Calixte Nganongo appelle la BSCA. Bank à consolider ses fondations au Congo

Calixte Nganongo appelle la BSCA. Bank à consolider ses fondations au Congo

« J’adhère à votre stratégie de conquête du marché bancaire de la Zone CEMAC et de l’Afrique toute entière », a récemment affirmé le ministre des Finances et du Budget Calixte Nganongo en s’adressant au Conseil d’administration de la banque sino-congolaise BSCA. Bank et à son président, Rigobert Roger Andely. « Je suppose cependant que cette stratégie est graduelle, et que vous procéderiez d’abord à la consolidation des fondations de la banque au Congo », a-t-il déclaré, à l’occasion de l’inauguration de l’immeuble-siège de la Banque sino-congolaise pour l’Afrique à Brazzaville. Laquelle banque a vocation à s’étendre dans toute la sous-région et au-delà, Aussi, le ministre a rappelé que « le Congo ne se limite pas qu’à Brazzaville et Pointe-Noire, il y a l’arrière-pays qui vous attend pour bénéficier aussi des services financiers ». Calixte Nganongo est toutefois resté confiant quant à l’apport important du président du CA du nouvel établissement bancaire et ancien vice-gouverneur de la BEAC. Le ministre est convaincu que ce dernier, qui est également ancien président suppléant de la COBAC, « saura faire respecter par la BSCA. Bank la règlementation bancaire en vigueur dans l’espace CEMAC », soulignant qu’il y tien, en sa qualité d’autorité monétaire du Congo. Enfin, C. Nganongo a profité de cette tribune pour dire « que malgré la crise qui sévit dans la sous-région et le tarissement des sources de financement des banques, le système bancaire congolais est globalement résiliant et continue de soutenir l’économie du pays ». Martin Kam

Présidence de la CONSUMAF: le Tchadien Nagoum Yamassoum investi dans ses fonctions

Présidence de la CONSUMAF: le Tchadien Nagoum Yamassoum investi dans ses fonctions

Nommé le 31 octobre 2017 par la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), Nagoum Yamassoum a pris dernièrement ses fonctions à la tête de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale. D’origine tchadienne, le nouveau président de la COSUMAF a été installé officiellement par Calixte Nganongo, le ministre congolais des Finances et du Budget, Président du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), aannoncé un communiqué du ministère congolais. Le nouveau Président de la COSUMAF remplace l’Equato-guinéen Rafael TUNG NSUE dont le mandat de cinq ans est arrivé à son terme. Pour rappel, la COSUMAF est une institution spécialisée de la CEMAC. Nous reproduisons ce reportage ci-dessous.

Cité gouvernementale à Brazzaville: le démarrage des travaux pour bientôt

Cité gouvernementale à Brazzaville: le démarrage des travaux pour bientôt

Dans une déclaration à la presse, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, l’Ambassadeur de Turquie au Congo, Can Incesu, a annoncé que les travaux de construction de la Cité gouvernementale à Brazzaville vont bientôt démarrés. « Le diplomate turc a indiqué qu’une délégation congolaise, conduite par le Ministre de l’aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean-Jacques Bouya, séjourne présentement dans son pays, pour finaliser les termes de l’accord relatif à la construction de cette cité », a souligné le Département des Finances. A noter que la « Cité gouvernementale » est le deuxième grand projet qui sera réalisé au Congo par la Turquie, après celui du Centre de conférences internationales construit à Kintélé.

Calixte Nganongo: Le Congo bénéficie de la confiance et de la compréhension du FMI

Calixte Nganongo: Le Congo bénéficie de la confiance et de la compréhension du FMI

Les rapports entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) sont loin de ce que suggèrent certains médias et réseaux sociaux, a laissé entendre le ministre congolais des Finances et du Budget, Calixte Nganongo. « La situation avec le Fonds monétaire international (FMI) est à notre avis maîtrisée », a déclaré l’argentier du Congo aux médias nationaux, en marge d’une rencontre de prise de contact et échanges de vue entre les membres de la nouvelle équipe gouvernementale et le Premier ministre, Clément Mouamba, sur les indications et orientations du travail pour les prochains jours. « Je voulais par là vous faire la recommandation de ne pas faire attention à tout ce qui se dit à travers les médias que je n’ose pas citer », a-t-il lancé aux médias présents. Quoi qu’il en soit, ce dernier a assuré que « nous allons nous y prendre de la meilleure manière possible telle qu’on a fait jusqu’à aujourd’hui », soulignant qu’« on bénéficie de la confiance, de la compréhension, je dois le dire, du FMI ». Et d’assurer : « on pense que nous allons conclure un bon programme.»

Banque mondiale/Congo : Signature d’accords de financement et de restructuration de trois projets.

Banque mondiale/Congo : Signature d’accords de financement et de restructuration de trois projets.

Le Gouvernement de la République du Congo et le Bureau de la Banque mondiale ont procédé le 23 juin 2017 à Brazzaville à la signature de deux nouveaux accords de financement du Projet de réformes intégrées du secteur public (PRISP) et du Projet forêt et diversification économique (PFDE) ; ainsi que des accords de restructuration du Projet d’appui à la diversification de l’économie (PADE), de la Phase II du Projet de développement des services de santé (PDSS II) et du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT), rapporte un communiqué de cette institution. L’objet essentiel de ces accords est d’une part d’apporter de nouveaux financements à la République du Congo afin de soutenir les efforts du Gouvernement en matière de réformes économiques rendues nécessaires par la situation financière difficile que traverse le pays, et d’autre part d’alléger la charge sur le Gouvernement en accroissant la part de la Banque mondiale dans le financement des projets. Ainsi, le premier financement pour la Réforme intégrée du secteur public (PRISP) d’un montant de 40 millions de dollars, appuiera les efforts de l’Etat en vue du rétablissement de la stabilité macroéconomique et la viabilité budgétaire. Il apportera une assistance technique pour appuyer les réformes engagées par le Gouvernement dans les domaines de la diversification des sources de recettes publiques en élargissant l’assiette fiscale notamment, du foncier et de l’économie forestière pour contribuer à atténuer l’impact de la chute des recettes pétrolières sur le budget de l’Etat ; du renforcement de la gestion de la dépense publique ainsi que la redevabilité en République du Congo, en particulier par un appui aux régies financières, la cour des comptes, les commissions économie et finances du parlement, l’inspection générale des finances ; (iii) Appui à la réforme de la fonction publique et de l’Etat par la modernisation et la fiabilisation de la gestion des fonctionnaires et de la solde (recensement des fonctionnaires, répertoire des expertise et carrières, etc.). Le deuxième financement de 6,5 millions de dollars est un don accordé par le Fonds pour l’Environnement mondial, à travers la Banque mondiale. Ce financement devrait permettre de renforcer les efforts de la République du Congo en matière de gestion forestière et de réduction des émissions de gaz à effet de serre à travers le mécanisme de Réduction des émissions issues de la déforestation et la dégradation forestière (REDD+). Ce financement soutiendra les efforts du Gouvernement visant à diversifier l’économie de la République du Congo à travers un appui aux populations locales pour des techniques agroforestières durables, et le tourisme écologique par le développement des deux parcs nationaux de Ntokou Pikounda et de Nouabalé-Ndoki. Il appuiera enfin la lutte anti-braconnage du Gouvernement. Tenant compte de la situation financière difficile que connaît actuellement la République du Congo, la Banque mondiale restructure ses financements apportés aux projets cofinancés avec l’Etat afin de différer le décaissement des fonds de contrepartie par le Gouvernement. Ainsi, la Banque mondiale procédera au décaissement préalable de ses propres ressources financières avant celles du Gouvernement. C’est le cas du Projet d’appui à la diversification de l’économie (PADE), de la Phase II du Projet de développement des services de santé (PDSS II) et du Projet de renforcement des capacités en statistiques (PSTAT). Enfin, ces restructurations de financement seront complétées par l’apport de ressources financières additionnelles pour accroitre la part de la Banque mondiale dans le financement des projets afin d’alléger la charge sur le Gouvernement. Les accords de financement et de restructuration des projets ont été paraphés par le Ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo pour le Représentant résident de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa, en présence de la Ministre du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, en sa qualité de Gouverneur de la Banque mondiale en République du Congo, Madame Ingrid Olga Ebouka Babakas.

Economie : Le taux congolais de croissance du PIB en 2017 pourrait atteindre 1%.

Economie : Le taux congolais de croissance du PIB en 2017 pourrait atteindre 1%.

Le Comité monétaire et financier de la République du Congo s’est réuni, sous la présidence du ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Nganongo et de son homologue du Plan, Olga Ebouka-Babakas et du gouverneur de la BEAC, Abbas Mahamat Tolli, le 15 mars à Brazzaville a noté sur la base des projections effectuées par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), que le taux de croissance du PIB de la République du Congo, se redresserait en terme réels à 1, 0% cette année, contre -2,1% en 2016, a rapporté un communiqué parvenu à la rédaction de PagesAfrik. Le comité a, à cette occasion, adopté les objectifs monétaires et de crédit de la République du Congo pour l’année en cours et pris connaissance des décisions des instances de la Commission Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et la Commission bancaire d’Afrique Centrale (COBAC). Selon des estimations, le taux de croissance du PIB s’est établi au niveau de -2, 1% en 2016 contre 2,8% en 2015. Ce recul résulte essentiellement des contreperformances du secteur primaire, sous l’effet de la baisse de la production pétrolière. Ce secteur primaire, précise le communiqué, demeurerait le principal moteur de cette croissance, en raison du rebond attendu de la production pétrolière, avec l’entrée en production du champ Moho Nord. Concernant l’évolution des prix, le comité a relevé qu’en fin décembre 2016, les tensions inflationnistes s’étaient accentuées, avec un taux au-dessus du seuil communautaire. Des perturbations du trafic routier et ferroviaire entre les villes de Brazzaville et Pointe-Noire du fait de la situation dans le département du Pool, en seraient la cause. La situation monétaire est, quant à elle, caractérisée par une baisse de la masse monétaire, reflétant une évolution contrastée de ses composantes et de ses contreparties avec notamment une augmentation du crédit intérieur et la chute des avoirs extérieurs nets. En conséquence, le taux de couverture extérieure de la monnaie s’est contracté à 49, 9%, après 71, 2% en 2015. Malgré cette conjoncture difficile, les banques ont globalement maintenu leurs équilibres financiers. Elles ont enregistré, à la fin de l’année dernière, une baisse de leurs dépôts de 14,4% et une hausse des crédits à l’économie de 8,7%. La couverture des crédits par les dépôts est ressortie à 112,2% contre 133, 4%, un an auparavant. Au niveau du marché des capitaux, l’activité a été marquée par un recours progressif des banques au refinancement de la Banque centrale et par l’émission du premier emprunt obligataire de l’Etat congolais, d’un montant initial de 150 milliards souscrit à hauteur de 129, 0%, au taux de 6,5% par an.

Les 193 milliards FCFA collectés lors de l’emprunt obligataire pour le financement de projets

Les 193 milliards FCFA collectés lors de l’emprunt obligataire pour le financement de projets

Le ministre des finances et du budget, M. Calixte Nganongo, a rendu publiques, le 19 janvier 2017 à Brazzaville, les affectations financières allouées aux différents projets retenus pour l’utilisation des 193 milliards de FCFA obtenus à la suite de l’emprunt obligataire lancé par le Congo en décembre 2016, sur le marché financier de la zone Cémac. Le ministère de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux obtient la plus grande part. Les 68 milliards de FCFA qui lui ont été affectés permettront de poursuivre les travaux en cours, en initier d’autres et coordonner les chantiers sélectionnés dans les départements ministériels. Outre les Grands travaux, le gouvernement prévoit de construire avec une partie de cet argent des logements sociaux dans les différentes villes du pays. Le ministère de la Construction bénéficiera à cet effet d’une enveloppe de 14 milliards de FCFA. Il est également prévu une ligne de 54 milliards FCFA pour la construction de la Cité internationale des affaires à Brazzaville. Le gouvernement va consacrer 20 milliards de FCFA pour permettre au ministère de la Santé de poursuivre le programme de construction de douze hôpitaux généraux dans les départements du pays. Ces hôpitaux généraux sont construits par la société brésilienne ASPERBRAS qui avait arrêté certains travaux par défaut de financement. Il est prévu 13 milliards 400 millions de FCFA pour la réhabilitation des routes aménagées pendant que 25 milliards sont dégagés pour la route Dolisie-Brazzaville déjà livrée. Il s’agit d’une dette auprès de la société chinoise ayant exécuté les travaux de cette route. Des secteurs prioritaires comme l’eau et l’électricité ne sont pas en marge du partage des fonds de l’emprunt obligataire dans lesquels 15 milliards sont mis à disposition pour la réalisation de certains projets dont l’électrification du complexe industriel de Maloukou situé à environ 50 Km au nord de Brazzaville. Cette zone industrielle comprend une vingtaine d’unités de production d’où pourront sortir environ 20.000 emplois, selon les autorités. Une somme de 15 milliards est affectée à l’enseignement supérieur. Cette somme servira à l’amélioration les conditions de travail et d’études des enseignants et des étudiants de l’université Marien- Ngouabi. Dans le même prendre d’idée, un enveloppe de 15 milliards de FCFA servira pour le compte des travaux de l’université Denis Sassou- N’Guesso de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville. Il sied de rappeler que l’opération de levée de fonds lancée par l’Etat congolais en décembre dernier pour lever 150 milliards FCFA a largement dépassé les attentes. L’emprunt a rapporté 193 milliards FCFA.