Maroc. Qui est M. Othman El Ferdaous, nouvel ambassadeur auprès de la République de Côte d’Ivoire

M. Othman El Ferdaous, que SM le Roi Mohammed VI a nommé, vendredi, nouvel ambassadeur du Maroc auprès de la République de Côte d’Ivoire, a occupé le poste de ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports de 2020 à 2022. M. El Ferdaous a assuré également les fonctions de Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique, chargé de l’Investissement entre 2017 et 2019. Né le 13 janvier 1979, il a entamé sa carrière en tant qu’auditeur-conseil à PricewaterhouseCoopers à Paris (2003-2006) avant d’être nommé en tant que directeur chargé de mission à Mena Media Consulting à Rabat (2008-2016). Avec MAP
Burkina. Coopération avec les Etats-Unis : en fin de mission, l’ambassadeur fait le point et évoque les perspectives avec le Chef de l’Etat

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, vendredi après-midi, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Sandra Clark, en fin de mission dans notre pays. La diplomate américaine est venue faire le point de la coopération entre son pays et le Burkina Faso. « C’était un honneur pour moi d’être ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso », a dit Sandra Clark qui termine son séjour au Burkina Faso en tant qu’ambassadeur. En termes de perspectives, la diplomate américaine a soutenu qu’il existe une base solide pour continuer la coopération « parce que les liens entre le peuple burkinabè et le peuple américain sont forts », a-t-elle précisé. Sandra Clark a indiqué que cette coopération doit se poursuivre et se renforcer dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de la culture, de l’éducation, de la diplomatie et du développement. Les Etats-Unis entendent être un partenaire du Burkina Faso pour relever ces défis en s’appuyant sur les atouts de notre pays. Elle a rappelé que la situation sécuritaire est difficile, mais « nous continuons notre engagement dans le secteur humanitaire et le développement de la coopération dans plusieurs domaines ». L’ambassadeur américaine dit avoir été impressionnée par la résilience du peuple burkinabè, la tradition de cohésion sociale, de tolérance et de dialogue qui sont un atout pour le pays surtout dans le contexte actuel. « Je vois un avenir paisible pour le Burkina Faso », a conclu la diplomate, parlant de la situation sécuritaire.
RD Congo. Les délires d’un Ambassadeur…

TRIBUNE. L’ambassadeur du Rwanda accrédité en RDC, Vincent Karega a tenu un point de presse à Kinshasa hier samedi 14 août avec au menu ce message principal : « Le Rwanda n’a jamais fait une guerre à la RDC même pas en une journée ». Pour sa gouverne, voici un petit rappel historique : Depuis 1996, le Rwanda entretient une guerre permanente à la RD Congo. – C’est l‘armée rwandaise qui avait installé Mzee Kabila au pouvoir par une guerre d’agression,c’est encore la même armée rwandaise qui va essayer de le faire partir. – L’armée rwandaise avait occupé toute la partie Est de notre pays de 1997 jusqu’encore récemment en 2002, créant ensuite de fausses rebellions RCD, CNDP, M23 etc. en vue d’obtenir le mixage et les infiltrations massives des FARDC par des officiers d’origine rwandaise – C’est encore l’armée rwandaise qui s’est battue pendant six jours contre l’armée ougandaise dans la ville de Kisangani, faisant des milliers des victimes congolaises. – Et jusqu’à présent l’armée rwandaise continue de nous attaquer à travers les nombreux groupes armés qu’il a créés et qu’elle continue de ravitailler en hommes,armes et munitions. -C’est toujours le Rwanda qui téléguide toute la politique intérieure du Congo, défiant la volonté du Souverain Primaire, imposant ses hommes lige aux postes clé du pays jusqu’à la magistrature suprême pour contrôler la marche du pays et signer des accords bidon qui lui permettent de mener au grand jour des opérations militaires sur le territoire congolais. – C’est l’armée rwandaise qui tire un profit colossal en centaines de millions de dollars du chaos organisé en RDC pour exploiter illégalement les minerais congolais, conformément aux accusations du Rapport Mapping et du tout récent rapport de l’ONU Ce pays (qu’il agisse de son propre gré ou comme sous-traitant des puissances étrangères) constitue la source numéro un de l’instabilité, de l’insécurité du Congo et de son basculement dans un chaos programmé. L’amnésie de ce diplomate révulse les bonnes consciences. Ses élucubrations avoisinent du délire… Par Germain Nzinga
Le Canada invité à rappeler son ambassadeur suite au génocide des Peuls et manifestation devant l’ambassade du Mali à Ottawa ce 20 Avril 2019 à 12h30

TRIBUNE. Depuis plus de 2 ans, on entend parler que d’horreurs au Mali. Les Peuls constituent le seul groupe ethnique visé et victime de ces boucheries inhumaines commanditées par le président malien, Ibrahima Boubacar Keita. Les exécutants de ces massacres à répétition sont son stratège, qui n’est rien d’autre que Soumeylou Boubeye Maiga et leurs redoutables escadrons de la mort comme au temps de l’Allemagne nazi. D’ailleurs, ce dernier déclarait « que les Peuls ont des problèmes avec les dogons, dawoussaks, les bambaras, …que donc les Peuls sont porteurs de problèmes ». Jamais, on n’a vu au tant d’horreurs sur le sol malien. Les victimes de ces carnages sanguinaires sont les femmes, les femmes enceintes, les enfants et les vieillards. Les scènes d’horreur montrent des cadavres brûlés. On raconte également que des enfants étaient éventrés pendant les boucheries orchestrées par ces milices ultra meurtrières. Le point culminant de ce génocide des peuls a atteint son paroxysme ce 23 mars 2019 à Ogossagou, où 200 êtres humains de tous les âges (de zéro à plus de 90 ans) sont exterminés avec l’une des pires cruautés que l’humanité n’a jamais connues. Depuis lors, on rapporte que les tueries continuent sur les Peuls dans cette région du centre, où ils vivent une situation apocalyptique. Aussi, on ne comprend pas le silence du premier ministre, Mr Justin Trudeau sur ces exterminations qui touchent des personnes qui sont parmi les plus vulnérables (femmes, femmes, enfants et vieillards) de la société malienne. On invite également le gouvernement canadien, à condamner, à protester contre ce génocide et à rappeler son ambassadeur en consultation pour dire non à cette hécatombe. Pourtant l’armée canadienne est présente en ce moment, sur le territoire malien à moins que je me trompe. Aurait-elle tenté de faire quelque chose pour sauver des vies humaines ? Que fait notre armée dans sur cette terre d’infanticide et de meurtres où des rivières et des fleuves de sang issue de l’ethnie Peule coule à flot ? Il est du devoir du gouvernement libéral actuel de répondre à nos questions et de les clarifier. Nous invitons également les autorités de l’ambassade du Mali, à recevoir notre lettre de protestation sur ce nettoyage ethnique, dont seuls les peuls sont victimes. Par ailleurs, nous leurs demandons de dénoncer leur gouvernement criminel et barbare. Au plaisir de vous rencontrer (les manifestants), ce samedi 20 avril 2019 à 12 h30, au 50 Goulbourn avenue à Ottawa. Ensuite, une marche débutera à partir de 14h30 et elle finira devant l’édifice du parlement canadien. Les associations africaines du Canada Contact : Gondiel Ka (Gondielka@hotmail.com)
Mbuùta Ntoni Manuele Dia Vunda ou Antoine Emmanuel DE Vounda : Premier Ambassadeur du Roi du Congo auprès du Saint Siège à Rome (1607)

Dans les années 1600, le royaume du Koôngo est fortement touché par la traite négrière. Une traite négrière de grande envergure dans tout le royaume où traditionalistes comme chrétiens sont déportés massivement en Amérique. Le contexte social est, entre autres, marqué par une méfiance des Koôngo vis-à-vis de l’église dont on dit qu’elle connaît le phénomène à une grande échelle sans toutefois prendre clairement une position de dénonciation. Elle reste, peut-on dire « taisante » à ce sujet. L’esclavage existe partout, comme le relève à juste titre Martial Sinda, mais l’Eglise n’intervient jamais soit pour aider à la libération de ces pauvres Noirs, soit pour édicter une loi interdisant la pratique d’un commerce aussi lucratif qu’ignoble. [ Sinda (M) in « Le messianisme congolais et ses incidences politiques » Payot 1972 P.31.] Dans ce contexte fort difficile du royaume, tous les souverains congolais se succédant n’hésitent guère à dénoncer haut et fort la traite négrière notamment par des lettres adressées directement à leurs homologues européens et au souverain pontife. Les souverains congolais, qui voyaient dans ce brigandage une des principales causes de la désagrégation du royaume, se sont souvent plaints, écrit Martial Sinda, dans des lettres émouvantes adressées à leurs collègues d’Europe, y compris au Pape, pour faire cet état de choses. En son temps déjà le plus monarque qu’ai connu le royaume du Congo avec pratiquement quarante ans de règne, le roi Zinga Mbemba ou Afonso 1er (1506-1543) de son nom chrétien en fit part à son homologue portugais, le roi Jean III du Portugal en ces termes : « Nous demandons en grâce à son altesse de ne pas croire le mal que disent de nous ceux qui n’ont d’autre souci que leur commerce de vendre ce qu’ils ont acquis injustement, qui ruinent par leur traite notre royaume et la chrétienté qui s’y trouve établie depuis tant d’années et qui coûta tant de sacrifices à vos prédécesseurs. Ce grand bien de la foi, les rois et princes travaillent à le procurer à de nouveaux peuples. Nous sommes tenus à le conserver à ceux qui l’ont acquis. Mais cela se peut difficilement ici où les marchandises européennes exercent une fascination telle sur les simples et les ignorants qu’ils laissent Dieu pour les accaparer. Le remède est la suppression de ces marchandises, qui sont un piège du démon pour les vendeurs et les acheteurs. L’appât du gain et la cupidité amènent les gens du pays à voler leurs compatriotes parmi lesquels les membres de leur propre parenté et de la nôtre demandons en grâce à son altesse de ne pas croire le mal que disent de nous ceux, sans considération qu’ils soient chrétiens ou non. Ils les capturent, les vendent, les troquent. Cet abus est si grand que nous ne pouvons y remédier sans frapper fort et très fort. Et l’innocent souffrira avec le coupable. » Compte tenu d’un climat sociétal tourmenté par ce qu’on appelle aujourd’hui le crime contre l’humanité portant sur la traite négrière, et dont certains missionnaires étaient aussi complices, les souverains Koôngo cherchaient à redéfinir leur relation de coopération avec le Saint Siège et les autres Etats européens comme le Portugal, l’Espagne et la Hollande. C’est dans ce contexte que le roi Alvaro II (1587-1614) envoya des ambassadeurs à Madrid et à Rome pour une meilleure collaboration dans les relations diplomatiques. Mbuùta Ntoni Manuelé Dia Vunda ou le marquis de Vounda et Grand Electeur fut nommé ambassadeur extraordinaire de sa Majesté le roi Alvaro II du royaume Congo auprès du pape. Mbuùta Ntoni Manuelé Dia Vunda qui atterrit à Rome, à la fin du mois de décembre 1607 était porteur d’un profond message du roi du Koôngo pour le pape Paul V que l’on peut définir en des termes que voici : – Le renforcement de l’appartenance du royaume Congo à la communauté chrétienne, en l’occurrence catholique vaticane. – Remerciements du roi du Congo au souverain pontife pour la création de l’évêché de San Salvador ou Mbaanza Koôngo nécessitant par voie de conséquence l’envoi des missionnaires et la formation des prêtres autochtones. – Le mécontentement du roi du Congo et de son peuple sur le comportement dévoyé de certains missionnaires européens sur leur sol encourageant de près ou de loin la pratique de l’esclavage. – La prise en compte de certaines institutions spirituelles congolaises comme le rôle joué par le détenteur du pouvoir religieux au moment de l’intronisation des rois, le Maàni Nsaku Ne Vunda, considéré à tort par l’autorité vaticane comme un personnage diabolique. – L’instauration d’une franche et directe collaboration entre l’Eglise du Congo et le Saint Siège récusant ainsi sur ce point le patronage portugais ou l’ardeur des espagnols à vouloir faire du royaume Congo un Etat tributaire et non un royaume indépendant. Ici, il y a lieu d’indiquer que les Portugais s’opposaient à de telles initiatives au nom du « Padraodo » ou droit de patronat. En effet, le « Padroado » était constitué par un ensemble d’accords intervenus entre le Saint-Siège et le Portugal pour assurer la collaboration entre l’Eglise et l’Etat, dans les entreprises de découverte et d’évangélisation des pays d’outre-mer. [ Mgr J. Cuvelier in « L’Ancien royaume de Congo » Desclée De Brouwer P.335.] C’est ni plus ni moins ce qu’il convient d’appeler en termes contemporains le pacte colonial. Ainsi, en vertu du « Padraodo », les Portugais s’opposaient toujours à l’envoi des ambassadeurs Koôngo même s’agissant de ceux d’origine européenne. C’est dire que l’arrivée de Mbuùta Ntoni Manuelé Dia Vunda ou du Marquis de Vounda fut un triomphe du roi Koôngo sur le plan diplomatique. Mbuùta Ntoni Manuelé Dia Vunda arriva à Rome pratiquement affaibli en raison de son voyage périlleux par voie de navigation et au cours duquel, il perdit plusieurs membres de sa délégation. Diplomate né, très intelligent et cultivé, pétri de beaucoup de sagesse et fin connaisseur des traditions de ses ancêtres, parlant, entre autres, le portugais, l’espagnol et le latin de façon remarquable, Mbuùta Ntoni Manuelé Dia Vunda impressionna la curie romaine