Au Sénégal, les enjeux de renégociation des contrats miniers

Le nouveau président Bassirou Diomaye Faye a annoncé, dans son programme de gouvernement, sa volonté de renégocier les principaux contrats économiques conclus avec des compagnies étrangères. Le Sénégal est en effet producteur d’or, de zircon, de fer et de phosphates. Mais les allusions du président Bassirou Diomaye Faye concernent surtout les contrats conclus avec des compagnies étrangères. Au cœur de ses préoccupations se trouvent les accords miniers, mais aussi les contrats concernant le pétrole et le gaz, dont l’exploitation devrait commencer cette année. De même que les fonds marins avec la pêche, rappelle l’économiste Antoine Faye, expert en bonne gouvernance… Lire ls suite sur DW

Sénégal: Bassirou Diomaye Faye a mis l’avion présidentiel à la disposition de Macky Sall

Juste après la cérémonie de passation de service, le Président sortant a rapidement quitté le sol sénégalais. Il s’est d’abord rendu à Bissau puis à La Mecque pour accomplir son petit pèlerinage, l’oumra. Il est monté pour cela à bord de l’aéronef présidentiel que le nouveau chef d’État lui a prêté pour quelques jours, relatent les médias locaux. Après son déplacement à La Mecque, Macky Sall devrait se rendre en France ou au Maroc, pays dans lequel sa famille a déménagé. En novembre 2023, il a été nommé envoyé spécial et président du comité de suivi du Pacte de Paris pour la planète et les peuples (4P) par le Président français Emmanuel Macron. Ce geste de solidarité de Bassirou Diomaye Faye n’est cependant pas nouveau. En 2012, Macky Sall avait lui-même rendu un tel service à son prédécesseur, Abdoulaye Wade. Ce dernier s’était alors rendu à Paris, à La Mecque et dans le Golfe. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Sénégal: Ousmane Sonko nouveau premier ministre

Sénégal: Ousmane Sonko nouveau premier ministre

Bassirou Diomaye Faye a nommé Ousmane Sonko Premier ministre. Cette nomination quasi attendue est intervenue quelques heures seulement après sa prise de fonction en tant que cinquième Président de la République du Sénégal. Pour rappel, le Président sénégalais a prêté serment mardi 2 avril 2024 au Centre des Expositions de Diamniadio lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de sommités et de personnalités nationales et internationales. Comme l’ont relevé les services de communication de la présidence, « la présence de Chefs d’Etat et gouvernement à cette cérémonie d’investiture s’inscrit dans la logique des excellentes relations d’amitié et de coopération entre le Sénégal et les autres pays africains ». Adrien Thyg

Les Espérances du Monde Sportif envers le Nouveau Président de la République du Sénégal !

Les Espérances du Monde Sportif envers le Nouveau Président de la République du Sénégal !

Le Sénégal a récemment élu un nouveau Président de la République à la suite des élections présidentielles du 24 mars dernier. La campagne électorale de deux semaines qui a précédé le scrutin a révélé une certaine lacune dans l’attention accordée au sport dans les programmes des 19 candidats à la présidence. Un seul candidat semble avoir fait du développement sportif une priorité, et ce candidat n’est autre que le vainqueur, le Président Bassirou Diomaye Faye. Les acteurs du monde sportif ont identifié les manques et exprimé leurs attentes envers le prochain gouvernement. Dix-neuf candidats se disputaient les voix de plus de 7 millions de Sénégalais appelés aux urnes le dimanche 24 mars 2024. Cette élection présidentielle a captivé non seulement les 18 millions de Sénégalais, mais aussi l’Afrique et le monde entier. L’intérêt porté au Sénégal par le reste du monde peut s’expliquer par les récentes découvertes de ressources pétrolières, gazières et minières, ainsi que par les tensions politiques des trois dernières années. Les propositions des divers candidats mettent en évidence le fait que certains domaines, dont le sport, sont négligés, voire minimisés. Le Sport, un Domaine Négligé dans la Campagne Parmi les secteurs clés tels que l’économie, le pouvoir d’achat, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières, l’agriculture, la bonne gouvernance et l’éducation, le sport a été relégué au second plan par les candidats. Pourtant, le sport pourrait représenter une véritable force économique et de stabilité dans un pays où 75% de la population a moins de 35 ans, selon le dernier rapport de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD). Plus d’un Sénégalais sur deux est âgé de moins de 18 ans, ce qui fait de la jeunesse un véritable enjeu pour les candidats à la présidence. Parmi les 19 candidats, un seul semble avoir élaboré un programme significatif pour le sport, comme l’a observé le Dr Mamadou Koumé, qui a examiné attentivement les programmes et les politiques sportives. « Il est évident que Bassirou Diomaye Faye propose le programme le plus complet pour le sport », affirme-t-il. « Il met l’accent sur les besoins du sport sénégalais, notamment le financement, la promotion du sport à l’école, la formation et le soutien aux sports d’élite. En revanche, les programmes des autres candidats sont souvent succincts voire inexistants en ce qui concerne le sport. » Ces dernières années, le sport a apporté beaucoup de joie aux Sénégalais, comme en témoigne la domination du football sénégalais sur le continent entre 2022 et 2023. Cette réussite a même incité certains responsables politiques à investir dans les fédérations et les associations sportives pour accroître leur popularité. Cependant, cet engouement ne s’est pas reflété dans les programmes des candidats à la présidence, à l’exception de celui du président Diomaye Faye, qui a été élu dès le premier tour. Son programme est certainement le plus prometteur et ouvre de nouvelles perspectives pour le sport au Sénégal. S’il parvient à mettre en œuvre ces réformes proposées, cela bénéficiera grandement au sport sénégalais. Un Vaste Chantier en Attente Le monde du sport a déjà identifié les défis qui entravent son développement. Pour le président de l’Association Sénégalaise des Managers du Sport, Samsidine Diatta, il est nécessaire de revoir l’approche politique envers le sport. « Nous reconnaissons les efforts du président sortant pour sa contribution aux succès récents du football, mais il reste encore beaucoup à faire », déclare-t-il. « Le football et, dans une moindre mesure, la lutte traditionnelle, ne sont que la partie émergée de l’iceberg d’un secteur sportif ravagé par des décennies d’erreurs politiques. Le sport aurait dû être un moteur de développement humain et économique pour le pays, mais il est devenu négligé par les politiques publiques. » Bien que le deuxième mandat du président sortant, entre 2019 et 2024, ait été marqué par d’importantes réalisations en termes d’infrastructures sportives telles que l’Arène Nationale, la Dakar Arena, le Stade Abdoulaye Wade et son annexe, le Sénégal souffre toujours d’un manque criant de terrains et d’équipements sportifs. « Le sport est un phénomène dynamique au Sénégal, mais il manque cruellement de moyens financiers et d’infrastructures », souligne M. Koumé, également ancien Directeur de l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Le Comité Olympique Sénégalais (CNOSS) est également préoccupé par l’avenir du sport avec ce changement de leadership. Son secrétaire général à la commission technique, M. Avelino Monteiro, déplore que l’État n’ait pas une vision à long terme pour le sport. « Nous devons investir dans le sport dès maintenant pour en récolter les fruits plus tard », affirme-t-il. « Malheureusement, l’État se contente souvent de réagir aux résultats au lieu d’investir de manière proactive. Il est temps de changer cette approche. » Priorité au Sport Scolaire et au Financement du Sport d’Élite Les acteurs du sport ont formulé plusieurs demandes à l’attention du prochain Président, qui prêtera serment le 2 avril prochain. Parmi ces demandes figurent le renforcement du sport à la base et l’augmentation du financement du sport. « Il ne faut pas se concentrer uniquement sur les sports de haut niveau, mais investir également dans la base », souligne M. Monteiro. « En investissant dans la jeunesse, nous investissons dans l’avenir du sport sénégalais. » Dans le domaine de la compétition, le financement reste un problème majeur. « Il est essentiel de trouver des moyens pour soutenir tous les sports, pas seulement le football », explique M. Koumé. « Le sport sénégalais souffre de nombreuses lacunes et doit être mieux structuré et organisé. » Samsidine Diatta se montre optimiste après avoir échangé avec des collaborateurs du futur Président. « Il s’est engagé à faire du Sénégal une nation sportive », déclare-t-il. « Il est temps d’opérer des transformations profondes dans la gouvernance et le financement du sport sénégalais. Nous attendons une politique sportive ambitieuse qui soutiendra à la fois les pratiques de masse et les performances de haut niveau. » En conclusion, le sport au Sénégal est à un tournant crucial de son histoire. Le prochain Président aura la responsabilité de transformer ce secteur pour en faire un véritable levier de développement humain, économique et social. Ya Willy.

Sénégal : l’élection de Bassirou Diomaye Faye, qui a deux épouses, consacre la « tradition de la polygamie »

La scène est inédite au Sénégal. À quelques minutes seulement de la fin de la campagne présidentielle, Bassirou Diomaye Faye s’avance d’un pas mesuré sur une tribune en tenant la main de ses deux épouses, Marie et Absa. Applaudi par des milliers de sympathisants en liesse, le candidat de la rupture et du panafricanisme a fait le choix d’afficher ouvertement sa polygamie, une pratique traditionnelle et religieuse solidement ancrée dans la culture sénégalaise, avant son élection triomphante dès le premier tour du scrutin avec 54,28 % des voix. Méconnue jusque-là, Marie Khone, la première femme qu’il a épousée il y a quinze ans et avec laquelle il a quatre enfants, est originaire du même village que lui. Il s’est marié à la seconde, Absa, il y a un peu plus d’un an. « C’est une consécration de la tradition de la polygamie au sommet de l’État avec une situation qui va coller à la réalité sénégalaise »… Lire la suite sur Leparisien.fr

Le Sénégal pourrait abandonner le franc CFA

Le Sénégal pourrait abandonner le franc CFA

L’élection de Bassirou Diomaye Faye à la tête du Sénégal remet sur la table la question d’une sortie du pays du franc CFA qui pourrait arriver « ces prochains mois ou années », explique à Sputnik Afrique Babacar Dione, directeur général de BD Media. Le nouveau Président sénégalais a longtemps été un partisan de l’abandon du franc CFA, même s’il a adouci ses positions récemment, rappelle à Sputnik Afrique Babacar Dione, journaliste sénégalais et directeur général de BD Media. Beaucoup dans son entourage se battent pour réduire l’influence française dans la sphère économique. « Si nous parvenons à avoir une balance commerciale excédentaire et à remplir certaines conditions, rien ne les empêchera de sortir du franc CFA. La monnaie est un outil de souveraineté… Lire la suite sur Sputniknews

Sénégal. Que signifie la rupture prônée par Bassirou Diomaye Faye ?

L’élection présidentielle du 24 mars passe un coup de chiffon sur la classe politique traditionnelle du Sénégal. Le choix de Bassirou Diomaye Faye pour occuper le fauteuil de 5ème président de la République confirme la rupture prônée par le Pastef et la coalition Diomaye Président.    « Il revient à toute la population sénégalaise d’accepter maintenant le changement. Et le changement, il est d’abord collectif avant d’être personnel », lance Abdou Salam Camara, habitant de Dakar.  « Nous sommes toujours attachés à la France qui nous a toujours dominés, qui nous a toujours colonisés. Pour parler de rupture, il faut d’abord couper ce lien », ajoute la Dakaroise Aïssatou Gassama.  « Rupture positive »  Une rupture totale avec le système politique de Macky Sall. Cette promesse de Bassirou Diomaye Faye et son mentor Ousmane Sonko trouve un écho particulier au sein de la population sénégalaise… Lire la suite sur DW