Maroc/Chakib ALJ : « Faire de Casablanca une place de référence de l’arbitrage en Afrique »

La CGEM accueille Gérald Darmanin pour une rencontre de haut niveau sur l’arbitrage international

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a organisé, mardi 3 février dernier à Casablanca, une rencontre de haut niveau consacrée au thème « Paris, place de droit : l’arbitrage international », en présence de M. Gérald Darmanin, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de la République française.

Cette rencontre a réuni des responsables institutionnels marocains et français, des experts du monde juridique et de l’arbitrage, ainsi que de nombreux chefs d’entreprise, autour des enjeux de sécurité juridique, d’attractivité économique et de règlement des différends.

Dans son allocution d’ouverture, M. Chakib ALJ, Président de la CGEM, a rappelé que, du point de vue des entreprises, la qualité du cadre juridique est un critère déterminant dans les décisions d’investissement. Il a souligné que l’arbitrage et les modes alternatifs de règlement des différends répondent à des attentes concrètes des opérateurs économiques : rapidité, efficacité et neutralité.

Il a mis en avant les réformes engagées par le Maroc, notamment en matière d’arbitrage et de médiation, et réaffirmé l’ambition de faire de Casablanca une place de référence de l’arbitrage en Afrique, au service des entreprises opérant sur le continent.

Intervenant sur le thème « Paris, place de droit : l’arbitrage international », M. Gérald Darmanin a présenté les atouts de la place juridique parisienne et les réformes engagées pour renforcer son rayonnement. Il a souligné que, dans un environnement mondial de plus en plus concurrentiel, les grandes places d’arbitrage ont vocation à coopérer davantage, en s’appuyant sur leurs complémentarités.

À cet égard, il a mis en avant la complémentarité entre la France et le Maroc et a souligné l’intérêt de développer un axe structurant Paris–Casablanca, capable d’accompagner les d’investissements notamment entre l’Europe et l’Afrique.

Les échanges avec l’auditoire ont permis d’aborder les enjeux liés au rôle de l’arbitrage dans les grands projets d’infrastructures et d’industrialisation, à l’impact de l’Intelligence Artificielle sur ce mode de règlement des différends ainsi qu’aux complémentarités entre les écosystèmes juridiques marocain et français.

À travers cette initiative, la CGEM réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la sécurité juridique, du dialogue public-privé et de la coopération internationale, en tant que leviers essentiels pour un climat des affaires attractif, compétitif et durable.

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