Afrique : L’Algérie signe l’accord d’accueil de la Foire commerciale intra-africaine 2025

La cérémonie de signature de l’accord d’accueil de la Foire commerciale intra-africaine 2025 (IATF2025) s’est tenue à Alger le 15 avril 2024. Organisée par la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank), en collaboration avec l’Union africaine, le Secrétariat de la ZLECAf et le gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, cette cérémonie ouvre la voie à la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine prévue du 4 au 10 Septembre 2025 à Alger, en Algérie. S.E. Chief Olusegun Obasanjo, Président du Conseil consultatif de l’IATF2025 et ancien président de la République fédérale du Nigeria, a fait l’éloge de la foire commerciale intra-africaine en tant qu’événement de référence en matière de commerce et d’investissement sur le continent africain. Il a ajouté que « l’accord d’accueil de l’IATF2025 représente, plus qu’un simple accord contractuel, une responsabilité collective des partenaires pour l’excellence et l’innovation dans la poursuite de la tradition de la Foire commerciale intra-africaine, qui s’est imposée comme la place de marché de la ZLECAf et l’événement incontournable dans le domaine du commerce et de l’investissement sur le continent africain. L’IATF est désormais un événement majeur dans le calendrier africain des manifestations économiques, sociales, commerciales et même politiques. C’est dans la poursuite de ces objectifs qu’Afreximbank, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, défend la noble cause de changer le paysage socio-économique de l’Afrique en élaborant des initiatives progressistes visant à promouvoir le commerce intra-africain et l’intégration continentale ». Kanayo Awani, vice-président exécutif de la Banque du commerce intra-africain d’Afreximbank, a déclaré : « La foire commerciale intra-africaine ouvre des voies alternatives pour le commerce africain. Elle est devenue la plateforme permettant de mettre à jour la vision de la ZLECAf. Elle élargit et approfondit la connaissance de l’environnement commercial du continent et renforce la capacité industrielle des économies africaines. En fin de compte, l’IATF est devenue le moteur de l’accélération des flux commerciaux et d’affaires sur le continent. Les trois dernières foires ont généré des accords commerciaux et d’investissement pour un montant total de pas moins de 120 milliards de dollars US. Pour ceux qui se demandent ce que représentent ces 120 milliards de dollars US, les entreprises africaines ont trouvé des acheteurs sur de nouveaux marchés à travers l’Afrique, les industries ont trouvé de nouvelles sources de matières premières, d’investissements et de biens d’équipement, des accords entre gouvernements dans des secteurs essentiels tels que l’agriculture et l’agro-industrie ont été conclus, et des entrepreneurs africains ont décroché d’importants projets gouvernementaux ». Mme Awani a également exprimé sa gratitude au gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire pour son engagement et son soutien indéfectibles en faveur de la foire commerciale intra-africaine. Une déclaration faite au nom de S.E. WamkeleMene, Secrétaire général de la ZLECAf, décrit l’importance de la Foire commerciale intra-africaine comme « notre réponse stratégique au défi du manque d’informations commerciales, visant à renforcer le commerce et les investissements intra-africains, le tout sans avoir besoin d’une aide extérieure. L’IATF est aussi un symbole d’espoir et d’opportunité, qui fait tomber les barrières classiques du commerce et de l’investissement pour unir l’identité africaine, à la fois diverse et cohésive ». Une déclaration faite au nom de S.E. l’ambassadeur Albert Muchanga, Commissaire de l’Union africaine chargé du développement économique, du commerce, du tourisme, de l’industrie et des minéraux, a souligné que d’autres régions du monde ont prouvé que « le commerce peut être un puissant outil de croissance économique. Si le commerce a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté dans ces régions, il n’en va pas de même pour l’Afrique. Les échanges entre les pays africains sont faibles. La ZLECAf a été établie pour changer cette donne. Elle devrait non seulement stimuler le commerce intra-africain, mais aussi relever les défis permanents de l’Afrique en matière de création d’emplois, de niveaux élevés de pauvreté et de très faibles niveaux de fabrication et de base industrielle. La ZLECAf a été conçue pour créer un cadre juridique prévisible pour le commerce et l’investissement, offrant ainsi plus de garanties aux investisseurs, apportant ainsi certitude et prévisibilité à l’environnement commercial africain ». Dans son discours de clôture, Jean-Louis Ekra, ancien président d’Afreximbank et vice-président du Conseil consultatif de l’IATF2025, a salué « la force de l’unité africaine, de l’objectif commun et de l’action collective en vue de promouvoir le commerce et l’investissement intra-africains. C’est grâce à nos efforts combinés que nous pouvons conduire des changements positifs, encourager l’innovation et créer un avenir meilleur pour tous les habitants du continent africain ». Des institutions des secteurs public et privé, le corps diplomatique africain, des institutions financières et des associations commerciales et industrielles ont également assisté à la cérémonie, qui a pour but de maximiser la sensibilisation à l’IATF2025. Les participants à la cérémonie de signature ont également eu l’occasion de visiter la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX), qui accueillera l’IATF2025. La Foire commerciale intra-africaine est le plus grand événement du continent africain en matière de commerce et d’investissement. Elle offre aux exposants une occasion unique de présenter leurs produits et services, de participer à des échanges entre entreprises (B2B) et entre entreprises et gouvernements (B2G), d’établir des réseaux, de nouer de nouveaux contacts commerciaux et de conclure des accords commerciaux. L’événement donne également aux délégués l’occasion de recueillir les avis d’une palette d’experts sur un large éventail de sujets et d’opportunités liés au commerce et à l’investissement lors du Forum du commerce et de l’investissement de l’IATF. L’événement offre également aux participants de la diaspora, des industries créatives, y compris la gastronomie et les arts culinaires, la possibilité de présenter leurs biens, leurs services et leur expertise. En outre, des ateliers de formation seront organisés sur l’exportation, les normes et le marketing. Les participants à l’IATF sont des entreprises, des acheteurs, des vendeurs, des négociants et des investisseurs, des capitaines d’industrie, des ministres de haut rang, des spécialistes du financement du commerce et du conseil, des organisations commerciales et économiques, des cadres supérieurs d’entreprises et de multinationales, des entrepreneurs innovants et les médias réunis
Le FMI conclut un accord au niveau des services avec le Burkina Faso sur la première revue du programme au titre de la facilité élargie de crédit et achève les consultations au titre de l’article IV

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Martin Schindler, chef de mission pour le Burkina Faso, s’est rendue à Ouagadougou du 29 février au 7 mars pour examiner les politiques macroéconomiques dans le cadre de la première revue du programme quadriennal appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et pour mener les consultations au titre de l’article IV. L’accord a été approuvé par le conseil d’administration du FMI le 21 septembre et porte sur un montant total de 228,76 millions de DTS (302 millions de dollars). À l’issue de la mission, M. Schindler a fait la déclaration suivante : « J’ai le plaisir d’annoncer que les autorités burkinabè et le FMI sont parvenus à un accord au niveau des services sur les politiques économiques et financières qui pourrait favoriser l’approbation de la première revue du programme dans le cadre de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit. L’achèvement de la première revue par le conseil d’administration du FMI, provisoirement prévu pour le mois de mai, permettrait le décaissement d’environ 32 millions de dollars (24,1 millions de DTS), ce qui porterait à 64 millions de dollars (48,2 millions de DTS) l’aide financière totale versée par le FMI dans le cadre de l’accord. « Nous saluons les efforts considérables déployés par les autorités pour mettre en œuvre des ajustements et des réformes macroéconomiques aussi essentiels dans un environnement si défavorable, caractérisé par des coûts d’emprunt élevés, l’incertitude politique, des conditions de sécurité instables dans certaines parties du territoire et l’insécurité alimentaire. « Tous les objectifs quantitatifs ainsi que la plupart des repères structurels ont été atteints. Nous félicitons tout particulièrement les autorités pour les progrès accomplis dans la mise en place d’une protection sociale plus ciblée et moins fragmentée, notamment grâce à la création du Registre social unique et à la mise en place d’un nouveau dispositif majeur de protection sociale, le programme national d’appui à l’autonomisation des ménages pauvres et vulnérables (PAMPV). « Les autorités ont fait savoir qu’elles restaient fermement résolues à préserver la stabilité macroéconomique. Conformément aux objectifs du programme, le rééquilibrage des finances publiques reste la priorité de la politique budgétaire, et ce afin de créer une marge de manœuvre et favoriser la convergence progressive vers un déficit de 3 % du PIB d’ici à 2027. Les autorités sont donc déterminées à réduire encore le déficit budgétaire pour le ramener à environ 5½ % du PIB en 2024. Elles mènent également un programme de réformes ambitieux dans les domaines de la protection sociale, de la gouvernance, de la transparence budgétaire et de l’énergie. En poursuivant tous ces efforts, les autorités pourraient parvenir à créer une marge de manœuvre budgétaire pour financer les dépenses prioritaires visant à réduire la pauvreté et les inégalités, à assurer la viabilité de la dette et à améliorer la résilience. Dans un contexte marqué par une incertitude accrue autour des perspectives de la région, les autorités burkinabè ont réaffirmé leur volonté de rester dans l’UEMOA. « Nous avons passé en revue les dernières évolutions macroéconomiques et les perspectives à court terme. La situation sécuritaire au Burkina Faso reste difficile, mais les efforts visant à lutter contre le terrorisme et à assurer la sécurité dans les territoires qui n’étaient plus sous le contrôle de l’État devraient bientôt porter leurs fruits. La croissance du PIB réel devrait s’accélérer pour atteindre 5,5 % en 2024, contre une estimation à 3,6 % l’année dernière, les efforts visant à rétablir la sécurité devant stimuler davantage l’activité économique. « Les résultats budgétaires en 2023 sont conformes aux objectifs du programme. Le déficit global est passé de 10,4 % du PIB en 2022 à 6,7 %, notamment grâce à une meilleure mobilisation des recettes (rendue possible par les progrès réalisés dans la transformation numérique), qui a plus que compensé la baisse des dons et a permis l’augmentation des transferts courants et des dépenses d’investissement financées sur ressources intérieures. Dans le même temps, plusieurs facteurs de vulnérabilité budgétaire doivent être surveillés de près, notamment les coûts d’emprunt élevés sur le marché obligataire régional et les subventions aux combustibles. « Dans le cadre des consultations au titre de l’article IV, nous avons également examiné les moteurs de la croissance à moyen terme, ainsi que les difficultés et les vulnérabilités qui entravent l’action publique, en procédant notamment à une évaluation des risques budgétaires à moyen terme pesant sur la viabilité de la dette. Nous avons également souligné l’importance sur le plan macroéconomique de proposer une protection sociale bien ciblée, qui devrait jouer un rôle crucial dans la promotion de l’inclusion financière et le développement économique à moyen terme. Enfin, nous avons examiné les risques et les opportunités liés au changement climatique. « L’équipe du FMI s’est entretenue avec le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, M. Aboubakar Nacanabo, qui, au nom des hautes autorités burkinabè, a confirmé que le pays restait dans l’UEMOA, ainsi qu’avec le directeur national de la BCEAO, M. Armand Badiel, et d’autres hauts fonctionnaires. L’équipe a également rencontré des représentants du secteur privé et de la communauté internationale. « Les services du FMI tiennent à remercier les autorités du Burkina Faso et toutes les parties prenantes pour les échanges ouverts et constructifs qui se sont tenus au cours de la mission, et pour l’accueil cordial qui leur a été réservé ».
Le CNSP dément l’information sur le prétendu accord entre le Niger et la CEDEAO
Le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) a démenti, ce dimanche 24 décembre 2023, les allégations mensongères des médias français dont RFI et France 24, relatives à un prétendu accord entre le Niger et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la durée de la transition. ‘’Il s’agit en vérité, d’une entreprise de désinformation et d’intoxication des opinions savamment orchestrée par les autorités françaises à travers leurs médias au moment où les derniers militaires français viennent de quitter le territoire nigérien’’ indique le communiqué de la Présidence de transition selon qui, ceci a pour seul but, ‘’ de distraire les Nigériens en alimentant des polémiques stériles, pour les diviser et les amener à se désolidariser du CNSP et de son Gouvernement’’. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie et le Gouvernement, selon la source, ‘’tiennent à rappeler que RFI et France 24, qui sont des instruments de promotion de la politique étrangère de la France en Afrique, ont justement été suspendues de diffusion au Niger depuis le 3 août 2023 pour leur partialité et leur propension à diffuser des informations purement mensongères’’. ‘’Le but étant de créer la confusion dans les esprits, de troubler l’ordre public et de déstabiliser notre pays’’ dénonce la présidence qui insiste ainsi sur le fait que ‘’le CNSP et le Gouvernement apportent-ils un démenti catégorique quant aux allégations mensongères distillées par RFI et France 24, qui n’engagent que leurs auteurs’’. En tout état de cause, ‘’depuis l’avènement du CNSP au pouvoir le 26 juillet 2023, les autorités de la transition ont fait le choix de communiquer directement et régulièrement avec le peuple nigérien pour lui rendre compte de toutes les questions d’intérêt national’’ se félicite le CNSP. C’est dans cette optique, explique t-il, que ‘’s’inscrivent les entretiens exclusifs, dans nos langues nationales, accordés par le président du CNSP, chef de l’État, à des journalistes nigériens des médias publics’’. Enfin, ‘’le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie et le Gouvernement tiennent à réitérer l’engagement du président du CNSP, le général de brigade Abdourahamane Tiani, à prendre en compte les propositions du peuple nigérien souverain’’ rappelle la source avant d’annoncer que ‘’celles-ci seront issues du dialogue national inclusif, avant de déterminer, dans le seul intérêt du Niger et de son peuple, la durée de la transition populaire en cours au Niger’’. ANP
Afrique du Sud : TotalEnergies signe un accord en vue de céder au groupe Prax sa participation minoritaire dans la raffinerie Natref

En ligne avec sa stratégie de cession d’actifs non stratégiques, TotalEnergies annonce avoir signé avec le groupe Prax un accord prévoyant la cession de la participation minoritaire de 36,36 %, détenue par TotalEnergies Marketing South Africa, dans la raffinerie Natref (National Petroleum Refiners of South Africa), sous réserve des autorisations et approbations d’usage. Située à Sasolburg (province de l’État libre, Afrique du Sud), la raffinerie Natref, d’une capacité de production de 108 500 barils de pétrole par jour, est exploitée par une joint-venture entre Sasol (63,64 %) et TotalEnergies Marketing South Africa (36,36%) et approvisionne la région de Johannesbourg. « Cette transaction s’inscrit dans la stratégie de la Compagnie de céder ses actifs non stratégiques pour se concentrer sur ses grandes plateformes intégrées de raffinage -pétrochimie », a déclaré Jean-Pierre Sbraire, directeur financier de TotalEnergies. Présente en Afrique du Sud depuis près de 70 ans, la Compagnie maintient son engagement dans le pays, où elle produit et commercialise de multiples énergies (carburants, biocarburants, énergies renouvelables, électricité).
Sous la facilitation du Président Tshisekedi, le gouvernement Tchadien signe un accord avec un parti d’opposition

3 mois après ses consultations au Tchad, le Chef de l’État Félix Tshisekedi a présidé, ce mardi à Kinshasa, une cérémonie de signature d’un Accord de principe entre le gouvernement tchadien et le parti politique d’opposition « Les Transformateurs ». Cet accord est conclu pour permettre le retour au Tchad du Président du parti politique « Les Transformateurs » et de tous ceux qui avaient eu à quitter le territoire tchadien à la suite des évènements malheureux du 20 octobre 2022. « Ce soir, j’ai le sentiment de faire avancer mon pays, notre peuple sur le chemin de la démocratie, dans la justice et l’égalité. Cet accord permet de rentrer au Tchad pour exercer librement ses droits civiques et politiques. Dès demain, on peut rentrer chez soi. Ce n’est qu’une question d’heures et de jours », a déclaré le Dr. Succès Masra, Président du parti « Les Transformateurs », qui a loué le leadership du Président Tshisekedi qui œuvre pour rapprocher le peuple tchadien. « Je tiens à féliciter le Président Masra parce qu’il faut du courage pour accepter les accords. Cet accord ne remet pas en cause le droit constitutionnel à exercer librement ses activités d’homme politique », a dit pour sa part M. Adberaman Koulamallah, ministre de la Réconciliation et de la Cohésion sociale, qui a représenté le gouvernement tchadien. Il espère voir tous ceux qui ont quitté le Tchad pour des raisons politiques rentrer au pays pour revoir leur famille et poursuivre leur vie politique. Le Président Tshisekedi a été désigné, en octobre 2022, facilitateur du processus de transition au Tchad par ses pairs de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). En juillet 2023, le Chef de l’État avait effectué une mission au Tchad où il avait rencontré les différents protagonistes de la crise tchadienne ainsi que les partenaires de ce pays. Dans un communiqué signé ce mardi soir par le Président Tshisekedi, la mission de facilitation de la CEEAC pour le processus de transition au Tchad dit compter sur la bonne foi des parties à cet accord pour sa mise en œuvre effective. Elle réitère son engagement à accompagner le peuple tchadien pour la décrispation du climat politique, en vue de l’organisation d’élections démocratiques, libres, transparentes et apaisées.
RDC/Corneille Nangaa : « Il y a bel et bien eu un accord entre Tshisekedi et Kabila en 2018 »
Emirates et Shell Aviation signent un accord pour la fourniture de SAF au hub de Dubaï

Emirates a annoncé la signature d’un accord avec Shell Aviation pour fournir plus d’1,1 million de litres de mélange SAF (carburant d’aviation durable) destinés à la plate-forme internationale de la compagnie aérienne, située à Dubaï. La première livraison de SAF dans le cadre de cet accord devrait débuter avant la fin de l’année. C’est la première fois que du SAF est fourni par l’intermédiaire du système d’avitaillement de l’aéroport de DXB. Cet accord est une étape supplémentaire dans la stratégie environnementale d’Emirates, articulée autour de trois domaines clés : la réduction des émissions, la consommation responsable et la conservation de la faune et des habitats. Dans le cadre de cet accord, Emirates suivra la livraison des SAF et les données relatives à leur utilisation par le biais d’Avelia, l’une des premières solutions SAF au monde approvisionnée par la blockchain. Avelia est alimentée par Shell Aviation et Accenture, avec le soutien d’Energy Web ainsi que d’American Express Global Business Travel. Grâce à Avelia, Emirates achètera du SAF physique et les attributs environnementaux associés. Cette démarche contribuera à la décarbonation de ses émissions liées au scope 1, tandis que les attributs environnementaux du scope 3 associés à la même SAF physique seront achetés par Shell Corporate Travel pour aider à décarboner ses voyages d’affaires connexes. Avec l’utilisation d’Avelia, l’accord illustre la manière par laquelle les compagnies aériennes et les entreprises peuvent partager les avantages environnementaux des SAF. « Nous sommes fiers de travailler en partenariat avec Shell pour permettre à Emirates de disposer pour la première fois d’un approvisionnement en SAF à Dubaï, et d’utiliser la plateforme Avelia. Celle-ci offre aux voyageurs d’affaires la flexibilité nécessaire pour aligner leurs objectifs de développement durable et réduire leur empreinte environnementale lorsqu’ils voyagent. Nous espérons que cette collaboration continuera à se développer pour assurer un approvisionnement continu de SAF dans notre hub, car il n’y a actuellement aucune installation de production de SAF dans les Émirats Arabes Unis. L’aviation joue un rôle essentiel à Dubaï et dans l’ensemble de l’économie des Émirats Arabes Unis. Nous avons hâte de continuer notre collaboration avec des organisations et des entités gouvernementales partageant les mêmes idées afin de trouver des solutions viables pour introduire davantage de SAF. C’est un carburant dont l’offre est actuellement extrêmement limitée, dans la chaîne d’approvisionnement en carburant d’aviation, et cet accord permet de soutenir les efforts d’Emirates pour réduire les émissions dans l’ensemble de ses opérations », a affirmé Sir Tim Clark, président d’Emirates Airline. « Emirates et Shell entretiennent une relation commerciale de longue date ; il est formidable de s’appuyer sur cette relation pour travailler ensemble sur la décarbonation. Cet accord marque un progrès pour l’industrie aéronautique des Émirats Arabes Unis. Le fait de permettre la fourniture de SAF à Dubaï pour la première fois est une étape importante et un exemple parfait de la manière dont les différentes parties de la chaîne de valeur de l’aviation ont un rôle à jouer dans le déblocage des progrès en matière de SAF. Nous espérons que cela servira de tremplin à d’autres actions en matière de SAF dans l’ensemble de l’industrie aéronautique des Émirats Arabes Unis et de la région, ce qui nous permettra de franchir une nouvelle étape vers l’absence totale d’émissions », a déclaré de son côté Chu Yong-Yi, vice-président de Shell Corporate Travel. En tant que carburant de substitution sûr et entièrement certifié, compatible avec la flotte d’aéronefs et les infrastructures aéroportuaires existantes, le SAF peut être mélangé au carburéacteur conventionnel dans une proportion allant jusqu’à 50 %. Cela permet de créer un carburant d’aviation dont les émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie sont nettement inférieures à celles du carburant conventionnel. Sous sa forme pure, le SAF peut réduire les émissions sur l’ensemble du cycle de vie jusqu’à 80 % par rapport au carburéacteur conventionnel*. Au début de cette année, Emirates a effectué avec succès le premier vol de démonstration alimenté à 100 % par du SAF. Le premier vol de la compagnie alimenté par du SAF mélangé à du kérosène a eu lieu en 2017, au départ de Chicago, à bord d’un Boeing 777. La compagnie aérienne a également augmenté l’utilisation de SAF pour les vols au départ de Stockholm, et opère actuellement des vols au départ de Paris, Lyon et Oslo avec des SAF mélangés. Emirates participe par ailleurs à divers groupes de travail de l’industrie et du gouvernement des Émirats Arabes Unis, ainsi qu’à des engagements continus avec les parties prenantes, afin de contribuer à l’augmentation de la production et de l’approvisionnement en SAF. L’année dernière, en collaboration avec l’Autorité Générale de l’Aviation Civile des Émirats Arabes Unis (GCAA), la compagnie aérienne a contribué à l’élaboration de la feuille de route des Émirats Arabes Unis sur les carburants Power-to-Liquid (PtL), sous l’impulsion du ministère de l’Énergie et des Infrastructures des Émirats Arabes Unis et du Forum économique mondial. Emirates a également contribué à la feuille de route nationale des Émirats Arabes Unis sur les carburants durables pour l’aviation, lancée en janvier 2023 par le ministère de l’Énergie et des Infrastructures et la GCAA. * L’estimation de la réduction réelle des émissions de carbone pour le SAF variera en fonction de la filière de production. Une réduction de 80 % est la limite supérieure de ce qui est commercialement disponible aujourd’hui ; IATA, Developing Sustainable Aviation Fuel (SAF).
Centrafrique : la plateforme dynamique des enseignants du Fondamental 1 et du secondaire dénonce un accord conclu avec le gouvernement

Après un moment de répit, les enseignants du primaire et du secondaire reviennent à la charge. Ces derniers, en marge d’une assemblée générale tenue, samedi 12 août 2023, à Bangui, ont dénoncé l’accord signé, il y a un mois, avec le gouvernement. Un accord, selon eux, signé sous pression. Au cours de leur assemblée générale du samedi 12 août, les enseignants du Fondamental 1 et du secondaire ont exprimé tour à tour leur indignation et dénoncé l’accord conclu avec le gouvernement au terme d’une longue période de négociations. Pour la plateforme dynamique des enseignants, le document a été signé « sous pression » et en violation de règles qui régissent le fonctionnement des syndicats. Selon les enseignants, le document ne prend pas en compte leurs principales revendications. « Il n’y a rien de concret » « C’est un document plat qui ne garantit rien en retour aux enseignants. Dans le document, il est dit, si le gouvernement a la possibilité, il nous convoquerait pour une autre négociation. S’il a les moyens, il pourrait répondre à nos points de revendication. Ils nous ont aussi demandé de surseoir avec les grèves durant 3 voire 5 ans. Le syndicat doit privilégier le dialogue. Et donc, il n’y a rien de concret », a fait savoir Innocent Kéréguelé, coordonnateur de la Plateforme des enseignants du fondamental 1 et du secondaire. Après cette dénonciation, la plateforme a annoncé son retrait du comité et de toutes les initiatives de négociation. « Qu’on nous trouve un interlocuteur » « En commun accord, nos camarades nous ont demandé de dénoncer ce communiqué conjoint et de se retirer du comité. […] à partir d’aujourd’hui, nous ne négocierons plus avec le ministère de la Fonction publique. Le gouvernement, s’il veut discuter avec nous, qu’il nous trouve un autre interlocuteur », a martelé Innocent Kéréguelé. Le 7 mars 2023, la plateforme des syndicats du Fondamental 1 et 2 avait lancé une grève de 21 jours pour réclamer un statut particulier et l’amélioration de leurs conditions de travail. Un mouvement suspendu quelques jours après un tête-à-tête avec le président de la République.