Maroc. Les levées brutes du Trésor se sont consolidées au terme de l’année 2023

Maroc. Les levées brutes du Trésor se sont consolidées au terme de l’année 2023

Les levées brutes du Trésor se sont raffermies de 98,2% au terme de l’année 2023 atteignant 255,2 milliards de dirhams, dont 70,6% intervenues au premier semestre 2023, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Ce raffermissement a été plus marqué pour le volume levé en maturités longues qui est passé de 12,3 milliards de dirhams au terme de l’année 2022 à 87,8 milliards à fin 2023, soit 34,4% des levées de l’année 2023 après 9,6% l’année précédente », a indiqué la DEPF. Dans sa récente note de conjoncture (janvier 2024, N° 323), la direction relevant du ministère de l’Economie et des Finances indique également que les volumes souscrits des maturités moyennes et courtes se sont accrus de 62,2% et 28,8% respectivement pour atteindre 84,4 et 83 milliards de dirhams. Ce qui, après analyse, représente 33,1% et 32,5% des levées après 40,4% et 50% observés un an auparavant. Comparativement à l’année précédente, il ressort que les remboursements du Trésor ont plus que doublé, passant de 109,7 milliards de dirhams à fin 2022 à 221,6 milliards de dirhams à fin 2023. La note de la DEPF précise que « ces remboursements se sont réparties à hauteur de 44% pour les maturités courtes, 47,3% pour les maturités moyennes et 8,8% pour les maturités longues contre 38,9%, 50,1% et 11% respectivement l’année précédente », ajoutant que les levées nettes du Trésor se sont établis à 33,6 milliards de dirhams au terme de l’année 2023, compte tenu de l’évolution des levées brutes et des remboursements. Elles ont ainsi bondi de 75,7% par rapport à l’année dernière. Par conséquent, et bien qu’enregistrant une hausse de 5% par rapport à fin 2022, la DEPF note que l’encours des bons du Trésor émis par adjudication a accusé un recul de 0,6% par rapport à fin septembre 2023 pour s’établir à 699,4 milliards de dirhams au terme de l’année écoulée. A en croire la DEPF, la structure de cet encours reste prédominée par les maturités longues dont la part s’est accrue de 7,1 points pour se situer à 63% après 55,9% à fin 2022, devançant les maturités moyennes dont la part a reculé de 4,6 points à 32,3%. Quant à la part des maturités courtes, qui demeure faible, elle s’est repliée de 2,4 points à 4,7%. En ce qui concerne le volume des soumissions, les données suggèrent qu’il « s’est apprécié, par rapport à l’année précédente, de 94,8% pour atteindre 500,1 milliards de dirhams. Particulièrement, le volume soumissionné des maturités courtes a plus que doublé, passant de 129,5 milliards de dirhams à fin 2022 à 284,6 milliards à fin 2023, représentant 56,9% du volume des soumissions contre 50,4% un an auparavant », a-t-elle souligné. Et de noter un accroissement du volume soumissionné des maturités moyennes de 41,2% à 135,8 milliards de dirhams, représentant 27,2% du volume des soumissions après 37,5% l’année précédente. Quant au volume soumissionné des maturités longues, il s’est raffermi, passant de 31,1 milliards de dirhams à fin 2022 à 79,7 milliards à fin 2023, soit 15,9% du volume des soumissions après 12,1% l’année dernière. A rappeler qu’au quatrième trimestre 2023, les levées brutes du Trésor au niveau du marché des adjudications se sont accrues, en glissement trimestriel, de 11,2% pour atteindre 39,5 milliards de dirhams. La DEPF précise que ces levées ont été prédominées essentiellement par les maturités longues à hauteur de 63% après 52,5% le trimestre précédent, souligne la note ajoutant que les maturités courtes et moyennes ont canalisé 13,5% et 23,5% respectivement des levées du trimestre contre 40% et 7,5% au T3-2023. La même source relève, par ailleurs, que les remboursements du Trésor au titre du quatrième trimestre 2023 ont augmenté par rapport au troisième trimestre  de 15,5% pour s’établir à 43,6 milliards de dirhams. Ainsi, « les levées nettes du Trésor ont été négatives pour le troisième trimestre consécutif, soit -4 milliards de dirhams au T4-2023 après -2,2 milliards au T3-2023 et -4,8 milliards au T2-2023, contre +44,6 milliards de dirhams au T1-2023 », a fait savoir la DEPF. S’agissant du volume des soumissions sur le marché des adjudications, il a augmenté par rapport au trimestre précédent de 5,8% pour s’établir à 75,9 milliards de dirhams, a-t-elle poursuivi relevant que la demande s’est répartie à hauteur de 31,2% pour les maturités courtes après 55,3% au troisième trimestre 2023, 34,7% pour les maturités moyennes après 13,9% au T3-2023 et 34,1% pour les maturités longues après 30,8% au T3-2023. Quant aux taux moyens pondérés primaires des émissions des bons du Trésor, ils ont poursuivi leur baisse au dernier trimestre de l’année écoulée, en glissement trimestriel, enregistrant des reculs compris entre 4 et 14 points de base après des baisses comprises entre 7 et 35 points de base au T3-2023. Alain Bouithy

Plus de 75.000 tentatives d’émigration irrégulière avortées en 2023

Le Maroc a avorté 75.184 tentatives d’émigration irrégulière en 2023, un total qui s’inscrit en hausse de 6% par rapport à 2022, selon le ministère de l’Intérieur. Le Royaume, qui met à contribution dans sa lutte contre l’émigration irrégulière la résilience des dispositifs de surveillance des frontières et des littoraux, a continué en 2023 à faire face à une pression migratoire constante et grandissante dans un environnement régional instable et porteur de menaces plurielles. De même, l’action des réseaux de trafic n’a pas fléchi avec plus de 419 réseaux démantelés (+ 44 % par rapport à 2022), précise le ministère, ajoutant que ces réseaux développent constamment leurs stratégies et mutualisent leurs services et activités criminelles. Pour ce qui est des opérations de secours et d’assistance en mer, le ministère fait savoir que 16.818 migrants ont été secourus (+ 35 % par rapport à 2022) et pris en charge en termes d’assistance, d’accompagnement médical, d’hébergement et d’orientation et ce, dans le cadre de la gestion humanisée des frontières. Aussi, 6 assauts sur les présides de Sebta et Melilia ont été enregistrés ayant impliqué plus de 1.400 migrants (- 62 % par rapport à 2022), poursuit la même source, qui indique que 5.844 migrants irréguliers ont bénéficié des retours volontaires vers leurs pays d’origine dans le respect de leurs droits et dignité et en coordination avec l’OIM et les légations diplomatiques (+ 62 % par rapport à 2022). Ces efforts déployés dénotent la contribution majeure du Royaume du Maroc en matière de sécurité régionale et de lutte contre les réseaux de trafic transfrontaliers. Ils traduisent également son engagement solidaire avec tous les partenaires pour une approche collective face aux enjeux et aux défis liés à la question migratoire. Tout en assumant ses responsabilités dans la gestion migratoire, le Maroc place l’élément humain au cœur de ses préoccupations. C’est ainsi que grâce à la vision et aux directives éclairées de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a entrepris une Stratégie Nationale d’immigration et d’Asile, laquelle a constitué une véritable inflexion au niveau de la gouvernance migratoire, en y intégrant la centralité du paradigme du respect des droits des migrants dans une logique solidaire et inclusive. Le déploiement de cette stratégie nationale à visage humain a permis d’initier deux opérations exceptionnelles d’intégration des migrants en séjour irrégulier au Maroc en 2014 et en 2016, au cours desquelles il a été procédé à la régularisation de la situation de plus de 50.000 étrangers, majoritairement issus de pays d’Afrique subsaharienne.

La Chine devient le premier exportateur mondial d’automobiles en 2023

La Chine est devenue le premier exportateur d’automobiles au monde en 2023, avec 4,91 millions de véhicules exportés, a indiqué vendredi le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information.    Les exportations d’automobiles ont atteint un nouveau niveau, et les véhicules à énergie nouvelle fabriqués en Chine ont offert des choix diversifiés aux consommateurs mondiaux, a indiqué le vice-ministre Xin Guobin lors d’une conférence de presse.    Les exportations chinoises d’automobiles ont bondi de 57,9% sur un an l’année dernière, les véhicules à énergie nouvelle ayant progressé de 77,6% en base annuelle pour atteindre 1,2 million d’unités, a indiqué M. Xin. 

Burkina Faso : plus de 3,9 milliards de dollars de ressources propres mobilisées en 2023

Le Burkina Faso a mobilisé 2.351,25 milliards de francs CFA (3,9 milliards de dollars américains) en termes de ressources propres, malgré l’insécurité qui règne dans le pays, a rapporté mardi le ministère burkinabè de l’Economie, des Finances et de la Prospective. Le ministre de l’Economie, des Finances et de la Prospective, Aboubakar Nacanabo, qui s’exprimait au cours du Conseil d’administration de son département, a expliqué que la mobilisation des ressources propres avait été estimée à 2.314,77 milliards de francs CFA (3,8 milliards de dollars), ajoutant que le taux de recouvrement pour l’année 2023 était de 101,58%. Selon lui, le recouvrement au profit des collectivités territoriales est de 40,38 milliards de francs CFA (67 millions de dollars), soit un taux de 94,56% par rapport à la prévision annuelle. M. Nacanabo a également fait savoir que l’apurement des restes à recouvrer était à hauteur de 125,89 milliards de francs CFA (209 millions de dollars), soit un taux de 12,12%.

Glovo Maroc décrypte les tendances de consommation au Maroc en 2023

Glovo Maroc décrypte les tendances de consommation au Maroc en 2023

Glovo, leader du marché de la livraison à la demande, a publié son rapport annuel intitulé « Glovo Delivered 2023 ». Ce rapport offre une analyse détaillée sur la livraison à domicile au Maroc ainsi que des aperçus pertinents sur les habitudes de consommation en constante évolution des marocains durant l’année 2023. Glovo Maroc en 2023 : Chiffres clés Sur une présence de 48 villes à travers le Royaume, la ville de Casablanca se distingue en tête des commandes, bénéficiant également d’une densité impressionnante de restaurants et de commerces, avec environ 8 établissements référencés sur la plateforme par kilomètre carré. Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir complètent ce classement des villes les plus actives dans ce domaine. Parmi les raisons de sa popularité croissante, Glovo met en avant un contenu diversifié grâce à 6500 partenaires, un temps de livraison moyen de 28 minutes et une flotte de 4500 coursiers actifs dans tout le pays. Selon les données fournies, les utilisateurs accordent en moyenne une satisfaction de 4/5 à ces services. En ce qui concerne les méthodes de paiement, Glovo constate un taux de paiement par carte de 56% avec une augmentation de 16% par rapport à 2022 ainsi qu’un panier moyen de 116 dirhams. Sur le podium national, Dar Bouazza est la ville avec le plus de paiements par carte et la plus généreuse en termes de pourboires, en notant un montant de pourboire moyen de 6 MAD dans tout le Royaume. Le Maroc classé en Top 4 des marchés internationaux de Glovo, les utilisateurs marocains se positionnent aussi parmi les trois premiers mondiaux en termes de souscription à l’abonnement Glovo Prime, dont le taux de pénétration a atteint 30% dans le pays. Ce classement met en évidence la forte adoption des services de livraison à domicile au Maroc et leur place centrale dans la vie des utilisateurs. Les marocains raffolent toujours des Burgers, Pizzas et Sushis En 2023, les marocains ont continué de montrer une préférence notable pour les cuisines Américaine, Italienne et Asiatique.. Avec une moyenne de 13 burgers, 7 pizzas et 2 boxes de sushis livrés par minute, ces plats internationaux dominent les commandes à travers le Royaume. Avec un pic de commandes annuel enregistré le lundi 4 septembre, les marocains semblent avoir une préférence marquée pour la livraison de dîners, notamment le Dimanche .

Maroc/Conseil d’administration de l’ONMT :  Tous les indicateurs performent en 2023

Maroc/Conseil d’administration de l’ONMT :  Tous les indicateurs performent en 2023

Le Conseil d’administration de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) s’est réuni ce mercredi 20 décembre à Rabat. Face aux administrateurs de l’Office et sous la présidence de Fatim-Zahra Ammor, Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie Sociale et Solidaire, Adel El Fakir, Directeur Général de l’ONMT, est revenu sur une année 2023 qui a constitué un exercice de consolidation, marqué par des performances exceptionnelles du secteur. Alors que le tourisme mondial retrouve à peine 90% de ses niveaux d’avant pandémie, le Maroc surperforme avec un taux de croissance supérieur à la plupart des destinations concurrentes. Sur ses principaux indicateurs, le secteur atteint de nouveaux sommets, affichant à fin novembre 2023 plus de 13,25 millions d’arrivées (+36% vs 2022 et + 11% vs 2019) pour près de 23,7 millions de nuitées dans les établissements classés (+38% vs 2022 et +11% vs 2019). En termes de recettes, celles-ci atteignent 88,4 milliards de dirhams à fin octobre 2023 (soit +32% vs 2019),confirmant ainsi la place stratégique du tourisme parmi les premiers pourvoyeurs de devises du pays. «Nous sommes très fiers des résultats du secteur du tourisme en 2023. Les records concernent arrivées et recettes de voyage en devises. Ceci nous réconforte quant à l’efficacité des actions de promotion et d’aérien renforcées depuis le lancement de la feuille de route du tourisme. Avec ces résultats, nous sommes davantage motivés à redoubler d’efforts pour atteindre notre objectif de 17,5 millions de touristes d’ici 2026 et être à la hauteur des défis majeurs qui attendent notre pays, notamment la co-organisation de la coupe du monde de Football 2030 », a déclaré Mme Fatim-Zahra Ammor. Durant cette année 2023, un focus a été mis par l’ONMT sur le déploiement de la marque « Terre de Lumière », associé à la production de contenus originaux en partenariat avec des influenceurs des différents marchés, favorisant la proximité avec les clients finaux et la fidélisation de communautés sur les réseaux sociaux. L’action commerciale de l’ONMT s’est également intensifiée en direction des acteurs de la distribution (TO et Agents de Voyage en ligne) permettant de sécuriser quelque 4,48 millions de clients (+98% d’évolution annuelle). De même, dans le domaine de l’aérien, l’accroissement des capacités et des connexions avec les régions touristiques a favorisé l’évolution de la capacité contractuelle s’élevant à +15% pour 8,3 millions de sièges sécurisés. L’Office National Marocain du Tourisme poursuit enfin la modernisation de son organisation à travers l’optimisation de son capital humain et la montée en puissance de ses systèmes d’information. A l’issue de la présentation, le rapport d’activité de l’ONMT, ainsi que son bilan financier pour l’exercice ont été approuvés par l’ensemble des administrateurs, de même que son plan d’action 2024 et ses projets structurants pour l’avenir de la Destination.

Maroc. Les ventes dans le commerce de gros devaient se maintenir en cette fin d’année

Maroc. Les ventes dans le commerce de gros devaient se maintenir en cette fin d’année

Le volume global des ventes devrait se stabiliser au titre du quatrième trimestre de l’année 2023, selon les anticipations des patrons des entreprises opérant dans le secteur de gros. C’est du moins ce qui ressort des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par le Haut-commissariat au plan (HCP) auprès de ces derniers et dont les résultats viennent d’être rendus publics. D’après l’organisme public, chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « les anticipations de 59% des grossistes affichent une stabilité du volume global des ventes pour le 4ème trimestre 2023, et une hausse selon 23% d’entre eux ». Cette évolution serait principalement attribuable à la hausse prévue des ventes dans le «Commerce de gros de biens domestiques» et le «Commerce de gros d’autres équipements industriels», a expliqué le Haut-commissariat dans une note d’information relatant les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs du commerce de gros et des services marchands non financiers, au titre du quatrième trimestre 2023. Toujours selon l’institution, cette évolution serait également  justifiée par la baisse prévue des ventes dans les «Autres commerces de gros spécialisés»   et le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac». De l’avis des grossistes, les commandes prévues pour le quatrième trimestre 2023 seraient d’un niveau normal selon 79% d’entre eux, tandis que l’emploi connaîtrait une stabilité des effectifs selon 82% des chefs d’entreprise. Dans sa note, le HCP rapporte par ailleurs que les ventes du secteur du commerce de gros sur le marché local auraient connu une stabilité au troisième trimestre 2023, selon 60% des grossistes interrogés et une hausse selon 20% d’entre eux. D’après les explications de l’organisme, cette évolution serait principalement attribuable à la hausse des ventes dans le «Commerce de gros d’autres équipements industriels» et les «Autres commerces de gros spécialisés».  Cette évolution serait également due à la baisse des ventes dans le «Commerce de gros de biens domestiques» et le «Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants», souligne-t-il indiquant que l’emploi aurait connu une stabilité selon 82% des chefs d’entreprise. Quant aux stocks de marchandises, 85% des grossistes estiment qu’ils se seraient situés à un niveau normal, ajoutant que « la tendance observée des prix de vente aurait affiché une hausse, selon 43% des chefs d’entreprise et une stabilité selon 51% d’entre eux ». En ce qui concerne les anticipations des chefs d’entreprise du secteur des services marchands non financiers, pour le quatrième trimestre 2023, les enquêtes de conjoncture du Haut-commissariat révèlent une hausse de l’activité globale, selon plus d’un tiers des patrons interrogés (34%) et une baisse selon plus d’un quart d’entre eux (26%). Ces anticipations seraient dues, d’une part, à la hausse de l’activité prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduites» et de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et, d’autre part, à la baisse de l’activité prévue dans les branches des «Transports aériens» et de l’«Hébergement et restauration», a indiqué l’institution dans sa note. La même source révèle par ailleurs que « près des deux tiers des chefs d’entreprise de ce secteur prévoient une stabilité de la demande et 31% une augmentation des effectifs employés ». Il est à noter qu’au troisième  trimestre 2023, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une hausse selon 70% des patrons, et une baisse selon 13%, comme l’a souligné le HCP de même source. Selon l’institution, cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la hausse d’activité au niveau des branches des «Télécommunications», des «Transports aériens» et de l’«Hébergement et restauration» et, d’autre part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des «Activités de location et location-bail» et des «Activités de poste et de courrier». Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 78%. Le HCP conclut en ajoutant que « les carnets de commandes du secteur se seraient situés à un niveau normal selon 77% des patrons, et inférieure à la normale selon 18% », alors que l’emploi aurait connu une stabilité selon 78% des chefs d’entreprise et une baisse selon 14%. Alain Bouithy

Les prévisions pour la production mondiale de céréales en 2023 maintenues à 2 819 millions de tonnes

Les prévisions pour la production mondiale de céréales en 2023 maintenues à 2 819 millions de tonnes

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a maintenu ses prévisions pour la production mondiale de céréales au titre de l’année 2023. Selon les nouvelles prévisions de l’agence onusienne, la production mondiale de céréales devrait s’établir à 2.819 millions de tonnes, atteignant ainsi un niveau record. Dans son nouveau Bulletin sur l’offre et la demande de céréales d’octobre, l’organisation internationale précise que les données nationales ont été quelque peu ajustées. Cet ajustement porte notamment « sur les prévisions concernant la production de céréales secondaires en Chine et dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, qui ont été revues à la hausse, et aux Etats-Unis d’Amérique et dans l’Union européenne, qui ont été revues à la baisse », a-t-elle expliqué. Toujours selon la même source, les prévisions concernant la production de blé ont été relevées pour les Etats-Unis d’Amérique et l’Irak et abaissées pour le Kazakhstan et l’Union européenne. D’après les prévisions, la production mondiale de riz en 2023‑2024 devrait légèrement progresser en glissement annuel, a indiqué la FAO dans un communiqué soulignant que la production de l’Inde a été relevée dans le cadre de ces nouvelles révisions, « ce qui fait plus que compenser plusieurs autres révisions, en particulier un nouvel abaissement des perspectives de production en Indonésie ». Selon les nouvelles prévisions, « l’utilisation mondiale de céréales en 2023-2024    devrait atteindre 2.810 millions de tonnes et les niveaux d’utilisation totale de blé et de céréales secondaires devraient dépasser ceux de 2022-2023 ». L’agence spécialisée des Nations unies qui mène les efforts internationaux vers l’élimination de la faim prévoit, par contre, que « l’utilisation de riz devrait stagner au niveau de la campagne précédente ». En ce qui concerne le rapport stocks/utilisation de céréales dans le monde en 2023-2024, les experts de la FAO pensent qu’il devrait s’établir à 30,7%, « ce qui représente une offre relativement confortable du point de vue historique et un niveau légèrement au-dessus de celui de 2022-2023 (30,5%), a-t-elle souligné. Quant aux échanges mondiaux de céréales en 2023-2024, l’institution les estime à 469 millions de tonnes, ce qui traduit une contraction de 1,6% par rapport au niveau de 2022-2023. Pour rappel, l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires est ressorti en légère baisse en octobre, cédant 0,5% par rapport à septembre. Selon la FAO, il s’est établi en moyenne à 120,6 points, soit 10,9% de moins que sa valeur enregistrée un an auparavant. Cette légère baisse « s’explique par le fléchissement des indices des prix du sucre, des céréales, des huiles végétales et de la viande, tandis que l’indice des prix des produits laitiers a rebondi », d’après l’agence.  Dans sa dernière analyse, il ressort que l’indice FAO des prix des céréales a reculé de 1% par rapport au mois précédent et les prix internationaux du riz ont baissé de 2%, dans un contexte de demande mondiale à l’importation globalement atone. Ceux du blé ont diminué de 1,9%, en raison de l’abondance des disponibilités aux Etats-Unis d’Amérique et d’une forte concurrence entre les exportateurs. Quant aux cours des céréales secondaires, ils se sont en revanche légèrement affermis, principalement du fait de la diminution de l’offre de maïs en Argentine, a expliqué l’organisation. Alain Bouithy