La Banque mondiale salue la “résilience remarquable” du Maroc face à divers chocs

La Banque mondiale salue la “résilience remarquable” du Maroc face à divers chocs

ECONOMIE. «L’économie marocaine a renforcé sa résilience », a affirmé la Banque mondiale dans un nouveau rapport estimant toutefois que la prospérité partagée peut être améliorée par l’inclusion de plus de femmes sur le marché du travail. Pour Jesko Hentschel, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, il ne fait aucun doute que « le Maroc a fait preuve d’une résilience remarquable face à divers chocs, dont le plus récent a été le séisme de septembre dernier ». D’après le rapport, intitulé «De la résilience à la prospérité partagée » (add link when ready), « ces dernières années, le Maroc a démontré à plusieurs reprises sa forte capacité à répondre efficacement aux chocs », rappelant que le séisme d’Al Haouz du 8 septembre est le dernier d’une série de chocs ayant frappé le Maroc depuis la pandémie de COVID‑19. Selon l’institution financière internationale, le pays « a réussi à gérer avec succès la réponse humanitaire au tremblement de terre, et à mettre en place un plan de développement ambitieux pour libérer le potentiel de développement des provinces les plus touchées ». L’impact des chocs sur le bienêtre de la population reste important A propos du séisme d’Al Haouz, s’il a eu des conséquences humaines et matérielles dévastatrices (principalement dans les communautés montagneuses isolées), le rapport affirme qu’il est peu probable qu’il ait des impacts macroéconomiques significatifs. Quoi qu’il en soit, « l’impact de ces chocs sur le bien-être de la population reste important, et les réformes déjà planifiées par le Maroc sont nécessaires pour renforcer la résilience extérieure du pays et, surtout, pour stimuler la prospérité, en particulier afin d’atteindre les objectifs de développement ambitieux définis dans le nouveau modèle de développement (NMD) », a estimé Jesko Hentschel. Le document fait état aussi d’autres indicateurs témoignant de la résilience externe du Maroc, à l’instar notamment de la « demande extérieure robuste pour les biens et services du pays, malgré le ralentissement de l’économie mondiale ». C’est aussi le cas des flux d’investissements directs étrangers (IDE) qui restent importants et demeurent « de plus en plus orientés vers le secteur manufacturier, tandis que de nouvelles niches industrielles modernes étroitement liées aux chaînes de valeur mondiales émergent ». Ou encore, « le maintien de l’accès de l’État aux marchés financiers internationaux, malgré le resserrement actuel des conditions financières mondiales, illustre également cette résilience », a par ailleurs noté l’organisation internationale. Grâce à une reprise partielle de la production agricole, des services et des exportations nettes, la Banque mondiale soutient que « la croissance économique devrait remonter à 2,8% en 2023 ». La demande intérieure se remettant progressivement des chocs récents, « cette reprise devrait se renforcer à moyen terme et la croissance du PIB réel devrait atteindre 3,1% en 2024, 3,3% en 2025 et 3,5% en 2026», a estimé l’organisation internationale. L’inflation sur les produits alimentaires demeure élevée Alors que l’inflation a baissé de moitié entre février et août 2023, il apparaît clairement que celle sur les produits alimentaires « demeure élevée et continue de toucher de manière disproportionnée les ménages les plus modestes », selon les observations contenues dans le dudit rapport. A propos des réformes ambitieuses lancées par le Maroc pour améliorer le capital humain et encourager l’investissement privé, l’institution estime qu’elles « n’auront l’impact souhaité sur le développement économique et social que si elles sont combinées à d’autres initiatives cruciales, notamment la suppression des barrières réglementaires et institutionnelles qui limitent la concurrence et ralentissent la réallocation des facteurs de production vers des entreprises et des secteurs plus productifs ». Dans son rapport, la BM appelle par ailleurs à un changement de paradigme afin de permettre l’autonomisation économique des femmes marocaines, « une étape cruciale pour atteindre les ambitions importantes du pays telles qu’exprimées dans le NMD ». Alain Bouithy

Le montant des accords d’armements signés en 2023 entre la Russie et les pays africains révélé

En 2023, la Russie a signé avec les pays africains des contrats d’armements pour un montant de 4,5 milliards de dollars, selon Rosoboronexport. Moscou poursuit des consultations en vue de nouveaux projets. Le sommet Russie-Afrique a permis de « désigner les points de croissance » dans les relations avec le continent africain dans le secteur. La coopération de la Russie avec les pays africains sur le marché de l’armement continue de se développer, a indiqué le chef de Rosoboronexport, société d’État chargée des exportations du complexe militaro-industriel. Cette année, les exportations vers les pays africains représentent plus de 30% du volume total des livraisons réalisées, a-t-il déclaré… Lire la suite sur Sputniknews

Révision à la hausse des prévisions de la production mondiale de céréales en 2023

Révision à la hausse des prévisions de la production mondiale de céréales en 2023

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) annonce avoir relevé à la hausse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2023. L’agence onusienne « les a portées à 2.819 millions de tonnes, soit 0,9% de plus que pour l’année précédente », a-t-elle indiqué dans le dernier Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales. La même source explique que la révision à la hausse des prévisions de la FAO est presque intégralement fondée « sur des estimations récentes portant sur les rendements en Fédération de Russie et en Ukraine, lesquels devraient être meilleurs que prévu, sous l’effet de conditions météorologiques favorables persistantes ». En outre, en raison d’un temps sec prolongé dans les principales régions de production, l’organisation spécialisée des Nations unies estime dans ses prévisions que « la production du Canada devrait être nettement plus faible que prévu ». Toujours selon les nouvelles estimations de la FAO, « la production mondiale de blé devrait s’établir à 785 millions de tonnes, celle de céréales secondaires à 1 511 millions de tonnes, soit 2,7% de plus qu’en 2022, et celle de riz à 523,1 millions de tonnes ». Dans son rapport, l’organisation indique en outre que l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024 devrait atteindre 2.804 millions de tonnes et dépasser de 0,8% celle de l’année dernière. Ceci, en dépit d’une révision à la baisse apportée au cours du mois d’octobre. Dans ses prévisions, la FAO indique s’attendre « à ce que davantage de blé soit utilisé à des fins de consommation humaine plutôt que dans l’élevage, tandis que l’utilisation mondiale de riz devrait atteindre 520,5 millions de tonnes. Pour l’institution, cela laisse présager une deuxième campagne successive de croissance nulle ou négative de l’utilisation, d’autant plus que la poursuite de la diminution des utilisations non alimentaires devrait compenser l’accroissement de la consommation alimentaire de riz au sein de la population. Les stocks mondiaux de céréales devraient atteindre un niveau record. Dans le même temps, les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2024 devraient croître de 3% par rapport à leurs niveaux d’ouverture en s’établissant à 884 millions de tonnes. Ils devraient ainsi atteindre un niveau record. Sachant que les nouvelles prévisions concernant les stocks de clôture ont été relevées et qu’une baisse de l’utilisation des stocks est attendue ce mois-ci, l’institution prévoit que le rapport stocks/utilisation de céréales devrait être de 30,8%. Toujours selon le nouveau Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, « les échanges mondiaux de toutes les céréales en 2023/2024 se situent toujours à 466 millions de tonnes environ, un niveau identique à celui du mois dernier ». Dans ses prévisions, l’organisation fait toutefois état d’une contraction annualisée de 1,7% par rapport au niveau de 2022- 2023. Pour rappel, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable en septembre dernier. D’après une analyse de l’agence, en s’établissant en moyenne à 126,3 points en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1% (1,3 point) par rapport au mois précédent, principalement en raison d’une augmentation de 7% des prix internationaux du maïs. Sous l’effet de l’abondance de l’offre et de bonnes perspectives de production en Fédération de Russie, les prix internationaux du blé ont accusé un recul de 1,6%, tandis que l’Indice FAO des prix de tous les types de riz s’est contracté de 0,5% dans un contexte de demande à l’importation globalement faible. Alain Bouithy

L’activité manufacturière ralentit à l’échelle mondiale

L’activité manufacturière ralentit à l’échelle mondiale

Dans un contexte de ralentissement amorcé au quatrième trimestre de 2022, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a décidé de revoir à la baisse ses projections pour la croissance du commerce mondial des marchandises en 2023. Compte tenu du ralentissement mondial de l’activité manufacturière, « le volume du commerce mondial des marchandises devrait augmenter de 0,8% cette année, soit moins de la moitié de l’augmentation de 1,7% prévue en avril », a estimé l’institution dans la version mise à jour de ses « Perspectives et statistiques du commerce mondial ». Pour la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, « le ralentissement projeté du commerce pour 2023 est préoccupant, en raison des conséquences négatives pour le niveau de vie des populations du monde entier ». Elle estime que « la fragmentation économique mondiale ne ferait qu’aggraver ces difficultés, et c’est pourquoi les membres doivent saisir l’occasion de renforcer le cadre commercial mondial en évitant le protectionnisme et en promouvant une économie mondiale plus résiliente et plus inclusive », a-t-elle déclaré. L’organisation internationale, qui définit les règles régissant les échanges mondiaux, affirme toutefois que « la croissance de 3,3% projetée pour 2024 reste quasiment inchangée par rapport à l’estimation précédente ». D’après les nouvelles projections de l’OMC contenues dans son nouveau rapport « Perspectives et statistiques du commerce mondial », le PIB réel mondial devrait augmenter aux taux de change du marché de 2,6% en 2023 et de 2,5% en 2024. Ledit rapport nous apprend également que le commerce mondial et la production ont brusquement ralenti au quatrième trimestre de 2022, en raison des effets d’une inflation persistante et d’une politique monétaire plus stricte ressentis aux Etats-Unis, dans l’Union européenne et ailleurs, « tandis que les difficultés du marché immobilier en Chine empêchaient une reprise plus forte après la COVID-19 ». Ces problématiques auxquelles s’ajoutent les conséquences de la guerre en Ukraine ont assombri les perspectives commerciales, a constaté l’institution chargée de régler les conflits commerciaux entre Etats membres craignant que le ralentissement soit de vaste portée et touche un grand nombre de pays et un large éventail de marchandises. Quoi qu’il en soit, « la croissance du commerce devrait reprendre l’année prochaine, tandis que la croissance du PIB devrait rester lente mais stable », a-telle affirmé. Selon les nouvelles prévisions de l’OMC, les secteurs les plus sensibles aux cycles économiques devraient se stabiliser et rebondir grâce à une inflation modérée et à des taux d’intérêt en baisse. L’organisation prévient toutefois que les quelques signes de fragmentation des chaînes d’approvisionnement que l’on perçoit pourraient menacer les perspectives relativement positives pour 2024. Pour preuve, « la part des biens intermédiaires dans le commerce mondial, un indicateur de l’activité des chaînes d’approvisionnement, est tombée à 48,5% au premier semestre de 2023, contre 51% en moyenne au cours des trois années précédentes ». L’autre exemple concerne la part des partenaires bilatéraux asiatiques dans le commerce des parties et accessoires des États-Unis, un sous-ensemble clé des intrants intermédiaires, qui est tombée à 38% au premier semestre de 2023, contre 43% à la même période en 2022. Face au ralentissement attendu du commerce et à la fragmentation économique mondiale, il y a fort à parier que « l’économie mondiale, en particulier pour ce qui est des pays pauvres, aura du mal à se remettre sans un système commercial multilatéral qui soit stable, ouvert, prévisible, fondé sur des règles et équitable », a prévenu Ngozi Okonjo-Iweala. « Nous repérons effectivement dans les données certains signes de fragmentation des échanges liés aux tensions géopolitiques », a fait savoir l’économiste en chef de l’OMC, Ralph Ossa, estimant fort heureusement qu’il n’y a pas encore de démondialisation plus large. « Les données semblent indiquer que les marchandises continuent d’être produites sur des chaînes d’approvisionnement complexes, mais que l’expansion de ces chaînes a stagné, du moins à court terme », a-t-il noté assurant que la croissance positive des exportations et des importations devrait reprendre en 2024, tout en appelant à « rester vigilants ». A noter que, si les prévisions ne portent pas sur le commerce mondial des services commerciaux, l’OMC fait toutefois remarquer que « les données préliminaires montrent que la croissance du secteur pourrait être plus modérée après la forte reprise des transports et des voyages l’année dernière ». Alain Bouithy

Maroc. Le FMI entrevoit une croissance de l’économie nationale de 2,4% en 2023 et 3,6 % en 2024

Maroc. Le FMI entrevoit une croissance de l’économie nationale de 2,4% en 2023 et 3,6 % en 2024

La croissance de l’économie marocaine devrait s’établir à 2,4% en 2023, après la forte décélération de 1,3% enregistrée en 2022, selon les récentes estimations du Fonds monétaire international (FMI). D’après les dernières projections de croissance de l’institution financière internationale, l’économie nationale devrait rebondir à 3,6% en 2024, a-t-elle indiqué dans ses « Perspectives de l’économie mondiale. Des trajectoires divergentes » – octobre 2023. Selon le document, publié mardi à l’occasion des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent à Marrakech, le taux d’inflation devrait reculer cette année, passant ainsi de 6,6% en 2022 à 6,3% en 2023. Des prévisions du FMI, il ressort que le recul serait plus accentué l’année prochaine,  le taux d’inflation devant s’établir à 3,5%. Dans ses prévisions de croissance, l’organisation prévoit un solde du compte à -3,1% au terme de cette année au lieu de -3,5% l’année précédente. En 2024, il devrait  s’établir à -3,2%, a prédit le Fonds. En ce qui concerne le taux de chômage, les prévisions du FMI prévoient une hausse à 12% en 2023  contre 11,8% l’année dernière. L’organisation s’attend en revanche à un recul à 11,7% en 2024. Une reprise mondiale encore lente et un accroissement des disparités entre les régions Au niveau mondial, la reprise demeure encore lente et les disparités entre les régions ne cessent de s’accroitre. De quoi inciter les pouvoirs publics à la prudence. En effet, les prévisions suggèrent que « la croissance mondiale va ralentir, passant de 3,5% en 2022 à 3% en 2023 et 2,9% en 2024, soit bien moins que la moyenne historique (2000–19) de 3,8%», a indiqué l’institution dans ses Perspectives de l’économie mondiale. Alors que les effets du durcissement de la politique monétaire commencent à se faire sentir, la croissance des pays avancés devrait connaître un ralentissement. Selon le FMI, elle passerait de 2,6% en 2022 à 1,5% en 2023 puis à 1,4% en 2024. La croissance des économies des pays émergents et des pays en développement devrait reculer légèrement, passant de 4,1% en 2022 à 4% en 2023 et 2024. En raison du resserrement de la politique monétaire facilité par une baisse des cours internationaux des produits de base, le Fonds monétaire s’attend à ce que l’inflation mondiale recule régulièrement de 8,7% en 2022 à 6,9% en 2023, puis à 5,8% en 2024. L’organisation précise cependant que « les prévisions ont été révisées à la hausse de 0,1 point de pourcentage pour 2023 et 0,6 point de pourcentage pour 2024, et l’inflation ne devrait pas retrouver sa valeur cible avant 2025 dans la plupart des pays ». Quant à l’inflation hors énergie et alimentation, les prévisions de l’institution indiquent qu’elle « devrait diminuer plus progressivement, et globalement l’inflation ne devrait pas retrouver sa valeur cible avant 2025 dans la plupart des pays ». Au regard de ces évolutions, le FMI pense que les pouvoirs publics ont peu droit à l’erreur. Selon le Fonds, « les banques centrales doivent rétablir la stabilité des prix tout en recourant, si nécessaire, aux outils permettant d’alléger les tensions financières ». L’institution estime en outre qu’« il est essentiel d’adopter des cadres de politique monétaire et des stratégies de communication efficaces pour ancrer les anticipations et réduire au minimum les coûts de la désinflation en matière de production ». En outre, exhorte-t-elle, « les responsables des finances publiques devraient reconstituer une marge de manœuvre budgétaire et renoncer aux mesures non ciblées, tout en protégeant les plus vulnérables». Le Fonds monétaire est aussi persuadé que «des réformes destinées à réduire les obstacles structurels à la croissance, en encourageant par exemple la participation au marché du travail, aideraient à ramener progressivement l’inflation vers le niveau visé et à réduire la dette». L’institution encourage enfin «une coordination multilatérale plus rapide et plus efficiente en matière de résolution de la dette afin d’éviter tout surendettement» et «une coopération pour atténuer les effets du changement climatique et accélérer la transition écologique pour assurer des flux transfrontaliers réguliers de minerais essentiels». Alain Bouithy

Maroc: Les échanges de biens marqueraient une quasi-stagnation en 2023 avant une relative reprise en 2024

Maroc: Les échanges de biens marqueraient une quasi-stagnation en 2023 avant une relative reprise en 2024

PERSPECTIVES. « Après la forte dynamique des deux dernières années, les échanges de biens marqueraient une quasi-stagnation en 2023 avant une relative reprise en 2024 », selon Bank Al-Maghrib (BAM). Les exportations connaîtraient une quasi-stabilité cette année, avec notamment un repli sensible des ventes de phosphate et dérivés et une progression soutenue de celles du secteur automobile, a indiqué la Baque centrale au terme de la troisième session de l’année 2023 de son Conseil tenu le mardi 26 septembre. Selon BAM, elles se raffermiraient ensuite de 5,8% en 2024, reflétant essentiellement la reprise prévue des exportations de phosphate et dérivés qui atteindraient 84,6 milliards de dirhams et la poursuite de la bonne performance du secteur automobile dont les ventes s’élèveraient à 155 milliards. En parallèle, poursuit l’institution, les importations resteraient en 2023 au même niveau de 2022, avec des allègements de la facture énergétique à 149,1 milliards de dirhams et des acquisitions de demi-produits, ainsi qu’une augmentation des achats de biens de consommation et d’équipement. D’après le Conseil de Bank Al-Maghrib, ces importations enregistreraient un accroissement de 2,2% en 2024, tiré par des hausses des importations de demi-produits et des biens de consommation. Par ailleurs, tenant compte des importantes réalisations durant la période estivale et de l’effet attendu des manifestations internationales d’envergure que devrait accueillir notre pays durant les prochains mois, BAM annonce que les recettes voyages devraient s’accroître de 23,4% à 115,5 milliards de dirhams en 2023, avant d’afficher une baisse de 4,9% à 109,9 milliards en 2024. Quant aux transferts des MRE, ils devraient progresser de 2,5% en 2023 et de 3,6% en 2024 pour atteindre 117,5 milliards de dirhams. Dans ces conditions, poursuit BAM, le déficit du compte courant se situerait autour de 2% du PIB en 2023 et en 2024 après 3,5% en 2022; tandis que, en ce qui concerne les IDE, les recettes se maintiendraient à l’équivalent de 3% du PIB en 2023 et en 2024. Ainsi, et tenant compte notamment des financements extérieurs réalisés et prévus du Trésor, les avoirs officiels de réserve s’établiraient à 361,8 milliards de dirhams à fin 2023 puis à 363,8 milliards à fin 2024, soit une couverture autour de 5 mois et demi d’importations de biens et services, prédit-on. Martin KAM

La croissance mondiale devrait rester faible en 2023

La croissance mondiale devrait rester faible en 2023

Perspectives. « L’économie mondiale s’est montrée plus résiliente que prévu au premier semestre de 2023 », a annoncé l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans un rapport intermédiaire sur ses perspectives économiques. Dans ce document, rendu public mardi 19, l’organisation internationale d’études économiques prévoit cependant que « les perspectives de croissance restent moroses ». En  2024, compte tenu de la matérialisation progressive des effets des politiques monétaires et de la reprise plus faible que prévu enregistrée en Chine, estime l’OCDE, « la croissance mondiale devrait être inférieure à celle observée en 2023 ». « L’inflation globale diminue, mais l’inflation sous-jacente demeure persistante, alimentée par le secteur des services et par la situation encore relativement tendue des marchés du travail », souligne également l’organisation dans son rapport  constatant que les risques restent orientés de manière prédominante à la baisse. Pour l’OCDE, « l’inflation pourrait de nouveau s’avérer plus persistante qu’anticipé, dans la mesure où les marchés de l’énergie et des produits alimentaires pourraient encore subir des perturbations. Un ralentissement plus marqué de l’activité en Chine freinerait davantage la croissance partout dans le monde. La dette publique reste élevée dans de nombreux pays ». Ainsi, selon les perspectives économiques intermédiaires – septembre 2023, la croissance économique mondiale devrait ressortir autour de 3% au titre de cette année, avant de refluer à 2,7% l’année prochaine. Dans ses explications, l’organisation internationale estime qu’«une part disproportionnée de la croissance mondiale en 2023-24 devrait rester imputable à l’Asie, malgré la reprise plus faible que prévu observée en Chine ». Poursuivant son analyse, l’institution fait remarquer que l’inflation globale a continué de reculer dans de nombreux pays, sous l’effet de la baisse des prix de l’énergie et des produits alimentaires au premier semestre de 2023. Elle note cependant que « l’inflation sous-jacente (c’est-à-dire hors composantes les plus volatiles, à savoir l’alimentation et l’énergie) n’a pas sensiblement reflué ».Pour les analystes de l’OCDE, elle reste  donc nettement supérieure aux objectifs fixés par les banques centrales. Dans ce cas, « l’un des principaux risques est que l’inflation s’avère de nouveau plus persistante qu’anticipé, ce qui obligerait les banques centrales à relever encore les taux d’intérêt ou à les maintenir à un niveau élevé pendant une période plus longue », souligne l’organisation. Abordant la question des effets des politiques monétaires qui se font sentir progressivement dans les économies, l’OCDE note que « sur fond de hausse rapide des taux directeurs, les taux d’intérêt des nouveaux prêts aux entreprises et des nouveaux prêts hypothécaires ont augmenté ». Aussi, bien qu’elle soit douloureuse pour les ménages et les entreprises, elle estime que «la hausse des coûts d’emprunt, qui vise à freiner la demande, constitue un canal classique de transmission des effets de la politique monétaire». A la question de que peuvent faire les pouvoirs publics, l’OCDE recommande que les politiques monétaires restent restrictives, appelle les autorités budgétaires à se préparer aux futures tensions sur les dépenses et les invite à assouplir les restrictions aux échanges qui stimuleraient la productivité et la croissance. Alain Bouithy

Maroc. Le Fonds d’équipement communal réalise un PNB en légère hausse au premier semestre

Maroc. Le Fonds d’équipement communal réalise un PNB en légère hausse au premier semestre

Selon les principaux indicateurs financiers, le Produit net bancaire (PNB) du Fonds d’équipement communal (FEC) s’est établi à 326 MDH au terme du premier semestre 2023. Cette évolution traduit une légère hausse par rapport aux données enregistrées à fin juin 2022, a indiqué le Fonds dans un communiqué rendu public récemment soulignant une performance réalisée en dépit d’uncontexte difficile. En effet, l’évolution du PNB s’inscrit dans un contexte «marqué par le renchérissement du coût de refinancement de l’Institution sur les marchés national et international, en lien avec le resserrement des politiques monétaires, qui n’a pas été répercuté dans son intégralité sur les taux appliqués aux prêts accordés à la clientèle dans le cadre de la nouvelle production», a-t-il fait remarquer. Pour rappel, au terme du premier trimestre 2023, le PNB s’était établi à 158 MDH atteignant un niveau comparable à celui enregistré à fin mars 2022, malgré le resserrement des politiques monétaires qui avait alorsengendré des hausses significatives des taux d’intérêt sur les marchés national et international. Toujours selon le Fonds, au cours du premier semestre 2023, les engagements de prêts ont atteint plus de 3,1 MMDH enregistrant ainsi une hausse de près de 72% par rapport au premier semestre 2022. D’après les explications de l’institution, «cette évolution significative, à caractère exceptionnel, est liée essentiellement à l’engagement de deux prêts pour le financement d’un projet stratégique d’intérêt national, visant à lutter contre le stress hydrique et à atténuer les impacts liés au changement climatique». A titre comparatif, au terme du premier trimestre 2023, les engagements de prêts avaient plus que doublé par rapport au premier trimestre 2022, pour atteindre plus de 2,2 MMDH. Il est à noter que les décaissements de prêts se sont établis à plus de 1,8 MMDH au titre du premier 2023. Ce qui correspond à une hausse de près de 41% par rapport au même semestre de l’année précédente, a indiqué le Fonds. Pour rappel, ils s’étaient établis à près de 1,2 MMDH au titre du premier trimestre 2023, en hausse de 74% par rapport à la même période de l’année 2022. Dans son communiqué, le FEC affirme que les décaissements de prêts enregistrés au terme du premier semestre ont contribué au financement de plusieurs projets portés par les Collectivités Territoriales, dontnotamment la réalisation du chantier stratégique précité. La même source ajoute que «ces financements ont également porté sur la réalisation de projets d’infrastructures routières, d’aménagements urbains, d’équipements socioculturels et sportifs ainsi que d’établissements dédiés à l’enseignement et à la santé». D’après l’institution, les créances sur la clientèle ont atteint plus de 26,5 MMDH au 30 juin 2023, à travers ces nouveaux financements, ce qui correspond à une hausse de près de 3% en glissement annuel. Le FEC précise que les créances «sont portées par les Conseils Régionaux qui représentent une part de près de 40% à fin juin 2023, contre 9% en 2015, confirmant ainsi leur montée en puissance au cours des dernières années, grâce à l’intensification de leurs projets d’investissement, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de la régionalisation avancée», peut-on lire. Soulignons enfin que pour le Fonds, les résultats du rating E&S portant sur les 29 projets attribués au premier semestre « démontrent le niveau maîtrisé des risques E&S des projets évalués, dès lors que la majorité deces projets sont classés dans les «Catégories D ou C», soit près de 90%, et présentent des risques minimes et facilement maîtrisables », a-t-on conclu. Alain Bouithy