RD Congo. L’ABACO n’a conclu aucun accord en vue d’un rassemblement électoral

POLITIQUE. Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) annonce qu’elle n’a conclu aucun accord en vue d’un rassemblement électoral. Bien que consciente de la nécessité d’un dialogue politique constructif dans l’optique de la cohésion nationale, la Direction de l’ABACO affirme « toutefois n’avoir pour l’instant conclu officiellement aucun accord en vue d’un rassemblement électoral », souligne le communiqué signé par Gaspard-Hubert Lonsi Koko. En cas de rapprochement programmatique, tout éventuel accord « se fera sur la base idéologique », ont indiqué les responsables de ce parti qui promettent de rendre public, très prochainement, la liste actualisée de ses mandataires. Quand bien même la difficile situation sociopolitique que traverse la République Démocratique du Congo impose aux acteurs politiques congolais davantage de patriotisme en vue de l’intérêt national, l’Alliance estime de même source que « les enjeux en cours relatifs aux éventuelles élections ne doivent en aucun cas encourager la course aux mandats et portefeuilles ministériels à travers des alliances circonstancielles, obsolètes à très court terme et contreproductives à moyen terme ». En conséquence, la Direction rappelle « avec force et vigueur que tout accord de rapprochement politique déjà initié à titre individuel sans l’aval officiel du Directoire de l’ABACO n’engage que leurs auteurs. Ainsi sont-ils nuls et non avenus, donc absolument caducs ». Adrien Thyg
Est de la RD Congo : un accord pour un cessez-le-feu dès ce vendredi
La CAF, le gouvernement ivoirien et le COL signent un accord pour l’accueil de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies à Abidjan

A un peu plus d’un an du plus grand événement d’Afrique ; la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies, le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, le gouvernement de Côte d’Ivoire et le comité d’organisation local (« LOC ») ont signé l’accord avec le pays hôte vendredi après-midi à Abidjan. L’événement a réuni le Premier ministre de Côte d’Ivoire Patrick Achi, le ministre des Sports de Côte d’Ivoire Claude Paulin Danho, le président de la Fédération ivoirienne de football Yacine Idriss Diallo, le vice-président de la CAF, certains présidents d’associations membres africaines et le secrétaire général Veron Mosengo- Omba. L’accord d’accueil entre la CAF et la Fédération Ivoirienne de Football (FIF) est un document par lequel la CAF désigne la FIF comme association hôte pour organiser la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies et l’accord de confirmation entre la CAF, la FIF et le Comité d’organisation local (LOC ) où la FIF transfère ses obligations vis-à-vis de la CAF au COL qui à son tour assume l’organisation matérielle de la compétition en Côte d’Ivoire. La Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Côte d’Ivoire mettra fin à une attente de 38 ans pour le pays puisqu’il a accueilli l’événement pour la dernière fois en 1984.
Mali : un accord pour intégrer 26 000 ex-rebelles dans l’armée
Bénin/Transport aérien : Le Gouvernement conclut un accord avec CORSAIR pour desservir la ligne Cotonou-Paris-Cotonou

Bonne nouvelle pour les voyageurs ! CORSAIR intègre la liste des compagnies présentes à Cotonou. Dès le mois de novembre 2022, les voyageurs pourront rallier Cotonou ou Paris (Orly) par l’aéronef Airbus A 330-300 de CORSAIR. Pour le Gouvernement, cet accord doit permettre de démocratiser la desserte de notre pays afin d’offrir aux populations la possibilité de voyager à un coût réduit en toute période. Mieux, il permettra de créer dès maintenant les conditions de connectivité aérienne efficace pour un afflux vers la destination Bénin, tenant compte des investissements massifs consentis dans le secteur touristique. Ainsi qu’il est prévu dans l’accord, la compagnie CORSAIR assurera un service aérien régulier aller-retour entre Paris (aéroport d’Orly) et Cotonou à des prix compétitifs, par vol direct trois fois par semaine, soit mardi, jeudi et dimanche.
Kenji Okamura, DG adjoint du FMI: « La dette publique du Tchad n’est plus viable »

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouvel accord sur 3 ans (36 mois) au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant d’environ 570,75 millions de dollars, soit 280% de la quote-part du Tchad, à l’issue des délibérations de son conseil d’administration tenu le 22 décembre 2021. Cet accord permettra de répondre aux importants besoins de financement de la balance des paiements et du budget du Tchad, notamment en attirant le soutien financier de donateurs officiels, a indiqué l’institution internationale dans un communiqué. Selon le FMI, « les mesures prises dans le cadre du programme appuyé par la FEC contribueront à placer l’économie tchadienne sur une trajectoire équilibrée et viable qui permettra au pays de réaliser une croissance à la fois verte et inclusive, et de réduire la pauvreté ». L’organisation internationale affirme qu’elles iront également dans le sens des initiatives régionales visant à rétablir et à préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Comme le relève Kenji Okamura, directeur général adjoint et président par intérim, « l’effet conjugué des chocs provoqués par la pandémie de COVID-19, la volatilité des cours du pétrole, la montée de l’insécurité et la menace d’une crise alimentaire entraînée par le changement climatique a placé l’économie déjà vulnérable du Tchad sous haute tension ». La dette publique n’est plus viable Selon lui, les perspectives macroéconomiques se sont encore détériorées, les faiblesses du pays sur ce plan étant plus marquées que prévu et ses besoins de liquidité se faisant plus pressants. Par conséquent, la dette publique du Tchad n’est plus viable. A en croire ce dernier, « l’économie tchadienne reste confrontée à des problématiques considérables sur le plan social et humanitaire, notamment l’augmentation attendue de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté, entraînée par des coupes dans des dépenses prioritaires et une pluviosité défavorable ». Qu’à cela ne tienne, l’adoption rapide de réformes structurelles reste essentielle afin de soutenir une croissance verte et inclusive, et la réduction de la pauvreté. À cet égard, le FMI estime que les réformes doivent viser à améliorer le climat des affaires, à renforcer la gouvernance et lutter contre la corruption, à accroître les recettes et à améliorer la gestion des finances publiques. Pour l’institution, il sera également nécessaire de prendre des mesures pour corriger les faiblesses du secteur bancaire et promouvoir l’inclusion financière. Martin Kam
RDC : la population s’oppose à l’accord entre les polices congolaise et rwandaise
Tôt ce lundi matin (20.12), des manifestants ont envahi les principales artères de la ville. Ils ont brulé des pneus et dressé des barrages de pierres sur la chaussée. Ils revendiquent une évaluation sans complaisance de l’état de siège et s’opposent catégoriquement à l’entrée de la police rwandaise à Goma. En effet, le 14 décembre dernier, un mémorandum d’entente a été signé entre les polices rwandaise et congolaise pour une meilleure coopération transfrontalière afin de lutter contre la contrebande dans cette région… Lire la suite sur DW
Accord sans précédent sur la réforme de la fiscalité internationale

136 pays et juridictions représentant plus de 90 % du PIB mondial sont parvenus à un accord sur une réforme de la fiscalité internationale établissant un taux minimum d’imposition sur les multinationales, a annoncé l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le Maroc figure parmi les pays signataires de cet accord qui vise à garantir l’application d’un taux d’imposition minimum de 15% aux entreprises multinationales (EMN). Approuvée, le vendredi 8 octobre, la réforme majeure du système fiscal international, ainsi finalisée, entrera en vigueur à compter de 2023. Elle « permettra de garantir l’application d’un taux d’imposition minimum de 15% aux entreprises multinationales (EMN) à compter de 2023», a indiqué l’OCDE dans un communiqué rendu public le jour même de son adoption. L’accord historique, qui intervient après des années d’intenses négociations en vue d’adapter les règles fiscales internationales aux réalités du XXIe siècle, « permettra également de réattribuer à des pays du monde entier plus de 125 milliards USD de bénéfices d’environ 100 entreprises multinationales parmi les plus grandes et les plus rentables au monde», selon l’institution internationale. Les grands groupes internationaux concernés s’acquitteront désormais de « leur juste part de l’impôt quelles que soient les juridictions où elles exercent leurs activités et réalisent des bénéfices», a poursuivi l’OCDE. En effet, selon la Solution reposant sur deux piliers pour résoudre les défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie à laquelle ont adhéré les 136 pays et juridictions, le Pilier Un touche des centaines d’EMN (celles dont le chiffre d’affaires est d’au moins 750 millions d’euros) parmi les plus grandes et les plus rentables. Ce pilier «prévoit une réattribution d’une partie des bénéfices de ces entreprises aux pays dans lesquels elles vendent leurs produits ou fournissent leurs services et dans lesquels se situent leurs consommateurs », a expliqué l’organisation affirmant que sans cette mesure, ces entreprises pourraient réaliser d’importants bénéfices dans un pays de marché sans y payer beaucoup d’impôts. Selon les termes du Pilier Deux, « un groupe beaucoup plus important d’EMN sera désormais soumis à un impôt minimum mondial. Par conséquent, même si l’une de ces entreprises parvient à transférer ses bénéfices vers un paradis fiscal, ces bénéfices seront malgré tout imposés à un taux minimum de 15 %», a-t-elle fait savoir. L’organisation a toutefois précisé que l’accord sur l’impôt mondial minimum n’a pas pour objectif de mettre fin à la concurrence fiscale, mais d’y poser des limites convenues multilatéralement, assurant qu’il permettra aux pays de dégager chaque année environ 150 milliards USD de recettes supplémentaires. Pour son Secrétaire général, Mathias Cormann, l’accord conclu vendredi dernier « permettra d’améliorer le fonctionnement de nos accords fiscaux internationaux et les rendra plus équitables », a-t-il déclaré soutenant qu’il représente une grande victoire à mettre au crédit d’un multilatéralisme efficace et équilibré. Cet accord ambitieux garantit que notre système fiscal international est adapté aux réalités de l’économie numérique et mondialisée d’aujourd’hui. Nous devons maintenant agir avec célérité pour assurer la mise en œuvre effective de cette réforme de grande ampleur.»A souligner que sur les 140 membres que compte le Cadre inclusif OCDE/G20 sur le BEPS, quatre pays (le Kenya, le Nigéria, le Pakistan et le Sri Lanka) ne font pas partie des pays signataires. En effet, ils n’ont pas adhéré à la Déclaration sur la Solution reposant sur deux piliers pour résoudre les défis fiscaux soulevés par la numérisation de l’économie, qui actualise et finalise l’accord politique conclu en juillet dernier pour réformer en profondeur les règles fiscales internationales. Il n’empêche que la déclaration sera présentée en amont de la réunion des ministres des Finances du G20 à Washington le 13 octobre, et au Sommet des dirigeants du G20 qui se tiendra à Rome fin octobre, selon l’OCDE. Alain Bouithy