Maroc. L’économie nationale a connu un rebond en 2021

Maroc. L’économie nationale a connu un rebond en 2021

Le Maroc a connu un rebond exceptionnel de son économie au cours de l’année 2021, selon une analyse de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette évolution a confirmé le redressement graduel de la situation économique et financière en 2021, a indiqué ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Le rebond exceptionnel de l’économie marocaine a été favorisé par les mesures de soutien déployées par l’Etat depuis le déclenchement de la crise sanitaire, conjuguées aux bons résultats de la campagne agricole, a expliqué la DEPF dans sa première note de conjoncture de l’année 2022 (N°299/Janvier 2022). A l’exception du tourisme et du transport aérien qui ont continué à subir les effets de la crise, la dynamique de reprise observée  au cours de l’année écoulée a concerné l’ensemble des secteurs, a indiqué la DEPF. Dans sa note, la DEPF  rappelle que les pouvoirs publics ont adapté un plan d’urgence de 2 milliards de dirhams en faveur du secteur touristique fortement impacté par la crise de la Covid-19, en plus de nouvelles mesures de soutien. Selon le document, après un retrait de 65,8% un an auparavant, la valeur ajoutée du secteur touristique a augmenté de 70,2% au troisième trimestre 2021. « Compte tenu d’une hausse de 82,1% au deuxième trimestre et d’un recul de 50,3% au premier trimestre, la valeur ajoutée de ce secteur s’est renforcée en moyenne de 34% à fin septembre 2021 », a relevé la DEPF affirmant que les indicateurs du secteur ont poursuivi leur reprise au quatrième trimestre 2021, mais à un rythme moins soutenu. Portée par la bonne figure des dépenses de consommation des ménages, dans un contexte d’évolution modérée de l’inflation et d’amélioration des revenus, la reprise s’est également confirmée au niveau de la demande, a-t-elle fait savoir. Selon la DEPF, « la consommation des ménages continue sa progression, favorisée par l’amélioration des revenus, tirant profit des bons résultats de la campagne agricole, la dynamique considérable des transferts des MRE (+41,1% à fin novembre 2021), la consolidation de la reprise des créations d’emplois (+572.000 emplois rémunérés au T3-2021) et le raffermissement des crédits à la consommation (+2,3% à fin novembre 2021) et ce, dans un contexte d’inflation maîtrisée (+1,4% à fin décembre 2021) ». Cette tendance à la reprise est également confirmée au niveau de « l’investissement dont l’effort s’est consolidé, bénéficiant de l’évolution favorable des importations des biens d’équipement et des recettes des IDE, la dynamique de créations d’entreprises ainsi que le maintien de l’effort d’investissement public », a-t-elle poursuivi. En ce qui concerne le commerce extérieur, la DEPF a fait état du raffermissement avec un rythme soutenu des exportations marocaines en 2021 qui, profitant de l’amélioration de la demande mondiale adressée au Maroc, ont retrouvé leur dynamisme à deux chiffres. Des données recueillies par la DEPF, il ressort que les exportations se sont établies à 293,2 milliards de dirhams à fin novembre 2021, en augmentation de 22,5% en variation annuelle et de 12,2% comparativement à fin novembre 2019 (période pré-pandémie). « En parallèle, les importations ont enregistré une hausse remarquable en lien avec la dynamique de l’activité économique et la reprise de la demande intérieure », a-t-elle souligné. Précisons à ce propos que les importations de biens se sont élevées à 474,2 milliards de dirhams à fin novembre 2021, correspondant à une hausse de 24% en glissement annuel et de 5,6% par rapport à fin novembre 2019. Compte tenu de toutes ces évolutions, « les réserves internationales affichent un niveau très soutenu, représentant 6 mois et 17 jours d’importations de biens et services », a fait remarquer la DEPF dans sa note. Selon la même source, sur le plan des finances publiques, « l’exécution de la loi de Finances fait ressortir un bon comportement des recettes (taux de réalisation de 108%), notamment fiscales, qui a permis de compenser largement la hausse des dépenses ». A en croire la DEPF, cette évolution s’est soldée par un déficit budgétaire avoisinant 6% du PIB au terme de l’année 2021. Ce qui représente une amélioration de 1,6 point par rapport à l’année précédente. Enfin, s’agissant du financement de l’économie, la note de conjoncture rapporte que la croissance des crédits bancaires a légèrement ralenti à fin novembre en raison notamment de la baisse des crédits au secteur financier et du ralentissement de la croissance des crédits au secteur non financier. Soulignons à ce propos qu’« à fin novembre 2021, les crédits bancaires se sont maintenus à leur niveau atteint le mois précédent, soit 965,3 milliards de dirhams suite notamment à la quasi-stagnation des crédits au secteur non financier dont ceux aux sociétés non financières (-0,4%) et ceux aux ménages (+0,2%) ». A noter que les indices boursiers MASI & MADEX ont bouclé l’année 2021 sur une évolution positive, comme l’a relevé la DEPF dans sa note. Alain Bouithy

Maroc. L’IPC annuel moyen a grimpé de 1,4% en 2021

Maroc. L’IPC annuel moyen a grimpé de 1,4% en 2021

L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen est ressorti en hausse au titre de l’année 2021, pour la énième année consécutive. Selon les données publiées par le Haut-commissariat au plan (HCP), il a connu une augmentation de 1,4% par rapport à l’année 2020, poursuivant ainsi  une série de hausses annuelles observées notamment en 2020 (0,7%), 2019 (0,2%), 2018 (1,9%), 2017 (0,7%), 2016 (1,6%) et 2015 (1,6%) et bien avant. La progression de l’IPC annuel est attribuée à la hausse de l’indice prix des produits alimentaires et des produits non alimentaires qui ont bondi respectivement de 0,8% et 1,8%. Selon le Haut-commissariat, qui en fait état dans une note d’information relative à l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’année  2021, les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 0,2% pour les «Communications» à une hausse de 5,9% pour les «Transports». Sur cette base, l’institution publique estime que « l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 1,7% au cours de l’année 2021 par rapport à l’année 2020 ». A titre de rappel, au terme de l’année 2020, l’IPC annuel moyen avait enregistré une augmentation de 0,7% par rapport à l’année 2019, suite à la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,9% et de celui des produits non alimentaires de 0,5%. Dans une note d’information d’alors, le Haut-commissariat avait indiqué que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires partaient d’une baisse de 1,6% pour le «Transport» à une hausse de 2,7% pour l’«Enseignement». L’institution avait ainsi déduit que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,5% au cours de l’année 2020 par rapport à l’année 2019. Les plus fortes hausses à Beni-Mellal, Casablanca et Settat Selon les données recueillies par le Haut-commissariat, les hausses les plus importantes de l’IPC annuel au titre de l’année 2021 ont été enregistrées à Beni-Mellal (2,0%), à Casablanca (1,9%), à Settat (1,7%), à Marrakech et Safi (1,6%), à Errachidia (1,5%), à Meknès (1,4%) et à Kénitra, Rabat, Tanger et Al-hoceima (1,3%). A titre de comparaison, au terme de l’année 2020, les hausses les plus importantes de l’IPC annuel avaient été enregistrées à Guelmim (2,1%), à Beni-Mellal (1,3%), à Tanger et Laâyoune (1,0%), à Agadir, Rabat et Meknès (0,9%), à Marrakech, Settat et Al-hoceima (0,8%) et à Errachidia (0,7%). En revanche, des stagnations avaient été observées au niveau des villes de Fès et Kénitra, avait noté le HCP dans son rapport. Pour le mois de décembre 2021, il ressort des chiffres du Haut-commissariat au l’IPC a connu une hausse de 0,1% par rapport au mois précédent tandis que l’indicateur d’inflation sous-jacente a progressé de 0,3%.  L’évolution de l’indice des prix à la consommation à fin décembre dernier est « le résultat de la hausse de 0,1% de l’indice des produits alimentaires et de l’indice des produits non alimentaires », a expliqué le Haut-commissariat. Dans sa note d’information, l’institution publique indique que les hausses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2021, ont concerné principalement les «Légumes» (4,7%), les «Huiles et graisses» (1,4%), le «Pain et céréales» (1,0%) et le «Café, thé et cacao» (0,3%). Selon la même source, les prix ont diminué de 4,4% pour les «Fruits», de 2,3% pour les «Poissons et fruits de mer» et de 1,8% pour les «Viandes». Pour ce qui est des produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des «Carburants» (0,8%), a fait savoir le HCP. « Dans ces conditions, a poursuivi le Haut-commissariat, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,3% au cours du mois de décembre 2021 par rapport au mois précédent ». Pour rappel, en novembre dernier, l’IPC a enregistré une hausse de 0,2% par rapport au mois précédent en raison de la hausse de 0,3% de l’indice des produits non alimentaires et de la baisse de 0,1% de l’indice des produits alimentaires. Les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2021 avaient concerné principalement les «Fruits» (7,2%), les «Poissons et fruits de mer» (1,9%) et les «Viandes» (0,1%), avait fait remarquer le HCP dans sa note d’information relative à cette période. La même source avait en revanche noté une augmentation des prix de 2,0% pour les «Légumes», de 1,7% pour les «Huiles et graisses» et de 0,8% pour le «Lait, fromage et œufs». S’agissant des produits non alimentaires, la note d’information avait indiqué que la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» de 3,1%. Enfin, les données recueillies au titre de cette période (entre octobre et novembre) montraient que les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Marrakech (0,8%), à Casablanca et Dakhla (0,4%), à Meknès et Settat (0,3%) et à Agadir, Fès, Laâyoune et Guelmim (0,1%). En revanche, précisait alors le Haut-commissariat, des baisses ont été enregistrées à Al-hoceima avec 0,9%, à Tétouan et Beni-Mellal avec 0,5% et à Kénitra avec 0,2%. Alain Bouithy

Maroc. L’activité portuaire a accusé un léger recul en 2021

Maroc. L’activité portuaire a accusé un léger recul en 2021

L’activité des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) est ressortie en légère baisse au terme de l’année 2021, en comparaison avec l’année précédente. En effet, les données statistiques rendues publiques récemment par le régulateur portuaire montrent qu’elle a accusé une légère baisse de 1,6% ; après une année 2020 exceptionnelle, marquée par des importations massives pour la constitution des stocks de sécurité pour les céréales et les aliments de bétail. Dans une note de synthèse sur son activité portuaire au titre de l’année 2021, l’agence a en revanche relevé une amélioration des flux des marchandises ayant transité par les ports gérés par l’ANP. Avec un volume global de 91 millions de tonnes (MT), ceux-ci ont affiché une hausse de 3,5% par rapport à l’année 2019, a-t-elle indiqué. Mais à en croire l’organe d’autorité et de régulation du système portuaire marocain, le volume de l’activité des ports gérés par l’ANP en 2021 aurait affiché une tendance positive de 1,6% « si on tient compte des volumes d’importations d’une année normale pour lesdites denrées», a-t-elle affirmé de même source. Dans sa note, l’ANP précise également que « les volumes susvisés ont été transportés par un total de 9.846 navires de commerce, qui ont fait escale en 2021 au niveau des ports gérés par l’ANP, en légère baisse de 1% par rapport à l’année 2020 ». Dans le détail, par nature de flux, les importations se sont situées à 54,8 MT, en hausse de 2% par rapport aux volumes traités en 2019, mais en baisse de 2,3% par rapport à 2020 (suite notamment à la baisse des importations des céréales, des aliments de bétail et du soufre). A 33,1 MT, les exportations ont accusé une légère régression de 1,1%. En cause : « Des évolutions contrastées des différents trafics, notamment avec une hausse des ventes à l’étranger du secteur minier tirant profit du raffermissement des prix (+22,3% pour le gypse, +192,6% pour la barytine), conjuguée à une régression des engrais (-6,8%), du phosphate (-5,6%) et du clinker (-2,5%) », a expliqué  l’ANP. Quant à l’activité de cabotage (3,1 MT), il ressort des chiffres publiés par le régulateur portuaire qu’elle a marqué une progression de 6,7%, grâce essentiellement à la forte hausse du trafic cabotage des conteneurs (+13,8%). De son côté, la répartition du trafic par port montre une concentration des échanges autour des ports de Casablanca-Jorf Lasfar avec 70,5% des volumes.Notons à ce propos que le port de Casablanca, qui représente environ 32% du trafic global, a assuré le transit de 29 MT à fin décembre 2021. Comparé à la même période de l’année dernière, il a enregistré une baisse de 4,3% attribuée principalement à la forte baisse des importations des céréales (-21,5%), des phosphates (-5,3%) et des aliments de bétail (-18,2%), a ajouté l’ANP soulignant toutefois que les trafics des conteneurs et du sucre ont marqué des hausses respectives de +4,7% et +12,2%, avec des volumes respectifs de 1,1 MEVP et 1,5 MT. Avec 35,1 millions de tonnes enregistrées au titre de l’année 2021, le port de Jorf Lasfar confirme une fois encore sa première place avec une quote-part d’environ 39% du trafic global. Soulignant toutefois qu’il a enregistré une baisse de 5,4% des volumes manipulés en comparaison avec l’année précédente, en raison essentiellement de la baisse du trafic des engrais (-8,8%), du charbon (-3,3%), du soufre (-9,1%), des céréales (-16,5%) et de l’ammoniac (-12,9%). En revanche, les exportations de l’acide phosphorique et le trafic du gasoil ont progressé respectivement de 19,4% (d’environ 1,9 million de tonnes) et 10,5% (2,1 millions de tonnes). Il est à noter que les ports de Safi ont enregistré un volume de 9,9 MT, en hausse de 12,7% par rapport à 2020  et que l’activité du port de Nador a marqué une forte hausse de 19,8% qu’avec un volume d’environ 3,9 MT. L’activité du port de Mohammedia a de son côté enregistré un rebond de 4,9%, marquant ainsi un renversement de la tendance baissière ayant caractérisé les volumes transitant par ce port. Ce, pour la première fois depuis 2017. Avec un volume de 5,6 millions de tonnes, l’activité du port d’Agadir a accusé une baisse de 6,6%, alors que les flux se sont inscrits en hausse. « Le port a enregistré une hausse de 14,6% du trafic des hydrocarbures et une progression de 122,1% des exportations de feldspath », selon l’ANP. « Avec 2,2 millions de tonnes ayant transité par le port de Laâyoune au titre de l’année 2021, le trafic de ce port a enregistré une forte progression de 16,5% par rapport à l’année 2020 », a indiqué l’agence. Soulignons enfin que l’activité des conteneurs s’est chiffrée à 1.287.129 EVP durant l’année 2021, en hausse de 3,8%. Alain Bouithy

Amadou Sy : La croissance économique du Cameroun devrait atteindre 3,5 % pour l’ensemble de l’année 2021

Amadou Sy : La croissance économique du Cameroun devrait atteindre 3,5 % pour l’ensemble de l’année 2021

Après un rebond estimé à 3,5 % en 2021, au lieu de 0,5 % en 2020, la croissance économique du Cameroun devrait se poursuivre en 2022 et 2023, selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI). « En supposant que la pandémie perdra progressivement du terrain, la reprise qui s’est enclenchée en 2021, portée par le secteur non pétrolier, devrait se poursuivre, avec des taux de croissance atteignant 4,5 % en 2022 et dépassant 4,8 % à partir de 2023 », a annoncé récemment Amadou Sy qui a mené des entretiens à distance avec les autorités camerounaises du 2 au 22 décembre. « Le déficit budgétaire (sur la base des ordonnancements) devrait s’établir à 3,2 % du PIB en 2021, ce qui est globalement conforme aux objectifs de la loi de finances rectificative (LFR) approuvée en juillet 2021 », a déclaré le conseiller au département africain du FMI au terme de cette mission qui portait sur les consultations de 2021 au titre de l’article IV et sur la première revue des accords au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) et du mécanisme élargi de crédit (MEDC). Dans sa déclaration, Amadou Sy a ajouté que « les recettes pétrolières projetées pour 2021 se situent au-dessous du niveau escompté mais ce manque à percevoir sera compensé par la relative solidité des recettes tirées des secteurs non pétroliers et par la maîtrise des dépenses ». Il est à noter que les autorités camerounaise et l’équipe de la mission se sont mises d’accord sur un ensemble de mesures et de politiques destinées à renforcer la discipline budgétaire, à remédier de toute urgence aux risques budgétaires posés par des entreprises publiques et à accélérer la mise en œuvre de réformes structurelles, indique le FMI. Les deux parties se sont accordées « sur des objectifs de politique budgétaire conçus pour préserver la viabilité des finances publiques à long terme tout en soutenant la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement pour 2030 (SND30) », a souligné Amadou Sy rapportant que le pays s’emploie à réduire progressivement le déficit budgétaire en le faisant passer de 3,2 % en 2021 à 2 % en 2022, puis au-dessous de 1 % en 2024, tout en maintenant la dette publique sous la barre des 50 % du PIB. Selon ce dernier, les autorités camerounaise « comptent également revoir leur stratégie de recettes à moyen terme. Pour cela, elles mettront l’accent sur l’accroissement des recettes tirées du secteur non pétrolier ainsi que sur l’élargissement de la base d’imposition et l’amélioration de la politique fiscale afin d’aider le pays à atteindre son potentiel de recettes ». Soulignons, par ailleurs, que le gouvernement camerounais s’efforcera également de dégager de l’espace budgétaire pour la SND30 en améliorant le contrôle et l’efficience des dépenses publiques. Saluant les efforts déployés par les autorités pour avancer dans leur programme de réformes structurelles, la mission du FMI a toutefois estimé que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour veiller à ce que toutes les recettes et les dépenses soient inscrites au budget. « Il conviendra en parallèle de continuer à œuvrer pour réduire les risques budgétaires, ce qui passera en particulier par une meilleure gestion des entreprises publiques et des passifs conditionnels », a souligné Amadou Sy estimant que les autorités devront également accélérer les efforts en cours pour restructurer la Société nationale de raffinage (SONARA) et apurer les dettes croisées entre les entreprises publiques et l’État. Avant de conclure que « la réalisation d’une croissance forte, durable et inclusive passerait par une intensification des réformes structurelles afin d’améliorer la gouvernance et la transparence ».  Martin Kam

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation en 2021

Congo: Message du Président Denis Sassou Nguesso sur l’Etat de la nation en 2021

Monsieur le Président du Congrès ; Monsieur le Président du Sénat ; Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement ; Mesdames et messieurs les membres du gouvernement ; Mesdames et messieurs les parlementaires ; Mesdames et messieurs les ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques ; Mes chers compatriotes ; Rendre régulièrement compte au Peuple de l’état de la Nation, une fois par an suivant la Constitution du 25 octobre 2015, tel est l’objet du présent Message adressé au Parlement réuni en Congrès. En m’acquittant de ce devoir ce jour, Je voudrais saluer, de nouveau, la mémoire de l’Honorable Justin KOUMBA, ancien Président de l’Assemblée nationale et de l’ancien Premier ministre Clément MOUAMBA, qui nous ont quittés alors que le Congo avait encore besoin de leur expérience dans la gestion des affaires d’Etat. La Nation rendra hommage, le moment venu, à l’ancien Premier ministre Clément MOUAMBA qui a consenti, durant 5 ans, des efforts appréciables à la tête du gouvernement. De même, Je ne saurais rester insensible aux épisodes de deuil qui ont affecté, cette année, certains de nos compatriotes à travers la perte des êtres chers, illustres ou peu connus, parmi lesquels figurent plusieurs dirigeants politiques et cadres administratifs de notre pays. M’inclinant devant la mémoire des autres compatriotes disparus, J’exprime, à chacun de nos concitoyens endeuillés, toute ma compassion et ma solidarité, face à ces épreuves ultimes, combien affligeantes. Spécifiquement à la Force publique, pour les officiers supérieurs, les officiers subalternes, les sous-officiers et les hommes de troupe qui ont tiré leur révérence en 2021, en services commandés ou en toutes autres circonstances, mes pensées les plus profondes et la Patrie toujours reconnaissante. Mes chers compatriotes ; Notre pays est confronté à plusieurs défis sur la voie du développement, marquée par des réelles avancées encourageantes, mais aussi des rigueurs à surmonter. Ainsi que nous le savons tous, la pandémie de COVID-19 sévit, comme partout ailleurs, sans répit au Congo depuis l’année dernière. A intervalles réguliers de 20 jours, singulièrement à l’issue de chaque session de la Coordination nationale de riposte, le gouvernement s’emploie, sans se lasser, à informer le Peuple sur l’évolution de ce péril, tant au plan national que mondial. Comme sous d’autres cieux, les mesures salvatrices édictées ne permettent pas, certes pour l’heure, d’éradiquer ce fléau. En dépit des actions menées et sous la menace d’une troisième vague plutôt redoutable du fait de nouveaux variants plus contagieux, le risque d’aggravation de la crise sanitaire a conduit le Congo à renforcer le dispositif de lutte mis en place. Face à cette situation préoccupante, une « opération coup de poing », réalisée du 18 octobre au 8 décembre 2021, a suscité, auprès des populations, un net regain d’intérêt en faveur de la prévention et de la lutte contre la pandémie. Le Peuple observe, avec résilience, les mesures retenues à ce propos, même s’il subsiste encore des comportements et des agissements individuels qui appellent des corrections vigoureuses. Ainsi, la couverture vaccinale espérée pour la fin de cette année, à au moins 30% de la population totale du Congo, ne pourra pas être atteinte. C’est pourquoi, l’effort d’information, d’éducation et de communication devra s’intensifier le plus largement possible et s’approfondir pour vaincre les poches de résistance sur la vaccination contre le CORONAVIRUS. Notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue. La mise en œuvre d’une riposte adéquate, principalement à travers l’adhésion massive des populations à la campagne de vaccination et le respect rigoureux des gestes barrières, par tous, placera progressivement notre pays à l’abri de l’incidence meurtrière de la pandémie de COVID-19. Pour ma part, une fois de plus devant la Nation toute entière, Je réitère mon engagement à conduire, avec plus de détermination, le combat contre cette pandémie. Mes chers compatriotes ; L’année, qui s’achève dans quelques jours, a été aussi marquée par l’organisation réussie de l’élection présidentielle du 21 mars 2021. Tout en notant le plébiscite réservé pendant ledit scrutin à notre Projet politique « Ensemble, poursuivons la marche », Je souligne avec force que le Peuple demeure le principal vainqueur de cette échéance électorale. Le contexte ainsi institué nous incite à plus d’engagement en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des initiatives de développement préconisées. A cet effet, Nous renouvelons notre appel à nos partenaires techniques et financiers pour un accompagnement plus efficace à notre pays. Dès lors, loin de faire un bilan exhaustif de l’action gouvernementale, il sied d’édifier le Peuple sur les performances réalisées en 2021, en lien avec notre Projet de société, suivant les 3 pôles de gouvernance qui le structurent, à savoir : la gouvernance institutionnelle et systémique ; la gouvernance économique et financière attractive ; la gouvernance sociale et S’agissant de la gouvernance institutionnelle et systémique, la structure gouvernementale comporte désormais, de manière plus marquée, deux nouvelles balises en charge, l’une, du contrôle d’Etat et, l’autre, de la coopération internationale. Pour son efficacité, l’action inhérente au contrôle d’Etat, à la qualité du service public et à la lutte contre les antivaleurs dans l’administration publique a révélé la nécessité d’instituer un instrument politique et technique plus opérationnel, dédié à l’approfondissement du processus d’assainissement des finances publiques et de l’environnement sous-jacent. Pour combattre les antivaleurs, le Congo dispose : du Conseil supérieur de la magistrature ; du ministère du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs dans l’administration publique ; de la Haute cour de justice ; de la Haute autorité de lutte contre la corruption ; de la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques ; de la Cour des comptes et de discipline budgétaire ; de l’Inspection générale d’Etat. Cette énumération montre, sans équivoque, que la République du Congo a bel et bien mis en place un arsenal adéquat de veille et d’impulsion de la bonne gouvernance. L’amélioration du climat des affaires et la consolidation du socle juridique et judiciaire du secteur productif, créateur de richesses, devraient s’accélérer

Record attendu des dépenses mondiales d’importations alimentaires en 2021

Record attendu des dépenses mondiales d’importations alimentaires en 2021

Les dépenses mondiales d’importations alimentaires devraient atteindre un niveau record en 2021, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «Les échanges mondiaux de produits alimentaires se sont accélérés et sont sur le point d’atteindre leur plus haut niveau jamais enregistré tant en volume qu’en valeur», a estimé l’agence onusienne dans son rapport semestriel sur les Perspectives de l’alimentation mondiale publié récemment. Selon les estimations de l’organisation internationale, les dépenses mondiales d’importations alimentaires devraient s’élever à plus de 1.750 milliards d’USD, soit une augmentation de 14% par rapport à l’année précédente et 12% de plus que ce qui était prévu en juin 2021. L’augmentation des dépenses d’importations alimentaires à l’échelle mondiale « s’explique par la hausse des prix des denrées alimentaires échangées dans le monde et par le triplement des coûts du fret », a indiqué la FAO dans la dernière édition de sa publication semestrielle. D’après le document, qui se penche sur les facteurs de la hausse des prix des produits alimentaires, du fret et des intrants agricoles, les régions en développement représentent 40% du total des dépenses globales d’importations alimentaires. Selon les prévisions de l’organisation onusienne, cette année, les dépenses devraient connaître un accroissement de 20% dans ces régions par rapport à 2020. En raison de la hausse des prix, plus que de l’accroissement des volumes importés, l’agence affirme qu’une croissance encore plus importante est attendue dans les pays à faible revenu et à déficit vivrier. Des récentes observations de la FAO, il ressort que « les régions en développement font face à une nette progression des prix des aliments de base, notamment les céréales, les graisses animales, les huiles végétales et les graines oléagineuses, tandis que ce sont les aliments à valeur élevée, notamment les fruits et légumes, les produits de la pêche et les boissons, qui sont les principaux responsables des hausses enregistrées dans les régions développées ». Si les perspectives concernant la production mondiale des principales céréales restent solides, du fait des récoltes records attendues de maïs et de riz en 2021, tout porte à croire que l’utilisation de céréales pour la consommation humaine et l’alimentation animale devrait croître plus rapidement, a fait savoir la FAO soulignant que les premières prévisions concernant la campagne 2021-2022 indiquent une certaine amélioration de l’offre globale de graines oléagineuses et de leurs produits dérivés. Bien qu’elle devrait rester en deçà de la consommation mondiale, la production mondiale de sucre en 2021-2022 devrait rebondir après trois années de contraction, tandis que les échanges mondiaux devraient accuser un léger recul. En ce qui concerne la viande, l’organisation prévoit un accroissement de la production mondiale en 2021, précisant qu’« un ralentissement de la croissance des échanges mondiaux de viande est possible, compte tenu de la baisse des importations prévue dans les premières régions importatrices, en particulier l’Asie et l’Europe ». A noter que la production mondiale de lait devrait progresser cette année, tout comme les échanges mondiaux de produits laitiers. Dans son rapport, la FAO constate toutefois que le taux de croissance des importations a connu un fléchissement au cours de ces derniers mois. « En raison de la hausse de la production intérieure et de la faiblesse de la demande des consommateurs », a-t-elle expliqué. Quant à la production de la pêche et de l’aquaculture, le rapport de l’organisation onusienne table sur une  augmentation de 2,0% par rapport à son niveau de 2020, estimant que la nouvelle dynamique du marché devrait perdurer sur le long terme. En dépit des coûts élevés du fret et des retards logistiques, il ressort dudit rapport que les échanges de poisson sont ressortis en hausse. Alain Bouithy

Maroc. Le rebond de l’économie nationale plus important que prévu en 2021

Maroc. Le rebond de l’économie nationale plus important que prévu en 2021

La reprise de l’économie nationale s’annonce beaucoup plus robuste que prévu en 2021, selon les derniers chiffres publiés par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Les avancées enregistrées en matière de vaccination, les mesures de relance engagées et les résultats très positifs de la campagne agricole ont grandement contribué au rétablissement progressif et significatif de l’économie nationale, a expliqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’octobre 2021 (N°26). Cette évolution favorable trouve également ses raisons dans le « net redressement de certains secteurs non agricoles, plus particulièrement celui des BTP, des industries manufacturières et de l’énergie électrique en parallèle avec le maintien de l’évolution positive du secteur extractif », a affirmé ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Après plus d’une année d’évolution négative sous l’impact de la crise Covid-19, les indicateurs du secteur touristique et du transport laissent présager un redressement à partir de mi-juin, consécutivement à la réouverture progressive des frontières nationales. Selon la DEPF, « la réouverture des frontières nationales à la mi-juin 2021, conjuguée aux mesures exceptionnelles de l’opération Marhaba 2021, a engendré un accroissement à deux chiffres du nombre des arrivées touristiques à fin août 2021 ». Du côté de la demande intérieure, il ressort de ladite note de conjoncture que la  consommation des ménages aurait poursuivi son redressement courant 2021. D’après la note, cette évolution est le résultat de l’orientation favorable des revenus, en ligne avec la réalisation d’une très bonne campagne agricole, de la reprise des créations d’emplois (+215.000 emplois rémunérés au deuxième trimestre 2021), du redressement des crédits à la consommation (+1,5% à fin août 2021), de la bonne tenue des transferts des MRE (+45,7% à fin août 2021) ainsi que de la maîtrise du niveau général des prix (+1% à fin août 2021), peut-on lire.  A la lecture des données, il ressort que la même tendance apparaît au niveau de l’investissement, stimulée par la poursuite du redressement des importations des biens d’équipement et la hausse des recettes des IDE qui ont progressé respectivement de +14,4% et +16% à fin août 2021. Cette évolution est aussi en phase avec « l’accroissement de l’investissement budgétaire (+8% à fin septembre 2021), quoique les crédits à l’équipement soient en baisse (-4,3% à fin août 2021) », a précisé la Direction. Commentant l’évolution des échanges extérieurs, la DEPF a fait état d’un niveau record de 201,2 milliards de dirhams des exportations marocaines au cours des huit premiers mois de l’année 2021, comparativement aux cinq dernières années. Selon la note de conjoncture, « cette hausse a concerné l’ensemble des secteurs et plus particulièrement celui de l’automobile qui a atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période, celui des phosphates et dérivés, et celui du textile et cuir ». Dans le même temps, la hausse des importations s’est pour sa part poursuivie pour l’ensemble des produits (+23,2%). « Ces évolutions se sont soldées par un taux de couverture en légère amélioration et un niveau des avoirs officiels de réserve permettant de couvrir 6 mois et 28 jours d’importations de biens et services », a souligné la même source. En ce qui concerne les finances publiques, le déficit budgétaire s’est atténué de 2,3% pour s’établir à 42,4 milliards de dirhams. Comme précisé dans le document, « cette évolution incorpore, essentiellement, un accroissement des recettes ordinaires (+11,8%), plus important que celui des dépenses ordinaires (+7,8%), compte tenu d’un excédent des comptes spéciaux du Trésor de 9 milliards de dirhams », a relevé la DEPF. Comparé à 2020 et en dépit de l’accélération des crédits aux ménages, la croissance des crédits bancaires a pour sa part connu un ralentissement suite à la décélération des crédits aux sociétés non financières, a fait savoir la DEPF.Soulignons enfin l’amélioration significative des indices boursiers MASI & MADEX par rapport à fin décembre 2020. A fin septembre 2021, ces deux indices se sont établis respectivement à 13.186,83 et 10.723,19 points, traduisant une hausse trimestrielle de 6,3% chacun après une augmentation de 8,1% chacun au deuxième trimestre 2021. Alain Bouithy

Maroc. Les prévisions économiques optimistes du HCP pour 2021

Maroc. Les prévisions économiques optimistes du HCP pour 2021

Après une récession de 7% en 2020, le PIB devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 4,6% en 2021. En valeur, il devrait enregistrer une progression de 5,8%, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP) qui vient de rendre public son Budget économique prévisionnel 2021. D’après ce document, qui présente une révision du budget économique exploratoire publié au mois de juillet 2020, cette année « devrait profiter d’une reprise attendue de la demande en liaison avec l’amélioration de l’économie internationale suite aux avancements des campagnes de vaccination ». Ce qui devrait favoriser l’ouverture des frontières internationales et entraîner un regain de confiance des ménages et des investisseurs, a soutenu l’institution publique.  « Ces prévisions économiques prennent également en considération les dispositions annoncées dans la loi de Finances 2021 et supposent la réalisation d’une production céréalière moyenne de 75 millions de quintaux durant la campagne 2020/2021», a-t-elle poursuivi précisant que le budget prévisionnel nouvellement élaboré présente une nouvelle estimation de la croissance de l’économie nationale en 2020 et une révision de ses perspectives en 2021 et leurs effets sur les équilibres macroéconomiques interne et externe. Les perspectives économiques nationales pour l’année 2021 « dépendraient aussi de la dynamique des activités non agricoles qui pourraient connaître un plus grand souci de consolidation des entreprises par les politiques publiques », a indiqué le Haut-commissariat. Selon les projections de l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi, le secteur primaire devrait enregistrer une hausse de l’ordre de 11% de sa valeur ajoutée en 2021 au lieu d’une baisse de 7,1% en 2020. Soutenues par l’amélioration des demandes extérieure et intérieure, les activités du secteur secondaire devraient connaître un regain de dynamisme, marqué par une amélioration de 4,1% de la valeur ajoutée au lieu d’un net repli de 6,3% en 2020. Le HCP s’attend à ce que les industries de transformation profitent de la reprise des industries alimentaires et du textile et habillement suite au raffermissement attendu de la demande européenne. Il prévoit une timide reprise des activités des industries mécaniques, métallurgiques et électriques, du fait des contre-performances persistantes des secteurs de l’automobile et de l’aéronautique au niveau mondial. Tirant profit de la bonne tenue de la demande mondiale et du renforcement de la production du phosphate et ses dérivés, le secteur minier devrait continuer d’afficher de bonnes performances, avec une croissance de 3,2% en 2021, selon l’institution soulignant que la production des autres minerais sera stimulée par la hausse prévue des prix sur les marchés internationaux. Le dynamisme de l’activité des travaux d’infrastructure favorisé par la hausse de l’investissement public devrait contribuer à l’accroissement de l’activité du BTP qui devrait bondir de 5,1% en 2021 après une chute de 9,8% en 2020. De son côté, le secteur tertiaire devrait connaître une légère amélioration de son rythme de croissance de 3,4% en 2021 au lieu d’une baisse de 6,8% en 2020, suite à la « reprise lente et graduelle des activités des services marchands, particulièrement celles du transport et du commerce, tirées par la demande intérieure suite aux effets positifs attendus de la vaccination anti-Covid-19 », a poursuivi le HCP affirmant que l’activité touristique devrait continuer de pâtir des effets de la crise. Toujours selon les prévisions du Haut-commissariat, le marché du travail devrait connaître une légère baisse du taux de chômage de l’ordre de 11,1% au lieu de 12,8% en 2020. Avec une contribution positive de 5,4 points à la croissance économique au lieu d’une contribution négative de 7,3 points en 2020, la demande intérieure devrait enregistrer un accroissement de 5% après son recul de 6,7% en 2020, tandis que les échanges commerciaux devraient retrouver progressivement leur rythme de croissance cette année, a ajouté le HCP qui s’attend également à une amélioration de la demande étrangère qui devrait stimuler le niveau des échanges extérieurs de l’économie nationale. Autre enseignement à retenir : la collecte des recettes fiscales devrait se renforcer en 2021 par la hausse des recettes des impôts indirects, notamment celles de la TVA intérieure bénéficiant de la reprise de la consommation des ménages, qui profiterait de l’amélioration des revenus ruraux et des recettes des MRE, selon ledit document. Tandis que le déficit budgétaire devrait connaître un allégement de près d‘un point pour atteindre 6,4% du PIB, après 7,4% estimé pour l’année 2020. Alain Bouithy