RD Congo. Notre Etat se doit de nationaliser le projet de construction d’Inga III

OPINION. Devant permettre à notre pays d’abriter le plus grand potentiel hydroélectrique au monde avec ses 4800 mégawatts correspondant à une production de 20 grandes centrales nucléaires et de satisfaire, en plus de notre consommation interne, aux 40% des besoins énergétiques de toute l’Afrique, le projet de construction d’Inga III tourne à rond pour plusieurs raisons.

La première est que des partenaires sud-africains, chinois, espagnols, la Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Banque Européenne d’investissement et autres ne semblent pas pressés de passer à l’action.

La deuxième raison est que nos politiciens du pouvoir et de l’opposition sont tellement préoccupés par des questions de conquête ou conservation du pouvoir que ce très précieux dossier d’Inga III n’est pas la priorité de notre Etat.

Et pourtant, autant le secret de notre émergence développementale réside dans une industrialisation de notre économie nationale sensée conférer à nos ressources naturelles de la valeur ajoutée à des proportions géométriques, autant aucune perspective d’une industrialisation de notre économie nationale ne serait envisageable sans la construction d’Inga III.

Un autre problème est que cette option d’un financement international d’Inga III destine le gros de l’électricité qui y sera produite à l’étranger au détriment des besoins de nos populations et des industries du pays

Voilà pourquoi le projet de société des Nationalistes Réformateurs Néomobutistes préconise plutôt une nationalisation de ce dossier dès lors que notre Etat est bel et bien capable de mobiliser lui-même, à moyen terme, les 14 milliards de dollars devant servir au financement de ces travaux d’Inga III dont la réalisation conditionne strictement l’industrialisation de notre économie nationale.

Bonne réflexion.

A suivre !

Par Faustin Bosenge

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