajouté. Pour rappel, le désaccord entre la FECAFOOT et le MINSEP porte sur la procédure de nomination du sélectionneur de l’équipe nationale. Ya Willy.
Crise aiguë dans l’arbitrage français : Les tensions entre clubs de Ligue 1 et instance fédérale s’intensifient

L’arbitrage français se trouve plongé dans une crise aiguë depuis plusieurs mois, une situation qui s’est aggravée suite au licenciement de son directeur, Stéphane Lannoy. Les relations tendues entre les clubs de Ligue 1 et l’instance d’arbitrage atteignent un niveau de friction rarement observé auparavant, contraignant le président de la FFF, Philippe Diallo, à intervenir pour tenter d’apaiser les tensions. Chaque week-end de Ligue 1 est désormais marqué par des controverses arbitrales de plus en plus fréquentes, alimentées en grande partie par l’utilisation du VAR. Cette situation crée un climat de défiance et de lutte d’influence parmi les dirigeants de club. À l’approche de la fin du championnat, où l’issue reste incertaine tant en haut qu’en bas du classement, les présidents multiplient les critiques publiques acerbes. Récemment, Loïc Féry, président du FC Lorient, a vivement critiqué l’arbitre du derby, accusant le système VAR de poser un « ÉNORME problème », suite à un penalty oublié pour son équipe. Ces polémiques récurrentes ne sont pas un cas isolé. Des erreurs arbitrales ont également été observées lors de rencontres précédentes, accentuant le malaise ambiant. La Direction Technique de l’Arbitrage (DTA) ambitionnait pourtant de redorer le blason de l’arbitrage français, mais les récentes performances lors de matchs clés, notamment lors du Classique, ont semé le doute quant à sa capacité à remplir cet objectif. La récente réunion de crise orchestrée par Philippe Diallo visait à désamorcer les tensions. Les présidents de club, tout en exprimant leurs préoccupations, se sont montrés conciliants. Un consensus s’est dégagé pour permettre à Anthony Gautier de continuer à superviser le volet professionnel de l’arbitrage jusqu’à la fin de la saison. Cependant, des changements sont attendus dès cet été, comme en témoigne la réunion prévue le 18 avril pour discuter de l’évolution de l’organisation de l’arbitrage. Ya Willy.
Crise à la CEDEAO : les pays de l’AES menacent de se retirer

Un sommet de la CEDEAO s’est tenu dimanche 10 décembre, en l’absence de quatre pays membres dirigés par des Transitions militaires. L’objectif officiel était d’évaluer les avancées ou les manquements de ces pouvoirs transitoires, mais de nombreux observateurs estiment que la levée ou non des sanctions économiques et financières contre le Niger constituait la quintessence de ce sommet. Ce sommet a été marqué par l’absence des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), qui ont annoncé leur intention de se retirer définitivement de la CEDEAO et de l’UEMOA. Cette décision est une réponse aux sanctions que ces pays ont subies de la part de la CEDEAO, qui les accuse de ne pas respecter la feuille de route de la transition démocratique. Les pays de l’AES ont également envoyé un signal fort aux douze autres pays membres de la Cédéao, en organisant un conclave à Bamako pour explorer les pistes de réflexion relatives à l’intégration économique et monétaire des trois états. Cette initiative montre que les pays de l’AES sont déterminés à poursuivre leur coopération, malgré les pressions de la CEDEAO. AES