Huit pays d’Afrique de l’Ouest en passe d’abandonner le franc CFA pour adopter l’«Eco»

Huit pays d’Afrique de l’Ouest en passe d’abandonner le franc CFA pour adopter l’«Eco»

Les 15 pays de la Cédéao ont annoncé la création d’une monnaie commune, l’«Eco», qu’ils ambitionnent de mettre en circulation à l’horizon 2020. Pour huit d’entre eux, cela signifie abandonner le franc CFA, qu’ils utilisent depuis des décennies. S’agit-il du début de la fin pour le franc CFA ? Réunis à Abuja, au Nigeria, le 29 juin, les chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), ont pris une décision majeure en ce sens, adoptant formellement le nom d’«Eco» pour le projet de monnaie unique en Afrique de l’Ouest dont ils souhaitent la création dès 2020. Cette nouvelle monnaie entend donc remplacer le franc CFA dans les huit pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) qui l’utilisent, et les devises de sept autres pays de l’organisation. Si le projet est en discussion depuis de nombreuses années, il a pu être finalisé suite au revirement du Nigeria, qui à lui seul représente 60% de la population et 70% du PIB de la Cédéao. La disparition totale du franc CFA, actuellement utilisé dans 15 pays, n’est toutefois pas encore d’actualité, puisqu’il demeurera la monnaie des sept pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui disposent d’une banque centrale indépendante. Approche graduée pour l’adoption Si l’objectif est résolument ambitieux, la feuille de route paraît difficile à suivre pour une implantation dès 2020. Comme le soulignent les conclusions de travaux préparatoires adoptées le 18 juin dernier à Abidjan, les pays de la Cédéao devront redoubler d’efforts s’ils veulent tenir ces délais, aucun des 15 Etats membres ne respectant à l’heure actuelle les «critères de convergence» retenus, proches de ceux qui avaient présidé à la création de l’euro il y a une vingtaine d’années. Or le respect de ces critères est une «condition sine qua non pour la création d’une union monétaire crédible», ont insisté les experts et ministres réunis il y a dizaine de jours dans la capitale économique ivoirienne. Le communiqué final adopté à Abuja «réaffirme l’approche graduée [pour l’adoption] de la monnaie unique en commençant par les pays qui atteignent les critères de convergence», notamment concernant l’inflation et le déficit budgétaire, déjà évoqués lors de rencontres préparatoires. La Cédéao a également opté pour un «régime de change flexible» par rapport aux monnaies internationales, assorti d’une politique monétaire centrée sur la maîtrise de l’inflation. En tout état de cause, avant d’être une révolution économique, cette décision est un symbole politique fort, le franc CFA – arrimé à l’euro selon une parité fixe garantie par la France – étant considéré par ses détracteurs comme une réminiscence de l’empire colonial français. Retrouvez cet article sur RT France

L’adhésion du Maroc sera une forte valeur ajoutée à la CEDEAO, selon Thomas Boni Yayi

L’adhésion du Maroc sera une forte valeur ajoutée à la CEDEAO, selon Thomas Boni Yayi

L’adhésion du Maroc sera une forte valeur ajoutée à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tout en étant la seconde locomotive économique de cette zone, a affirmé, mercredi à Tanger, l’ancien président du Bénin, Thomas Boni Yayi. Avec cette adhésion, la CEDEAO affichera un produit intérieur brut de l’ordre 664,4 milliards de dollars USD, soit 26% du PIB du continent africain (2.500 milliards de dollars), a souligné M. Boni yayi lors d’un atelier sous le thème « Le Maroc dans la CEDEAO: Les fondements de la vocation ouest-africaine du Maroc », organisé en amont de l’ouverture officielle de la 11e édition du Forum international MEDays placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI. Le Nigeria avec son PIB compris entre 405,4 et 500 milliards de dollars USD sera toujours la première économie de la zone, suivi par le Maroc, a-t-il précisé, soulignant la nécessité de cultiver l’instinct du vivre ensemble et de mutualiser les ressources humaines, technologiques et culturelles pour affronter les défis du siècle, et partant, de garantir véritablement la souveraineté de la région et du continent africain. Il a, à ce titre, indiqué que l’attachement à l’idéal communautaire de SM le Roi Mohammed VI mérite d’être salué, ajoutant que « nos peuples ont noté l’engagement du Maroc à faire siennes les causes nobles du continent africain en œuvrant inlassablement pour la consolidation de la paix, de la stabilité, de la sécurité et du développement du continent ». Abordant les défis de l’Adhésion du Maroc liés aux difficultés de la construction de l’Union économique et monétaire de la CEDEAO, l’ancien président béninois a assuré que la lecture croisée des composantes sectorielles fait apparaitre plutôt une complémentarité et non un parallélisme. « Les potentialités du Maroc sont les atouts des États membres de la CEDEAO. Dans un marché commun, l’effet de propagation est telle que les économies en retard finissent par tirer profit du vouloir vivre ensemble », a-t-il expliqué, relevant que les défis pour le Maroc sont liés aux difficultés qui persistent et limitent le commerce intracommunautaire, notamment sur le plan des institutions, les marchés de biens et de services, les marchés de capitaux, la circulation des personnes et droit de résidence et d’établissement des entreprises. D’autre part, l’ancien chef d’État a fait savoir que ce marché avec le Maroc, source de grande valeur ajoutée, ne peut que susciter de grands investissements intérieurs, publics comme privés, sans oublier les investissements directs étrangers pour favoriser l’émergence des petites et moyennes entreprises à l’aide de la délocalisation, source d’emplois pour la jeunesse, estimant que « l’admission du Maroc sera une bonne affaire pour nos peuples sous réserve que tout le monde joue le jeu et que le retard mis jusqu’ici dans ce marché commun soit rapidement comblé dans le domaine des réformes, le schéma des libéralisations et les infrastructures ». Par ailleurs, la question de la paix et la stabilité nécessaires à un marché commun efficace exige une meilleure gouvernance au profit de la jeunesse pour éviter les violences, le terrorisme, le commerce des humains et le drame de la méditerranée et éviter à l’humanité une crise migratoire sans lendemain, a-t-il ajouté. Organisé par l’Institut Amadeus sous le thème « A l’ère de la disruption: bâtir de nouveaux paradigmes », le Forum MEDays 2018 rassemble près de 150 intervenants de haut niveau pour échanger sur les questions prioritaires de l’actualité internationale et déboucher sur des propositions pratiques et des solutions concrètes et sectorielles. MAP

Togo: les recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise

Togo: les recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise

La limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, le mode de scrutins à deux tours, la limitation du nombre de mandats des membres de la cour de constitutionnelle, la révision du fichier électoral en vue de l’organisation le 20 décembre 2018 des élections législatives. Telles sont les recommandations de la 53ème Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la crise politique au Togo, selon Africa 24. Au cours de cette rencontre tenue le 31 juillet dernier, la CEDEAO a également indiqué que « l’adoption de ces réformes constitutionnelles et institutionnelles devra être faite par voie parlementaire, à défaut par référendum», rapporte la chaîne de télévision d’information internationale.

Les gisements d’opportunités existant entre le Maroc et les pays de la CEDEAO devraient profiter aux deux parties

Les gisements d’opportunités existant entre le Maroc et les pays de la CEDEAO devraient profiter aux deux parties

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a accompli des progrès notables, notamment, en matière d’harmonisation des politiques et de promotion du commerce dans l’espace communautaire, souligne une étude sur les «Echanges commerciaux Maroc – CEDEAO : opportunités par pays et par produit». Fruit d’un travail collaboratif entre la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, et l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), cette étude se veut une contribution au débat actuel sur les perspectives d’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Le Maroc ayant affiché sa volonté d’adhésion à ce groupement régional dans le cadre de sa stratégie d’ouverture au commerce international, le ministère de l’Economie et des Finances pense qu’il se trouve éminemment concerné par les développements que connaît l’environnement institutionnel et économique de la Communauté. En outre, étant donné que l’objectif principal de cet espace est de promouvoir la coopération et l’intégration dans la perspective d’une Union économique de l’Afrique de l’Ouest, le ministère estime donc qu’il est de première importance d’identifier les opportunités qu’offre le grand marché de 15 pays que constitue la CEDEAO et de proposer des créneaux d’échanges susceptibles de donner lieu à de fortes impulsions aux échanges entre les pays de cette région. Le document, qui tente d’apporter quelques éclairages pertinents sur les enjeux clés y afférents, fait d’emblée un diagnostic du commerce extérieur. Il examine en profondeur la structure des échanges extérieurs de la CEDEAO, sur la base de quelques indicateurs clés du commerce extérieur et tente de dresser un panorama d’ensemble des spécificités de cette communauté économique régionale, en termes de profils de spécialisation de ses membres et des liens de partenariats que cette communauté tisse tant avec les puissances traditionnelles que celles émergentes. L’analyse notamment de l’évolution des échanges commerciaux de la CEDEAO fait apparaître, ainsi, que ceux-ci ont représenté, en 2016, 1,1% du commerce mondial, avec une part de 0,5% pour les exportations et 0,6% pour les importations. «La CEDEAO apparaît comme une zone orientée vers le commerce extracommunautaire puisque seulement 10,6% des exportations et 7,8% des importations sont réalisées entre les pays membres de cette zone », souligne la DEPF précisant qu’en valeur, le commerce extérieur de la CEDEAO est passé de 45,3 milliards dollars en 2000 à 144,4 milliards en 2016. Par ailleurs, «cette région s’est caractérisée par une balance commerciale excédentaire jusqu’en 2014, avant d’enregistrer un déficit à partir de 2015 et qui a atteint 13 milliards dollars en 2016», note-t-elle. L’analyse du profil des échanges commerciaux de la CEDEAO, par partenaire, révèle que cette zone réalise la moitié de ses exportations de marchandises avec sept partenaires, constatent les auteurs du rapport assurant que cette situation cache, toutefois, la diversité des structures des échanges des différents pays membres. Des chiffres analysés, il apparaît que la Côte d’Ivoire réalise 51% de ses exportations avec huit partenaires alors que d’autres pays réalisent l’essentiel de leurs exportations avec un seul partenaire. C’est notamment le cas du Burkina Faso (67% avec la Suisse), de la Sierra Leone (71% avec la Chine) et de la Guinée-Bissau (81% avec l’Inde). A en croire l’équipe qui a mené cette étude, Mohamed Adam El Hani (ADII), Fatima Hamdaoui et Anass Saidi (DEPF), «la prééminence des pays émergents comme source et destination des échanges extérieurs de la CEDEAO reflète un basculement de la grille des partenariats de cette zone au détriment des puissances traditionnelles qui ont accusé des pertes significatives de parts de marché au sein de la CEDEAO». En effet, l’Inde fait partie des principaux clients de sept pays de la CEDEAO. Il en est de même pour la Chine qui détient une position commerciale dominante dans cinq pays de la zone, explique-t-elle. Mis à part l’analyse de l’indice de complémentarité de la CEDEAO et des implications douanières de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO en termes, notamment, des règles d’origine, d’harmonisation des politiques commerciales et des procédures douanières, l’étude braque aussi ses projecteurs sur les opportunités commerciales entre le Royaume et ce groupement et la CEDEAO. A ce propos, le ministère s’est intéressé à la complémentarité et à la concurrence entre le Royaume et cet espace économique, qui, globalement, effectuent des échanges sur 4.349 produits. «Pour 80,7% d’entre eux, le Maroc et la CEDEAO en sont des importateurs nets, ce qui exclut d’emblée les possibilités de concurrence pour la majeure partie des produits », indique la DEPF qui souligne, en outre, que 11,6% des produits sont des spécialisations du Maroc et pour lesquelles la CEDEAO est un importateur net. Ce qui, explique-t-elle, offre des opportunités de complémentarité non négligeables entre les deux parties. Par ailleurs, l’étude note qu’«il en est de même pour 5,2% des produits qui sont des spécialisations de la CEDEAO et qui constituent une opportunité de complémentarité pour la Communauté, puisque le Maroc en est importateur net». Pour les auteurs de l’étude, les possibilités de concurrence ne concernent ainsi que près de 2,5% des produits. Faisant un état des lieux des échanges commerciaux Maroc – CEDEAO, la DEPF note qu’ils ont connu une tendance haussière au cours des dernières années, atteignant 10,3 milliards dirhams en 2017 contre 1,5 milliard en 2000. Cette évolution significative reflète particulièrement le dynamisme des exportations marocaines, qui sont passées de 2,8 milliards dirhams en 2008 à 9,4 milliards en 2017, explique la Direction. En revanche, l’étude fait remarquer que les importations marocaines en provenance de cette région qui ont augmenté jusqu’en 2011 pour s’établir à 2,7 milliards dirhams, se sont inscrites en baisse pour se chiffrer à 0,8 milliard de dirhams en 2017. Et d’ajouter que le solde commercial est globalement excédentaire en faveur du Maroc (+8,5 milliards dirhams en 2017 après 0,2 milliard en 2000). Poursuivant son analyse des échanges commerciaux, la DEPF note que la CEDEAO représente environ 57% des exportations marocaines vers l’Afrique subsaharienne en moyenne sur la période 2000-2016. L’étude précise toutefois que «la part de cette zone dans le total des exportations marocaines demeure faible malgré son

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara prend part à un mini-sommet de la CEDEAO à Niamey

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara prend part à un mini-sommet de la CEDEAO à Niamey

Le président Alassane Ouattara est arrivé lundi 23 à Niamey au Niger en vue de prendre part à un mini-sommet de la CEDEAO, à l’invitation de son homologue nigérien Mahamadou Issoufou. Le chef de l’Etat ivoirien prendra part, ce mardi 24 octobre, à la quatrième réunion du Groupe de travail sur la monnaie unique de la CEDEAO à laquelle participeront également les chefs d’Etat du Ghana, du Nigeria, du Togo et tous membres du Groupe de travail mis en place par la CEDEAO. A noter que cette réunion sera « consacrée à l’examen de la feuille de route définissant les conditions de création de la monnaie unique », selon un communiqué de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire.

L’intégration du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de Ouest bientôt une réalité

L’intégration du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de Ouest bientôt une réalité

Il n’y a pas de doute, l’entrée, tant attendue, du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sera remarquablement porteuse d’une vitalité et d’une nouvelle vision à même de modifier la coopération Sud-Sud et boostera l’intégration africaine. Pour exemple, il y a lieu de citer le secteur agricole, notamment ceux travaillant dans le domaine des cultures vivrières, qui devraient assister à un accroissement des rendements et, donc, des revenus et ce, grâce aux engrais adaptés à leurs cultures suite à l’expertise du groupe marocain de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP). De plus l’adhésion programmée du Maroc à la CEDEAO est porteuse d’opportunités et de compétences avec la venue, à ne point en douter, d’entreprises marocaines, l’accroissement et l’élargissement des activités de celles déjà présentes dans les pays de la CEDEAO. L’entrée du Maroc à la CEDEAO, représentant 15 pays et 320 millions d’habitants, contribuera à concrétiser l’intégration économique et la promotion du développement humain de toute une région et ce, dans le prolongement de l’Union Africaine (U.A) où les mots union, sécurité et paix ont un véritable sens. C’est pourquoi, il est dans l’intérêt des pays africains de consolider la paix et la stabilité pour qu’ils puissent réaliser leurs intérêts communs tout en restant fidèles à l’Histoire commune des peuples d’Afrique. Aussi, les africains se doivent de considérer la date du 20 août comme une révolution annuelle qui se renouvelle et se prolonge à travers ses effets au Maghreb et en Afrique. En effet, le contexte historique de la Révolution du 20 août 1953 a fait du rappel de la chronologie historique une nécessité pour raviver la mémoire collective de l’histoire commune entre le Maroc et le continent africain. Celle-ci débute par la première opération pour le maintien de la paix au Congo, passant par la création du premier Ministère des Affaires Africaines, une tribune soutenant les mouvements de libération en Afrique jusqu’à la tenue de la réunion fondatrice de de l’ex-Organisation de l’Union Africaine (O.U.A) à Casablanca (Maroc), proclamée quelques d’années plus tard à Addis Abeba (Ethiopie) ; bref épisode des efforts inlassables fournis par le Maroc pour la construction de pays africains indépendants et souverains, après les sacrifices du combat commun consentis pour la liberté et l’indépendance. Mais, les ennemis du Maroc, tout particulièrement le régime algérien et certains de leurs affidés africains et autres, ont tenté des complots historiques et politiques à son encontre en déstabilisant les relations entre Rabat et l’Afrique durant toute la seconde moitié du siècle dernier. Le point d’orgue de cette opération de déstabilisation n’est autre que la tentative algérienne de couper le Maroc de sa profondeur africaine en manoeuvrant à l’admission au sein de l’ex-O.U.A de la pseudo RASD en 1984 ; un choix du régime algérien constituant une violation flagrante du droit et de la légitimité internationale du fait que le polisario ne jouit d’aucune caractéristique d’un Etat tel que défini par le droit international. Mais avec le temps, la très grande majorité des Etats africains ont saisi la vérité. Une vérité qui aura pour point d’orgue le Sommet de l’Union Africaine (U.A) en Ethiopie en 2017 avec le retour du Maroc dans sa famille africaine. Ce retour du Maroc constitue un véritable tournant historique et diplomatique majeur et une victoire politique contre les opposants qui ont essayé de barrer la route à la réintégration du Maroc dans sa maison africaine, en utilisant des méthodes classiques comme « les accusations préfabriquées » ou « l’achat de voix » dévoilant ainsi leur façon d’attirer certaines parties à adopter leur thèse « trompeuse », en échange de gaz ou de pétrole ! Mais le Maroc, fort de la justesse de sa vison africaine, a toujours adopté une approche basée sur une politique solidaire et la conclusion de partenariats équilibrés, pour l’intérêt bien compris des peuples africains, en lançant des mégaprojets structurants de développement comme le gazoduc, la construction de complexes de production d’engrais, ou des projets de développement humain dans les domaines de la santé, de la formation et bien d’autres projets. Les calculs conjoncturels n’ont pas été déterminants dans le choix du Maroc de se tourner vers l’Afrique, mais le fruit des efforts et de l’activisme de la diplomatie Royale à travers plus de cinquante visites auprès de 29 pays. Cette démarche marocaine s’inscrit dans une approche bien établie héritée des ancêtres du Roi et du peuple marocains et qui disposaient d’une connaissance aussi riche que pointue de la réalité africaine. Le Maroc, n’en déplaise à ses ennemis, sera très bientôt intégré à la CEDEAO avec un dynamisme à partager et une nouvelle vision, portée par le Roi Mohammed VI, qui révolutionnera la coopération Sud-Sud et boostera l’intégration africaine. Cette entrée du Maroc à la CEDEAO donnera, sans en douter, le tournis aux dirigeants algériens, eux dont leur pays se trouvera, dès novembre 2017, en cessation de paiement de ses fonctionnaires, fera tourner la planche à billets à tour de bras et sera au bord d’une grave crise sociale pouvant déboucher sur des émeutes incontrôlables par le régime d’Alger, le tout face au terrorisme dont elle héberge une bonne partie d’entre eux pour déstabiliser les pays sahélo-sahariens et nombre d’Etats africains, le tout sans compter les bandes armées polisariennes présentes sur son territoire et lourdement armées par l’Algérie pour s’attaquer stupidement au Maroc. De plus, autre défaite cinglante, les nervis polisariens, à la solde du régime algérien, ont, et il faut le rappeler, tenté de perturber un concert ayant réuni, le 17 septembre 2017, au Parc Départemental George-Valbon à la Courneuve, en région parisienne, un concert de musique hassanie animé conjointement par le groupe marocain Doueh et le groupe punk français Cheveu. La tentative algéro-polisarienne, lors de cette 82ème édition de la Fête de l’Humanité (Parti Communiste Français) n’a attiré que mépris et indifférence envers cette brochette de trublions pro-polisariens venue s’adonner à des slogans et des fanions séparatistes dans une manifestation de joie et de fête organisée en l’honneur du peuple de Gauche français. Un comportement irrévérencieux la fois envers l’initiateur

Mohamed Ibn Chambas au Sommet de la CEDEAO: Nous devons inverser l’état de non-droit qui affecte une grande partie du Sahel

Mohamed Ibn Chambas au Sommet de la CEDEAO: Nous devons inverser l’état de non-droit qui affecte une grande partie du Sahel

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la région, Mohamed Ibn Chambas, a appelé les Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à rester mobilisés sur les questions de paix et de sécurité, sans négliger le développement et les droits de l’homme. « Nous devons inverser l’état de non-droit qui affecte une grande partie du Sahel, créant des zones entièrement ingouvernables où la présence de l’État peut difficilement être ressentie », a déclaré Mohamed Ibn Chambas au 51e sommet de la CEDEAO qui s’est tenu dimanche 4 juin à Monrovia, au Libéria. Au cours de son intervention, le Représentant spécial a également noter que malgré la vigilance, le crime organisé, les prédicateurs de haine et les trafiquants de stupéfiants, de personnes et d’armes continuent de traverser les frontières. Le diplomate ghanéen a par ailleurs rappelé que le vide sécuritaire à travers le Sahel a produit deux forces qui s’opposent, a relevé le site officiel des Nations Unies dans un communiqué: d’une part, les extrémistes violents et les réseaux criminels sont en concurrence pour combler le vide. D’autre part, cela a conduit les communautés locales à s’armer pour protéger leurs familles, leurs terres et leurs biens, y compris leur bétail. Poursuivant dans le même sens, Chambas a ajouté que « Face à de telles lacunes, les gens se tournent vers les liens primordiaux de la langue et de la lignée pour rechercher la protection au sein des groupes, même s’ils ne sont pas d’accord avec leurs idéologies extrémistes qui menacent de déchirer les communautés ». Enfin, le Représentant spécial a exhorté l’organisation à « continuer de faire tout notre possible pour éviter, à tout prix, que la quête de la sécurité ne se transforme en conflit et en davantage de violence criminelle ».

Le Maroc fixé ce week-end sur sa demande d’intégrer la CEDEAO

Le Maroc fixé ce week-end sur sa demande d’intégrer la CEDEAO

Le Maroc devrait être fixé ce week-end sur sa demande d’intégrer la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), cinq mois après son retour triomphal au sein de l’Union africaine (UA). Les chefs d’Etat ouest-africains pourraient, en effet, se prononcer sur sa demande d’adhérer cet espace économique en tant que membre à part entière à l’occasion du 51ème Sommet de la CEDEAO prévu dimanche 4 juin à Monrovia au Liberia. Le Maroc, qui jouit déjà du statut d’Etat observateur au sein de ce groupement, « espère vivement intégrer la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », au prochain sommet des chefs d’Etat, a affirmé l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani, rapporte le site Connectionivoirienne.net notant que le diplomate marocain s’était ainsi exprimé lors d’une conférence-débat tenue récemment à Abidjan (Côte d’Ivoire). Pour rappel, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Nasser Bourita, a rencontré vendredi 26 mai dernier le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, au cours d’un entretien qui a porté sur plusieurs questions régionales dont celle, justement, du prochain Sommet de la CEDEAO. La veille, jeudi 25, le chef de la diplomatie marocaine s’était entretenu avec le président ivoirien, S.E.M. Alassane Ouattara, sur plusieurs sujets d’intérêt commun entre les deux pays, notamment celui concernant le prochain Sommet de la CEDEAO. C’est en février dernier que le Maroc a officiellement formulé sa demande d’adhérer à la CEDEAO. Si l’intégration était actée, elle représenterait un enjeu économique important pour le Royaume et ce groupement sous-régional. Elle renforcera les relations commerciales et boosterait les échanges entre les deux parties. L’intégration du Maroc, le premier investisseur africain dans cette partie du continent, devrait consolider son leadership dans cet espace qui compte plus de 300 millions d’habitants et regroupe 15 pays. A savoir : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, le Liberia, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Togo. Autant dire un marché important pour une économie nationale qui ne demande qu’à créer de nouveaux débouchés. Les pays de la CEDEAO, qui est le premier au niveau commercial du Maroc, ne seront pas en reste. L’adhésion du Maroc à la CEDEAO devait donner une impulsion remarquable à ce groupement sous-régional, pense The Ghanaian Times. Cité par la MAP, le quotidien ghanéen a fait observer récemment que le Royaume, fort de sa position stratégique et de son économie performante, servira de plateforme incontournable pour la CEDEAO et permettra au groupement ouest- africain un accès aisé aux marchés européen, américain et arabe. A ce propos, Les-yeux-du-monde.fr, un groupe de réflexion indépendant décryptant l’actualité internationale, affirmait il y a un mois que « la CEDEAO serait considérablement renforcée par une adhésion du Maroc puisque l’organisation, actuellement dominée par le poids du Nigeria, deviendrait la 16ème puissance mondiale en termes de PIB, juste devant la Turquie ». Si l’intégration était actée, ce site estime que la CEDEAO bénéficierait également d’un accès stratégique à la Méditerranée et ne serait donc plus cantonnée à sa rive atlantique. Un avis partagé par le journal ghanéen qui souligne que cette adhésion pourrait changer la dynamique de la production, des exportations et du commerce des pays membres de la CEDEAO et renforcer leur croissance économique. Ce qui, assure-t-il, soutiendra l’introduction d’une monnaie régionale unique. Comme l’a relevé récemment l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Hamid Chabar, lors d’une rencontre à Accra, le Maroc dispose d’une grande expérience et expertise dans différents secteurs qu’il s’est engagé à mettre à la disposition des autres pays africains. Ce qui sera une excellente chose pour les économies de cette région. Pour Cheikh Tidiane Dieye, directeur exécutif du Centre africain pour le commerce, l’intégration et le Développement (CACID), il n’y a donc pas de doute que l’entrée du Maroc dans cet espace économique servira les deux parties. L’expert économique sénégalais rappelle d’ailleurs que le Maroc met à la disposition des pays africains des capitaux, investit dans le continent et jouit d’une expérience importante sur le plan technologique, ce qui, selon lui, ne peut être que « très bénéfique » pour cette région. Enfin, dans sa dernière lettre mensuelle « Maroc Conjoncture », consacrée justement à la perspective d’intégration du Maroc à la CEDEAO, le Centre marocain de conjoncture (CMC) souligne que l’initiative d’adhésion à cet espace économique vise à ouvrir pour le Maroc de nouveaux horizons plus prometteurs à travers le développement de ses relations avec les pays subsahariens et peut être évaluée à travers la dynamique d’exportation, rapporte la MAP.