Maroc/Exposition. Une convergence réussie entre innovation technologique, créativité artistique et conscience environnementale

« Arts Numériques, Regards sur l'Environnement » à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Casablanca

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Exposition « Arts Numériques, Regards sur l'Environnement » à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Casablanca

ARTS. L’École supérieure des Beaux-Arts de Casablanca a abrité récemment une exposition unique d’œuvres captivantes revêtant une dimension éducative.

Placées sous le thème « Arts Numériques, Regards sur l’Environnement », l’exposition donnait à voir de magnifiques créations présentées dans différentes catégories artistiques et technologiques : réalité virtuelle, réalité augmentée, sculpture numérique, installation immersive et interactive, vidéomapping.

« Cette initiative cultive l’innovation technologique et la créativité artistique en les associant à la responsabilité et l’engagement pour l’environnement », a expliqué la société Epson, organisatrice de cet événement, en partenariat avec Morocco Numerica, une structure artistique et culturelle casablancaise qui participe activement à la démocratisation du numérique en favorisant l’accès de divers publics à l’art et la culture numériques.

Comme l’a évoqué Mohamed Rachdi, directeur artistique de Morocco Numerica, au premier jour de l’exposition, « depuis toujours, les artistes se sont inspirés de la nature. Ils l’ont d’abord considérée comme motif à représenter sous divers aspects et comme thème à développer ».

Les visions sur la nature se sont dès lors succédé au fil de l’histoire de l’art. C’est ainsi que « les peintres de l’Antiquité, les Classiques, les Réalistes, les Romantiques les Impressionnistes, les Expressionnistes, des Fauves, des Cubistes…, l’ont observée et traitée chacun à sa manière », a poursuivi l’artiste, critique d’art et commissaire d’exposition.

Mais pour Mohamed Rachdi, par ailleurs, enseignant-chercheur en Art et Sciences de l’Art, « la prise de conscience de la fragilité de l’environnement s’avère l’affaire de l’artiste contemporain qui ne l’envisage plus dans sa dimension esthétique, mais surtout éthique, voire politique ».

Il est évident que « la dégradation de la nature a changé profondément la relation de l’homme et son environnement naturel », a pour sa part souligné Majid Seddati, également directeur artistique de Morocco Numerica.

« Bien évidemment, l’artiste ne saurait être indifférent à une telle situation. C’est ainsi que de nouvelles catégories artistiques émergent : l’art environnemental, l’art écologique. Ces derniers cherchent à militer pour le respect de l’environnement et la préservation de la nature », a ajouté l’enseignant, acteur culturel et critique de cinéma qu’il est par ailleurs.

Comme l’ont souligné les organisateurs lors de leurs échanges avec la presse, une des particularités de l’initiative « Arts Numériques, Regards sur l’Environnement » réside dans le fait qu’elle a impliqué plus d’une centaine d’étudiants ayant joué le rôle de médiation lors de cet événement qui s’est étalé sur deux jours.

Il faut dire que le volet éducatif de cette opération est d’une extrême importance pour le leader mondial du marché de la technologie, comme l’a affirmé Chorouq Machtache, Epson Business Account Manager Vidéoprojecteurs – Afrique francophone.

«L’éducation est une question prioritaire pour Epson, nous sommes très engagés avec le ministère de l’Education et sommes en train d’équiper les classes. Mais l’idée de cette exposition est de sensibiliser les étudiants à la protection de l’environnement », a souligné.

Il s’agit d’« interpeller la jeunesse étudiante de l’École des Beaux Arts de Casablanca et de la faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Ben Msik afin de  leur rappeler notre responsabilité en tant qu’humains face à la menace que représente le réchauffement climatique pour notre écosystème et aux défis qui nous guettent quant à la préservation de notre environnement naturel », a-t-elle expliqué rappelant que l’engagement de l’entreprise en faveur du développement durable ne date pas d’aujourd’hui.

Souvenons-nous qu’elle fut en 1988 la première entreprise au monde à annoncer qu’elle éliminait de ses activités les chlorofluorocarbones (CFC) qui attaquent la couche d’ozone et qu’elle a fait bien du chemin depuis cette date.

Epson a adopté sa « vision environnementale 2050 » qui se décline en plusieurs objectifs tels que l’engagement de l’entreprise à atteindre 100 % d’électricité renouvelable dans l’ensemble du groupe Epson d’ici 2025; la réduction des émissions directes de 19 % et des émissions indirectes de 44 % avant la fin de l’année 2025, la réduction des émissions totales d’ici 2030 et à devenir neutre en carbone et ne plus utiliser de ressources souterraines d’ici 2050.

Alain Bouithy

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