La CÉDÉAO maintient ses sanctions contre le Mali
Coup d’État : Un allié de Roch Kaboré demande à la CEDEAO de ne pas sanctionner le Burkina

Me Bénéwendé Stanislas Sankara, allié du président Roch Kaboré, renversé lundi dernier, a demandé à la CEDEAO, de ne pas infliger des sanctions politiques et économiques au Burkina Faso, à cause de la situation extrêmement difficile que le pays traverse. «Tirant les leçons de ce qui s’est passé notamment au Tchad, au Mali et en Guinée», l’UNIR-MPS a «invité avec insistance, la communauté internationale et en particulier la CEDEAO à épargner le Burkina Faso déjà durement éprouvé, de toutes sanctions économiques ou politiques», a écrit son président jeudi, Me Bénéwendé Stanislas Sankara dans un communiqué. Me Sankara fait allusion aux éventuelles sanctions que pourraient prendre demain vendredi, la CEDEAO, lors de son sommet virtuel, contre le Burkina Faso, suite au coup d’Etat du 24 janvier 2022 qui a évincé le président Roch Kaboré. «Toute sanction contre le Burkina Faso ne fera qu’exacerber le climat socio-politique, économique et militaire déjà extrêmement difficile et pénible pour le peuple burkinabè en proie aux attaques terroristes», a expliqué l’avocat. Le Burkina Faso subi depuis 2016, de régulières attaques terroristes qui ont couté la vie à au moins 2 500 personnes, provoqué le déplacement de près de 1,5 millions d’habitants et la fermeture de près de 3000 écoles. Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) du lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a justifié sa prise du pouvoir par «l’incapacité manifeste» du régime Kaboré, à enrayer les attaques. L’Union pour la renaissance/Mouvement Patriotique sankariste (UNIR-MPS) a demandé à la communauté internationale dont la CEDEAO, à accompagner le Burkina Faso en vue d’un retour à l’ordre constitutionnel. Me Bénéwendé Stanislas Sankara a rejoint le camp du président Roch Kaboré en décembre 2015, après la victoire de celui-ci à la magistrature suprême. Vice-président de l’Assemblée nationale jusqu’en décembre 2020, il a été nommé ministre en charge de l’Habitat le 13 décembre 2021 jusqu’à la chute du régime Kaboré. Agence d’information du Burkina
Mali : Discours à la nation du président de la transition, Assimi Goita

Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a prononcé hier 9 janvier 2022 des sanctions contre le Mali lors du Sommet d’Accra. La lecture des communiqués de la CEDEAO et de l’UEMOA donne le sentiment que la complexité de la situation du Mali n’a malheureusement pas été prise en compte. Il est regrettable que les efforts des autorités de la transition aient été ignorés. Chers compatriotes, L’heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusive pour réaffirmer nos positions de principe et défendre notre patrie. Chaque Malienne, chaque Malien où qu’il se trouve, doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali. Nous mesurons la gravité de la situation. Il revient à chacun de taire les divisions de quelque nature que ce soit et de se retrouver autour de l’essentiel qu’est le Mali, notre patrie. Aussi, j’en appelle à une mobilisation constante et à une résilience face à la situation. Chers compatriotes, nous avons tenu les Assises nationales de la Refondation afin de recenser l’ensemble de vos préoccupations pour bâtir un Mali nouveau. À cette occasion, je m’étais engagé à transmettre à la CEDEAO ses conclusions assorties d’un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre que j’ai dépêché une mission interministérielle, le 31 décembre 2021, auprès du Président de la Conférence des Chefs d’État pour expliquer notre démarche. Mes chers compatriotes, L’histoire sociopolitique de notre pays nous a prouvé à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement. C’est cela que nous avons tenté de faire comprendre aux Chefs d’État de la CEDEAO, car le Mali est un pays pour qui l’intégration africaine vaut la renonciation à une partie de son territoire. Il est donc temps pour nous, chers Maliens de nous retrouver, de nous renforcer afin de pouvoir exister, exister en tant que nation, exister dans toute notre diversité. Mes chers compatriotes, Je vous demande de rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie. Gardons à l’esprit que le chemin qui mène au bonheur est une voie dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement nous allons y arriver. Telle est l’essence de notre hymne national. La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en feront autant. Nul besoin de procéder à des actions de violences cela n’a jamais caractérisé les maliens que nous sommes. Nous avons espéré qu’avant la conférence extraordinaire de la CEDEAO, un examen minutieux serait fait du chronogramme soumis et une période serait donnée pour discuter sur notre proposition avant de se prononcer. Je dois vous dire que même si nous regrettons le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions, le Mali reste ouvert au dialogue avec la CEDEAO pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l’organisation. Notre engagement pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, apaisé et sécurisé n’a jamais failli. Nous appelons la CEDEAO, une fois de plus, à une analyse approfondie de la situation de notre pays en plaçant l’intérêt supérieur de la population malienne au-dessus de toute autre considération. Mes chers compatriotes, j’ai bien conscience des inquiétudes quant aux conséquences de ces mesures, mais je tiens à vous rassurer que des dispositions sont prises pour faire face à ce défi et que les actions d’approvisionnement se poursuivront. Mes chers compatriotes, depuis que nous avons pris nos responsabilités face à notre destinée, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de l’ensemble des populations maliennes dans toute leur diversité et nous continuerons à nous y atteler. Malienne, Maliens, je ne saurais terminer sans vous exhorter à davantage de solidarité et de résilience face aux nombreux défis de l’heure. Ensemble nous bâtirons le Mali de demain, Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens, Je vous remercie de votre attention.
Mali : quels sont les intérêts des puissances étrangères ?

L’éventuelle coopération entre le Mali et le groupe russe Wagner continue de susciter des réactions, alors que le pays attire de nombreuses convoitises. La dernière réaction en date suite à l’annonce d’une éventuelle coopération entre Bamako et le groupe russe Wagner, est celle de la Cédéao qui a exprimé son inquiétude lors de son dernier sommet extraordinaire le jeudi 16 septembre à Accra au Ghana. Réaction également de la France et de l’Allemagne qui menacent de revoir leur coopération avec le Mali si des mercenaires russes devaient débarquer dans le pays. Mais outre Paris et Berlin, d’autres capitales observent ce qui se passe au Mali. Des enjeux économiques et stratégiques Sel, or, calcaire ou encore pétrole, voilà autant de ressources minières exploitées au Mali et qui attirent des investisseurs de divers horizons. Alors que plusieurs autres ressources du pays (comme le fer, la bauxite ou encore le pétrole) restent encore largement inexploitées, pour certains experts, le plus grand intérêt d’un pays comme la France est surtout de garder la paix au Mali, notamment pour protéger les gisements d’uranium au Niger voisin… Lire la suite sur DW
Mali : les sanctions de l’UA et de la Cédéao divisent
Les sanctions politiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union africaine mettent les militaires putschistes sous pression. Après la Cédéao dimanche dernier (30.05), c’était en effet au tour de l’Union africaine hier mardi (01.06) de suspendre le Mali de toutes ses instances jusqu’à ce que l’ordre constitutionnel normal soit rétabli dans le pays. L’UA demande également aux militaires maliens au pouvoir de regagner d’urgence, « sans conditions » leurs casernes et de s’abstenir de toute nouvelle ingérence dans le processus politique au Mali. « Des mesures d’amélioration de la gouvernance » Amadou Maiga, premier secrétaire parlementaire au Conseil national de transition, refuse de parler d’isolement du Mali et accuse les deux institutions… Lire la suite sur DW
Participation remarquée du Maroc au Sommet de Ouagadougou et absence remarquable de l’Algérie

TRIBUNE. Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, a abrité, les 13 et 14 septembre 2019, un Sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avec pour thématique centrale la lutte contre le terrorisme et avenir incertain du G5-Sahel. Un sujet tombé à point nommé pour le pays hôte étant donné que le Burkina Faso sort d’une vague d’attaques terroristes dans le Nord de son pays au cours desquelles il a été déploré de nombreux morts, militaires, gendarmes et civils. Une machiavélique façon pour les terroristes, sans foi ni loi, de marquer ce pays au fer rouge. Outre les 15 pays membres de la CEDEAO, le Sommet connaîtra la participation de plusieurs organisations et pays partenaires dans la lutte contre le terrorisme dans la région dont celui, si précieux, du Maroc. La participation à ce Sommet du Maroc, suite à l’invitation adressée au Roi Mohammed VI par le Président en exercice de la CEDEAO, Mohamadou Issoufou, Président du Niger, témoigne du rôle du Maroc en tant que partenaire de premier plan pour cette organisation régionale et les autres institutions dédiées à la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. Elle constitue une reconnaissance de l’appui conséquent et décisif du Maroc dans le combat contre ces menaces puisque ce Sommet extraordinaire a été l’occasion de se concerter sur l’état de la coopération anti-terroriste dans la région et les voies et moyens de la renforcer. Ainsi, le Souverain marocain a dépêché à Ouagadougou, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et, surtout, le Directeur Général d’Etudes et de Documentation (Service de Renseignement Extérieur), spécialiste émérite et expert avéré à l’international dans la lutte contre le terrorisme, pour le représenter à ce Sommet. La participation du Maroc à ce Sommet a permis d’apporter des stratégies innovantes contre le terrorisme mais aussi les moyens de s’adapter à ce défi et ce, au moment même où la menace se précise pour les pays du littoral africain jusque-là épargnés par les frappes de la nébuleuse. Lors de ce Sommet, les Chefs d’Etat ont décidé de mettre fin au G5-Sahel, cette force multinationale qui devait comprendre 5.000 hommes, en raison des limites de ladite force et ont tenté de trouver des solutions à l’avancée de ces loups solitaires au Sahel. Il est clair, aujourd’hui, que la MINUSMA (Mission Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation pour le Mali, 13.000 hommes) et le G5-Sahel ne suffisent pas et qu’il est urgent de trouver des moyens de coordination plus élargis et plus efficaces. Chercheurs, responsables politiques, ONG’s et même soldats s’accordent sur une chose : La solution ne peut pas être que militaire. Ce Sommet extraordinaire d’Ouagadougou a traduit non seulement la préoccupation des dirigeants de la sous-région et se veut un signal fort de cohésion dans la lutte contre le terrorisme. Il consacre la nécessité, au-delà des simples discours, de mutualiser les forces pour agir en synergie contre cette pieuvre qui profite de la porosité des frontières mais aussi du manque de concertation et de la faiblesse du renseignement entre ces Etats, pour étendre ses tentacules et répandre son venin. Quant à l’absence de l’Algérie, même en qualité de simple invitée, elle s’explique tout simplement par le fait que ces dirigeants sont les principaux mentors de ces terroristes auxquels ils offrent abris, armes, pitance et hommes, notamment polisariens et algériens, pour déstabiliser ces pays afin de les mettre sous sa seule coupe. C’est pourquoi le tocsin a sonné pour ces dirigeants algériens, cette mafia galonnée chapeautée par le plus grand des voleurs, Ahmed Gaïd Saleh, qui ont dilapidé plus de 1 000 milliards de dollars en moins de 20 ans, appauvrissant le peuple algérien. Un peuple, il faut le reconnaître, qui se morfondait dans des avantages éphémères et se prenait pour le meilleur des peuples africains, guidé par les mensonges de leurs dirigeants et ce, depuis 1962. Triste réalité, pour eux, algériens ! Farid Mnebhi.
Les acteurs non-étatiques de l’espace CEDEAO se penchent sur la problématique du terrorisme et de l’extrémisme violent dans la région

Les 26 et 27 août 2019, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEO) a organisé à Niamey, au Niger, une réunion des acteurs non-étatiques pour réfléchir aux moyens de mettre fin au terrorisme et à l’extrémisme violent dans la région. Cette rencontre a été organisée en partenariat avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Cette rencontre de deux jours a offert aux acteurs non-étatiques venus des quinze Etats membres de la CEDEAO, auxquels se sont joints ceux du Cameroun, du Tchad et de la Mauritanie, une plateforme de discussions et d’échanges sur les menaces grandissantes que posent le terrorisme, l’extrémisme violent et les affrontements intercommunautaires dans la région du Sahel. Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, Madame Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’Extérieur a souligné que le terrorisme constitue une menace importante pour la paix et la sécurité de la région et qui s’étend à d’autres pays, par-delà les frontières. D’où la nécessité pour tous, acteurs étatiques et non-étatiques, de participer à la recherche de solutions pour y mettre fin. Pour sa part, Madame Finda E.M. Koroma, Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, dans ses remarques d’ouverture, a salué les efforts et la détermination de Son Excellence Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger et Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, à trouver une solution aux problèmes liés à la sécurité et au terrorisme, en particulier dans la région du Sahel. “La menace du terrorisme qui est l’objet de notre réunion aujourd’hui et demain, est un sujet de préoccupation majeure pour nous tous en Afrique de l’Ouest. Notre région est régulièrement la cible d’actes terroristes perpétrés quasi quotidiennement,” a-t-elle déclare. Avec CMP
Mamadou Koulibaly: le Président OUATTARA nous rassure qu’il n’y aura pas de monnaie unique de la CEDEAO en 2020

Pour Mamadou Koulibaly, candidat de LIDER à la présidentielle de 2020, il n’y a aucun doute: le Président ivoirien OUATTARA, qui s’est exprimé récemment sur ce sujet à L’Élysée, a voulu rassurer qu’il n’y aura pas de monnaie commune de la CEDEAO en 2020.