Congo. Pierre KINSAKIENO des Bantous de la capitale : Le Son d’un grand génie

Congo. Pierre KINSAKIENO des Bantous de la capitale : Le Son d’un grand génie

ZOOM. Le trombone est depuis quelques années un instrument de la rumba à part entière, mais les vocations tardent à s’exprimer. Il est peut-être aussi l’instrument, qui en Rumba, a suivi l’évolution la plus lente. Cet instrument est de ceux qui ont attendu le plus longtemps un soliste de classe capable de le représenter. Parmi les meilleurs trombonistes que compte la musique congolaise actuellement Pierre Kinsakieno « Mà Pierre trombone » des Bantous de la capitale est parmi les meilleurs. Il a fait du trombone à coulisse un instrument mélodique capable d’improviser comme les autres instruments de la Rumba et des musiques du monde. Depuis le trombone s’est imposé à Pierre Kinsakieno qui avec des instrumentistes respectables comme : Arthur Samba « Nona », Michel Ngoualali (saxo) – Samuel Malonga, Armel Bantsimba (trompette) forment l’excellente section « Cuivres » du moment. C’est la section que leur légués le patrimoine musical des pères fondateurs des Bantous, particulièrement « Les grands Sax » du bassin du Congo : Nino Malapet et Jean Serge Essous. Pierre Kinsakieno : Professeur et Musicien avec diverses expériences Pierre Kinsakieno a fait ses études à Brazzaville. Son cursus de formation et de pratique professionnelle est couronné par une très brillante carrière. Il est successivement Instituteur, Professeur et Inspecteur de CEG (collège d’enseignement général). Il a été formé dans les grandes écoles d’enseignement du Congo-Brazzaville : ENI, INSSED et ENS avant d’évoluer dans les structures ci-après : Ecole primaire de la Fraternité – CEG Nganga Edouard,  Moukondo et Matsoua, puis Inspecteur de CEG spécialité S.V.T. – Lieu de service : Inspection des CEG.B1 où il est régulièrement en activité. Dans toutes ses structures de transmission de connaissance, Pierre Kinsakieno a eu le mérite de développer son employabilité pour conduire une stratégie de carrière, pour exploiter une opportunité professionnelle, et pour mieux répondre à ses aspirations et envies personnelles. Le parcours musical de Pierre Kinsakieno « Mà Pierre Trombone » En dépit des fonctions importantes qu’occupe le professeur Pierre Kinskueno dans le domaine de l’enseignement, son avenir passera également par la fonction de Musicien. Professeur et musicien, cumul d’emplois publics. En effet, professeur au sein d’un organisme public d’enseignement secondaire, Pierre Kinsakieno a jugé utile de cumuler cet emploi avec celui de musicien pour le compte actuellement d’une collectivité publique : « L’Orchestre Les Bantous de la capitale » depuis 2009. Tromboniste à coulisse de grand talent, Kinsakieno possède de grandes qualités techniques, une confiance en soi, la volonté d’approcher le plus possible la perfection. Ses objectifs de carrière sont de trouver de nouveaux moyens d’intéresser un large public. Rappelons en bref ce qui a marqué le développement de la personnalité musicale de Pierre Kinsakieno « Mà Pierre trombone » ces 25 dernières années. Notons que pour réussir au poste de « supertromboniste » et développer de nombreuses expériences, il lui a fallu incontestablement posséder la musicalité, mais aussi les qualités humaines et organisationnelles : De 1975 à 2009 : L’exceptionnel talent de Pierre Kinsakieno au trombone à coulisse se révèle d’une extraordinaire aisance mélodique par laquelle tout le monde se le dispute. Comme en témoigne le grand nombre des groupes dans lesquelles, il a contribué énormément à leur réussite : – 1975 – début d’apprentissage du Trombone à Coulisse par Maître Samuel Malonga « Samy-Trompette » alors chef de la Fanfare Salutiste de Brazzaville. – de 1977 à 2008 : Une émulation en permanence dans les groupes : « L’Echo du Salut », « Orchestre national de la jeunesse », « Orchestre du 8 Février », « Orchestre national du congo », « Orchestre Balet Les Anges », « Banga Jazz de ZAO », « Academie Etc. De Kim Douley », « Africa Brass », « Bana Poto-poto », « Congo Groove System’s, « Karaoke-K ». -Du 6 Juin au 18 Juillet 2006 : Stage de musique au C.C.F. de Brazzaville  par Rido- Bayonne. De 2009 à nos jours, Pierre Kinsakieno a définitivement opéré son choix : « Les Bantous de la capitale ». Et pour mieux affirmer sa volonté de changement, il se présente en tromboniste à coulisse de haut niveau, en compositeur et en arrangeur. Rappelons également à son actif, des activités multiformes dans le domaine de la formation et de la participation à diverses manifestions nationales et internationales. Dans cette attitude, il faut voir une preuve supplémentaire de l’intelligence, de l’adaptabilité et de la fidélité de Pierre Kinsakieno : –Participation à des grandes festivités à L’étranger, avec diverses formations,  précisément à Kwanza Sud (Angola),   Sao-Tomé et Principes, Tripoli (Lybie), Ségou (Mali), Moscou (Urss), Adis-Abeba (Ethiopie), Paris, Murat, Montguyon (France), Pyongyang (Corée du Nord), Séville (Espagne), dans tout le bassin du Congo et en Afrique de l’Ouest. Sans oublier que le super-tromboniste Pierre Kinsakieno, très sollicité, a eu à accompagner en solo, plusieurs musiciens dans leurs prestations, comme : Aïcha Kone, Manu Dibango, Meiway, Jacob Devarieux, Tchala Muana, Carlito, Pierrette Adams, Alexi Morino, Princèsse Lover, Singuila, Paul Le Perc, Mbilia bell, et avec tous les grands noms de la musique congolaise au Congo-Brazzaville. Enfin, Pierre Kinsakieno « Mà Pierre Trombone » demeure la Star du moment dans le domaine du trombone à coulisse.  Il a conscience d’avoir influencé de nombreux trombonistes, aussi il n’a fait que réaliser une synthèse de divers styles. Ce n’est donc que justice qu’on lui ait tant pris. Et ça lui fait plaisir, car on est toujours content d’avoir contribué à quelque chose, que le message ait été reçu. Clément OSSINONDE

Congo. FREGH GANGA : la clef de voûte de « L’Attaque chant » des Bantous de la capitale

Congo. FREGH GANGA : la clef de voûte de « L’Attaque chant » des Bantous de la capitale

ZOOM. Si dans l’ensemble la section chant des Bantous de la capitale est demeurée ce dernier temps le maillon faible du groupe, cependant pris individuellement, les chanteurs actuels sont demeurés sans doute ceux qui ont appris à séparer la profondeur et la superficialité, la création « authentique » et la musique « fonctionnelle ». Le chanteur émérite Fregh Ganga se révèle être la grande machine de s’échauffer et d’offrir ainsi un aperçu de ses talents. Qui est FREGH GANGA ? De son vrai nom François Marie Xavier Ganga le chanteur « Fregh Ganga » est ce chanteur imprévisible qui  sévit depuis juillet 2006, année de son intégration dans Les Bantous. Sa mission a consisté à dynamiter tous les genres musicaux du moment en Afrique et dans le monde. Il s’est rapidement affirmé comme un soprano passionnant, imaginatif et techniquement assez armé pour que les chefs d’orchestre se l’arrachent. De l’apparition sur la scène de la rumba de Fregh, aux Bantous en passant par une avalanche des groupes amateurs très actifs Les débuts en musique de Fregh Ganga commencent en 1963, dans la Chorale de l’Ecole primaire catholique de Mpouya  (département des Plateaux). A Brazzaville, il fait successivement partie de l’orchestre du Lycée Central, Savorgnan de Brazza, du groupe vocal « Les Kisito », l’orchestre « Sossa », des orchestres « Nzube Llikofi » « Spiritus », « African star »,  l’orchestre-ballet « Les Anges », « l’orchestre Adjonson » du colonel Ibela Ibel, le groupe musical « Les Shalome » de Mountouari Kosmos, avant d’intégrer l’orchestre « Les Bantous de la capitale » en juillet 2006. Dans son parcours, l’auteur, compositeur et interprète, Fregh Ganga a conscience d’avoir été influencé par ses stars de prédilection comme les Congolais Pamelo Mounk’A, Joseph Kabasele, Franklin Boukaka, Mulamba « Mujos », les vedettes du monde : Oscar Léon, Andy Montanez, Celia Cruz et Dalida. Il a ainsi  réussi à s’imprégner de la réalisation d’une synthèse de divers styles des musiciens précités. Et ça lui a toujours fait plaisir : « On est toujours content d’avoir appris quelque chose, que la leçon ait été bien reçue. » Dans Les Bantous et depuis juillet 2006, Fregh Ganga s’est imposé comme un des chanteurs les plus inventifs et les plus originaux. Il y a dans son approche de la chanson, une étonnante variété mélodique, beaucoup de relief et quelques audaces harmoniques qui lui ont permis de participer à toutes les aventures des Bantous de la capitale dans des contextes très modernes. En effet, l’histoire récente de la Salsa dans les Bantous a retenu le nom de Fregh Ganga pour ses riches expériences qui se sont concrétisées sur le cire. A son actif, sa brillante participation dans la réalisation des derniers albums des Bantous : « Explosion », « 60eme anniversaire des Bantous de la capitale » et « Pont sur le Congo » en hommage au Grand Kalé. Rappelons que Fregh Ganga et ses admirables collègues chanteurs  des Bantous : Simon Mangouani, David Sita « Atis », Toussaint Mabika Loemba et Dimitri Moudoungou ont régulièrement  communiqué à travers leur chant une émotion profonde, sans jamais sacrifier à aucun effet vocal dans le talent qu’ils déploient à faire vivre le texte le plus anodin. Mais ce n’est pas suffisant. Il serait temps de rebooster absolument la Section Chant des Bantous, en exploitant les spectaculaires possibilités qui s’offrent individuellement aux chanteurs précités. Enfin, Fregh Ganga est un génie dans l’art d’interpréter  plusieurs éléments formels à la Salsa, la Rumba et la Word Music. Clément OSSINONDE

ESSOUS et la Côte d’Ivoire, un rêve réalisé à Abidjan en 1961

ESSOUS et la Côte d’Ivoire, un rêve réalisé à Abidjan en 1961

Entre ESSOUS et la Côte d’ivoire, l’histoire remonte à août 1961 lorsque sur l’invitation officielle du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY, l’orchestre « Les Bantous de la capitale  » anime les festivités marquant le premier anniversaire de l’Indépendance de son pays à Abidjan. En effet, « Les Bantous » était l’orchestre préféré du président de la république ivoirienne. Plus tard et au cours de l’année 1967, ESSOUS et l’orchestre «Rico-Jazz » rendent hommage à la Côte d’Ivoire à l’occasion du 7ème anniversaire de l’Indépendance par cette chanson intitulée : « Côte D’Ivoire An 7 » Clément Ossinondé

Congo. Le géant de la chanson congolaise GANGA EDO s’est éteint

Congo. Le géant de la chanson congolaise GANGA EDO s’est éteint

Il était le dernier géant de la chanson congolaise. GANGA Edo est décédé à l’âge de 86 ans, le 07 Juin 2020 à Brazzaville. Il souhaitait franchir le cap de 87 ans le 27 octobre 2020. L’infatigable GANGA Edo a fini par s’éteindre, à l’âge de 86 ans. Cette disparition, survenue entre son domicile de Mfilou et l’hôpital du CHU de Brazzaville, à la suite d’un malaise. Edo GANGA, on le sait, était souffrant depuis plusieurs années. Un SOS de votre serviteur il y a quelques mois pour sensibiliser l’opinion nationale sur l’état critique de sa santé est resté sans suite. Donc l’on ne doit pas s’en étonner. Edo GANGA, le Patriache Patriarche, Icône de la Rumba, Ganga Edo incarnait à lui seul l’histoire de la musique congolaise moderne. Star de grand talent (chanteur, compositeur, arrangeur ), il a su s’adapter aux tendances des époques qu’il a traversées en multipliant les succès, particulièrement  dans les orchestres Negro-Jazz, OK Jazz et Les Bantous de la capitale. Le grand « Edo » est bien ce chanteur ténor d’une originalité exceptionnelle qui est parvenu à créer un univers extraordinairement lyrique, où comme dans les grandes œuvres superbement structurées se sont mêlés avec beaucoup d’harmonies des arrangements constamment inspirés. Dans sa recherche un peu folle d’une musique universelle et d’un art qui parle à tous, Edo avait intégré à son chant les musiques populaires qui lui semblaient le mieux opérer au premier degré : celles qui font danser. Ses chefs d’œuvres enregistrées avec l’OK Jazz, aux éditions Loningisa entre 1956-1958 et dans Les Bantous de la capitale, sont aujourd’hui des véritables classiques. 1 – Le plus grand mérite de la carrière de Ganga Edo La cerise sur le gâteau du 59ème anniversaire de la République du Congo, a été son élévation au grade de commandeur dans l’ordre du mérite congolais (le seul à être décoré par le président de la république Denis Sassou Nguesso au cours du défilé marquant le 59ème anniversaire de l’indépendance du Congo qui s’était déroulé le 15 août 2019, au boulevard Alfred-Raoul à Brazzaville.) Par cette décoration, Ganga Edo un artiste populaire, connu à travers le monde et aimé de millions de fans de toutes générations, ses centaines de chansons composées, aux dizaines d’albums vendus dans le monde entier, venait ainsi d’être solennellement glorifié par les ordres nationaux de son pays, en lui accordant des marques symboliques d’honneur et d’estime en reconnaissance de services rendus à la culture congolaise ! Mais le plus grand souhait du patriarche après sa décoration, était l’obtention d’une prise en charge médicale à l’étranger. 2 – Un film documentaire dédié à Ganga Edo Il a été projeté le 12 Août 2019 à Brazzaville un film documentaire dédié à Ganga Edo, en présence de l’artiste et bien d’autres personnalités des deux rives du fleuve Congo. Produit par la chaine Digitale Radio et Télévision (DRTV), sous la supervision de Paul Sony Benga son initiateur, le long métrage d’une heure vingt minute retrace le parcours du seul survivant des Bantous de la capitale. 3 – L’Arrondissement 07 Mfilou en question ! Ganga Edo habitait à Mfilou, dans le 7ème arrondissement de Brazzaville, où il était chef d’un quartier qui porte le nom de ”Mpiéré Mpiéré”. Pour récompenser son charisme et son dynamisme, le “Peuple” de Mfilou avait longtemps souhaité qu’une rue soit débaptisée pour porter le nom de l’artiste emblématique, mais le Conseil d’arrondissement n’a toujours pas examiné la question. Peut-être qu’avec sa mort, la question sera revue. 4 – Kinshasa, une pensée pour Ganga Edo La famille musicale congolaise de Kinshasa et de Brazzaville avait souhaité fêter le 27 octobre 2020, avec beaucoup d’éclat les 87 ans de l’inamovible chanteur Edo Ganga, l’un des meilleurs de la musique congolaise de tous les temps, mais toutes les conditions ne seront plus réunies.  Edo le méritait bien amplement, pour avoir longtemps évolué sur les deux rives du fleuve Congo. Tout, comme il a animé avec beaucoup de brio plusieurs organisations culturelles et syndicales des deux capitales les plus rapprochées au monde. 5 – La petite histoire d’Edouard Ganga « Edo », un géant de la rumba venu du Negro Jazz de Brazzaville A 86 ans (né le 27 octobre 1933), Edouard Ganga Edo etait devenu le 27 octobre 2019, le chanteur de la musique congolaise le plus âgé, laissant derrière lui le chanteur Jeannot Bobenga, 85 ans, qui désormais occupe la première place. Son secret de longévité Mince et toujours souriant, Ganga Edo a toujours eu une hygiène de vie “saine” d’après ses proches. Il ne fumait pas mais ne disait pas non à un petit verre de vin à table ou un verre de bière, de temps en temps ! Toutefois, l’homme était réputé être travailleur, doux et gentil. A 86 ans et écartant toute idée de retraite, Edo continuait à chanter momentanément avec son orchestre “Les Bantous de capitale” qui a totalisé 60 ans le 15 Août 2019. Ganga Edo successeur du chanteur Philippe Lando « Rossignol » Dès sa présence dans l’OK Jazz en Décembre 1956, Edo Ganga, s’etait attiré une réputation de chanteur de charme, par son élégante tenue sur scène et surtout par son timbre vocal, qui se révèlait d’une grande ferveur pour le successeur de Philippe Lando « Rossignol » qui peu après la création de l’OK Jazz, le 6 Juin 1956 a chanté en duo avec Vicky Longomba avant d’intégrer les Editions « Esengo » et cofondateur de l’orchestre Rock-A-Mambo en 1957. Qui est Ganga Edo ? Né sous le signe du scorpion, le 27 octobre 1933 à Léopoldville (alors Congo Belge), il fait des brillantes études à la célèbre école professionnelle de Brazzaville (aujourd’hui Lycée du 1er Mai) où il en sort en 1953 avec un CAP de menuiserie industrielle. Ganga Edo, percussionniste d’occasion dans « Para Fifi » de Joseph Kabaselle en 1953 Edo, il faut le noter côtoyait déjà à cette époque des grands musiciens kinois dont il en était fervent admirateur, notamment Joseph Kabaselle. En effet, Edo qui savait si bien jouer à la percussion, va participer comme percussionniste à l’enregistrement en 1953 au studio Opika de la célèbre chanson « Para Fifi ». Un concours de circonstance, car

« 60eme Anniversaire » : un nouvel album des Bantous de la capitale dans les bacs

« 60eme Anniversaire » : un nouvel album des Bantous de la capitale dans les bacs

Les 60 ans des Bantous de la capitale : coup de chapeau au producteur Claude Blanchard Ngokoudi pour la réalisation d’un double « album de légende » avec la contribution de la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo). « 60ème anniversaire » est une compilation de l’orchestre Les Bantous de capitale des années 1960 à 2009 sortie  le 15 août 2019. C’est un double album riche de 36 titres et qui reprend les principaux succès des soixante dernières années de la formation légendaire Bantous « Bakolo mboka », et fait la part belle aux grandes voix  et aux grands souffleurs qu’a connu l’orchestre. Une plongée inédite dans les 60 dernières années. Sur ce double album le public peut découvrir les versions originales ou la reprise des chansons signées par divers musiciens durant les 60 ans. Particulièrement la reprise des titres  » Lolaka lua boso » et Basili koyokana » par leur auteur Antoine Nedule « Papa Noël (guitariste solo des Bantous de 1961 à 1963). On découvre ce double album par une musique rigoureuse, bénéficiant d’une production adéquate. Il en résulte une progression permanente d’un paysage musical et d’une culture bantous dont Jean-Serge Essous et Nino Malapet étaient à la fois les meneurs et les éléments moteurs. Fruit d’une collaboration étroite entre le producteur Claude Blanchard Ngokoudi, le double album « 60ème anniversaire » a bénéficié d’une contribution logistique de la SNPC (société nationale des pétroles du congo), MIA (distributeur), 2 Rivesproductions  (Ngokoudi) et du Ministère de la culture et des arts. Des nouveaux instruments pour Les Bantous – Don de la SNPC A propos de la SNPC, Paul Soni-Benga nous informe que  Le 14 août 2019 au bar-dancing Macedo de l’arrondissement 01 Bacongo, les musiciens de l’orchestre Bantous de la capitale ont réceptionné et déballé leurs instruments flambants neufs, don de la Société Nationale des Pétrole du Congo (SNPC),  pour honorer les 60  ans du plus vieux orchestre du continent africain. Un joli bijou avec une table de mixage tout numérique de dernière génération. Présentation des titres du double album « 60ème anniversaire » Tous les 36 titres ci-après qui composent ce double album ont été sectionnés avec soin par une équipe des meilleurs connaisseurs de la discographie des Bantous de la capitale. La préface est signée Clément Ossinondé. CD 1 (20 titres) 1 – Manolita (Kouka Célio) 2 – Ba nguembo bo juger (Bantous-Mujos) 3 – Lolaka lua Boso (Papa Noël) 4- Sala lokola olinga ngai (Essous) 5 – Anto na nganda (Essous) 6 – Auguy na Fort-Rousset (Essous) 7 – Basili koyokana (Papa Noël) 8 – C’est ça la vie (Edo Ganga) 9 – Trois mois de tristesse (Rikky Siméon) 10 – Bantous pachanga(Essous) 11 – Bolingo Elie (Mujos) 12 – Merci maman (Taloulou) 13 – Camitina (Pamelo) 14 – Ebandeli ya mosala (Mountouari Kosmos) 15 – Joselina (Nona Arthur) 16 – Samy na Cathy (Samba Mascott) 17 – Nakotinda recommande (Essous) 18 – Mama na Muana (Pamélo) 19 – Rosalie Diop (Kouka Célio) 20 – Tantina tata na mwasi (Essous) CD 2 (16 titres) 1 – Makambo mibale (Kosmos Mountouari) 2 –Safou Véronica (Tchico Tchicaya) 3 – Alphonsine (Kosmos Mountouari) 4 – Choisis (Taloulou Alphonso) 5 – Faficina (Nino Malapet) 6 – Ma Kiri (Kosmos Mountouari) 7 – Mama Adèle (Essous) 8 – Congo na biso (Pamelo) 9 – Comité Bantous (Kouka Célio) 10 – Badetty (Passy Ngongo Mermans) 11 – Masuwa (Pamelo) 12 – Marie Rose (Gilbert Abangui) 13 – Miso na nzela (Michel Boyibanda) 14 – Isabelle muana Kin (Tchico Tchicaya) 15 – Gigi (Nino Malapet) 16 – Osala ngai nini (Lambert Kabako) Une fois  de plus, Cerise sur le gâteau, un double album de  36 titres dans  une édition de luxe a été mis en vente depuis le 15  août  2019  à Brazzaville. De quoi ravir les inconditionnels des Bantous de la capitale, alors qu’un film documentaire sur  Ganga Edo, le doyen des Bantous  a été présenté au public le 12 Août 2019. Pratique : – deuxrivesp@gmail.com  – contac@lesbantousdelacapitale.com Clément Ossinondé

Les Bantous de la capitale, Suite du résumé chronologique des 60 ans – (Années 1980 – 1989) – Chapitre IV

Les Bantous de la capitale, Suite du résumé chronologique des 60 ans – (Années 1980 – 1989) – Chapitre IV

CHAPITRE IV – 1980 – 1989 : Les difficultés d’un parcours instable. 1980 – 1986 – Sept ans de la traversée du désert 01) – Sept ans – De 1980 à 1986 Les Bantous vont connaître une véritable traversée du désert. La création de l’I.A.D. (l’Industrie Africaine du Disque) salué par tous les musiciens n’apporte pas de solutions à la qualité de vie des auteurs, en dépit de la sortie de plusieurs disques. La production dans les dancings ne s’avère non plus rentable. Hélas! aucun effort ne sera fait pour pallier à la situation difficile que connait tous les groupes. Les Bantous se contenteront certes de la sortie de très peu de disques, lesquels ne seront pas en mesure d’améliorer leurs revenus, notamment : 3 disques 33 T (Editions Music Press) : 2 doubles albums et 1 album « Pamelo et Les Bantous » (Editions Tam-tam Bantous) – Participation à la réalisation du disque 33 T à l’IAD  sous le titre « Les refrains du 3ème congrès ordinaire du PCT du 27 au 31 juillet 1984″ avec deux titres signés Célestin Kouka et Edo Ganga. Pendant que l’orchestre se débat pour rentabiliser sa situation, n’empêche qu’il rencontre des péripéties d’instabilité dues à des départs , des retours et des arrivées. 02) Les départs : 1982 – Gerry Gérard Biyela (guitare solo) pour l’orchestre d’Hydro Congo. 1983 – Joseph Samba « Mascott » (guitare accompagnement) pour la gestion  d’une entreprise informelle. 1983 – André Mbemba « Pamelo » (chant) pour une carrière solo 03) – Les Retours      1981 – Théophile Bitsikou « Théo » (chant) après avoir évolué de 1974 à 1981 à Kinshasa dans le groupe « Jambo Jambo » de Gérard Kazembe. 31 décembre 1983 – Jean-Serge Essous (saxo) après plusieurs mois dans l’exercice des activités de production phonographique à Paris. 04) – Les Arrivées 1980 – Michel Ngoualali (flûte) en provenance de l’African Fiesta Sukisa du Dr Nico Kasanda. 1981 – Jean Félix Pouela « Du Pool » (percussion) ancien sociétaire de l’OK Jazz jusqu’en 1978. 1982 –  Boniface Otsoua et Roger Dembi (trompettes) Fin 1984 – Célestin Pambou (chant) 1985 – Michel Moumpala – Emmanuel Boukaka « Ansco » (guitares) Février 1983 – Raphael Ngolo – David Sita « Atis » et Jean Serge Monkoua (ancien du groupe Continental de Kinshasa)   05) – 1983- Création de l’IAD (Industrie Africaine du disque) 1983, La Socodi (Société congolaise du disque) ériger en 1970,  est remplacée par l’IAD (Industrie Africaine du disque) qui fut, à la fois, un studio  de 24 pistes, un label de production, de distribution et une usine de pressage de disque vinyle et de duplication des cassettes. Les titres ci-après sont parmi les grands succès de cette écurie : « Josia Jee » (Pamelo), « Confession » (Kouka), « Bilongo » (Nino), « Alphabet » (Essous), « Getty » (Atis Sita), « Conséquence » (Ngollo), « BM21 en colère » (Dupool), « Yuda » (Mermans)…. Plus tard, la guerre civile du 5 juin 1997, assomme l’IAD  et lui porte le coup de grâce. Le studio sera complètement démantelé par des pillards. La Socodi comme l’IAD  vont sombrer corps et biens sans avoir réussi à sortir la musique congolaise de son continuel rafistolage. Le sursaut de Jean-Jules Okabando, maire de Brazzaville 06) – 1986 – La grande perturbation qui sévit au sein de l’orchestre Les Bantous et qui l’a affaiblit considérablement inquiète plus d’un responsable politique du pays soucieux du rayonnement de la musique congolaise. Le secours partira du Commissaire Politique , Maire de Brazzaville, Jean-Jules Okabando. Il va tenter un ballon d’essai en mettant la chaleur forte autour de cet orchestre. Il faut nécessairement convaincre tous les anciens musiciens qui avaient quitté le groupe à le réintégrer pour mettre en place de nouvelles structures capables de relancer au mieux les activités musicales. Le Samedi 21 septembre 1986 donne lieu à cette rencontre mémorable qui voit le retour de Célestin Kouka « Célio », Joseph Samba « Mascott », Côme Mountouari « Cosmos », Théophile Bitsikou  « Théo », Arthur Samba « Nona » et André Bemba « Pamelo ». Une atmosphère de grande fête a caractérisé le spectacle de la première sortie solennelle qui a lieu au cours d’un grand gala télévisé. Cependant, un seul reproche, le pléthore de musiciens : 23 au total. Evidemment ce nombre se justifie par le retour de six anciens musiciens et le maintien des nouvelles recrues, avant la réconciliation et parmi lesquels Pouela « Dupool » (percussion), Michel Moumpala (guitariste). Une fois encore la grande machine Nino Malapet – Essous s’est mise en marche.. 07) – 1987 – Sortie d’un nouvel album dédicacé par Jean-Jules Okabando, Maire de Brazzaville. Il constitue pour les collectionneurs une pièce historique. En effet, il s’agit du premier microsillon réalisé à l’IAD (Industrie Africaine du Disque) en souvenir du retour des anciens musiciens et de la réconciliation. 1988 – Les Bantous à Libreville (Gabon) 08) – Mars 1988 – Les Bantous de la capitale sont de nouveau à Libreville sur invitation officielle du président de la république Omar Bongo aux festivités  de l’AN 20 de la Rénovation. Les gabonais sont comblés par les possibilités musicales exploitées par l’orchestre et ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité du repertoire. Les Bantous est l’orchestre préféré du président Omar Bongo. De retour à Brazzaville, Les Bantous redoublent d’activités et de bonnes initiatives. Mais hélas ! Celles-ci vont s’estomper avec le brusque départ  du guitariste Litimbi Aladji. Un nouveau guitariste mis-solo Kodia-Dinuka fait son entrée. Il comble le vide laissé par Samba « Mascott » qui lui a depuis quitté l’orchestre pour s’offrir des nouvelles activités dans le business. Juillet 1988 – Les Bantous et l’OK Jazz en concert sur une même scène 09) – Le 29 Juillet 1988 – Les Bantous et l’OK Jazz (sans son chef Luambo Franco en soins en Belgique) sont à l’honneur au stade Massamba-Débat (alors stade de la révolution)au cours d’un grand gala de musique symbolisant l’unicité de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo. Les Bantous vont saisir cette occasion pour commémorer un peu par avance le 21ème anniversaire de leur création le 15 Août 1959. Cette commémoration sera ponctuée par un rite très émouvant qui a consisté  : – A faire le rappel historique

Les Bantous de la capitale : tous les chemins mènent à Brazzaville (15/08/19)

Les Bantous de la capitale : tous les chemins mènent à Brazzaville (15/08/19)

Le vendredi 3 mai 2019, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso a reçu en audience, les membres du groupe musical les Bantous de la capitale, l’orchestre le plus ancien du bassin du Congo. Cette rencontre entre le numéro un congolais et les membres des Bantous de la capitale a marqué le lancement officiel par le président de la république des préparatifs de la commémoration  du 60ème anniversaire de cet orchestre créé le 15 août 1959 chez Faignond, à Brazzaville. Ce lancement permettra au Comité d’organisation de préciser les contours de l’évènement qui rassemblera toute l’Afrique musicale, avec l’implication de toute la nation congolaise. En mars dernier, le ministre congolais de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo a annoncé à Brazzaville que le gouvernement mettra à la disposition de ce groupe les moyens qu’il faut pour célébrer leur 60e anniversaire avec faste et dans l’apothéose. Les 60 ans des Bantous : Donner un grand souffle aux commémorations et impliquer davantage de jeunes mélomanes dans le devoir mémoriel. Ce programme phare de l’orchestre Les Bantous de la capitale doit devenir une référence et un acteur incontournable sur la mise en œuvre d’activités opérationnelles diversifiées et de grande visibilité à travers le Congo et l’Afrique, pour lui permettre de contribuer significativement à une meilleure connaissance et intégration culturelle de l’histoire de la musique congolaise. En effet, ce programme qui aborde l’histoire de l’orchestre Les Bantous de la capitale à travers un livre « Les Bantous de la capitale 60 ans «  de Clément Ossinondé permettra de mieux comprendre historiquement la formation et l’évolution depuis plus d’un demi-siècle de l’orchestre présenté comme patrimoine national. S’appuyant sur les motivations réelles, ce programme prévisionnel des Bantous développe un large spectre d’activités touchant à différents domaines d’action : 1° Mise en place d’un Comité d’Organisation des festivités des 60 ans. 2 – La réalisation d’un double album CD/DVD « Légende », et  qui reproduira une sélection des œuvres de la carrière de l’orchestre. 3 – Dotation à l’orchestre d’une nouvelle série d’instruments de musique. 4 – Acquisition d’un siège-dancing pour l’administration et les productions de l’orchestre. 5 –  Le tournage d’un film  documentaire sur l’histoire des Bantous de la capitale 6 –  La sortie d’un livre chronologie des 60 ans des Bantous de la capitale 7 – Une tournée promotionnelle au Congo-Brazzaville, en RDC et  en Europe 8 – la création d’une antenne à Paris des 60 ans des Bantous, pour la promotion médiatique (site internet, intervention sur toutes les chaines TV, radio et réseaux sociaux) 9 – En guise de récompense pour le plus vieux musicien de la musique congolaise sur les deux rives du fleuve Congo, l’envoie en Europe du chanteur Ganga Edo (86 ans) pour un bilan médical. 10 – Préparation de l’arrivée de nombreux invités en provenance de l’extérieur, et notamment de la République démocratique du Congo (RDC) voisine. 11 – La programmation des Bantous de la capitale au grand banquet présidentiel des 59 ans de la république du Congo reste acquise et prévoit des pourparlers entre le Ministère de la culture et des arts, ainsi qu’avec la commission nationale des fêtes sur les préparatifs et   sur le déroulement des manifestations. C’est dire, le 15 Août 2019 promet de beaux moments à Brazzaville à l’occasion des 60 ans d’existence de l’orchestre Les Bantous de la capitale. Un anniversaire qui s’annonce éclectique et métissé, par l’ampleur des spectacles de qualité, en vu de créer de la confiance. Un anniversaire pour chanter, danser et aimer. 12 – Entretemps et cumulativement avec les préparatifs des 60 ans, l’orchestre a maintenu La régularité des concerts dans les bar-dancing « La Détente »  et « Macedo » à Bacongo (1er arrondissement de Brazzaville) et les galas à « la Cafet’ » de l’Institut Français du Congo. Observations: Un programme ambitieux, mais qui laisse septiques les musiciens des Bantous eux-mêmes, car en moins de trois mois de l’évènement, on ne voit rien venir. Souhaitons que le tout s’amorcera d’ici peu pour la reconnaissance des mérites de ce groupe, dont l’histoire est intimement liée à celle de la République du Congo. Clément Ossinondé

Décès du chanteur Lambert Kabako, des Bantous de la capitale, un mois après la sortie de son tout premier album « Walaï »

Décès du chanteur Lambert Kabako, des Bantous de la capitale, un mois après la sortie de son tout premier album « Walaï »

Lambert Kabako, une grande figure de la musique congolaise moderne est décédé samedi 23 juin 2018 au CHU de Brazzaville des suites d’une brusque maladie. Lambert Kabako était un grand musicien et compositeur qui a donné au patrimoine culturel des chansons qui resteront gravées dans la mémoire des congolais. Chanteur des Bantous de la capitale, il a publié il y a un mois, son premier album  » Walaï «  qui fait suite à la chanson « Osala ngai nini » parue en 1981 et qui avait battu tous les records de popularité. Le nouvel album « Walaï » n’est pas comme les autres, puisqu’il contient des compositions écrites il y a plusieurs années et jamais publiées. Des trésors musicaux inédits qui ont marqué les 47 ans de carrière de Lambert Kabako dans l’orchestre mythique Les Bantous de la capitale. Une date importante qu’il tenait à célébrer avec la parution de son album. Car il était fier et heureux du chemin parcouru depuis l’inoubliable « Osala ngai nini », grâce auquel il avait validé son statut de poids lourd de la chanson congolaise. Le chanteur qui entretemps a enchaîné les collaborations gagnantes, particulièrement avec les Editions Bassoka, s’attendait au fruit de son travail avec le positionnement de ses œuvres sur les plateformes de streaming et téléchargement. YouTube, Qobuz, spotify, Apple Music, Amazon, Itunes, Napster, E.music, Orange Music, Deezer, etc… Hélas ! le destin en a décidé autrement. Sans aucun doute, Lambert Kabako est l’un des grands chanteurs qu’a connu l’orchestre Bantous. Recruté en 1972, à la suite des dissidences qui ont donné naissance aux orchestres Le Peuple et Les Nzoys, Lambert Kabako a commencé a chanté aux côtés des chanteurs comme Simon Mangouani, Antonio Mawana « Brazz », Pambou Tchicaya et autres. Lambert Kabako on le sait, a commencé sa carrière musicale en Septembre 1969-1972 dans l’orchestre « Autopsie Mélodia » du musicien Boulhos Loupino son mentor. Lambert Kabako était donc déjà connu dans le circuit brazzavillois de la chanson, mais il gagne en célébrité en 1974. Battant au rythme des cœurs des milliers de congolais, la musique congolaise chante aussi les idéaux de la « Révolution congolaise à travers la chanson « , titre du double album paru à la faveur du 2ème Congrès ordinaire du PCT (27 au 30 décembre 1974) qui a connu une contribution importante des Bantous grâce à trois chansons populaires, au contenu très profond (« Lokumu na PCT » de Lambert Kabako. « Programme triennal » de Nino Malapet, « Congo molili esili » de JS Essous). Certes, 1980 sera l’apothéose avec la chanson d’amour « Osala ngai nini ». Pour les amateurs de raretés musicales, Lambert Kabako doit être connu davantage pour son nouvel album qui est véritablement l’élément qui va rassurer ses fans quant à l’immortalité de son œuvre. Il s’agit naturellement de son premier album de 10 chansons originales qui font référence à la véritable rumba, où se croisent lyrisme, grand orchestre, cuivres, percussions innovantes et d’excellentes parties rythmiques à la section guitares. Clément Ossinondé