
INDISCRETION. “Je ne pense pas que Katumbi avait bien préparé les élections. Ils doivent accepter et reconnaître leur échec. Moïse Katumbi a du mal à communiquer, il n’était pas vraiment à la hauteur. Même les 18% qu’on lui a attribués, il n’a pas mérité ça “, c’est en ces termes que s’est exprimé hier le secrétaire général de l’UDPS répondant aux questions du journaliste de RFI.
Libre à lui de critiquer la mauvaise préparation des élections de la part du rival de son patron. Libre à lui de fustiger les limites de ce dernier dans la prise de parole et dans ses capacités de bonne communication. Mais ce qu’aucun congolais encore sain d’esprit ne comprend ni ne peut comprendre, c’est le fait d’attribuer des voix à l’issue d’un processus électoral qui n’a même pas daigné compiler des résultats des bureaux de vote avant leur proclamation.
La petite phrase “même les 18% qu’on lui a attribués… » est une formule très lourde de conséquences. Elle insinue que les voix des élus des élections congolaises de 2023 ne sortent pas du verdict des urnes mais bel et bien d’une répartition et d’une redistribution selon des règles et des critères qui échappent complètement au souverain primaire.
Dans la logique de monsieur Kabuya, les 18 sièges “ATTRIBUÉS” à leur rival politique doivent se comprendre comme œuvre de générosité du maître des céans. Ce dernier se plaint même d’avoir été si magnanime et bienveillant car le bénéficiaire “ ne méritait même pas ça”. À son entendement et après mûres réflexions, il réalise qu’il aurait pu lui donner moins de 18%…
Ouf la RDC ! On est vraiment tombé trop bas.
Par Germain Nzinga



