Maroc/Livre. Aya Hamdoune dévoile son «Iris et l’Enfant du Soleil »

La salle AbdelhadiBoutaleb, rattachée à la Fondation de la Mosquée Hassan II de Casablanca, a abrité récemment  une manifestation littéraire haute en couleurs : la présentation du tout premier recueil de nouvelles de la jeune prodige Aya Hamdoune, intitulé « Iris et l’Enfant du Soleil ». Animée avec brio par la journaliste et modératrice Souad Azaitraoui, cette rencontre a réuni une pléiade  d’intellectuels, d’écrivains, de critiques littéraires et d’artistes venus saluer l’éveil artistique d’une enfant qui, par sa plume, franchit les frontières du silence pour inscrire sa voix dans le champ littéraire.

Le titre « Iris et l’Enfant du Soleil » évoque un univers poétique où l’imaginaire lumineux de l’enfance se mêle à la symbolique solaire. L’iris, fleur délicate et colorée, représente la beauté fragile et la diversité des émotions, tandis que l’enfant du soleil incarne l’espoir, la pureté et la promesse d’un avenir façonné par l’imagination et la créativité. Ce recueil, par sa richesse narrative et sa sensibilité, invite le lecteur à un voyage intérieur, à la découverte des mondes intérieurs d’une enfant qui s’exprime avec une maturité surprenante.

Parmi les personnalités présentes figuraient des figures majeures du paysage littéraire et artistique marocain. Abdelaziz Koukas, journaliste et romancier reconnu, a souligné l’importance de soutenir les jeunes talents dès leurs premiers pas. Anis El Rafei, nouvelliste de renom, a salué la profondeur et la sensibilité des textes d’Aya Hamdoune, rappelant que la littérature marocaine trouve en elle une nouvelle voix prometteuse. Abderrahmane Boutaleb, auteur et penseur, a quant à lui mis en avant la dimension philosophique et humaine de l’œuvre, invitant à une réflexion sur l’enfance et la créativité.

La famille d’Aya Hamdoune, notamment sa mère HabibaMghis, qui a joué un rôle primordial dans son développement artistique, était présente.  Sa présence a mis en évidence l’importance capitale du soutien familial dans le développement des talents, en soulignant que l’acte de création, bien qu’individuel, est souvent ancré dans un environnement familial et social favorable.

De son côté, la poétesse Karima Hnine, au nom de la Ligue des Écrivaines du Maroc et d’Afrique, a salué le cheminement de la jeune écrivain, en mettant l’accent sur la signification profondément symbolique de cette œuvre. Elle donne une voix à un enfant dans un univers littéraire fréquemment dominé par les adultes.

Dans cette même perspective, l’artiste-peintre, poétesse et écrivaine Loubaba Laalej, qui représente Mme Badia Radi, présidente de la Ligue, a offert à Aya Hamdoune une carte d’adhésion à cette institution littéraire. Elle était accompagnée d’une œuvre picturale symbolique illustrant l’espoir et la conception d’un Maroc qui valorise ses enfants et leur potentiel créatif.

Pour l’occasion, Loubaba Laalej a offert à Aya un poème chargé d’émotion et de profondeur, mettant en valeur la force de l’imaginaire et l’importance de croire en ses rêves :

« Aya,

Ta plume est un fil d’or…

Entre ton cœur et le monde.

Une fenêtre sur l’invisible.

N’écoute jamais ceux qui doutent des étoiles.

Tu en as une dans la main.

Sois libre.

Sois vraie.

Sois celle que tu cherches.

Car les mots que tu sèmes savent déjà où fleurir. »

Par le biais de ces vers éclatants, Loubaba Laalej, également l’auteure de « L’Enfance et l’Art » (Ecrits et œuvres), renforce sa conviction profonde : la créativité est intemporelle, à condition d’être nourrie, appuyée et valorisée par ceux qui croient en la puissance transformative de l’imagination des enfants.

Lors de son allocution, l’artiste met en lumière que Casablanca, en rendant hommage à Aya Hamdoune, trace les contours d’un nouvel horizon littéraire où les enfants ne sont plus de simples observateurs du récit collectif, mais en deviennent des protagonistes. Elle exprime le souhait que cette initiative marque le début de l’émergence d’une génération d’écrivains-enfants, capables de créer leurs propres histoires, d’affirmer leur individualité et de contribuer à la création d’un nouvel horizon littéraire arabe. Dans cette optique, Loubaba Laalej cite le célèbre adage d’Antoine de Saint-Exupéry : « Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité !».

Poursuivant ces salutations, la poétesse et artiste HanaeMikou a créé pour Aya Hamdoune un portrait artistique capturant cet instant, démontrant ainsi l’harmonie créative entre le langage et les expressions artistiques, entre la poésie et l’image.

Abdelaziz Koukas, Anis El Rafei et Abderrahmane Boutaleb ont loué l’importance de cette démarche, en insistant sur le besoin crucial d’offrir des plateformes d’expression aux nouvelles générations, de mettre en avant les talents naissants et de leur donner la possibilité de se positionner intégralement dans le contexte culturel marocain et arabe.

Soulignons enfin que cet événement a été organisé par la revue Rouaa (Visions Arabes de la Création et de la Critique) en collaboration avec la Fondation de la Mosquée Hassan II, le Réseau Marocain pour la Lecture et la Ligue des Écrivaines du Maroc et d’Afrique.  Il s’intègre parfaitement dans une mouvance nationale qui cherche à valoriser l’imagination des jeunes, à stimuler l’expression littéraire des nouvelles générations et à réitérer l’importance cruciale de l’éducation artistique pour le développement individuel et collectif.

A.A

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