Un nouveau rapport révèle que le Royaume-Uni et les États-Unis voient toujours l’Afrique sous l’angle de la pauvreté, de la corruption et de la nature

Un nouveau rapport novateur révèle que la perception quotidienne de l’Afrique au Royaume-Uni et aux États-Unis est encore largement façonnée par des stéréotypes dépassés et négatifs, ce qui a de profondes conséquences sur la façon dont les gens s’engagent avec le continent sur le plan culturel et économique. Intitulé « Les stéréotypes sur l’Afrique en Grande-Bretagne et aux États-Unis : une étude socio-psychologique de leur impact sur l’engagement avec l’Afrique, ce rapport est le fruit d’une collaboration entre Africa No Filter et le Dr Adam Hahn de l’Université de Bath, en collaboration avec des chercheurs des États-Unis et d’Allemagne Elle a interrogé 1 126 participants au Royaume-Uni et aux États-Unis pour savoir ce que les gens pensent de l’Afrique et dans quelle mesure ils souhaitent s’y intéresser. Plus précisément, les participants à l’étude ont été invités à noter trois idées qui leur venaient à l’esprit lorsqu’ils pensaient à l’Afrique ou à l’Europe continentale, ainsi qu’à évaluer l’intérêt qu’ils portent aux produits et aux cultures des deux continents. Une enquête supplémentaire a été menée auprès de 863 participants américains afin d’examiner comment les opinions négatives pouvaient être modifiées par des récits positifs. Notamment, plus de la moitié (57,9 %) des réponses concernant l’Afrique mentionnent la faune et la flore ou la nature, et beaucoup décrivent le continent comme chaud, dangereux ou inhabitable. En revanche, l’Europe est associée à la modernité, à l’architecture et à des paysages agréables. La société et l’économie africaines sont associées à la corruption, à l’instabilité et à la pauvreté, tandis que l’Europe est perçue comme stable et prospère. En outre, les stéréotypes associant l’Afrique à l’instabilité politique et à la pauvreté plutôt qu’à la culture et à la modernité expliquent directement le manque d’intérêt des personnes interrogées pour les produits et les expériences culturelles africains. « Ce rapport montre que l’Afrique reste pour beaucoup un concept abstrait, davantage défini par les animaux et les difficultés que par les gens, le progrès ou le potentiel », a déclaré Adam Hahn, chercheur principal et maître de conférences en psychologie sociale à l’université de Bath. Il ne s’agit pas seulement de ce que les gens pensent, mais aussi de la manière dont leurs pensées influencent leurs actions, y compris leur volonté d’acheter des produits africains ou de s’engager dans les cultures africaines. Cependant, le rapport présente également une idée puissante : l’introduction de récits positifs et exacts – et pas seulement la correction de récits erronés – peut faire évoluer les attitudes de manière significative et accroître l’intérêt pour les cultures, les voyages et les produits de l’Afrique. « Nous disposons désormais de données concrètes montrant que les histoires racontées sur l’Afrique – et celles qui ne le sont pas – ont des conséquences concrètes », a déclaré Moky Makura, directrice exécutive d’Africa No Filter. « Cette étude est un signal d’alarme et une feuille de route. Elle nous dit que nous devons aller au-delà des données économiques et des titres des médias – nous devons recadrer la façon dont nous parlons de l’Afrique pour véritablement libérer son potentiel et ses opportunités. » Le rapport complet peut être téléchargé ici : https://www.africanofilter.org/our-research/stereotypes-about-africa-us-uk-french
Guinée: l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana sera entendu par la justice sur son lit d’hôpital

En Guinée, l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, arrêté depuis avril 2022 et poursuivi pour des supposés détournements de fonds publics, enrichissement illicite, blanchiment et complicité devrait être entendu sur son lit d’hôpital par un juge de la CRIEF, l’instance de répression des infractions économiques et financières, mise en place par la junte au pouvoir pour lutter contre la corruption. L’ancien Premier ministre de la Guinée, hospitalisé depuis plus d’un an, n’a jamais répondu aux injonctions de la CRIEF. La justice guinéenne veut faire auditionner Kassory Fofana par un magistrat en présence d’un greffier et des avocats de la partie civile. Selon Me Amadou Babahen Camara, avocat de la partie civile, les droits de l’accusé sont respectés. « La décision du juge est légale : il s’est basé sur une disposition légale pour prendre sa décision, pour entendre le prévenu sur son lit de malade… Lire la suite sur RFI
Pour la CNC, on ne dialogue pas avec un pouvoir illégitime, criminel, corrompu et tribal, on applique l’article 64 de la Constitution en RDC
LIBRES PROPOS. Pour la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), on ne dialogue pas avec un pouvoir illégitime, criminel, corrompu et tribal, mais on applique l’article 64 de la Constitution en République Démocratique du Congo. La République Démocratique du Congo (RDC) a pris une vitesse de croisière de sa destruction avec le pouvoir illégitime, criminel, corrompu et tribal de Félix Tshilombo Tshisekedi avec l’UDPS et l’Union sacrée démoniaque. La vie humaine n’a plus de valeur, car le pouvoir arrête et tue les opposants et les leaders d’opinion. Maintenant, il commence à tuer des élèves comme à Matadi et à Lubumbashi. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) saisit cette occasion pour renouveler ses vives et sincères condoléances aux familles éprouvées lors du naufrage du bateau dans le lac Kivu et à celles des élèves tués à Matadi et à Lubumbashi. La justice aura bel et bien lieu pour tous les Congolais tués par le pouvoir de Félix Tshilombo Tshisekedi. Après avoir violé littéralement la Constitution actuelle, le pouvoir de l’UDPS, coquille vide de la RDC, veut changer la Constitution pour donner un troisième mandat rocambolesque à Félix Tshilombo Tshisekedi. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) l’affirme de manière ferme qu’il n’y aura pas de 3ème mandat pour ce dernier. Qu’il prépare déjà ses valises parce qu’il a totalement échoué. Il est de l’intérêt de Félix Tshilombo Tshisekedi de quitter le pouvoir maintenant pour éviter la disparition de notre pays. Sinon ce sera une source de malédiction pour lui et sa famille sur plusieurs générations, si la RDC est balkanisée. Le pouvoir de l’UDPS est devenu un pouvoir du mal absolu. Toute initiative de dialogue avec ce pouvoir ne peut qu’échouer. On ne dialogue pas avec un pouvoir illégitime, criminel, corrompu et tribal, mais on applique l’article 64 de la Constitution. Il faut arrêter un pouvoir qui viole littéralement la Constitution en utilisant l’article 64. Félix Tshilombo Tshisekedi et son groupe ont déjà pris la résolution de rester au pouvoir jusqu’au retour de Jésus-Christ. Ils sont les seuls, semble-t-il, à bien connaître le moment et la date du retour de Jésus-Christ. Que les Eglises évangéliques demandent aux cadres de l’UDPS quand est-ce que Jésus-Christ revient pour eux. Le dialogue pour la cohésion nationale proposé par Martin Fayulu de l’Ecidé et de LAMUKA avec un pouvoir criminel et tribal ne pouvait qu’échouer La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) n’est pas surprise par l’échec de l’initiative de dialogue avec le pouvoir de Martin Fayulu de l’Ecidé et de LAMUKA. Ce dernier ne devait pas oublier son faux pas de participer à l’élection présidentielle chaotique de décembre 2023, après avoir demandé à tous ses membres de ne pas participer à ce processus électoral totalement verrouillé et faussé d’avance. Mr Félix Tshilombo Tshisekedi et Denis Kadima ont piégé Martin Fayulu et Denis Mukwege en participant à ce processus électoral, et les ont humiliés avec leurs résultats fabriqués. Fayulu, Monsieur 62% est devenu Monsieur 5%. Avec 0,22%, Denis Mukwege a été donné battu même là où il y a son hôpital. Il faut donc être vraiment naïf pour croire à un dialogue avec Félix Tshilombo Tshisekedi et son pouvoir illégitime, criminel, scandaleusement corrompu et tribal. L’unité et la cohésion nationales ne se construiront jamais avec le pouvoir criminel et tribal de l’UDPS et de l’Union sacrée démoniaque. Félix Tshilombo Tshisekedi a monté sa milice de l’UDPS et dispose déjà d’un groupe important de mercenaires pour se maintenir au pouvoir, en voulant se donner un troisième mandat sur la base de la modification de la Constitution. A moins que Martin Fayulu accepte encore une humiliation pour faire un deal avec Félix Tshilombo digne d’un nouveau compromis à l’africaine. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à LAMUKA, au FCC et à toutes les forces vives congolaises de rejoindre son action pour l’application de l’article 64 de la Constitution Pour restaurer l’unité et la cohésion nationales, la seule voie qui reste est l’application de l’article 64 de la Constitution pour mettre fin à un pouvoir tyrannique, illégitime, corrompu et tribal. La CNC appuie le PPRD et le FCC qui ont boycotté les fausses élections de décembre 2023, mais demande à ces derniers de s’engager avec la CNC pour l’application de l’article 64 de la Constitution. Il en est de même pour l’Ecidé et LAMUKA humiliés par Félix Tshilombo Tshisekedi qui refuse leur dialogue et leur demande de solliciter des audiences pour exposer leurs problèmes et besoins. Il est clair que l’application de l’article 64 de la Constitution reste aujourd’hui l’unique voie pour sauver la RDC et son peuple en danger de disparition. C’est ainsi que la CNC renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises pour se joindre à elle pour arrêter cette dictature terrible qui s’installe dans notre pays. Les arrestations violentes et filmées, les crimes à répétition dont les massacres de la Prison de Makala et les tueries des élèves montrent clairement les dangers que nous courons tous, si ce pouvoir terroriste et tribal continue à la tête de notre pays. Mettons-nous ensemble avec la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) pour libérer notre pays entre les mains des criminels, pilleurs, traîtres et tribalistes de l’UDPS et de l’Union sacrée démoniaque. Ainsi fait à Kinshasa, le 15 octobre 2024 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole
RDC: les ministres des Finances et du Développement rural interdits de quitter le territoire
En République démocratique du Congo, les ministres des Finances, Nicolas Kazadi, du Développement rural François Rubota, et son prédécesseur Guy Mikulu, ont été interdits de quitter le territoire congolais ce week-end. Une décision par le procureur près la Cour de cassation qui enquête sur le détournement de fonds publics et la corruption dans la passation et l’exécution d’un juteux marché de construction de forages d’eau dans le pays. Le procureur général craint que ces deux ministres en fonction et l’ex-ministre ne se soustraient aux poursuites judiciaires. Il affirme qu’ils sont accusés d’avoir détourné des fonds publics et devront répondre devant la justice. L’un d’eux, Nicolas Kazadi, actuel ministre des Finances, a été débarqué d’un vol samedi soir alors qu’il était attendu par la délégation du président Félix Tshisekedi à Berlin, et à Paris, selon plusieurs sources aéroportuaires. Son passeport diplomatique lui aurait même été confisqué… Lire la suite sur RFI
La question morale, la gangrène de la corruption et la moralisation de la vie politique et de la vie publique au Congo-Brazzaville
Une société humaine, quelle qu’elle soit, est toujours régie par des normes : normes juridiques, normes sociales, normes morales. Les pères fondateurs de la République rêvaient d’institutions fondées sur la vertu, et partant, d’une République immaculée, c’est-à-dire, irréprochable, fondée sur l’intégrité morale, l’obligation de désintéressement, le dévouement à l’intérêt général, l’honnêteté et le respect scrupuleux de la loi. Comme l’écrivait Fred KUPFERMAN dans un article publié en 1984 dans le n° 31 de la Revue Pouvoirs « LaRépublique s’est tracé un devoir moral. Elle exige des citoyens, vertu et engagement. Elle demande à ses magistrats d’être purs, à ses fonctionnaires d’être intègres, inaccessibles aux influences, incorruptibles. Elle engage tous ses serviteurs à exercer un sacerdoce ». On le voit, la République commande une gouvernance vertueuse. Dans une République, les acteurs politiques sont d’abord et avant tout, des militants d’une cause. Le désintéressement est leur principale qualité. Ils sont voués à l’intérêt général et au sacrifice. Ils sont guidés par l’éthique de la conviction ; leur conception de la politique repose sur un idéal moral. Ils entrent en politique pour servir l’intérêt général et non pas pour se servir et servir les intérêts de leurs familles, clans, ethnies ou régions d’appartenance. Les valeurs moralesfont les nations. Au Congo-Brazzaville, à contre-courant de cette tendance générale, beaucoup d’acteurs politiques manquent trop souvent de civisme et sont peu enclins au dévouement à l’intérêt collectif. Ils sont hantés par le goût du pouvoir pour le pouvoir. Ils ne pensent qu’à une chose : le pouvoir, les avantages et les privilèges du pouvoir. Ils n’ont qu’une seule idée en tête : se servir. Ils entrent en politique par souci alimentaire, pour faire carrière ets’enrichir à des fins personnelles. Uniquement préoccupés par la recherche du confort matériel et de l’argent facile, ils sont la proie de tentations auxquelles un très grand nombre d’entre eux cèdent facilement. Ils mangent à tous les râteliers et pratiquent la « politique du ventre ». On assiste à un effondrement de l’intérêt général. Là est la principale cause de l’explosion des comportements déviants dans notre pays. Il faut aussi signaler que denombreux Congolais à la conscience fragile, victimes de la conception vénale de la politique véhiculée par le pouvoir congolais, ont succombé à l’appel de l’argent facile et se laissent entraîner par les eaux nauséabondes de la corruption. En effet, aujourd’hui, le Congo-Brazzaville est plombé par plusieurs maux colossaux dont l’explosion exponentielle des comportements déviants, que par euphémisme, l’Etat/PCT et ses idéologues désignent sous le vocable « d’antivaleurs », ce, pour éviter de parler du cancer de la corruption qui gangrène la société congolaise globale et dont les principaux entrepreneurs et bénéficiaires sont les milieux politiques et économiques. La présente communication se propose, d’une part, de remettre à l’endroit ce que le pouvoir a délibérément mis à l’envers, et d’autre part, d’esquisser une définition de la corruption, décrypter ses effets pervers et suggérer quelques actions prioritaires à mettre en œuvre, pour limiter au maximum la corruption dans notre pays, car, il n’existe pas de degré zéro de la corruption. I- De la définition des concepts de morale et de corruption :1-1 : Du concept de moraleLe sens du concept de morale varie avec les auteurs et leur vision du monde. Cependant, par delà les nuances, la morale peut être définie comme étant, l’ensemble des règles de conduite, des relations sociales, qu’une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. C’est dire qu’il n’y a pas une morale, mais des morales. A chaque vision du monde, correspond une morale spécifique. En français facile, la morale est l’obligation de faire le bien et l’interdiction de faire le mal. Plus largement, la morale est l’ensemble des obligations qui édictent les bonnes conduites à tenir dans une société donnée, obligations ayant pour but, le bien des membres de cette société. La morale renvoie donc à l’ensemble des règles ou normes dont chaque membre d’une société ou d’un groupe humain doit avoir conscience et a le devoir de respecter, en vue du bon fonctionnement de la société à laquelle il appartient. 1-2 : La corruption : essai de définitionDans les lignes qui précèdent, nous avons indiqué qu’une société humaine est toujours régie par des règles juridiques, des règles sociales et des règles morales. Dans cette optique, la corruption peut être définie comme un écart, c’est-à-dire, une déviance par rapport aux règles qui gouvernent une société. Plus concrètement, la corruption désigne toute situation où des moyens illicites et occultes sont utilisés pour obtenir un résultat que les procédures légales ne garantissent pas. Un acte est considéré comme corrompu, s’il n’est pas conforme aux normes juridiques, sociales et morales en vigueur. En un mot, s’il enfreint la loi. 2 Les voies et moyens de la corruptionLa corruption se manifeste à travers plusieurs voies et moyens dont voici quelques-uns : La fraude fiscale, la fraude douanière, la fraude électorale ; – les détournements des deniers publics ; -l’appropriation personnelle des biens de l’Etat ; – l’enrichissement illicite ; -l’embauche privilégiée par un dirigeant de ses parents proches, des membres de son clan, de son ethnie, de sa région d’appartenance, de ses clients ; – l’utilisation politique ou personnelle d’employés publics ; – le détournement du matériel de l’Etat (véhicules, médicaments des hôpitaux, logements de fonction, terrains non-bâtis de l’Etat) ; – la perception des commissions occultes sur les marchés publics ; – les rétrocommissions versées aux intermédiaires dans les transactions financières ; – le placement des fonds publics dans des comptes privés ; – l’attribution d’adjudications faussées (marchés de gré à gré) ; – la prise illégale d’intérêts ; – le trafic d’influences ; – les factures majorées (surfacturations) ; – les fausses factures ; – les faux frais d’études ; – les faux en écriture publique ; – la falsification de documents ; – l’auto-attribution des marchés publics, d’indemnités et avantages divers dans l’exercice de ses fonctions ; – la distribution d’enveloppes ou de mallettes
Avec la corruption croissante, la plupart des Africains disent qu’ils risquent des représailles s’ils parlent, révèle le nouveau profil panafricain d’Afrobarometer

La majorité des Africains affirment que la corruption dans leur pays est en hausse, que leur gouvernement échoue dans ses efforts pour la combattre et que les citoyens ordinaires risquent des représailles s’ils signalent la corruption aux autorités, révèle le dernier profil panafricain. Publié en vue de la Journée Internationale de Lutte Contre la Corruption (9 décembre), le rapport d’Afrobarometer est basé sur des enquêtes représentatives au niveau national dans 39 pays africains. Les résultats montrent que parmi les institutions publiques clés, la police est la plus largement perçue comme corrompue Les résultats montrent que parmi les institutions publiques clés, la police est la plus largement perçue comme corrompue. Un nombre important de citoyens déclarent avoir dû payer des pots-de-vin pour obtenir l’aide de la police ou éviter des problèmes avec la police, ainsi que pour obtenir des documents et des services dans les établissements de santé et les écoles publics. Les évaluations des citoyens varient considérablement d’un pays à l’autre : Le Gabon, l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Libéria et l’Ouganda enregistrent certains des niveaux de corruption perçus les plus élevés dans les principales institutions publiques, tandis que les Seychelles, le Cap-Vert, la Tanzanie et Maurice affichent certains des niveaux les plus bas. Résultats clés
RDC/Prof Lohata Tambwe: Comment aller de l’avant dans un pays où la prédation est une pratique institutionnelle ?

TRIBUNE. « Sans un programme de socialisation des mœurs et de correction ou répression judiciaire contre la corruption ou les détournements, le Congo malheureusement se placera toujours en dernière position comme aujourd’hui », craint le Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René dans une tribune à Pagesafrik.com C’est grave, lorsqu’on pense que les ambitions de croissance inhérentes aux investissements équivalent au développement. Le ministre de l’industrie invité sur Top Congo ce matin (jeudi 28 août, dnr), expose son argumentaire avec optimisme, en vantant des projets de long terme comme le faisaient les mobutistes, les kabilistes ou récemment les partisans de Fatshi. Ça nous rappelle l’épopée d’Inga et la révolution de la modernité ainsi que le programme de 100 jours. On connaît ce que les pratiques perverses ont fait ou font comme facteurs du sous-développement en RDC. D’un côté, les éléphants blancs et de l’autre, le Bokangalozo ou encore les préfabriqués pour les militaires, continuent à faire reculer le pays vers la paupérisation pire que celle vécue au 19ème siècle. Le ministre ignore que le premier obstacle au développement est anthropologique. Comment aller de l’avant, dans un pays où la prédation est une pratique institutionnelle ? Sans un programme de socialisation des mœurs et de correction ou répression judiciaire contre la corruption ou les détournements, le Congo malheureusement se placera toujours en dernière position comme aujourd’hui. Même après cent ans, on n’avancera jamais malgré les investissements et le discours officiel. Tenez, I ‘I G F vient de sauver une dizaine de jeeps destinées aux jeux de Francophonie soustraites par les gestionnaires de cette activité !!! L’accord avec Primira relève de la même logique. Dans ces conditions, même si on donnait à la RDC le budgets chinois ou américain en termes des recettes, tant que l’homme congolais en général (et le gestionnaire de l’État en particulier), ne deviendra pas normal, le sous-développement continuera à progresser au rythme géométrique. Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René
Cinquième Forum de l’Alliance internationale anti-corruption : le Groupe de la Banque mondiale renforce ses partenariats mondiaux contre la corruption

Le Groupe de la Banque mondiale accueillera le cinquième Forum de l’Alliance internationale anti-corruption (ICHA) à Abidjan, en Côte d’Ivoire, du 14 au 16 juin 2023. Ce forum réunira plus de 300 experts de la lutte contre la corruption, décideurs politiques et représentants de la société civile de plus de 70 pays pour discuter des défis et des opportunités à saisir pour faire avancer la lutte contre la corruption dans le monde. Organisé pour la première fois en 2010, le forum ICHA reflète l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à combattre la corruption dans le développement. L’événement est une plateforme d’échange de connaissances et d’expertise de tous les coins du monde en vue de enforcer les efforts collectifs contre la corruption. Les participants, notamment des acteurs de première ligne tels que des procureurs, des enquêteurs et des responsables de l’application de la loi, ainsi que des fonctionnaires et des représentants du secteur privé et de la société civile, auront l’occasion d’échanger sur des questions cruciales liées à la corruption. « La corruption a non seulement un impact pernicieux sur les économies et les efforts de développement des pays, mais peut aussi avoir des conséquences particulièrement dévastatrices sur la vie des personnes les plus pauvres et les plus vulnérables de la société », a expliqué Mouhamadou Diagne, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’intégrité. « Le forum ICHA s’appuie sur les compétences, les forces et l’expertise de tous les pays pour soutenir une large coalition d’acteurs engagés dans un but commun contre la corruption. » Cette année, pour la première fois depuis sa création, le forum ICHA se tient dans un pays africain. Le Groupe de la Banque mondiale s’est associé au gouvernement de la Côte d’Ivoire et à son ministère de la Promotion de la Bonne gouvernance, du Renforcement des capacités et de la Lutte contre la corruption pour organiser conjointement l’événement à Abidjan. « Nous apprécions le soutien enthousiaste du gouvernement de la Côte d’Ivoire dans l’organisation conjointe du forum ICHA de cette année », a souligné Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « En organisant cet événement à Abidjan, la Banque mondiale affirme son engagement à soutenir les pays de la région dans le renforcement de leurs efforts de gouvernance et de lutte contre la corruption, qui est une priorité essentielle pour notre institution, afin d’optimiser les ressources et d’obtenir de meilleurs résultats en matière de développement. » Sous le thème Action collective à l’ère des crises, ce forum de trois jours abordera des sujets en constante évolution, tels que les flux financiers illicites, la propriété effective, la transparence financière et fiscale, ainsi que la gestion des risques dans les secteurs économiques critiques. Les participants auront également l’occasion de participer à des programmes spéciaux de mise en réseau, avec un accent particulier sur les femmes et les jeunes professionnels au sein de la communauté engagée dans la lutte contre la corruption.