La 3C-RDC appelle à la mise en place d’une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire et sociale en République Démocratique du Congo

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) appelle à la mise en place d’une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire et sociale après les crises de COVID-19 et de la CENI, l’occupation de notre territoire par sept armées étrangères et l’extrême paupérisation de notre population Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Les faits donnent aujourd’hui raison à la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo, 3C-RDC en sigle, qui prépare une transition exceptionnelle depuis 2012. La République Démocratique du Congo est à la porte du chaos. Sept armées étrangères de pays voisins sont sur le territoire national sans qu’il n’y ait une protestation énergique du pouvoir en place. Nos ennemis comptent déjà leurs jours pour la balkanisation de notre pays avec la complicité de certains fils égarés du pays. La longue crise multiforme grave est amplifiée par la gestion chaotique et scandaleuse de la terrible crise de coronavirus (COVID 19) dont les graves conséquences présentes et futures ne sont pas encore mesurées. Le pays est au bord de l’explosion sociale tant la pauvreté et la misère sociale ont atteint le point de non retour. La grogne sociale ne cesse de monter. Le Congolais est parmi les cinq peuples les plus pauvres de l’humanité. L’autorité de l’Etat est défiée sur toute l’étendue de notre territoire national. Ainsi à tout moment, une crise majeure peut survenir et faire écrouler subitement le pouvoir. Le pouvoir en place vit désormais la peur ou l’angoisse de sa fin subite, renforcée par la crise du coronavirus. Les massacres et les déplacements forcés de nos populations continuent bonnement au nord et notamment à l’est de notre pays qui vit le plus grand holocauste après la seconde Guerre Mondiale avec plus de 9.000.000 de morts et plus de 6.000.000 de Congolais déplacés de force et abandonnés sur le sol de nos ancêtres, et plus de 2.000.000 femmes, filles et enfants violées et à jamais détruites. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) avait prévenu que les conditions n’étaient pas du tout réunies pour organiser des élections en République Démocratique du Congo en décembre 2018. Il fallait la mise en place d’une transition exceptionnelle de trois ans qui devait nous permettre de sortir de la longue crise et d’organiser enfin des élections irréprochables et exemplaires. Elle ne s’était pas trompée. Nous avons assisté en 2018 et au début de 2019 à des élections cyniques, iniques, humiliantes et scandaleuses, parmi les pires élections de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été au cœur du tripatouillage des résultats et de nomination des candidats. Comment un Président élu le même jour des élections législatives peut échouer lamentablement et de manière historique à ces élections législatives ? Comment le parti politique d’un Président élu au suffrage universel peut échouer partout de manière spectaculaire à la même période dans toutes les élections (législatives, provinciales, sénatoriales) ? Des fantômes qui auraient participé à l’élection présidentielle auraient-ils refusé de participer aux autres élections ? Si oui, pourquoi ? Il est important de rappeler que la crise congolaise n’est pas une crise électorale. Les crises électorales ne sont que des conséquences de la longue et grave crise congolaise qui est d’essence économique, géostratégique et culturelle. Sinon, les élections de 2006, 2011 et 2018 auraient résolu cette crise. Toutes les transitions à simple vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Un peuple qui oublie son histoire est un peuple exclu de l’histoire des nations libres, démocratiques et prospères, et appelé à disparaître sans aucune forme de procès. La Coalition FCC-CACH, qui dirige par défi la République Démocratique du Congo, est vite essoufflée ; elle est victime de ses propres fondements iniques. Quelles que soient les circonstances, il apparaît de plus en plus clair que cette coalition ressemble à un bateau Titanic qui est en train de couler lentement et sûrement. Une maison divisée et bâtie sur une mauvaise fondation ne peut que s’écrouler. Il faut donc anticiper maintenant avant que le pire n’arrive. Une grave crise politique non maîtrisée, dans le contexte de la crise mondiale de coronavirus, risque de sonner le glas pour notre pays. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) a déjà préparé une feuille de route pertinente de sortie de la longue crise de la République Démocratique du Congo, notre beau pays. La longue et grave crise congolaise est amplifiée de manière inouïe par la crise du coronavirus (COVID-19). Tous les signaux étant au rouge, la 3C-RDC appelle à la mise en place incontournable d’une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire, sociale, culturelle et environnementale. 60 ans après l’indépendance, nous avons globalement échoué dans le défi de construire une grande nation au destin très prometteur. Tous les Congolais, nous devons donc nous arrêter et nous regarder tous en face en toute humilité pour jeter les bases d’un nouveau et bon départ, car depuis le 24 avril 1990 nous avons pris une direction inadaptée et suicidaire. Beaucoup d’entre nous, nous avons trahi l’esprit de nos ancêtres et de nos pères fondateurs qui ont lutté pour l’indépendance de notre pays. Il est clair que ce sera une transition de la justice et de la nouvelle intelligence congolaise où la jeunesse, la femme et les nouvelles forces vives congolaises du pays et de la diaspora devront jouer un rôle important. Ce sera une transition de la nouvelle vision de la sécurité nationale globale, face aux nouveaux enjeux des crises sanitaires majeures comme celle de coronavirus et d’autres qui viendront. Cette transition nous permettra d’asseoir enfin la tradition des élections irréprochables, modèles et historiques puisant dans notre patrimoine culturel millénaire. Ce ne sera plus du tout une transition de l’impunité, de la corruption et du partage clientéliste des postes sur le sang de Congolais. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), force congolaise d’anticipation, a défini dès fin
Premier webinaire de Webb Fontaine: Les experts plaident pour la digitalisation et la connectivité électronique dans un monde post-Covid

Les gouvernements du monde entier ont éprouvé, du jour au lendemain, des difficultés à faire face aux effets du coronavirus sur les chaînes d’approvisionnement et le dédouanement des marchandises. A ce titre, un groupe d’experts du commerce international se sont penché sur cette problématique dans le cadre de notre webinaire et sont tous unanimes sur l’importance de la digitalisation des échanges dans le contexte du retour à la normalité entamé dans le monde. Ce webinaire est en effet le premier d’une série de séminaires web organisés par Webb Fontaine, le leader mondial dans le domaine des solutions douanières et commerciales destinées aux Gouvernements. Au total, plus de 400 participants à travers le monde ont suivi les travaux du groupe d’experts. Cette série de webinaires ThinkTank (groupe de réflexion) donne l’occasion aux experts de se retrouver sur un même plateau, afin de partager leurs connaissances et leurs idées. La conférence sur le thème : « Digitalisation des échanges et des recettes en période de crise » a examiné en profondeur des sujets majeurs tels que la chaîne d’approvisionnement et la sécurisation des recettes, dans le contexte actuel de facilitation des échanges. Ces séances interactives dispensées en anglais et en français, assorties de sondages en direct ainsi que de questions des participants, ont permis de recueillir de nombreuses idées au terme du webinaire. Ces discussions en ligne ont été animées par des experts chevronnés des questions de commerce international, dont Frank Ferguson, ancien Directeur Général des Services Douaniers et Fiscaux de Montserrat (MCRS) ; Stephen Adekunle Oloyede, Directeur de la Gestion des Risques au sein des Services Douaniers du Nigeria (NCS) , Apeh Fateh, Directeur Adjoint des TIC et Responsable de l’Implémentation pour les Services Douaniers du Nigeria, Tapio Naula, Vice-président du Programme de Facilitation du Commerce du Groupe ASYAD, Jawwad Agha, ancien Directeur Général de l’Agence Fédérale Fiscale du Pakistan (FBR), M. Ahmed Al Khatab, Commissaire Adjoint aux Affaires Douanières et Logistiques de la zone économique spéciale d’Aqaba (ASEZA), le Commandant Raouf Malehossou, Directeur des Réformes Institutionnelles de la douane béninoise, Eric AKOUTE, Directeur de la Recherche et des Investissements au sein de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations du Bénin (APIEX) et Serge Manouan, Directeur Général du Guichet Unique pour le Commerce Extérieur de Côte d’Ivoire (GUCE-CI). Les débats ont été conduits par Michel Zarnowiecki, Directeur des Réformes Institutionnelles chez Webb Fontaine et ancien Coordinateur Régional Principal des affaires douanières et de frontières à la Banque Mondiale. Les experts de Webb Fontaine, en l’occurrence Pascal Minvielle, Directeur Exécutif chez Webb Fontaine, Ope Babalola, Directeur Général de Webb Fontaine Nigeria et Ara Shamirzayan, Directeur du Développement et de la Recherche Informatique du groupe Webb Fontaine, y ont également contribué. Des expériences concrètes et des solutions visant la continuité des activités et la sécurité en situation de crise ont été présentées par les experts et les participants ont été invités à poser leurs questions en temps réel. Par ailleurs, il ressort de plusieurs sondages réalisés, un avis largement positif concernant l’introduction d’une procédure d’importation simplifiée, soumise à des contrôles de conformité ex-post renforcés. Michel Zarnowiecki a commenté les différentes réflexions émises en ces termes : « Les experts ont mis en relief l’importance de la digitalisation, non seulement pour chaque pays, mais aussi dans un cadre multilatéral élargi et dans un contexte régional et international. La digitalisation est certes une condition sine qua non à l’atteinte de cet objectif, mais elle doit intégrer à la fois les pratiques douanières et celles du secteur privé pour donner corps à ce processus. » « Alors que 80 % des mouvements internationaux de marchandises se font par voie maritime, la connectivité régionale se fait généralement par le réseau routier, d’où la nécessité de garantir, entre autres, une interface digitalisée en ce qui concerne le transit et le Transit International Routier (TIR). Il est indispensable d’uniformiser les procédures, non seulement au niveau régional, mais aussi dans le cadre des transactions internationales. » « Même si la situation impose des réponses urgentes, il nous faut saisir l’occasion pour mettre en œuvre les mesures et les systèmes préconisés dans le passé. Nous avons devant nous l’occasion de mener des réformes car nous ne pouvons plus y échapper », a-t-il ajouté. Par APO
Congo/Covid : La capacité litière nationale augmentée aujourd’hui à 624 lits

Le Premier ministre, Clément Mouamba, a annoncé le 20 juin 2020 à Brazzaville, que la prise en charge des cas positifs à la Covid-19 et mieux la capacité litière nationale a été augmentée jusqu’à atteindre aujourd’hui 624 lits, à la faveur de l’ouverture des centres de santé intégrés Mouissou Madeleine avec 46 lits et de Tchiminzi 12 lits ; des nouveaux services pavillonnaires de l’hôpital général Adolphe Sicé de Pointe-Noire 76 lits et d’un nouvel Hôtel-hôpital à Kintélé 140 lits. Le Premier ministre a ajouté que cette capacité litière sera renforcée à court terme, d’une part par les trois hôpitaux actuellement en travaux, à savoir, l’hôpital général de Loandjili avec 30 lits, l’hôpital général Edith Lucie Bongo Ondimba d’Oyo avec 16 lits et l’hôpital de l’Amitié Sino-congolaise de M’Filou avec 100 lits. D’autre part, a-t-il fait savoir, par l’extension de l’Hôtel-hôpital la Concorde de Kintélé avec 200 lits supplémentaires. Selon lui, au 19 juin 2020, le Congo a enregistré 1013 cas positifs Covid-19, dont 28 décédés, 456 guéris et 529 actuellement pris en charge par les équipes de santé. Le nombre des agents de santé, désormais motivés et mieux équipés, a été augmenté en particulier sur les nouveaux sites de prise en charge et au sein des équipes d’intervention rapide sur le terrain. La riposte porte sur la prévention, le dépistage et la prise en charge «La riposte contre la pandémie, telle que nous la menons, porte sur la prévention, le dépistage et la prise en charge», a indiqué le Premier ministre, soulignant que dans le cadre de la prévention, les activités menées ont consisté en la communication sur l’application des mesures barrières et de distanciation sociale, le port obligatoire et conforme du masque dans les lieux publics ouverts et fermés, le renforcement du contrôle sanitaire des personnes au niveau des points d’entrée, la désinfection des administrations publiques, des formations sanitaires, des écoles, des marchés domaniaux et des moyens de transport. S’agissant particulièrement du contrôle sanitaire, sur l’étendue du territoire national, soixante- dix-sept points de contrôle sanitaire interne ont été érigés. A ces points de contrôle interne, s’ajoutent cinq points de contrôle d’entrée dans le pays, dont les aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire qui enregistrent fréquemment des vols dérogatoires en provenance de l’extérieur. M Mouamba a expliqué que pour renforcer la surveillance épidémiologique, quatre caméras thermiques ont été installées à Brazzaville, dont une à l’aéroport de Maya-Maya et une autre au Port de Brazzaville. Deux caméras supplémentaires sont en cours d’installation à Pointe-Noire. Pour le dépistage, le nombre de tests réalisés, par la technique la plus fiable, notamment le diagnostic virologique (RT-PCR), a atteint 10.843 au 18 juin 2020. Le dispositif de dépistage est renforcé par l’installation d’un nouvel équipement dans les départements de Brazzaville, de Pointe-Noire et de la Cuvette. Ce renforcement a permis d’augmenter la capacité nationale de dépistage de 400 à 990 tests par jour, conformément aux prévisions annoncées le 16 mai 2020, l’évolution de trois à cinq du nombre de laboratoires capables de réaliser des tests Covid-19 dans le pays, dont celui du département de la Cuvette, en mesure de réaliser 120 tests virologiques par jour. Le dépistage à grande échelle, qui a déjà cours dans le département de Brazzaville, a été lancé le 17 juin 2020 dans les départements de Pointe-Noire et du Kouilou, après l’installation de l’annexe départementale du Laboratoire national de santé publique (LNSP) à l’hôpital général de Loandjili. S’agissant de la partie septentrionale du pays, le démarrage de ce dépistage de masse est imminent. «Aujourd’hui, le Congo est ainsi relativement bien pourvu pour assurer un niveau de dépistage compatible avec l’évolution de la pandémie», a-t-il conclu. Florent Sogni Zaou
Maroc. Le tourisme et le transport seront essentiels à la reprise de l’économie nationale après la crise

«Le secteur des services a été fortement touché par l’épidémie de Covid-19 », selon un récent rapport de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’incidence de la pandémie sur le commerce des services. « Etant donné le rôle du secteur dans la fourniture d’intrants pour d’autres activités économiques, les perturbations de l’offre de services ont un impact économique et commercial important », a expliqué l’OMC notant que les services de tourisme, de transport et de distribution, par exemple, ont souffert des restrictions à la mobilité et des mesures de distanciation sociale imposées pour des raisons de santé publique. Le constat peut être établi pour le Maroc dont l’économie, très ouverte sur son environnement extérieur, n’a pas échappé aux effets de la crise sanitaire induite par le Covid-19. Comme l’a récemment fait remarquer la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE), « le Maroc n’est pas à l’abri des perturbations des chaînes d’approvisionnement et de production. La fermeture des frontières a mis à l’arrêt plusieurs secteurs, dont notamment le tourisme et, dans une moindre mesure, les branches d’activité orientées à l’export ». A propos du tourisme, il apparaît qu’après avoir enregistré en 2019 une croissance de 5,2% des arrivées de touristes aux postes frontières et de 5% des nuitées réalisées dans les hôtels classés, l’activité touristique a été sévèrement touchée en ce début d’année 2020 par les mesures drastiques de confinement prises par les autorités publiques pour la lutte contre le Covid-19, a noté la DTFE dans sa note conjoncture de mai dernier. Selon ce département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, « la suspension dès le 15 mars de tous les vols internationaux de passagers et des liaisons maritimes en provenance et à destination du territoire marocain ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire ont entraîné un arrêt quasi-total de l’activité touristique avec la fermeture de 89% des entreprises opérant dans les secteurs de l’hébergement et la restauration ». Dans sa note, qui se base sur les données du mois d’avril, la DTFE a, dans ce sillage, rappelé que l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a annoncé que les arrivées de touristes internationaux devraient reculer de 20% à 30% en 2020 au niveau mondial. A l’instar du tourisme, le transport est également fortement impacté par le Covid-19. En effet, « après avoir affiché un bon comportement durant le mois de janvier 2020 avec une hausse de 7,9% du nombre de passagers ayant transité par les aéroports marocains contre +10% un an auparavant, le transport aérien de voyageurs devrait subir de plein fouet l’impact de la fermeture des frontières aériennes », selon la Direction du trésor. Dans son rapport, l’OMC a insisté sur l’importance des services pour une activité économique plus large et leur rôle dans la connexion des chaînes d’approvisionnement et la facilitation du commerce des marchandises. Epine dorsale de l’économie mondiale, le secteur des services est le segment le plus dynamique du commerce international. Outre le tourisme et le transport, il touche également des domaines tels que les communications, la finance, l’éducation ou encore l’environnement. Selon l’organisation, les « services génèrent plus des deux tiers de la production économique, attirent plus des deux tiers des investissements, fournissent la plupart des emplois dans le monde et représentent plus de 40% du commerce mondial », a-t-elle souligné dans un communiqué. Ce n’est pas tout. Etant donné qu’ils « représentent la majeure partie de l’emploi des femmes dans le monde et de l’activité des micro, petites et moyennes entreprises (MPME), la perturbation de l’offre de services influe sur l’inclusion sociale et économique », a-t-elle poursuivi. En plus d’insister sur l’importance des services, le rapport note que « la crise a conduit à une plus grande dépendance aux services en ligne dans un certain nombre de secteurs », constatant que les consommateurs développent de nouvelles habitudes pour faire face aux mesures de distanciation sociale imposées pour lutter contre la pandémie. Quoi qu’il en soit, l’OMC est convaincue que le commerce des services sera la clé de la reprise économique mondiale. « Des services tels que les télécommunications et l’informatique qui sont essentiels à la fourniture en ligne et ceux tels que la distribution, le transport et la logistique qui facilitent le commerce des marchandises aideront à soutenir la croissance économique », a-t-elle affirmé. Alain Bouithy
Maroc. Les principaux secteurs de l’économie nationale accusent le coup de la pandémie

La crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus (Covid-19) a eu un impact important sur le commerce extérieur du Maroc qui s’est traduit par une baisse des importations et des exportations de marchandises respectivement de 21.865 MDH et 20.000 MDH à fin avril 2020. En glissement annuel, les importations et les exportations de marchandises ont enregistré des baisses respectives de 12,6% et de 19,7%. Tandis qu’en glissement trimestriel (comparaison entre les trois derniers mois et les trois mois d’avant), elles ont été de 13,2% et de 18%. Selon les récentes données de l’Office des changes, le déficit commercial a ainsi enregistré une baisse de 1,9% équivalant à 1.292 MDH alors que le taux de couverture a perdu 4,8 points. Comme l’ont souligné les analystes de l’Office, la baisse des exportations enregistrée au titre des quatre premiers mois de 2020 s’explique par le repli des ventes de la majorité des secteurs. C’est le cas des secteurs de l’« Automobile » dont les ventes ont atteint 17.227 MDH contre 28.234 MDH à fin avril 2019, soit une régression de 39% équivalant à 11.007 MDH ; du « Textile et cuir » (9.125 MDH contre 12.727 MDH à fin avril 2019, correspondant à un recul de 28,3% ou -3.602 MDH) et de l’« Aéronautique » (3.675 MDH contre 5.560 MDH à fin avril, soit une baisse de 33,9% ou -1.885 MDH). Dans son dernier bulletin sur les indicateurs du commerce extérieur, l’Office a indiqué que la baisse des ventes a été aussi enregistrée au niveau des secteurs « Agriculture et agro-alimentaire » (24.835 MDH contre 26.695 MDH à fin avril 2019, soit -7% ou -1.860 MDH) ; « Autres extractions minières » (933 MDH contre 1.333 MDH, soit -30% ou -400 MDH) ; « Electronique et électricité » (3.228 MDH contre 3.291 MDH, soit -1,9% ou -63 MDH) et « Autres industries » (6.559MDH contre 7.776MDH, soit -15,7% ou -1.217MDH). En détail, il apparaît que la baisse des exportations du secteur automobile observée à fin avril dernier est liée essentiellement au « recul des ventes à la fois de la construction (6.649 MDH au lieu de 12.242 MDH une année auparavant, soit -45,7% ou -5.593 MDH) et du câblage (6.279 MDH au lieu de 11.355 MDH à fin avril 2019, soit -44,7% ou -5.076 MDH) », a expliqué l’Office des changes. Après analyse des données recueillies, il ressort aussi que les ventes de l’intérieur véhicules et sièges ont en parallèle baissé de 33,6% ; la part de ce secteur dans le total des exportations s’est ainsi élevée à 21,1% contre 27,8% un an auparavant. Commentant la baisse des ventes du secteur textile et cuir observé au titre des quatre premiers mois de l’année, les analystes de l’Office expliquent qu’elle est due au recul de 2.647 MDH des ventes des vêtements confectionnés et de 744 MDH des articles de bonneterie. En chute de 33,9% à 3,67 MMDH, les exportations du secteur de l’« Aéronautique » ont reculé en raison de la diminution de 33,1% de celles de l’assemblage qui sont passées de 2.998 MDH à 2.036 MDH (soit -962 MDH) et de 36,4% de celles du système d’interconnexion du câblage électrique (EWIS) qui ont baissé de 2.535 MDH à 1.612 MDH (soit – 923 MDH). De son côté, la baisse des exportations du secteur « Agriculture et agro-alimentaire » est attribuée à celles de l’« Agriculture, sylviculture, chasse » dont les ventes sont passées de 14.023 MDH à 13.214 MDH (5,8%, soit -809 MDH) et de l’« Industrie alimentaire » qui a reculé de 7,4% (11.191 MDH contre 12.082 MDH à fin avril 2019, soit -891 MDH). En recul de 30%, les exportations des « Autres extractions minières » ont baissé de 400 MDH suite à la baisse de 10% (24 MDH) du « Minerai de cuivre » (216 MDH contre 240 MDH à fin avril 2019) et 50,8% (187 MDH) du « Sulfate de baryum » (181 MDH contre 368 MDH à fin avril 2019). En dépit de la hausse de 60,9% des exportations des « Fils, câbles pour l’électricité », qui ont connu une amélioration en passant de 717 MDH à 1.154 MDH (+437 MDH), celles du secteur « Electronique et électricité » ont enregistré un repli de 63 MDH (1,9%), en raison de la baisse de 31,4% des exportations des « Composants électroniques » (1023 MDH contre 1.492 MDH à fin avril 2019). Du côté des « Autres industries », l’Office a justifié le recul des exportations à celles des « Métallurgie et travail des métaux » (1.717 MDH contre 2.041 MDH à fin avril 2019, soit -15,9%) et des « Industries pharmaceutiques » (301 MDH contre 433 MDH à fin avril 2019, soit -30,5%). Soulignons que la hausse de 14,4% des exportations dans l’«Industrie du plastique et du caoutchouc », qui ont grimpé de 528 MDH à 604 MDH à fin avril 2019, n’a pu empêcher la dégringolade des exportations. Quant aux exportations de phosphates et dérivés, les indicateurs du commerce extérieur laissent apparaître qu’elles ont en revanche enregistré une légère hausse de 0,2% (34 MDH) à fin avril 2020. A en croire l’Office des changes, « cette évolution provient de la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+1.971MDH) et celles des phosphates (+44 MDH), atténuée toutefois par la baisse des ventes de l’acide phosphorique (-1.981 MDH) », a-t-il expliqué soulignant que la part de ce secteur dans le total des exportations est passée de 15,6% à fin avril 2019 à 19,5 à fin avril 2020. Ce qui correspond à un gain de 3,9 points. Alain Bouithy
Congo /Covid : Clément Mouamba fixe les règles du déconfinement

Le Premier ministre, Clément Mouamba a déclaré le 16 mai 2020 à Brazzaville, que le déconfinement progressif et par paliers sera effectif à compter du 18 mai à 5 heures du matin. Il a, à cet effet énoncé les mesures d’accompagnement de ce plan de déconfinement de la riposte contre le coronavirus au Congo. Ainsi, pour le déconfinement dans la «zone 1», à savoir Brazzaville et Pointe-Noire, les deux départements les plus touchés par le virus, les mesures sont désormais allégées. Le travail y reprend selon aménagements des employeurs, tout en respectant le couvre-feu. Ces mesures concernent également la suppression des autorisations et des attestations de déplacement dérogatoire, ainsi que les laissez-passer pour les véhicules personnels ; la libre circulation des véhicules personnels ne transportant pas plus de quatre personnes, y compris le chauffeur pour les berlines et pas plus de cinq personnes, dont le chauffeur, pour les quatre roues motrices ou 4X4. S’agissant le transport en commun intra-urbains, le port des bavettes ou masques est obligatoire pour les chauffeurs, les contrôleurs et les passagers ; la limitation du nombre des passagers à 10 dans les bus de type “Hiace”. Les autobus “coaster” n’autoriseront que deux passagers assis par rangée, trente passagers dans les petits bus de la Stpu et 50 passagers dans les grands bus de cette société. Pour des taxis, trois passagers, y compris le chauffeur, sont autorisés, toujours avec le masque et la permanence du gel hydroalcoolique pour le chauffeur et le contrôleur dans tous les bus et taxis constitue un impératif. Le Premier ministre a martelé que le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national a été prorogé jusqu’au 31 mai, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, informant que les frontières aériennes, terrestres, fluviales et maritimes demeurent fermées, sauf pour les avions cargo, les véhicules et les bateaux transportant des marchandises. Le déplacement des habitants de Brazzaville et de Pointe-Noire d’une ville à une autre et aussi vers les autres localités du pays est interdit, a-t-il renchéri, sauf en cas de nécessité impérieuse ayant fait l’objet de la délivrance d’une attestation de déplacement dérogatoire par l’autorité compétente. Florent Sogni Zaou
CONGO. COVID-FASHION

TRIBUNE. A Brazzaville, le masque qu’on nomme ici « Bavette » est devenu un objet de décoration. La plupart de ceux qui en sont munis le porte mal, on se demande même s’ils ont parcouru la notice d’utilisation ou s’ils ont reçu une petite formation. Autour du cou, devant la bouche ou couvrant le nez, le menton et la bouche, les masques se portent n’importe comment et sont manipulés sans cesse par leurs porteurs. Les stratégies de lutte contre la propagation du virus adoptées au Congo ne fonctionnent pas, malgré la bonne volonté des forces de l’ordre qui sont entrain de devenir les forces du désordre. Comment comprendre qu’on est exigé le confinement aux pygmées (les peuples autochtones) qui ont pour seul habitat la forêt et des contacts très limités avec les bantous. La plupart des gouvernements à travers le monde sont en mode déconfinement en ce mois de mai, il y a des fortes chances pour que le Congo suive la mode. Mais, le plus dure est devant nous. Car, si les autres pays ont déjà commencé l’après Covid-19, au Congo nous en sommes à réfléchir sur les décisions à prendre aussi bien sur le plan social qu’au niveau de l’économie qui était déjà en lambeau avant la pandémie. Sans avoir fait des grandes études, on peut dire que la nouvelle crise économique qui s’annonce déjà risque d’être terrible. Et comme d’habitude, en temps de crise et même après, les pauvres vont devenir encore plus pauvres. Patrick Eric Mampouya.
Congo /Covid : Plus de 350 détenus remis en liberté

Le ministre de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones, Ange Aimé Bininga a fait, le 8 mai 2020 à Brazzaville, une communication relative au désengorgement des maisons d’arrêt. Il a été annoncé à cette occasion que les présidents des chambres d’accusation des Cours d’Appel de Brazzaville et de Pointe-Noire avaient rendu des arrêts pour la mise en liberté d’office de 276 détenus à Brazzaville sur un effectif de 835 tandis que 89 détenus sur 492 ont retrouvé la liberté à Pointe-Noire. Le ministre Bininga a fait cette communication au cours du conseil des ministres au cours duquel il a indiqué aux membres du Conseil des ministres que la république du Congo comptait dix-sept (17) maisons d’arrêt, dont seize (16) étaient fonctionnelles et l’effectif total des détenus était de 1622. Il a expliqué qu’au 30 mars 2020, la maison d’arrêt de Brazzaville hébergeait au total de 835 détenus, tandis que celle de Pointe-Noire en comptait 492. C’est à cet effet que les ministres en charge de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou ; de la Défense, Charles Richard Mondjo et de la Justice, Ange Aimé Bininga, ont conjointement signé une circulaire afin d’interdire les visites et encourager le respect scrupuleux des mesures d’hygiène dans ces lieux de détention. Cette circulaire visait également à prévenir une éventuelle contamination de masse dans les maisons d’arrêt, au sein des brigades de gendarmerie et les postes de police. Dans le même état d’esprit et en rapport avec la pandémie du Covid-19, le Ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion des peuples autochtones a procédé au désengorgement des maisons d’arrêt, principalement celles de Brazzaville et de Pointe-Noire. Les mises en liberté de détenus y relatives ont ainsi concerné les prévenus en attente de jugement, qui avaient dépassé les délais de détention préventive ; les prévenus en attente de jugement, retenus pour des infractions mineures. Les autorités pénitentiaires compétentes ont pris, selon le conseil des ministres, toutes les dispositions en vue d’assurer la sécurité sanitaire des détenus maintenus en maison d’arrêt, et ce en étroite liaison avec le corps médical en charge de la riposte contre le coronavirus Covid-19. Dans la perspective des procès à venir après la pandémie, ces mesures relevant du principe de précaution n’éteignent pas l’action publique. Aussi, des ordonnances de prise de corps pourront être émises et les intéressés réintégrés, le moment venu, dans leurs lieux de détention respectifs. Florent Sogni Zaou