L’Algérie invite les factions en conflit au Mali à reprendre le dialogue pour trouver une issue pacifique à la crise
L’Algérie a invité les parties maliennes en conflit à reprendre le dialogue pour trouver une issue pacifique à la crise dans le pays, selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères publié mercredi. Cet appel a été fait par l’Algérie après que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a organisé lundi une cérémonie à Bamako, capitale malienne, pour marquer la fin de dix ans de sa présence dans le pays. Dans le communiqué, l’Algérie a réitéré sa « ferme conviction » que l’Accord d’Alger signé en 2015 demeure « le cadre idoine pour la résolution de la crise au Mali et pour la préservation, par des moyens pacifiques, de l’intégrité territoriale du Mali, de sa souveraineté et de son unité nationale ».
Niger : Poutine et le dirigeant malien Assimi Goïta appellent à un règlement pacifique de la crise
Le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant malien Assimi Goïta ont discuté ce 15 août de la crise au Niger, et prôné un règlement pacifique dans ce pays. Le ministre Sergueï Choïgou a lui aussi taclé le «néo-colonialisme» occidental. Au cours d’un entretien téléphonique, qui a eu lieu «à l’initiative malienne», Vladimir Poutine et Assimi Goïta ont «souligné l’importance de régler la situation autour de la République du Niger uniquement par des moyens pacifiques politico-diplomatiques», a précisé la présidence russe dans un communiqué, ce 15 août. Cet appel intervient alors que la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tout en privilégiant la voie du dialogue, a donné la semaine dernière son feu vert à une intervention armée contre les militaires qui ont pris le pouvoir le 26 juillet au Niger, en activant sa «force en attente». Lire la suite sur RT France
La 3C-RDC réaffirme l’urgence d’une transition exceptionnelle pour la refondation de la nation congolaise en grave crise

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) réaffirme l’urgence d’une transition exceptionnelle pour la refondation de la nation congolaise en grave crise. Un peuple qui oublie son histoire est condamné à répéter les mêmes erreurs, et est exclu de l’histoire des peuples et nations libres, stables, forts et prospères. Il est ainsi voué à la disparition de manière dramatique La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) réaffirme l’urgence d’une transition exceptionnelle pour la refondation de la nation congolaise en grave crise. Le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo courent le risque de disparaître comme peuple et nation d’ici la fin de l’année 2023. La longue crise congolaise n’est pas une crise électorale qui n’en est qu’une des émanations flagrantes. C’est la crise profonde de l’être congolais et de sa société. La Troisième République, héritée de l’AFDL depuis 1997, est essoufflée et risque de s’effondrer brusquement. Un tel effondrement brusque aura des conséquences très graves pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. Parmi les conséquences attendues, il y aura une terrible insécurité généralisée doublée d’une grande guerre civile et des actes terroristes, et la balkanisation de notre pays. C’est une question de vie ou de mort pour tous les Congolais. Le climat de méfiance, d’intolérance, d’insuffisance, de corruption, de clientélisme politique violent et de division renforcée par le retour dangereux du tribalisme annonce des élections violentes et totalement contestées d’avance en décembre 2023. Et ce climat pourrait contribuer à l’effondrement de la Troisième République dans le contexte d’un chaos électoral. Pour éviter cet effondrement brusque, il faut d’urgence un consensus national de refondation de la nation congolaise pour mettre en place la Quatrième République. Cette dernière devra correspondre à notre identité profonde comme un grand peuple. Il ne s’agit pas du tout d’une transition électorale découlant des dialogues injustes et clientélistes de partage des postes, organisés dans le cadre du tennis politique injuste, ridicule et inadapté hérité depuis le 24 avril 1990 de Mobutu Sese Seko et d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Toutes les transitions simplement électorales ont échoué et ont contribué à l’enchevêtrement des crises en République Démocratique du Congo depuis la fin de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) en 1992. Nous avons déjà pris un mauvais départ le 24 avril 1990 en République Démocratique du Congo, alors Zaïre. C’est à cette date qu’a débuté l’interminable et conflictuelle transition qui a mis en place sous Mobutu Sese Seko le tennis politique injuste, inadapté et ridicule qui est toujours en vigueur de nos jours dans notre pays. Le processus démocratique de la Troisième République, entamé avec l’AFDL depuis le départ de Mobutu le 17 mai 1997, ne nous a pas permis de sortir de ce système. Au contraire, l’AFDL a facilité l’infiltration des institutions congolaises et l’occupation des terres congolaises par des armées et populations de pays voisins à l’Est. C’est ainsi que le Président Laurent-Désiré Kabila a qualifié l’AFDL de conglomérat d’aventuriers. C’est le courant de l’AFDL qui a conduit à l’adoption de la Constitution du 18 février 2006, ayant des dispositions taillées sur mesure pour satisfaire les belligérants et préparer la voie de la balkanisation de la RDC. La Troisième République, avec cette Constitution, arrive essoufflée au sommet de sa crise et peut s’effondrer à tout moment. Il faut impérativement une nouvelle Constitution du génie et de la sacralité du Peuple Congolais dans la mise en place la Quatrième République. Fustigeant les dispositions conflictuelles d’une Constitution qui consacre l’existence d’un Etat sans identité précise, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), membre de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), a publié en mai 2006 à Paris en France son premier Programme triennal d’urgence pour une transition exceptionnelle. En 2013, la 3C-RDC a publié un Programme triennal d’urgence politique, sécuritaire, sociale, culturelle et environnementale pour une transition exceptionnelle. Cette transition devra permettre à la RDC de prendre un nouveau et bon départ, car elle avait pris un mauvais départ avec l’AFDL et la Constitution de 2006. Cette Constitution consacre l’impunité. Le point culminant de ce mauvais départ avec l’AFDL est l’holocauste congolais avec plus de 12.000.000 de morts, plus de 7.5000.000 de Congolais déplacés de force et qui vivent comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes, filles et enfants violées et détruites. Le Congolais est désormais parmi les peuples les plus pauvres de l’humanité, lui qui était parmi les peuples africains prospères lors de la Première République (1960-1965). Depuis 2006, toutes les élections sont contestées et les résultats sont considérés comme ne reflétant pas la vérité des urnes. La tragédie des élections de 2018 est encore fraîche dans nos mémoires pour qu’elle soit oubliée. Les élections prévues en décembre 2023 ne feront pas exception avec les insuffisances techniques, l’insécurité généralisée sur toute l’étendue du territoire, l’occupation d’une partie du pays à l’Est par des armées étrangères et la guerre qui nous est imposée pour ce faire. Cette guerre doit être une grande priorité nationale pour notre survie comme peuple et nation. On ne va pas aux élections en pleine guerre et pendant l’occupation de son territoire. Il n’est un secret pour personne que la RDC connaît une crise très grave avec le schéma avancé de la balkanisation de notre pays, en instrumentalisant le mouvement terroriste du M23 appuyé par le Rwanda et d’autres pays à visage caché. Nous risquons de tomber dans le piège du terrorisme et de la guerre civile avec ces élections. L’insécurité généralisée, des incendies catastrophiques non élucidés et des assassinats des leaders politiques risquent de nous plonger dans un chaos électoral de la balkanisation de la RDC. Il est clair que personne ne gagnera ces élections dans de telles conditions, car nous allons tous perdre notre peuple et notre pays. Le Peuple Congolais risque de devenir un peuple à jamais divisé et affaibli dans un Congo balkanisé. Tous nos pays voisins,
NRC: Le Burkina Faso est la crise la plus négligée au monde

Pour la première fois, le Burkina Faso arrive en tête de la liste des crises de déplacement les plus négligées au monde, selon un nouveau rapport du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC). La réorientation de l’aide et de l’attention vers l’Ukraine a accru la négligence à l’égard de certaines des populations les plus vulnérables du monde. La liste annuelle des crises de déplacement négligées est basée sur trois critères : le manque de financement humanitaire, le manque d’attention des médias et le manque d’initiatives politiques et diplomatiques internationales. La crise en République démocratique du Congo arrive en deuxième position, ayant figuré en première ou deuxième position sur la liste chaque année depuis sa création il y a sept ans. La Colombie, le Soudan et le Venezuela suivent dans ce sombre classement. « La négligence est un choix – le fait que des millions de personnes déplacées soient abandonnées année après année sans le soutien et les ressources dont elles ont si désespérément besoin n’est pas inévitable », a déclaré Jan Egeland, secrétaire général du NRC. « La réponse forte aux souffrances infligées par la guerre en Ukraine a montré ce que le monde peut faire pour les personnes dans le besoin. L’action politique en faveur des Ukrainiens a été efficace et rapide, les frontières sont restées ouvertes, les financements ont été abondants et la couverture médiatique a été importante. Les dirigeants doivent faire preuve de la même humanité à l’égard des personnes touchées par des crises dans des pays tels que le Burkina Faso et la République démocratique du Congo ». L’année dernière, plus de cinq fois plus d’articles ont été consacrés à la crise des déplacés ukrainiens qu’à l’ensemble des dix crises les plus négligées dans le monde. Pour chaque dollar collecté par personne dans le besoin en Ukraine en 2022, seuls 25 cents ont été collectés par personne dans le besoin dans l’ensemble des dix crises les plus négligées au monde. Les avertissements répétés d’une disparité accrue due à la réaffectation des ressources à la réponse à l’Ukraine sont maintenant devenus réalité. La réorientation d’une grande partie de l’aide vers l’Ukraine et vers l’accueil de réfugiés dans les pays donateurs signifie que de nombreuses crises ont connu une baisse de l’aide, malgré des besoins croissants. L’aide totale à l’Afrique, où l’on trouve sept des dix crises les plus négligées, était de 34 milliards USD en 2022, soit une baisse de 7,4 % par rapport à 2021. La crise ukrainienne a également contribué à l’augmentation de l’insécurité alimentaire dans de nombreux pays mentionnés dans le rapport, aggravant des crises déjà désastreuses et augmentant le nombre de personnes dans le besoin. « Le monde n’a pas réussi à soutenir les plus vulnérables, mais il est possible d’inverser la tendance. La vie de millions de personnes souffrant en silence peut s’améliorer si les fonds et les ressources sont alloués en fonction des besoins, et non des intérêts géopolitiques et des gros titres médiatiques », a déclaré M. Egeland. « L’année dernière, l’écart entre ce qui était nécessaire et ce qui a été fourni en matière d’aide humanitaire s’élevait à 22 milliards de dollars. C’est une somme énorme, mais pas plus que ce que les Européens dépensent en crèmes glacées chaque année. Nous avons besoin que les donateurs augmentent leur soutien et que de nouveaux pays donateurs s’engagent à partager les responsabilités ». Le déclin du Burkina Faso depuis l’éclatement de la crise il y a cinq ans a été rapide et dévastateur. Plus de 2 millions de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer et près d’un quart de la population a désormais besoin d’aide. Dans tout le pays, 800 000 personnes vivent dans des zones sous blocus par des groupes armés où elles n’ont même pas accès aux services de base. La situation est de plus en plus grave, certaines personnes étant contraintes de manger des feuilles pour survivre. « Nous devons faire plus pour mettre fin à la souffrance au Burkina Faso avant que le désespoir ne s’installe et que le pays ne vienne s’ajouter à la liste croissante des crises prolongées. Le fait que cette crise soit déjà si profondément négligée témoigne de l’incapacité du système international à réagir aux nouvelles crises, tout en ne parvenant pas à redresser celles qui sont restées dans l’ombre pendant des décennies. En fin de compte, il est nécessaire d’investir davantage dans des solutions diplomatiques si nous espérons retirer des crises de cette liste », a déclaré M. Egeland.
Ousmane Ndiaye: la France comprend qu’elle ne peut pas perdre le Maroc

Le paroxysme de la crise entre Paris et Rabat est quasiment dépassé, a estimé Ousmane Ndiaye dans un entretien accordé au quotidien marocain Libération. « La France a fait quand même l’effort d’essayer d’éteindre le feu en envoyant le ministre des Affaires étrangères », a fait remarquer le Rédacteur en chef Afrique de la chaîne TV5 Monde notant qu’elle est en outre revenue sur les politiques de visas. L’éditorialiste et chroniqueur sur France Info croit ainsi que « la France comprend qu’elle ne peut pas perdre le Maroc, c’est inimaginable. Il y a donc une politique de rattrapage ». L’ancien responsable Afrique de l’hebdomadaire Courrier International, correspondant au Mali, au Sénégal pour plusieurs médias (TV5, Le Monde, APIC, ATS), cette politique de rattrapage « arrive au moment où éclate ce problème au niveau de l’Union européenne. On voit clairement que la France est peu active et il n’y a pas un soutien affiché de la France par rapport au Maroc », a-t-il constaté. Adrien Thyg
Denis Mukwege sur France 24 : « la crise en RD Congo est extrêmement critique »
La France coupe son aide au développement au Mali en proie à une crise

La France a annoncé interrompre son aide au développement au Mali sous le prétexte que le pays coopère avec des instructeurs russes du groupe Wagner, ce que Bamako dément. Une démarche qui risque d’aggraver la situation dans un pays déjà fragile, selon des ONG. Après le retrait des militaires français du Mali, Paris a suspendu son aide publique au développement à destination de Bamako. Justifiant cette décision, le ministère français des Affaires étrangères a affirmé dans un communiqué du 16 novembre que le gouvernement malien avait recours à des instructeurs russes du groupe de sécurité privé Wagner. « Nous estimons que les conditions ne sont plus réunies pour la poursuite de nos projets d’aide publique au développement et que le risque de détournement de leur objet est trop élevé », a indiqué le Quai d’Orsay en notant tout de même que l’aide d’urgence et l’action humanitaire seront maintenues. De son côté, Bamako dément sa collaboration avec Wagner, reconnaissant toutefois une coopération avec l’armée russe au nom d’une relation ancienne d’État à État. L’inquiétude des ONG Cette suspension de l’aide risque cependant d’entraîner « l’arrêt d’activités essentielles, voire vitales, menées […] au profit de populations en situation de grande pauvreté », a indiqué un collectif d’ONG françaises de solidarité internationale dans une lettre envoyée à Emmanuel Macron, dont Le Monde a pris connaissance. Signataires du document, ces 35 organisations françaises actives au Mali exigent que le Président de la République de « revoit sa position ». L’arrêt de cette aide remet ainsi en cause environ 70 projets de développement en cours ou prévus dans le pays, déplore l’organisation. Ce alors que 35% des Maliens, soit 7,5 millions de personnes, ont besoin d’assistance. Retrouvez cet article sur Sputniknews
Maroc. Le secteur de la banque et de l’assurance résiste bien face à la crise

La croissance de l’économie nationale devrait s’accélérer à 4% en 2023 au lieu de 1% en 2022, selon Bank Al-Maghrib La croissance de l’économie nationale devrait ralentir à 1% en 2022 avant de s’accélérer à 4% en 2023, selon les projections de Bank Al-Maghrib soulignant un contexte défavorable. Réuni récemment au siège de la Banque centrale à Rabat, le Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCSRS) a estimé qu’« en dépit du fort rebond de l’activité économique nationale en 2021, les vulnérabilités liées aux conséquences de la crise en Ukraine, la montée des pressions inflationnistes et les mauvaises conditions de la campagne agricole, ne manqueraient pas de peser sur les perspectives économiques ». A l’évidence, Bank Al-Maghrib anticipe un ralentissement plus important de la croissance de l’économie nationale que les projections du Haut-commissariat au plan (HCP) qui table, de son côté, sur une progression de la croissance économique de 1,3% en 2022 avant de rebondir à 3,7 en 2023. « Au plan des comptes extérieurs, le déficit du compte courant augmenterait à 4,9% du PIB en 2022 avant de revenir à 3,8% en 2023 », a indiqué la Banque centrale dans un communiqué publié à l’issue des travaux de la 15ème réunion du CCSRS. Avec l’intégration notamment des prévisions du financement extérieur du Trésor, les avoirs officiels de réserve permettraient une couverture autour de 6 mois d’importations de biens et services, a fait savoir Bank Al-Maghrib. Poursuivant son analyse de l’évolution de la situation du système financier au regard des tendances économiques et financières, BAM a annoncé que le déficit budgétaire devrait se creuser à 6,3% du PIB en 2022 avant de s’atténuer à 5,6% en 2023, alors que l’endettement du Trésor se situerait à 70,1% du PIB en 2022 et puis à 70,7% en 2023. Il est à rappeler qu’au cours de cette 15ème séance, le crédit bancaire destiné au secteur non financier a progressé à un rythme modéré et que la hausse des créances en souffrance a poursuivi son atténuation au cours des quatre premiers mois de l’année 2022. Autre constat relevé au cours de cette réunion : le taux de sinistralité s’est stabilisé à fin avril 2022 à 11,2% au titre des crédits aux entreprises non financières et à 9,8% au titre des crédits aux ménages, a relevé la Banque centrale de même source soulignant qu’il en résulte un taux des créances en souffrance du secteur bancaire de 8,7%. Et de noter que le taux de couverture de ces créances par les provisions s’est maintenu autour de 68%. Le Comité, qui a examiné et approuvé le rapport sur la stabilité financière au titre de l’année 2021 au cours de sa réunion, a affirmé que le secteur bancaire demeure solide et résilient au niveau de la rentabilité, de la liquidité et de la solvabilité. En effet, « après une contraction observée en 2020, le résultat net cumulé des banques a connu, au titre de l’exercice 2021, un rebond de 76,4%. Le ratio de liquidité à court terme s’établit à des niveaux confortables », a fait savoir Bank Al-Maghrib. Poursuivant son analyse, BAM a constaté que sur le plan de la capitalisation, les ratios de solvabilité et de fonds propres de première catégorie se situent, à fin 2021, à 15,8% et 12%, sur base sociale, pour des minimas réglementaires de 12% et 9%. Il est à préciser que, sur base consolidée, les données recueillies montrent que ces ratios ressortent respectivement à 13,9% et à 11,2%, comme l’a relevé la Banque. « L’exercice de macro stress test de solvabilité réalisé par Bank Al-Maghrib en juin 2022 montre une résilience du secteur bancaire face à des scénarii simulant la dégradation des conditions macroéconomiques ». Comme pour le secteur bancaire, les infrastructures des marchés financiers continuent de faire preuve d’une forte résilience tant au plan financier qu’au niveau opérationnel et présentent toujours un niveau de risque faible pour la stabilité financière, selon le Comité qui a fait le point lors de sa réunion sur l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière couvrant la période 2022-2024 et passé en revue la synthèse des travaux mensuels de ses représentants tenus depuis le début de la crise sanitaire. Le secteur des assurances dont les indicateurs clés font état, dans l’ensemble, d’un retour à la situation d’avant-crise, a pour sa part « pu reprendre une bonne dynamique pour atteindre un niveau de croissance de son chiffre d’affaires de 9,9% en 2021 contre 1% un an auparavant », a avancé BAM. Profitant de la bonne performance du marché boursier, le résultat financier de ce secteur a rebondi de 64,7% tandis que la marge d’exploitation s’est repliée en raison notamment de l’augmentation de la sinistralité qui a retrouvé son niveau d’avant-crise. C’est ainsi que « le secteur a vu son résultat net progresser de 35% et son taux de rendement des fonds propres (ROE) se hisser à 9,5% », a déclaré la Banque centrale dans son communiqué constatant que le ratio des plus-values latentes sur les placements s’est de son côté amélioré en passant de 13% en 2020 à 15,5% en 2021. Selon Bank Al-Maghrib, sur le plan prudentiel, le secteur continue de dégager une marge de solvabilité confortable par rapport au minimum réglementaire. L’institution prévient toutefois que « cette marge, qui ne couvre à ce jour que le risque de souscription, pourrait être amenée à baisser avec l’entrée en vigueur du cadre prudentiel de la solvabilité basée sur les risques (SBR) ». La banque a par ailleurs fait savoir que les exercices de stress tests réalisés font ressortir une bonne résilience des entreprises d’assurances aux chocs sur le portefeuille actions et immobilier et aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables. « Concernant les régimes de retraite, l’intégration des enseignants contractuels des AREF (Académies régionales d’éducation et de formation) au régime des pensions civiles géré par la Caisse marocaine des retraites, devrait atténuer, sur le long terme, les déficits accumulés », a ajouté BAM estimant cependant que l’intégration de ces enseignants n’aura pas d’impact significatif sur sa pérennité à court terme, du fait de l’horizon de viabilité très réduit