Le Fonds saoudien pour le développement signe un accord de 75 millions de dollars US pour renforcer la connectivité régionale au Cameroun

Le Fonds saoudien pour le développement signe un accord de 75 millions de dollars US pour renforcer la connectivité régionale au Cameroun

Le projet améliorera la connectivité régionale et les échanges commerciaux, en reliant le Cameroun au Tchad et au Niger tout en améliorant l’accès aux services essentiels. Le Fonds saoudien pour le développement (SFD) a signé un accord de prêt au développement avec la République du Cameroun afin de financer la réhabilitation de la route Sorawel-Dourbeye. Le projet s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2030 du Cameroun et reflète l’engagement du SFD en faveur d’un développement durable et centré sur l’humain. L’accord a été signé par S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad, CEO du Fonds saoudien pour le développement, de S.E. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional de la République du Cameroun, en présence de l’ambassadeur saoudien auprès de la République du Cameroun, S.E. Ibrahim Al-Ghamdi, et de représentants des deux parties. Son Excellence Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional, a déclaré : « Au nom du gouvernement camerounais, nous exprimons notre profonde gratitude au Fonds saoudien pour le développement pour son soutien constant aux projets structurels du Cameroun. » En vertu de cet accord, le SFD apportera 75 millions de dollars américains pour soutenir la réhabilitation d’un corridor routier clé. Le projet permettra de réduire l’isolement, de renforcer la connectivité et de faciliter le commerce régional avec les pays voisins, notamment le Nigéria et le Tchad, tout en améliorant l’accès aux services essentiels. S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad, CEO du SFD, a déclaré : « Cet accord reflète l’engagement du SFD à soutenir un développement qui améliore la vie quotidienne des populations et de créer des opportunités à long terme. En renforçant la connectivité, en élargissant l’accès aux services essentiels et en soutenant le commerce régional, le projet contribuera au développement durable au Cameroun et dans l’ensemble de la région. » Le projet améliorera l’accès aux marchés, aux soins de santé et à l’éducation pour les communautés locales. Il soutiendra également le commerce régional et l’intégration économique, contribuant ainsi à la croissance à long terme. Le partenariat entre le SFD et la République du Cameroun remonte à plus de 40 ans. Depuis lors, le Fonds a soutenu 10 projets de développement pour un montant total de plus de 180 millions de dollars américains dans des secteurs clés, notamment les infrastructures, l’éducation et la santé. À travers l’Afrique, le SFD a soutenu 458 projets dans 47 pays, renforçant ainsi son rôle de partenaire de développement à long terme. APCO

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Niger signent un accord de près de 145 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’énergie, la compétitivité et la résilience économiques

Le Groupe de la Banque africaine de développement et le Niger signent un accord de près de 145 millions de dollars pour améliorer l’accès à l’énergie, la compétitivité et la résilience économiques

Le Premier ministre du Niger, Ali Lamine Mahamane Zeine, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ont signé un accord de financement de 144,70 millions de dollars américains destiné à améliorer l’accès à l’énergie et la compétitivité du secteur privé au Niger. L’accord, signé au siège de l’institution à Abidjan, porte sur un appui budgétaire du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Il permet aux autorités nigériennes de mettre en œuvre la phase 1 du Programme d’appui à la gouvernance du secteur de l’énergie et à la compétitivité (PAGSEC). Le programme permettra de répondre à deux problématiques majeures. Il lèvera, d’une part, les principales contraintes qui affectent la compétitivité de l’économie, en particulier l’accès à l’énergie, afin de consolider la reprise économique. Il s’attellera, d’autre part, à renforcer la gouvernance financière ainsi que la transparence, avec un accent particulier sur les facteurs de résilience (prise en compte des groupes vulnérables, du genre et des facteurs climatiques). L’appui du Groupe de la Banque vise des objectifs énergétiques ambitieux, avec le développement des capacités d’énergie renouvelable et la viabilité financière du secteur. Il contribuera à augmenter l’accès national à l’électricité de 22,5 % à 30 % d’ici à 2026, tout en stimulant la contribution de l’industrie manufacturière au PIB de 2,5 % à 3,8 %. « C’est avec un grand plaisir que nous venons de formaliser cet accord qui est très important pour le Niger. C’est un accord qui s’inscrit dans le cadre de notre forte coopération avec le Groupe de la Banque africaine de développement », a déclaré le Premier ministre du Niger. « L’appui de notre Banque est venu à un moment important et le processus a conduit aujourd’hui à mettre en place ce programme (qui) a pour objectif de soutenir la compétitivité économique du Niger et sa résilience aux multiples chocs à travers, notamment, l’amélioration de l’accès à l’énergie, la promotion du secteur privé, la consolidation du cadre budgétaire et une meilleure prise en compte des populations vulnérables dans les politiques publiques », a ajouté M. Zeine, qui assure également les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances du Niger, et à ce titre, de gouverneur du Groupe de la Banque pour son pays. « Je peux vous garantir que le Groupe de la Banque africaine de développement restera, comme il l’a toujours été, un soutien fort à tous nos États membres régionaux dans leur recherche d’un développement harmonieux et d’une prospérité partagée. Je profite de cette occasion pour féliciter les équipes de la Banque qui travaillent d’arrache-pied et aussi remercier le Conseil d’administration pour le soutien qu’il apporte à nos efforts », a souligné M. Ould Tah. Afdb

Le Crédit Agricole du Maroc et Tamwilcom signent un accord en vue de soutenir l’innovation financière et agricole

Le Crédit Agricole du Maroc et Tamwilcom signent un accord en vue de soutenir l’innovation financière et agricole

Structurer et renforcer davantage la coopération entre les deux institutions dans le but d’encourager le développement des startups Le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et Tamwilcom unissent leurs forces pour soutenir l’innovation dans les secteurs de la Fintech et de l’Agritech. Une convention-cadre de partenariat a été signée à cet effet, lundi 14 avril,  entre l’institution financière publique et la banque agricole, en marge de la troisième édition du plus grand Salon Tech et Starup en Afrique (GITEX Africa),  à Marrakech. L’accord conclu prévoit de renforcer la collaboration entre les deux parties signataires en vue de « mutualiser leurs efforts et favoriser l’émergence et la croissance de startups qui contribuent à la transformation digitale du secteur financier et à l’essor de l’agriculture innovante au Maroc », ont indiqué les deux institutions. A travers cette convention, le Crédit Agricole du Maroc – qui accompagne l’agriculture marocaine depuis 6 décennies- souhaite créer un environnement favorable à l’émergence de solutions novatrices. Des solutions qui, selon Mohammed Fikrat, président du Directoire du Crédit Agricole du Maroc, «profiteront à l’ensemble de l’écosystème et favoriseront l’émergence d’une agriculture moderne et inclusive, ainsi que d’un secteur financier plus agile et accessible». Il a également précisé que la banque universelle, investie d’une mission de service public, fera appel à sa connaissance du terrain, à son réseau et à son expertise financière pour accompagner cette dynamique. La collaboration entre les deux institutions contribuera à la modernisation de l’économie marocaine, a pour sa part affirmé le directeur général de Tamwilcom, Hicham Zanati Serghini. Pour ce dirigeant de cette institution créditrice des entreprises, qui mobilise avec ses partenaires du secteur financier les moyens nécessaires pour faire face aux déficits de financement des entreprises marocaines, la signature de ce partenariat est fondamentale pour le développement de l’innovation dans les domaines de la Fintech et de l’Agritech au Maroc. En conjuguant leurs expertises et leurs réseaux respectifs, Hicham Zanati Serghini explique que leurs deux institutions seront en mesure d’offrir un accompagnement et des solutions de financement adaptés aux besoins spécifiques des startups à fort potentiel. Enfin, le Crédit Agricole du Maroc et Tamwilcom ont assuré qu’ils s’investiront avec leurs partenaires dans la réussite de projets innovants, soulignant que la convention qui les lie fait écho à la volonté partagée de dynamiser l’écosystème de l’innovation au Maroc en offrant un cadre de soutien technique et financier en phase avec les spécificités de l’innovation technologique des startups de la Fintech et de l’Agritech. Ce qui participera à moderniser et à rendre plus compétitifs ces deux secteurs vitaux pour l’économie nationale. Le Gitex ferme ses portes ce mercredi 16 avril. Alain bouithy

La FASAM et son Accord Historique avec Maroc Assistance Internationale : Un nouveau Souffle pour les Communautés Subsahariennes au Maroc

La FASAM et son Accord Historique avec Maroc Assistance Internationale : Un nouveau Souffle pour les Communautés Subsahariennes au Maroc

La Fédération des Associations Subsahariennes au Maroc (FASAM), sous la direction du Président Abdoulaye Diop et de M. Aka President de la communauté Ivoirienne au Maroc alors SG de la FASAM, qui a récemment franchi une étape majeure dans le soutien aux communautés subsahariennes résidant au Maroc. Le 18 janvier 2025, un accord historique a été signé avec Maroc Assistance Internationale, ouvrant la voie à une série de privilèges et d’avantages qui étaient jusqu’alors inaccessibles pour ces communautés. 1. 𝗗𝗲𝘀 𝗔𝘃𝗮𝗻𝘁𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗜𝗻𝗲́𝗱𝗶𝘁𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗖𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝘂𝘁𝗲́𝘀 𝗦𝘂𝗯𝘀𝗮𝗵𝗮𝗿𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝘀 Avant cette initiative, des situations difficiles, telles que le rapatriement en cas de décès, pouvaient entraîner des coûts exorbitants, pouvant aller jusqu’à 80 000 dirhams. Cette situation mettait souvent les communautés et les ambassades dans une position délicate, entravant la possibilité d’aider les familles en détresse. Par ailleurs, l’accès à des services d’assistance médicale était limité, laissant de nombreuses personnes dans une précarité accrue. L’accord signé avec Maroc Assistance Internationale permet aujourd’hui de réduire ces coûts de manière significative. Grâce à cette initiative, pour une somme modique, les communautés subsahariennes peuvent désormais bénéficier de services essentiels tels que le rapatriement en cas de décès et l’assistance médicale. Ces nouvelles dispositions offrent une sécurité précieuse, surtout pour les familles vivant à distance de leur pays d’origine. 2. 𝗟𝗲 𝗦𝗲́𝗻𝗲́𝗴𝗮𝗹 : 𝗨𝗻 𝗠𝗼𝗱𝗲̀𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗔𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀 Le Sénégal a été un pionnier dans cette démarche, en étant l’une des premières communautés à signer cet accord avec Maroc Assistance Internationale. Grâce à l’implication d’un de ses ressortissants, le President de l’ARSEREM M. Babacar DIÈYE, le Sénégal a montré l’exemple, ouvrant la voie à d’autres pays subsahariens. Le 8 janvier 2025, une série de pays ont suivi cette initiative, signant l’accord et bénéficiant ainsi de ses avantages. Parmi ces pays, on peut citer le Congo-Brazzaville, le Nigeria, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Djibouti, et bien d’autres. 3. 𝗟𝗲 𝗗𝗲́𝗳𝗶 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗠𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗦𝗲𝗻𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 Le plus grand défi pour la FASAM, Maroc Assistance Internationale et les ambassades des pays concernés reste désormais la sensibilisation et l’information des communautés sur les avantages de cet accord. Il est essentiel que cette information parvienne au plus grand nombre afin que les personnes concernées puissent souscrire et profiter de ces services. La mobilisation des communautés subsahariennes est donc la clé pour maximiser l’impact de cet accord et garantir que ces privilèges profitent à un maximum de familles. Un effort collectif est nécessaire pour diffuser ces informations et encourager les membres des communautés à adhérer à ce programme qui pourrait leur apporter une sécurité bien méritée. 4. 𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 Cet accord représente une avancée significative pour les communautés subsahariennes au Maroc. Il témoigne de la volonté de la FASAM et de ses partenaires de soutenir les citoyens dans des moments de crise et de renforcer la solidarité entre les nations africaines résidant au Maroc. L’engagement de Maroc Assistance Internationale et des autorités marocaines dans cette démarche est un modèle de coopération internationale qui, espérons-le, sera suivi par d’autres initiatives similaires dans le futur. Par 𝗚𝗵𝗶𝘀𝘀𝗲 𝗢𝗡𝗧𝗦𝗜𝗥𝗔 Membre du bureau exécutif Formateur

ONEE: Tarik Hamane signe à Nouakchott un accord pour la mise en œuvre de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie

ONEE: Tarik Hamane signe à Nouakchott un accord pour la mise en œuvre de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie

M. Tarik Hamane, Dg de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et son homologue M. Sidi Salem Mohaned Elabd, Dg de la Société Mauritanienne d’électricité (SOMELEC) ont procédé signé, mardi 4 à Nouakchott, un accord pour le développement et la réalisation de l’interconnexion électrique entre le Royaume du Maroc et la République Islamique de Mauritanie. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de M.  Hamid Chabar, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi en Mauritanie, a annoncé l’ONEE dans un communiqué indiquant que le projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Royale Atlantique visant à renforcer l’intégration africaine et promouvoir la coopération Sud-Sud. Selon la même source, ce projet « constitue une avancée majeure qui permettra de renforcer davantage la fiabilité des réseaux électriques des deux pays,améliorer leurs performances et faciliter les échanges d’énergie électrique entre le Maroc et la Mauritanie et entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouestdans le cadre du WAPP ». Il constitue également l’opportunité de valoriser et tirer pleinement profit de la complémentarité en reliant les réseaux électriques des deux pays, notamment pour une meilleure intégration et optimisation des ressources en énergies renouvelables dont ils bénéficient, a fait savoir l’Office soulignant que  les équipes techniques de l’ONEE et de SOMELEC ont immédiatement entamé des travaux de concertation dans le cadre de la mise en œuvre du Projet, à l’issue de la cérémonie de signature de l’Accord. « À travers cette initiative stratégique, l’ONEE et la SOMELEC consolident leur partenariat en faveur du développement du secteur électrique des deux pays et du renforcement de l’intégration régionale des réseaux électriques », a souligné le communiqué. Et de conclure: le Royaume du Maroc et la Mauritanie réaffirment ainsi leurs rôles de hub énergétique au niveau continental et régional, en renforçant les interconnexions électriques et en favorisant l’intégration des marchés de l’énergie pour un développement durable et partagé. Martin Kam

Afreximbank conclut un accord de 245 millions d’euros avec New World Television (NWTV) pour l’acquisition de droits de diffusion d’événements sportifs africains

Afreximbank conclut un accord de 245 millions d’euros avec New World Television (NWTV) pour l’acquisition de droits de diffusion d’événements sportifs africains

La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) a annoncé la signature d’une facilité globale de 245 millions d’euros avec la chaîne New World Television (NWTV). Le financement servira en partie à financer l’acquisition par la chaîne de droits de licence de médias pour certains droits d’auteur de sports de radiodiffusion auprès de détenteurs de droits de médias internationaux, afin de permettre la diffusion à travers l’Afrique. L’accord de facilité, signé le 19 octobre 2024, en marge du CANEX WKND 2024 dont les rideaux viennent de tomber, couvre les droits de diffusion des sports de la Fédération internationale de football association (FIFA), de l’Union des associations européennes de football (UEFA), de la Confédération africaine de football (CAF), de la Ligue française et de la LaLiga espagnole. Accordée dans le cadre du programme de financement du CANEX d’Afreximbank, au titre du cadre de développement des sports de sa stratégie pour l’économie créative, qui vise à atténuer les contraintes pesant sur le développement des entreprises créatives et à stimuler l’exportation intra- et extra-africaine de produits créatifs, la facilité devrait soutenir le développement de la chaîne de valeur du sport en Afrique en plaçant la propriété du contenu sportif africain fermement entre les mains de l’Afrique. La signature de l’accord a été supervisée par Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive, d’Afreximbank, en charge du commerce intra-africain et du développement des exportations, et M. Louis Biyao, représentant du président-directeur général de NWTV. Commentant la facilité, Mme Awani a déclaré : « L’importance de cette facilité réside dans l’impact significatif qu’elle aura en permettant aux entreprises africaines, en particulier dans le secteur de la création, de prendre le contrôle des sports africains. En prenant le contrôle de ces droits de diffusion, nous assisterons à la promotion de la production de contenu local, à la création d’opportunités d’emploi et au renforcement de l’avantage concurrentiel du continent sur le marché mondial, tout en promouvant l’identité culturelle et la croissance économique. Afreximbank s’est fermement engagée à soutenir les entreprises africaines qui font avancer le secteur de la création et cette transaction témoigne de cet engagement. Pour sa part, M. Biyao a déclaré : « C’est un grand honneur pour NWTV de bénéficier d’un tel soutien, qui lui permet de rationaliser ses transactions sans les contraintes liées aux échanges de devises. Cet accord ouvre de nouvelles opportunités pour NWTV, guidée par la devise ‘produced by Africans, for Africans in Africa’ (produit par les Africains, pour les Africains en Afrique), d’offrir un contenu de qualité à un plus grand nombre d’Africains. Il s’agit d’un contenu accessible et étroitement lié à leur réalité, à un coût très abordable ». Il a ajouté : « NWTV vise à offrir une alternative innovante et accessible dans le paysage audiovisuel africain, en diffusant des contenus de qualité en langues locales, adaptés aux attentes des populations africaines. Cette approche s’inscrit parfaitement dans la volonté de NWTV de mettre le contenu audiovisuel à la portée de tous les foyers africains ». Cette facilité devrait permettre de relever le défi du sport africain, largement contrôlé par des chaînes et des organismes de radiodiffusion non africains, en marquant un changement stratégique visant à permettre aux entités africaines de prendre le contrôle des émissions, de célébrer les talents sportifs locaux et de mettre en valeur la richesse de la culture sportive du continent. Elle stimulera également le développement de l’écosystème de l’industrie télévisuelle africaine en augmentant les opportunités de revenus pour les stations de télévision qui pourront désormais ajouter plus de contenu dans leurs programmes et vendre plus d’espaces publicitaires, en plus de permettre à NWTV de promouvoir la diffusion de contenu sportif dans les langues locales. NWTV, qui est actuellement en mesure de diffuser du contenu dans sept langues locales dans 24 pays, travaille sur trois langues supplémentaires qui seront déployées en 2024. Le CANEX WKND 2024, organisé par Afreximbank, s’est tenu du 16 au 19 octobre sous le thème « Un peuple, uni dans la culture, créant pour le monde ». Près de 4 000 délégués représentant divers domaines créatifs de toute l’Afrique et de la diaspora ont participé à l’événement. Le CANEX WKND 2024 a proposé des spectacles en direct, des discours de dirigeants et d’experts de l’industrie, des cours de maître, des événements sportifs, des défilés de mode, des concerts de musique à haute énergie et des vitrines gastronomiques, ainsi qu’un marché et une exposition dynamiques, tous destinés à faire progresser et à développer les industries créatives et culturelles uniques de l’Afrique, dans le but de mettre en œuvre des mesures panafricaines qui soutiennent le secteur culturel du continent. APO

Congo/Conservation : vers une ré-opérationnalisation des organes de l’Accord TRIDOM et le CTPE

Congo/Conservation : vers une ré-opérationnalisation des organes de l’Accord TRIDOM et le CTPE

Pendant trois jours, la ville de Ouesso, dans le département de la Sangha, est la capitale de la biodiversité avec la tenue, du 16 au 18 octobre 2024, de la réunion du Comité tri-national de la planification et d’exécution (CTPE) de l’accord Dja-Odzala-Minkebe (TRIDOM). « Jeter les bases d’une ré-opérationnalisation des organes de l’Accord TRIDOM et notamment de son Comité Tri-national de Planification et d’Exécution (CTPE) » dans le but de développer et renforcer les capacités des différents acteurs du secteur public, privé et de la société civile, pour une interaction cohérente et efficace en vue de la conservation de la biodiversité et d’un développement durable dans le paysage forestier du TRIDOM. « La réunion que j’ai le privilège d’ouvrir solennellement marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’ambitieux projet tri-nationaux, né de la volonté commune de nos trois pays ; le Congo, le Cameroun et le Gabon, de préserver un patrimoine naturel d’une valeur inestimable », a déclaré le Préfet Edouard Denis Okouya, en ouvrant les travaux, en présence des autorités militaire et civiles ainsi que l’équipe de la GIZ qui en est l’organisatrice. Au cours de ces assises de trois jours, les participants vont examiner les dispositions de l’Accord nécessitant une révision ; réparer un projet de protocole d’accord révisé à soumettre au Comité Tri-national de Suivi (CTS) et Comité Tri-national de Supervision et d’Arbitrage (CTSA) (la révision de l’accord TRIDOM vise à prendre en compte toutes les réalités de terrain dans un contexte nouveau) ; élaborer un projet de plan de travail et le budget annuel consolidé ; discuter du protocole d’organisation et de réalisation des patrouilles dans les Aires Protégées situées au-delà de 20 Kilomètres de part et d’autre de la frontière y compris les procédures judiciaires ; faire un état des lieux des postes TRIDOM ; tenir à disposition un recueil des lois sur la gestion des ressources forestières des pays de la TRIDOM et de préparer le prochain CTSA. Relations séculaires de fraternité et d’amitié A noter que cet Accord appelé « Accord TRIDOM » repose essentiellement sur les relations séculaires de fraternité et d’amitié qui existent entre les trois pays et leurs peuples respectifs, mais également sur leur intérêt commun à conserver les écosystèmes forestiers des pays d’Afrique centrale qui constituent non seulement un riche patrimoine universel, mais aussi un important pôle de développement économique et un cadre de vie irremplaçable pour les communautés riveraines. Les Etats parties à l’Accord ont convenues d’un système de gestion participative du paysage TRIDOM, reposant sur les actes suivants : l’harmonisation des législations, la lutte anti-braconnage, la recherche scientifique, le suivi écologique, le contrôle de l’exploitation des ressources, l’éco-tourisme, l’appui institutionnel et le renforcement des capacités, l’implication des communautés riveraines et des opérateurs économiques, le financement des activités, le partage des retombées et la mise en place d’un système de communication transfrontalière. Cependant depuis l’entrée en vigueur de l’Accord, l’une des difficultés en lien avec son opérationnalisation, est la mobilisation des ressources nécessaires à son fonctionnement ce qui empêche la tenue périodique des sessions de ses organes. Vers la réorganisation du projet TRIDOM Afin de redynamiser ce projet, avec l’appui du projet « Biodiversité et développement durable du paysage Tri-national Dja-Odzala-Minkébé (ProTRIDOM) » financé par le Gouvernement fédéral allemand via son Ministère Fédéral de la Coopération Economique et du Développement (BMZ), à travers son outil technique (GIZ), une rencontre préliminaire tenue à Ebolowa en Juin 2024 et mettant en présence différentes parties prenantes du paysage, a permis de faire une relecture des différents axes d’intervention du projet et d’envisager un peu plus sereinement sa mise en œuvre. C’est à l’issue de cette concertation qu’a été retenue l’idée de la programmation pressante la première session du CTPE. Organes de mise en œuvre La Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) a organisée en 2004, la conférence extraordinaire qui a conduit à Libreville au Gabon à l’élaboration d’un Accord relatif à la mise en place de la Tri-nationale Dja–Odzala–Minkébé (TRIDOM). Le Secrétaire Exécutif de la COMIFAC ou son représentant, assurent le secrétariat de la CTSA de l’Accord TRIDOM et sont membres de son CTS. Elle assure la tutelle politique du projet ProTRIDOM de la GIZ, qui apporte son appui pour la tenue de cette session du CTPE. Elle est chargée de l’orientation, de l’harmonisation et du suivi des politiques forestières et environnementales en Afrique centrale. Quant à la Coopération technique allemande GIZ mandatée par le Ministère Fédéral allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) va accompagner dans le cadre du ProTRIDOM, les Etats membres de l’Accord TRIDOM (Cameroun, République du Congo et Gabon) dans la redynamisation de ses organes. Sephora Huguette

Kigali-Londres: l’extradition de suspects du génocide en échange d’un accord sur les migrants?

L’extradition de cinq hommes soupçonnés d’avoir joué un rôle dans le génocide de 1994 contre la minorité ethnique tutsi est considérée comme une contrepartie à l’accord sur les migrants. En vertu de celui-ci, les premiers migrants illégaux seront extradés du Royaume-Uni vers le Rwanda d’ici trois mois, rapportent les médias britanniques. L’unité des crimes de guerre de Scotland Yard a ouvert une enquête sur les cinq suspects, qui vivent au Royaume-Uni, après que la Haute Cour de justice a bloqué la demande d’extradition du Rwanda, par crainte que ces hommes ne puissent pas bénéficier là-bas d’un procès équitable. Les cinq individus, tous âgés d’une soixantaine d’années, pourraient échapper au procès si de nouveaux retards se produisaient, a déclaré aux médias britanniques le haut-commissaire du Rwanda. Il a exhorté Londres à appliquer à leurs cas le même engagement que pour le programme d’expulsion des migrants. Il est estimé que plus de 800.000 Tutsis et Hutus modérés sont morts au cours des 100 jours de nettoyage ethnique perpétré par les milices hutues en 1994. Retrouvez cet article sur Sputniknews