La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) condamne fermement toute déclaration banalisant l’occupation, la balkanisation et le génocide congolais de nature à démobiliser nos combattants et forcées armées en RDC

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) condamne fermement toute déclaration banalisant l’occupation, la balkanisation et le génocide congolais de nature à démobiliser nos combattants et forcées armées en RDC

ACTUALITE. « La déclaration de la Première Dame de la République Démocratique du Congo de mercredi 14 février est inappropriée et dangereuse » La  Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est un mouvement républicain engagé dans la défense des intérêts du peuple congolais et de la République Démocratique du Congo. Elle n’est pas du tout dans des considérations des personnes. Mais quand une personnalité risque de créer la confusion, la démobilisation et l’esprit d’échec et de défaite dans  la guerre qui nous est imposée injustement pour notre pays, notre mère le « Kongo », la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est obligée d’intervenir. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) condamne tout propos ou toute déclaration d’une personnalité quelconque qui banalise ou légitime l’occupation, la balkanisation et le génocide congolais. Une telle déclaration est de nature à démobiliser, à décourager nos combattants, résistants et forces armées qui croient à notre combat de libération. En effet, lors de la prière de la paix organisée le mercredi 14 février 2024 pour le Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo, la Première Dame de la République Démocratique du Congo, Madame Denise NyakeruTshisekedi, a banalisé l’occupation en disant que même si les ennemis parvenaient à occuper l’Est de notre pays, ce sont nos enfants, nos petits-fils et nos arrières petits-fils qui viendront le réclamer. Ces propos sont graves, car ils supposent qu’aujourd’hui nous menons un combat ou une guerre d’office perdue, et que ce sont nos générations futures qui viendront réclamer et combattre pour récupérernotre territoire. Nous devons donc prier et croiser les bras en laissant la responsabilité du combat de libération aux générations futures. C’est un message négatif adressé à nos forces armées en insinuant tacitement d’avance leur défaite. Est-ce une déclaration consciente ou inconsciente. Dans ce moment de terrible crise de génocide congolais et d’occupation très cruelle, toute déclaration d’une personnalité doit être analysée de manière approfondie et stratégique. Rien que cette semaine, plus de 135.000 hommes, femmes et enfants viennent d’être déplacés de force dans une situation de catastrophe absolue. C’est à nous aujourd’hui de libérer le Congo pour léguer un pays beau, pacifique et prospère aux générations futures et non l’inverse. La République Démocratique du Congo (RDC) n’a pas besoin des Eglises et des prières des lâches, des hypocrites, des traîtres, des méchants, des faibles et des incrédules. Elle n’a pas besoin des « églisettes » qui démobilisent le peuple congolais dans son combat sacré de libération. La République Démocratique du Congo a besoin des David déterminés à défier et à vaincre les Goliath qui volent, tuent et pillent le peuple congolais et la RDC. Plus que jamais, l’année 2024 doit marquer la cassure entre une classe politique amorale, délinquante et totalement corrompue et l’émergence d’un Congo nouveau avec la CNC. Ainsi fait à Mbandaka, le 17 février 2024 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole

RDC/France. Fally Ipupa, Emmanuel Macron et les absurdités des «combattants»

RDC/France. Fally Ipupa, Emmanuel Macron et les absurdités des «combattants»

TRIBUNE. Mes deux derniers billets sur le concert de Fally Ipupa à Paris La Défense Arena ont suscité de nombreuses réactions et interrogations. Des compatriotes m’ont écrit et même appelé pour me faire comprendre que ma position « fragilisait le combat ». Ne sachant pas vraiment de quel combat il s’agit et ne pouvant pas répondre à chacune des questions et observations formulées, je vais me limiter à corriger certaines affirmations gratuites que j’ai pu lire et entendre ici et là. Je vais également tordre le cou à certaines absurdités que propagent les «combattants» sans une once d’intelligence et de jugeote. Comme je l’ai déjà souligné, Fally Ipupa a, de mon point de vue, gagné son pari face au mouvement des « combattants », qui avaient promis de perturber son concert. C’est une évidence, n’en déplaise à celles et ceux qui refusent de voir la réalité en face. Depuis samedi, on entend dire ici et là que sans le soutien du président français Emmanuel Macron, Fally n’aurait pas donné son concert. Certains ont attribué la débandade des «combattants» à l’important déploiement des forces de l’ordre aux abords de la salle de spectacle Paris La Défense Arena. D’autres sont allés plus loin en expliquant que le concert de Fally Ipupa avait une dimension politique importante, liant l’évènement aux enjeux géopolitiques dans la région des Grands Lacs. Qu’en est-il dans les faits ? S’agissant du prétendu soutien qu’aurait apporté Emmanuel Macron au concert de Fally Ipupa, aucun élément objectif ne permet de soutenir une telle assertion. Se baser sur la rencontre entre Macron et Fally à Kinshasa pour affirmer cela est un raccourci hasardeux. Ce que le président français a fait lors de son passage à Kinshasa, c’est de servir d’une figure populaire africaine pour mieux se vendre auprès des opinions publiques congolaise et africaine. C’est une simple opération de relation publique à laquelle l’on a assisté. La preuve en est que l’équipe de M. Macron avait également sollicité l’artiste Maître Gims, qui avait décliné l’invitation. En fait, c’est Fally qui n’avait pas compris que sa présence auprès de Macron (qui ne le connaissait peut-être pas avant son déplacement en RD Congo) s’inscrivait dans le cadre d’une opération de relation publique qui ne dit pas son nom. La plupart des États puissants disposent, pour leur puissance et leur diplomatie, d’un arsenal varié de moyens qui permettent de contraindre, d’inciter ou de…SÉDUIRE. C’est ce qu’on appelle la «diplomatie d’influence». La musique, le sport, le cinéma (des éléments du soft power) sont au cœur de cette stratégie diplomatique. La récupération des personnalités populaires [à des fins politiques] est un élément essentiel de celle-ci. Aussi vieille que la prostitution, elle a été mise en œuvre dans plusieurs coins du globe. Pendant la Guerre froide par exemple, les États-Unis (via le département d’État) ont sollicité de grands noms du jazz pour vendre l’«American way of life » au reste au monde dans le cadre de leur propagande contre l’Union soviétique. Emmanuel Macron n’a donc rien inventé. Penser qu’il est l’ami de Fally ou qu’il serait intervenu pour soutenir le concert de celui-ci, comme l’affirment certains, est tout juste stupide. Le pire dans cette histoire, c’est qu’on débite des absurdités sans se poser la question de savoir ce que gagne l’Hexagone dans cette affaire de concert. Quel dividende le concert d’un Fally Ipupa, qui rassemble davantage de jeunes gens originaires de toute l’Afrique, peut-il rapporter à un pays comme la France sur le plan diplomatique et stratégique ? Quel rapport y a-t-il entre ce concert et les enjeux géopolitiques auxquels le Congo est confronté ? C’est en lisant certains compatriotes que l’on prend la mesure du niveau d’ignorance et d’imbécillité qui règne dans une partie de la diaspora congolaise. S’agissant de la question sécuritaire, je vais répéter ce que j’ai dit à une compatriote dans mon précédent post. Tout État sérieux se soucie d’assurer la sécurité des biens et des personnes contre toutes les formes de danger. Ayant en mémoire les évènements de 2020 lors du concert de Fally Ipupa à Bercy, les autorités françaises ont pris leurs responsabilités pour éviter tout dérapage aux abords de Paris La Défense Arena. C’est une question de bon sens qui ne mérite même pas de débats inutiles. Tenez. Durant l’Acte 3 du mouvement des « Gilets jaunes » en décembre 2018, l’État français avait mobilisé 65 000 membres des forces de l’ordre pour faire face aux manifestants. C’est dire. Les « combattants » affirment avoir été surpris par l’imposant déploiement policier aux abords de Paris La Défense Arena. Mais à quoi s’attendaient-ils, eux qui déclaraient sur les réseaux sociaux qu’ils allaient faire du grabuge ? Dans quel pays sérieux les autorités toléreraient-elles que des troubles surviennent dans une agglomération aussi importante que le quartier des affaires ? La « Défense » est le deuxième quartier d’affaires le plus attractif en Europe, après la Cité de Londres, et le 4e dans le monde. Les « combattants » avaient-ils besoin d’un dessin pour comprendre que les autorités françaises n’allaient tolérer aucune manifestation violente dans le périmètre ? On a parfois l’impression d’avoir affaire à des gens dépourvus de raison et de jugement, pour ne pas dire des imbéciles heureux. Certains se sont sûrement crus en RDC où règne la loi du désordre et du chaos partout et à tous les niveaux. Bref. Si Fally Ipupa a réussi son pari face aux combattants, c’est parce qu’il s’est préparé en conséquence… après les évènements de 2020. Tout porte à croire qu’il avait une bonne équipe, alors qu’en face, on avait des individus énervés dépourvus de raison et d’intelligence pour relever le défi auquel ils étaient confrontés. C’est aussi simple que ça, et de toute façon nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude… Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

RDC/France. Pourquoi Fally Ipupa a gagné face aux « combattants » ?

RDC/France. Pourquoi Fally Ipupa a gagné face aux « combattants » ?

PARLONS-EN. L’artiste congolais Fally Ipupa a triomphé ce samedi 25 novembre sur la scène de Paris La Défense Arena. Le verdict des fans, de la presse et des observateurs intéressés est sans appel. Du côté du mouvement des « combattants », qui avaient promis de perturber l’évènement, l’heure est à la débandade doublée d’affliction. Ils n’ont même pas eu le temps de se mouvoir et d’agir aux abords de la mythique salle de spectacle parisienne, comme ce fut le cas en 2020 lors du concert du même Fally Ipupa à Bercy. Le déploiement des forces de l’ordre était tel que les « combattants » ont préféré se fondre dans la masse, ruminant avec l’énergie du désespoir leur colère. Sans crainte d’être contredit, on peut affirmer que Fally Ipupa a remporté le bras de fer qui l’opposait à ces compatriotes énervés. Comment comprendre ce revers des « combattants », qui avaient pourtant réussi à faire parler d’eux lors du concert de Fally Ipupa à Bercy, en 2020 ? La réponse se résume en ces quelques mots : absence de stratégie, pour ne pas dire de sérieux et d’intelligence. Il y a un livre de stratégie que j’aime bien et qui s’intitule « L’Art de la guerre », l’intemporelle œuvre d’esprit du général et stratège militaire chinois Sun Tzu. Écrit au Ve siècle avant Jésus-Christ, il est considéré comme le premier livre de stratégie au monde. Bien qu’il soit très vieux, toutes les idées développées dans cet ouvrage restent d’actualité. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce classique de la littérature asiatique est devenu un MUST en matière de stratégie chez les militaires et les chefs d’entreprises. Dans son livre, Sun Tzu énumère cinq éléments pour remporter une bataille : la doctrine, le temps, l’espace, le commandement et la discipline. En d’autres termes, il faut être guidé par une philosophie, savoir agir au bon moment et au bon endroit, être un bon leader et maîtriser sa stratégie. Quand on analyse la manière dont les « combattants » se sont comportés ces dernières années, on voit bien qu’ils ont manqué de tact et de stratégie. Ils ont fait prévaloir l’émotion et la déraison au détriment de la raison. Ils ont pensé qu’il suffisait de vociférer contre Fally pour remporter la bataille. En fait, à la différence de ce que l’on a pu observer au début du mouvement en 2010, les « combattants » d’aujourd’hui ne sont guidés par aucune philosophie. Le boycottage des artistes ne repose sur rien; il s’apparente davantage à une opération de gesticulation inutile qu’à autre chose. Le leadership est tout aussi déphasé que la philosophie et la stratégie qui auraient dû guider les actions du mouvement, dont le sérieux et la discipline de la plupart des membres se passent de tout commentaire. Par conséquent, pas grand monde dans la diaspora congolaise ne se sent concerné par les gesticulations des « combattants ». Sun Tzu nous enseigne que le plus important dans une guerre n’est pas d’enchaîner les victoires, mais plutôt de vaincre l’ennemi sans combattre. Les « combattants » auraient pu atteindre leur objectif sans nécessairement aller à l’affrontement avec Fally. Pour cela, il aurait suffi d’en faire un allié, de lui proposer de donner une tribune aux « combattants » pour s’exprimer sur leur combat et sur la situation en RD Congo. L’impact aurait été immédiat et les « combattants » se seraient tirés à bon compte. Mieux, on aurait parlé d’eux (positivement) en dehors de la «frontière» diasporique congolaise. Hélas ! La bataille a été perdue, et au risque de me répéter, l’heure de l’introspection a sonné pour le mouvement des « combattants ». Faute de quoi il disparaitra des radars et des esprits sans laisser de trace… Par Patrick Mbeko

RDC. Fally Ipupa et les « combattants » de la déraison

RDC. Fally Ipupa et les « combattants » de la déraison

TRIBUNE. L’artiste Fally Ipupa s’apprête à livrer un concert à Paris La Défense Arena, ce samedi 25 novembre 2023. Et comme on le sait, les « combattants » promettent de perturber l’évènement. Au risque de me répéter et sans être pour ou contre le retour des concerts des artistes congolais en Europe, je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur l’objectif poursuivi par les « combattants » aujourd’hui. Au tout début du mouvement, en 2010, leurs revendications me paraissaient fondées. Mais aujourd’hui, elles me paraissent de plus en plus floues. Balingi nini ? Concert ebeta te. D’accord ! Et après ? Concert ebeta te. En 2020, j’ai exhorté les « combattants » à adopter une approche intelligente pour faire avancer leur cause. Je leur ai suggéré d’ouvrir un canal de discussion avec certains artistes du pays, qui ne se sont pas compromis. Une discussion franche entre les deux groupes est nécessaire, et les « combattants » auraient pu faire de certains artistes des alliés dans le combat qu’ils mènent. Hélas ! On préfère la gesticulation à la raison. Portant la bêtise à un comble rarement atteint, on réduit les grands enjeux et maux auxquels la RDC est confrontée à une affaire de concert ! Ce n’est juste pas sérieux… Les « combattants » ont reproché aux artistes congolais de glorifier les autorités du pays dans leurs chansons. Certains d’entre eux, dont Fally Ipupa, ont compris le message. Fally n’a jamais chanté pour un régime ou un président congolais en fonction; il s’est investi dans plusieurs causes sociales, reversant une partie des bénéfices de son concert de Bercy (2020) à la Fondation Denis Mukwege. Sur France 24, il a même prôné le dialogue avec les « combattants ». On pourrait affirmer qu’il est l’un des rares artistes congolais à avoir respecté à la lettre l’injonction du mouvement « combattants ». Un mouvement qui, faut-il le dire, est un concentré des gens sérieux, des comiques et des délinquants. Fally Ipupa s’est comporté de manière exemplaire depuis l’apparition du mouvement « combattants » dans le décor. Il a fait ce que nous attendons de nos artistes. À la différence des JB Mpiana de ce monde, il est l’un des rares artistes congolais à ne pas propager des anti-valeurs dans ce pays clochardisé par les politiques, les artistes et les églises. Qu’a-t-il récolté en retour ? Le mépris, l’intransigeance et surtout la bêtise de certains «combattants». Quand on « corrige » ou on punit un enfant, on le fait avec tact. On évite d’adopter un comportement susceptible de provoquer toute forme de rébellion de la part de celui-ci. En outre, une punition doit servir à discipliner et à éduquer, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les « combattants » ont manqué de tact et… d’intelligence dans leur rapport avec les artistes. L’usage de la déraison de manière disproportionnée a fini par produire une forme de résistance de la part de ceux-ci. Fally Ipupa est déterminé à faire vibrer la salle de Paris La Défense Arena. Les « combattants » vont gesticuler avant de retourner dans leurs « ngandas » habituels… en attendant un prochain concert. L’heure est peut-être venue pour ces compatriotes de faire un bilan de leur soi-disant « combat ». Il est grand temps de se remettre en question et de changer d’approche… Je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko

Centrafrique. Haut-Mbomou : environ 500 combattants LRA et UPC visés par les opérations de désarmement en cours

Centrafrique. Haut-Mbomou : environ 500 combattants LRA et UPC visés par les opérations de désarmement en cours

Les opérations de désarmement se poursuivent dans le Haut Mbomou au Sud-est de la République centrafricaine. Ces opérations concernent premièrement des éléments de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Ces anciens combattants ont manifesté la volonté de déposer les armes. Une mission du ministère chargé du désarmement est dans la région depuis la semaine dernière. La mission conduite par le ministre délégué au désarmement, Gilbert Toumo Déya, est arrivée d’abord à Obo, vendredi 22 avril, avant de descendre dans les villes de Mboki et Zemio. Cette mission devait se charger uniquement du désarmement des éléments de la LRA qui ont manifesté, eux-mêmes, la volonté de déposer les armes. Les premières opérations à Mboki ont permis à plus de 250 éléments, hommes, femmes et enfants de remettre leurs armes. Mais face à la situation sur le terrain, l’équipe a accédé aussi à la demande des éléments de l’Unité du peuple centrafricain (UPC) qui ont souhaité volontairement déposer les armes. Depuis 2 jours, l’équipe du désarmement est à Zemio pour échanger avec les autorités locales ainsi que les leaders de ce groupe. Selon le chef de cette mission, au cours de l’opération de Zemio, à partir du mercredi 27 avril, plus de 200 éléments de la LRA y compris ceux de l’UPC de Ali Darassa seront également désarmés. L’équipe note un engouement de la part des combattants. « Ils devront être près de 500 à remettre leurs armes »,  indique la mission. La région du Haut Mbomou vit sous l’emprise des groupes armés depuis 2008 avec l’arrivée de la LRA, la rébellion ougandaise, puis avec l’avènement de la Séléka en 2013. l’UPC, une des branches de la Séléka, a fait de cette partie de la RCA un de ses fiefs.

De combattants à bâtisseurs de paix dans la province du Tanganyika

De combattants à bâtisseurs de paix dans la province du Tanganyika

Lorsqu’on traverse aujourd’hui le territoire de Nyunzu dans la province de Tanganyika, rien ne laisse penser que cette région aujourd’hui paisible du sud-est de la RDC était il y a trois ans à peine le théâtre de violents affrontements intercommunautaires entre les Twa et les Bantous en raison de tensions sociales et foncières qui les opposent depuis plusieurs années. La loi du talion et une escalade de violences Des évènements encore douloureux pour Oscar Muhemba ancien chef de la milice bantoue, « mon père a été abattu dans sa propre maison. S’en est suivi le pillage de tout ce qui nous appartenait. Pour nous venger nous avons créé un groupe d’auto-défense. » « Nous étions victimes de discrimination et marginalisés et devions nous défendre », souligne de son côté Nyumba Isha, ancien chef de milice de défense Twa. Pendant plusieurs années, ce sentiment de vengeance partagé dans chaque communauté, entraîne la création de groupes de défense et sème la désolation dans toute la région. Villages et routes se barricadent, empêchant la population de circuler librement, les villages incendiés et pillés se vident, l’activité économique est au point mort. « L’insécurité était généralisée, il n’y avait plus d’école et les femmes n’allaient plus aux champs » se souvient Francoise Swedi, directrice d’école et habitante de Nynzu. En mars 2016, pour tenter d’apaiser cette situation, le gouvernement décide d’intervenir par le biais du projet pour la stabilisation de l’est de la RDC pour la paix (STEP) financé par des fonds de l’Association internationale de développement (IDA), filiale de la Banque mondiale chargée d’aider les pays à faible revenu. Mis en œuvre par le Fonds social de la RDC, le projet organise des activités de sensibilisation au sein des communautés, afin de gérer les conflits existants et d’en prévenir d’autres, et favoriser ainsi un dialogue pacifié et une cohabitation non violente. « Mon voisin est mon frère » En partenariat avec l’ONG internationale Search for Common Ground, spécialisée dans la gestion de conflits, les équipes du projet ont commencé par collaborer étroitement avec les chefs traditionnels et les leaders communautaires pour former des comités de médiation locale. Elles ont ensuite lancé une campagne de sensibilisation intitulée Jirani Ni Ndugu (« mon voisin est mon frère ») à travers des activités de rapprochement communautaires pour lutter contre les préjugés, les fausses informations et la méfiance à l’égard des autres communautés. Parmi elles, des rencontres sportives et des pièces de théâtres dont les habitants des communautés Twa et bantoues sont les acteurs et se servent de l’humour et de la fiction pour exprimer rancœurs et griefs. Le public est également invité à intervenir et à trouver des solutions pacifistes aux problèmes évoqués dans les saynètes. En les rediffusant chaque semaine dans toute la région, la radio a permis de donner un plus large écho à ces activités. Des efforts qui finissent par convaincre les chefs des milices, qui déposent les armes et s’impliquent à leur tour dans les activités de cohésion sociale et de cohabitation pacifique. Ils créent ensemble des structures mixtes de développement et de consolidation de la paix. « La plus grande chose que j’ai apprise de ces activités, c’est l’importance du pardon et de la restauration du climat de confiance entre les deux communautés », confie Oscar Muhemba   Un succès qui conduit à la création de 47 comités de paix et de médiation dans les six territoires du Tanganyika et une partie du Haut Katanga. « C’est important de noter que le Fonds social de la République est une agence qui obtient des résultats depuis 2002 à l’Est, une des régions les plus difficiles du pays », insiste Samantha de Sylva, responsable du projet pour la Banque mondiale. La paix est de retour, la vie sociale aussi… Avec la paix, la vie sociale revient : les barrières sont levées, la libre circulation est rétablie, les villages se repeuplent, l’école reprend, les gens ont à nouveau accès aux routes et aux marchés. L’amélioration de la situation économique et des conditions de vie des habitants est aussi un objectif du projet. « Mais cet objectif ne peut être atteint que si la paix existe dans les zones concernées, car il ne peut y avoir de développement sans paix » explique Ruphin Bo Elongo, coordinateur du Fonds Social. Pour consolider cet apaisement, le projet STEP soutient aussi le développement de diverses activités génératrices de revenus mises en place par le Comité mixte de paix. Dans son village de Mukomena, Nyumba Isha a choisi de se reconvertir dans l’agriculture. Il loue des hectares de champs qu’il cultive et a convaincu d’autres membres de sa communauté, traditionnellement chasseurs et nomades, d’en faire autant. À ce jour, le STEP a permis de mettre en œuvre 291 projets communautaires dans les provinces du Haut-Uélé, Bas-Uélé, Tshopo, Ituri, North Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika. 350 centres locaux de prévention, médiation et résolution de conflits ont vu le jour. 580 000 personnes ont pu exercer un emploi temporaire dans des activités publiques à haute intensité de main-d’œuvre, tandis que 38 740 ménages vulnérables ont bénéficié d’un soutien pour leurs activités agricoles ou d’élevage. « La situation que nous avions trouvée, nous donnait peu d’espoir mais notre détermination et notre engagement en faveur de la paix sont restés intacts. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison et prouvent qu’avec beaucoup de volonté et d’effort collectifs, la paix est possible », conclut Derrick Manegabe, responsable en gestion des conflits du Fonds social au Tanganyika.

Koffi Olomide juge discriminatoire l’attitude des Combattants à l’égard des musiciens

Koffi Olomide juge discriminatoire l’attitude des Combattants à l’égard des musiciens

« Le phénomène combattant est une spécificité congolaise qui porte préjudice à la musique congolaise (au point que) nous avons perdu beaucoup de terrain », a déploré Koffi Olimide. Invité du magazine rétrospectif Info7, animé par notre consœur Paulette kimuntu sur Congoweb TV, le 13ème Apôtre a déclaré qu’il n’était pas en tant que Congolais fier de cette situation. « Je conçois qu’on soit opposant ou qu’on ne soit pas d’accord avec ce qui se passe dans son pays, mais ce que font nos compatriotes à l’étranger est vraiment pénible. C’est vraiment déplorable, il y a un manque à gagner énorme pour les musiciens. Heureusement que les méninges aidant, on se sort d’affaire autant que faire se peut », poursuit-il. A propos des motivations des combattants, la star congolaise fait observer que « même dans les pays développés, qui se sont sortis d’affaires, il y a toujours eu des opposants, des contestataires. (En France), M. François Hollande est aujourd’hui à 24% d’opinions favorables, mais (pour autant) il n’y a pas de phénomène combattant ni dans aucun autre pays ». Par ailleurs, Koffi s’étonne que les combattants s’en prennent qu’aux musiciens et pas aux animateurs télé, aux médecins, aux taximen et à toutes ces personnes qui travaillent pour les autorités. « Pourquoi ne s’en prennent-ils pas aux personnes qui repassent les costumes de nos autorités », s’interroge-t-il. Avant de rappeler que « les musiciens ont le droit d’avoir des amis et de prester pour celui qui nous demande notre service. C’est vraiment une injustice énorme que nous subissons. Cela dit, le problème est aussi que, malheureusement, nous la gente musicienne congolaise nous ne savons pas parler d’une même voix. Donc on ne peut pas être écouté », regrette-t-il. Dans un ton plus apaisé, il reconnait toutefois que « les combattants sont nos frères et nos sœurs. Ce sont des Congolais mécontents qu’on aurait peut être pu écouter davantage. Je ne sais pas trop; en la matière, je ne suis pas un politicien, même si la chose politique m’intéresse. Mais ce phénomène déshonore notre pays », a estimé le grand Mopao. Interrogé sur sa carrière, il rassure d’emblée l’animatrice en ces termes: « Je travaille toujours avec le même amour de la musique et le même engouement, sinon plus. J’aime de plus en plus ce que je fais, et j’ai l’impression de m’améliorer au fil du temps en tant que chanteur qu’interprète sur scène. Les gens diront ce qu’ils veulent, ils en ont le droit, mais ce n’est pas évident. J’aime ce que je fais. Pour moi, c’est le principal», a-t-il ajouté. …………………………………….. « Zacharie Bababaswe, Un affabulateur et un menteur qui prend ses rêves pour des réalités » ………………………………………………………………………………………………………… Commentant la récente sortie de l’honorable Zacharie Bababaswe, qui a prétendu avoir été chargé de recruter des diplomates congolais, le mentor de Cindy le Cœur dit ne pas être surpris. Et pour cause : « tout le monde connait le monsieur comme étant un affabulateur et un menteur qui prend ses rêves pour des réalités ». Sans trop verser dans les polémiques stériles, il a cependant invité ses compatriotes à repenser le titre d’honorable, estimant « qu’au vu de tout ce que tout le monde voit aujourd’hui, ce ne serait pas mal » de passer au crible le passé de ceux et celles qui prétendre porter ce titre. Surtout pour les députés nouvellement élus. Car, estime-t-il, « qu’on peut avoir été élu mais on n’est pas forcément honorable ». Puis, l’artiste aux quatre koras « conseille à M. Zacharie d’aller à la tribune de la représentation nationale et de demander pardon au président de l’Assemblée et à tous les autres députés parce qu’il a terni l’image de cette institution. ……………………… « Cindy le cœur, Une artiste fidèle et sérieuse » …………………………………………………… A propos du prochain album de Cindy le cœur, le patron du Quartier Latin a rassuré qu’il sera « fort ». Avant de saluer la « fidélité et le sérieux » de la chanteuse à la voix d’or qui est restée six ans durant à ses côtés. Dirions-nous aujourd’hui que Cindy fait vivre Koffi ? A cette question, Koffi répond sans complexe : « le Quartier Latin me fait vivre, Cindy fait partie du quartier latin ».