Commémoration : le Congo célèbre ses 65 ans d’indépendance dans la paix et vers le développement

Commémoration : le Congo célèbre ses 65 ans d’indépendance dans la paix et vers le développement

La République du Congo, célèbre ce 15 août 2025, le 65ème anniversaire de son accession à l’indépendance. Un défilé civil et militaire a été organisé au boulevard Alfred Raoul de Brazzaville, sous haut patronage du président de la République, Denis Sassou N’Guesso et madame. Aujourd’hui, sous la très haute autorité de Denis Sassou N’Guesso, président de la République, Chef suprême des armées, les Congolais honorent un repère cardinal de l’histoire de leur nation dans sa lutte pour le triomphe des libertés. Les célébrations y afférentes se déroulent sous le thème « Mobiliser dans la paix, ensemble poursuivant la marche vers le développement ». Ce sujet souligne que la nation ne se résume pas à un patrimoine transmis, mais qu’elle représente également un chantier où chaque citoyen joue le rôle d’un architecte, contribuant à bâtir son avenir. A ce jour, notre terre, la terre congolaise, résonne des pas de l’histoire. Les vents qui passent sur notre terroir portent encore les échos des champs de liberté entonnés, il y a de cela 65 ans. Des forêts jusqu’à la savane et des savanes jusqu’à la mer. Les citoyens congolais, venus des quatre coins du pays, se sont rassemblés au boulevard Alfred Raoul de Brazzaville pour participer à cette importante fête nationale. Leur défilé symbolise leur engagement, rythmé par les pas cadencés de notre vaillante force publique sur ce trottoir chargé de souvenirs, accompagnés des chants interprétés par les forces vives de la nation. Le défilé civil et militaire a été le point d’ordre de la présente cérémonie commémorative marquant le 65ème anniversaire de l’indépendance où la participation des toutes les institutions, les ministères, des administrations publiques, des collectivités décentralisées et concentrées, des entreprises privées, des partis politiques, la société civile, ONG, les confessions religieuses, notamment l’église communément appelée « Kimbanguiste » à travers aussi bien, les fidèles en défilant et par la fanfare dans l’animation du défilé civil, l’église Lassyste, l’Eglise Evangélique du Congo, l’église catholique, sans oublier les communautés étrangères et et autres. La spécificité de cet événement a été illustrée par la vigueur de la collaboration militaire entre le Congo et les États-Unis d’Amérique, illustrée notamment par la présence du détachement de l’Orchestre des Forces aériennes américaines en Europe et en Afrique. A noter que dans un esprit d’un seul peuple, d’une seule âme, d’un seul cœur ardent et fier, les congolais reconnaissent les efforts consentis par les hommes et les femmes qui s’étaient levés pour que nous soyons libres aujourd’hui. Il y a 65 ans en effet, sur cette terre bénie, nos pères et nos mères avaient brisé les chaînes. Ils avaient affronté la tempête, les mains nues, mais le cœur armé d’une foi et d’une espérance en l’avenir. Peu avant le début du défilé, le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a procédé à la décoration dans plusieurs ordres nationaux à un échantillon de compatriotes. Ces derniers se sont distingués par leur engagement, leur travail exemplaire et leur attachement aux valeurs fondamentales qui incarnent la noblesse de notre citoyenneté commune. Souvenons-nous que de nombreux Brazzavillois, ainsi que d’autres, ont été présents pour vivre de leurs propres yeux ce défilé qui a honoré la célébration du 65e anniversaire de l’indépendance du Congo. Le défilé civil et militaire a commencé à 11h08 et s’est terminé à 13h45. Wilfrid Lawilla D.

Congo-Commémoration : Le premier café littéraire de l’Aet consacré aux œuvres du général Eta-Onka

Congo-Commémoration : Le premier café littéraire de l’Aet consacré aux œuvres du général Eta-Onka

Le premier café littéraire de l’association des Anciens enfants de troupe (Aet) a été consacré le 15 juillet dernier à Brazzaville, aux œuvres du défunt, général de brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, un Aet décédé le 25 décembre 2024. Ce premier café littéraire de l’Aet, organisé à l’occasion de la célébration de la 16e journée nationale des Anciens enfants de troupe, a été animé par l’Aet Serge Eugène Ghoma Boubanga de la promotion « Gérard Neddy Ndounga » (1978-1985), secrétaire général adjoint de ladite association et poète. Paneliste du sous thème «  Poétique et enracinement chez Claude Emmanuel Eta-Onka », M. Ghoma Boubanga, a, dans son exposé, précisé que parmi les 11 ouvrages du général Etat-Onka, cinq sont des recueils de poèmes, dont le premier a été publié en 1991. Selon lui, la passion du général pour la poésie, a débuté en 1973, lorsqu’il a remporté le prix de la poésie lors du 10e anniversaire de la révolution au Congo. Lyrique et conservateur, Eta-Onka a puisé son inspiration dans sa vie de famille militaire et sportive, a-t-il poursuivi. Pour Ghoma Boubanga, la place qu’occupe Claude Emmanuel Eta Onka dans le sciage de la littérature congolaise, son œuvre littéraire en général et sa poésie en particulier sont des véritables creusets nationalistes et traditionalistes tout à la fois. Par ailleurs, il a déclaré que l’absence, aujourd’hui des œuvres du général, sur le marché du livre, pose un problème énorme qui appelle à un investissement en tant qu’Aet pour que ses œuvres qui ont été éditées par des maisons d’éditions locales et qui, aujourd’hui ont disparu puissent demeurer à la postérité. Dans son exposé le paneliste a estimé que l’hommage littéraire qui est rendu M. Eta-Onka  peut dans une certaine mesure et à la faveur du lancement de l’année jubilaire de L’Ecole préparatoire général Leclerc (Epgl) être la rompe du lancement du republication de ses livres, afin que les jeunes générations des Aet puissent également avoir le privilège ou la joie de parcourir ses ouvrages. Pour sa part, le premier paneliste, l’Aet Jessy Loemba, de la promotion « Pierre Dalligo Bidounga » (1990-1997), nouvelliste et essayiste, président du Forum des gens de lettres, a développé le sous thème « Eta-Onka, par-delà le poète » Dans son exposé, ce dernier s’est appesanti sur le recueil de nouvelle tandaliennes pour peindre l’auteur sous l’angle du nouvelliste. Les tandaliennes, un vocable tiré de la langue Vili, bien loin du Kukuya, langue d’origine de l’auteur.  C’est la preuve de son ouverture d’esprit a dit M. Loemba. Le conseiller à la culture du Président de la République, Pr Kadima Nzouzi, a émis une idée, celle d’imaginer à la suite de ce premier café littéraire, faire l’inventaire des écrivains militaires ou organiser un colloque sur l’écriture et l’armée afin de donner une autre perception des militaires que celle que les gens ont et pour voir s’il y a une particularité de l’écriture militaire ou pas. ACI/Blanchard Boté

Commémoration du 26 Mars 1991 : Le Général d’Armée Assimi GOÏTA rend hommage aux Martyrs de la démocratie

Commémoration du 26 Mars 1991 : Le Général d’Armée Assimi GOÏTA rend hommage aux Martyrs de la démocratie

Le Président malien, Assimi GOÏTA, a procédé ce mercredi 26 mars 2025 à un dépôt de gerbe de fleurs au monument des Martyrs lors d’une cérémonie solennelle marquant la commémoration de la Journée des Martyrs. « L’événement a enregistré la présence du Président du Conseil National de Transition, le Général de Corps d’Armée Malick DIAW, du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, ainsi que des présidents d’institutions et des membres du Gouvernement », a annoncé la Présidence dans un communiqué. Le dépôt de la gerbe de fleurs symbolise « le respect et la reconnaissance de la nation malienne envers les martyrs de la démocratie », a souligné la même source indiquant que le chef d’Etat malien a rappelé dans son allocution prononcée à cette occasion que « cette journée marque le 34e anniversaire des événements tragiques de mars 1991 et souligné l’importance de la mémoire collective et du devoir de réflexion sur les enjeux actuels du Mali. « Cette journée marque l’aboutissement de la lutte héroïque menée par le peuple malien pour instaurer le changement. Si le souvenir des événements tragiques demeure dans la conscience collective, il en va de même pour l’aspiration du peuple à vivre dans un pays pacifié, réconcilié et stable », a-t-il poursuivi mettant par la même occasion en avant les actions entreprises par les autorités de la Transition pour répondre aux aspirations profondes de la population dont les Assises Nationales de la Refondation et le Dialogue inter-malien. Dans son allocution, le Président de la Tasition a rappelé en outre le « choix noble » fait par le Mali «de s’assumer sur la voie de la souveraineté », affirmant que la réalisation de cette aspiration demande patience, engagement et sacrifice. Martin Kam Avec CP

Judith Suminwa : « Les crimes internationaux commis en RDC ne resteront pas impunis »

Judith Suminwa : « Les crimes internationaux commis en RDC ne resteront pas impunis »

COMMEMORATION. « Les crimes internationaux commis en RDC ne resteront pas impunis. Des mécanismes de répression sont envisagés aussi bien sur le plan national qu’international », a déclaré ce vendredi 2 août la Première ministre Judith Suminwa, à l’occasion de la célébration du 2e anniversaire du GENOCOST à Kisangani.  Pour Judith SUMINWA, la réparation seule ne suffit pas. Elle doit s’appuyer notamment sur la justice, la vérité et les garanties de non-répétition. C’est dans ce cadre qu’elle sollicite l’appui de ses partenaires en vue de la création d’un tribunal pénal international pour la RDC. « Toujours dans le souci de voir ces crimes internationaux réprimés, le Gouvernement poursuit le plaidoyer visant la création d’un tribunal pénal international pour la RDC. L’exécutif congolais appelle nos partenaires internationaux à soutenir cette initiative. Dans le cadre de garantie de non-répétition, il est important que nos institutions, à savoir, le Parlement et le Gouvernement, travaillent ensemble pour prendre les textes législatifs ou réglementaires, visant à écarter les auteurs desdits crimes de l’accès à des charges publiques », a annoncé Judith Suminwa. Selon la cheffe de l’exécutif, le Président de la République attend assumer son engagement pris personnellement devant les victimes, précisant « qu’il n’y aura aucune tolérance en cas de fraude ou de compromission des animateurs, des organismes qu’il vient de désigner dans la gestion des fonds destinés aux victimes ». Des massacres documentés Elle a rappelé que cette deuxième commémoration se tient pendant que la RDC fait face, particulièrement au Nord-Kivu, à une agression de l’armée Rwandaise et ses supplétifs terroristes du M23. « Des massacres sont enregistrés et documentés sur les populations civiles sans défenses notamment à Kishishe, à Mugunga et dans plusieurs autres localités, et qui constituent des graves violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme à travers les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre », a fait remarquer la Première ministre. Ne pas abandonner À la fin de la cérémonie, Judith Suminwa a visité le village expo du GENOCOST et a laissé un message d’espoir : « Nous ne sommes pas des pleurnichards. Il s’agit d’un devoir de mémoire. Nous n’abandonnerons pas. Nous allons continuer à lutter pour la paix pour que notre population puisse à jamais profiter de nos richesses. Et pour cela, soyons tous solidaires. Vive la RDC », a-t-elle écrit.

Mali/Fête de l’Armée nationale : le Chef Suprême des Armées a présidé la cérémonie de Commémoration

Mali/Fête de l’Armée nationale : le Chef Suprême des Armées a présidé la cérémonie de Commémoration

Le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a présidé la cérémonie de commémoration du 62e anniversaire de la création de l’Armée nationale, ce vendredi 20 janvier 2023, à la Place d’armes du 3ème Régiment du Génie militaire de Bamako. Cette cérémonie a enregistré la présence du Premier ministre, des membres du Gouvernement, des Chefs d’Etat-Major ainsi que des Directeurs de services des Armées. Aussi,un faut-il noter la présence à cette cérémonie commémorative, des diplomates accrédités auprès de la République du Mali. À son arrivée, le Chef Suprême des Armées a procédé d’abord à un dépôt de gerbe de fleurs sur le monument du soldat inconnu pour ensuite honorer la traditionnelle exécution de l’hymne national. Enfin, avant de s’installer sous la tribune officielle, le Président de la Transition a effectué la revue des troupes. Ce 62e anniversaire a été un moment clé pour le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Colonel Sadio CAMARA, de rappeler la bravoure et le dévouement des forces armées de défense et de sécurité. Aussi, a-t-il souligné dans son allocution tous les efforts consentis par les autorités maliennes, depuis le début de la Transition, pour améliorer significativement les conditions de vie et de travail de l’armée malienne, qui a réceptionné de nombreux équipements de combats et de transports. Selon les précisions du ministre CAMARA, la capacité opérationnelle des unités des forces de défense a atteint un niveau admirable. Cette cérémonie a été le lieu pour le ministre CAMARA de rassurer les familles des militaires tombés sur le champ d’honneur que le sacrifice de ces hommes ne sera pas pas oublié par la Nation reconnaissante. En vue de prouver davantage cette reconnaissance de la Nation envers les militaires qui ont accepté de se sacrifier pour la survie de la patrie, le Colonel Sadio CAMARA a salué leur mérite à travers la décoration de certains militaires ayant fait des actes de bravoure et de dévouement. Au cours de cette cérémonie, la médaille de Mérite National avec Effigie abeille a été décernée, à titre posthume, à certains militaires tombés en défendant la patrie. La médaille de la Croix de la valeur militaire, la médaille du Mérite Militaire, la médaille de Sauvetage et la médaille des Blessés ont également été remises au cours de cette journée de fête de l’Armée. Outre ces remises de décorations, le Président de la Transition a remis un chèque géant d’une valeur de plus de six milliards de FCFA au ministre de la Défense et des Anciens combattants qui l’a, à son tour, remis au Chef du Service Social des Armées. Des chèques individuels ont également été remis aux ayants droit des militaires tombés sur le champ d’honneur. Cette cérémonie a pris fin par un défilé militaire. Dans une interview accordée à la presse, à la fin de cette cérémonie de commémoration du 62e anniversaire de la création de l’Armée nationale, le Président GOÏTA a rendu un hommage mérité au Président Modibo KEITA, sous le leadership duquel l’Armée malienne a vu le jour. Il a rappelé dans son intervention qu’« aujourd’hui, le souci principal du peuple malien est la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ». Tout en souhaitant une bonne fête à toutes les Maliennes et à tous les Maliens, de l’intérieur comme de l’extérieur, le Chef de l’État a adressé des remerciements à ce peuple pour tous les sacrifices consentis et la résilience dont il a fait preuve. « Ce sont ces sacrifices qui ont permis d’acheter tous ces matériels », a-t-il précisé avant de saluer aussi « l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité sur les théâtres d’opérations depuis une dizaine d’années ». Il a également souhaité une bonne fête à tous les partenaires du pays. « Leur présence parmi nous témoigne que le Mali n’est pas isolé et qu’il ne sera pas isolé », a-t-il indiqué avant de préciser que « le peuple malien a opté pour une nouvelle orientation de sa coopération, basée sur l’efficacité, la sincérité. Une coopération dont les résultats tangibles seront appréciés par nos populations qui sont les premières bénéficiaires ». Il a rassuré que le Mali est ouvert à tous les partenaires pourvu que les trois principes qui guident désormais l’action publique en République Mali, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali ; le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du Peuple malien dans les décisions prises, soient respectés. Ce fut l’occasion pour le Chef suprême des Armées de s’incliner sur la mémoire de tous ces braves soldats tombés sur les théâtres d’opérations pour la défense de la patrie.

Commémoration du meurtre du Président togolais Olympio: la France « voulait sans doute sa mort »

Commémoration du meurtre du Président togolais Olympio: la France « voulait sans doute sa mort »

Le 13 janvier 1963, le premier Président togolais, Sylvanus Olympio, a été assassiné. Interrogés par Sputnik, des analystes africains reviennent sur les éventuels profiteurs du meurtre du dirigeant qui cherchait à débarrasser son pays de l’influence française. Des Américains ou des Français pourraient être derrière le meurtre du premier Président togolais, en raison de ses idées d’indépendance totale des peuples africains, ont estimé des spécialistes togolais et béninois dans une interview accordée à Sputnik. C’est à l’occasion de la commémoration du meurtre de Sylvanus Olympio, il y a 60 ans, jour pour jour, que l’on revient sur les circonstances de la tragédie, ainsi que sur ses potentiels bénéficiaires. Lutte pour l’indépendance totale Le chef de l’État togolais voyait son pays, devenu indépendant en 1960, comme « l’union de toutes les ethnies », a déclaré Ablawa Adjetey, analyste politique togolaise. « Il voulait aussi que toutes les ethnies s’entendent, se mettent d’accord pour désobéir et se soustraire à la condescendance et à la fausse indépendance que propose la France. Sylvanus Olympio allait réussir ainsi un modèle de démocratie sociale. Qui allait rabattre toutes les cartes, y compris en Occident », a-t-elle précisé. En plus de cela, le dirigeant togolais « œuvrait pour mettre en place des projets panafricains », prônant « une vraie émancipation des peuples africains », a souligné Bidossessi Katakenon, président de l’association « Planète des jeunes panafricanistes Bénin » (PjP). Potentiels commanditaires Ancienne puissance coloniale, la France, était ainsi intéressée à l’élimination d’un tel homme politique, poursuit-il. Elle « voulait sans doute sa mort politique et voir même sa mort physique à cause des idées qu’il défendait à savoir un partenariat gagnant-gagnant », a indiqué M. Katakenon. D’après lui, M.Olympio « a été éliminé pour préserver les intérêts de la France au Togo puisque, après son assassinat un Président pro-français a pris le pouvoir et a mis fin [à ses] projets souverainistes. Pour Ablawa Adjetey, la piste américaine est évidente. Selon elle, c’est le même commanditaire qui est responsable des divers meurtres dont celui du Président américain John Kennedy et du premier chef du gouvernement de la RDC, Patrice Lumumba: « C’est le même chacal de la CIA, du FBI qui ont éliminé donc Sylvanus Olympio. Il n’y a pas de débat là-dessus ». Pour rappel, il a été d’abord attaqué dans la soirée du 12 janvier 1963 devant son domicile par un commando de six hommes. Malheureusement, il n’a pas survécu à la seconde attaque survenue le lendemain matin devant l’ambassade des États-Unis à Lomé où il s’était réfugié. De son côté, l’analyste togolaise suggère également qu’il « a été conduit à l’ambassade de France par une délégation américaine parce que l’ambassadeur des États-Unis, après avoir parlé à l’ambassadeur de France, a trouvé un accord et a demandé qu’on amène Sylvanus Olympio pour négociation ». Enfin, « avant même que les discussions n’aient commencé, sa mort, était déjà annoncée dans les médias français », a-t-elle pointé. Documents cachés Certains historiens togolais estiment que des documents majeurs relatifs à l’assassinat sont absents des archives, volontairement dissimulés par la France. Y figurent par exemple, le rapport de l’autopsie de feu M.Olympio qui « n’a jamais été retrouvé dans les archives », a noté M. Katakenon. Selon lui, la France a promis de mener une enquête « dans le seul but de cacher les archives afin que personne ne découvre à jamais que l’assassin n’est rien d’autre que l’enquêteur ». Retrouvez cet article sur Sputniknews

Burkina Faso/Commémoration du soulèvement populaire de janvier 1966: le message du chef de l’État

« Aujourd’hui 3 janvier, notre pays se souvient du soulèvement de notre peuple en 1966 contre toute forme de diktat et pour la liberté. En ce jour anniversaire de cet évènement mémorable, je rends un vibrant hommage à tous nos devanciers qui par leur combat, leur engagement et leur esprit de sacrifice, ont forgé dans la mémoire collective des Burkinabè les valeurs d’intégrité, de patriotisme, de cohésion sociale et de notre légendaire vivre-ensemble. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous armer de ces valeurs fortes et intrinsèques pour ensemble nous unir face au péril terroriste qui menace les fondements de notre Nation. Je reste convaincu qu’ensemble et soudés, nous triompherons pour la paix et le développement de notre chère patrie. Ensemble, tout est possible ! »

Congo. La commémoration improbable

Congo. La commémoration improbable

OPINION. C’est férié au Congo aujourd’hui. Tous les 10 juin on y commémore en effet la fin de la conférence nationale souveraine et ses acquis: la démocratie, la justice, la tolérance, le pluralisme politique, le vivre ensemble harmonieux, l’état de droit, la méritocratie… bref tout le contraire de ce qui caractérise aujourd’hui ce pays, a sa fête. Sa démocratie parmi les plus fausses que le continent n’a engendré, sa justice sélective menace et retient derrière les barreaux tout opposants sincères tandis que les abus de biens sociaux sont ignorés d’elle, le pluralisme politique est complètement inexistant avec un parti unique de fait qui comme chacun sait ne peut pas gagner une élection honnête au Congo, l’apartheid tribaliste écrase la société, la liberté de parole est un suicide et l’accès aux prébendes de l’Etat ne s’obtient qu’au prix de l’encensement du régime. C’est tellement gênant pour les autorités que les médias d’Etat s’abstiennent de rappeler les circonstances de cette date. Il faudrait alors dire que sous le règne de celui qui est toujours au pouvoir, la liberté de parole fut accordée durant 3 mois et on lui reprocha sa mauvaise gestion, son tribalisme, son népotisme, son intolérance à la contradiction, sa tendance à l’enrichissement personnel, la paupérisation de société etc. Alors on fête sans dire dire pourquoi. Cela participe au vernis de démocratie dont se prévalent les slogans officiels. Mais, difficile d’être honnête sans souligner que ce n’est pas lui, Denis Sassou Nguesso qui au lendemain de ces grandes promesses en a empêché seul le triomphe. Ce partage des responsabilités explique en soi les difficultés à sortir de ce piège, tant les intérêts de clans qui subsistent, priment sur la cohésion nationale. La déclaration de Bruno Itoua affirmant que le PCT restera au pouvoir tant qu’il y aura à faire ne vient que confirmer ce que chacun sait: ce n’est pas une élection qui changera quoi que ce soit dans ce pays. Bonne fête à ceux qui célèbrent l’échec de la conférence nationale. Par Hervé Mahicka