Maroc/Football : Regragui a parlé trop hâtivement…

Le samedi, le Maroc a réussi à tenir la Côte d’Ivoire en échec (1-1) à Abidjan. Ce score flatteur dissimule le fait que les Lions de l’Atlas ont été largement dominés pendant la majeure partie du match. En conférence de presse après la rencontre, l’entraîneur Walid Regragui a fait son autocritique.

Le Maroc semble éprouver des difficultés face aux équipes africaines. Le samedi 14 octobre, l’équipe nationale a livré une performance terne contre les Éléphants de la Côte d’Ivoire, qui accueillent la prochaine CAN 2023. Les joueurs de Romain Saïss ont été sous pression pendant plus de 80 minutes avant d’obtenir miraculeusement un match nul.

Il s’agit de la troisième performance décevante de Walid Regragui et de son équipe depuis la Coupe du Monde, avec trois matches sans victoire contre des équipes africaines. Avant le match décevant à Abidjan, les Marocains avaient été tenus en échec par le Cap-Vert (0-0) le 12 juin à Rabat, puis avaient été battus par l’Afrique du Sud (2-1) cinq jours plus tard à Johannesburg. Leur seule victoire avait été obtenue contre le Burkina Faso (1-0) en septembre, à Lens, en France.

Cette série de résultats contraste fortement avec leur quatrième place lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Après cette performance historique, Walid Regragui avait fixé comme objectif de remporter la CAN, porté par l’enthousiasme populaire. Cependant, après le match nul contre la Côte d’Ivoire, l’ancien entraîneur du Wydad Casablanca a admis que la réalité sur le terrain était différente.

Regragui a présenté ses excuses au peuple marocain en déclarant : « J’ai fait une grosse erreur après la Coupe du Monde. J’étais emporté par l’enthousiasme du public, en disant que nous pourrions tout gagner. Entre-temps, je suis redescendu sur terre. Je pense que gagner la CAN sera très difficile pour nous. Nous ne serons pas favoris. Les équipes qui n’ont pas participé à la dernière Coupe du Monde me font plus peur. Mais en Afrique subsaharienne, le Maroc a toujours eu du mal. »

Il a également souligné le faible nombre de victoires en Coupe d’Afrique dans l’histoire du Maroc, tout en exprimant des excuses personnelles pour ses déclarations antérieures. Il a conclu en admettant qu’il y avait actuellement des équipes plus fortes que le Maroc sur le continent.

Ce revirement de discours est-il une réelle prise de conscience ou une stratégie pour atténuer la pression à moins de trois mois du début de la CAN ? Cela reste à interpréter…

Ya Willy.

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