
SPORT. Ayant hérité d’une équipe de Berkhane au bas du classement marocain, le très génial Florent Ibenge vient de la conduire à un sacre continental. C’était pour la troisième fois que le « Coach Android » jouait une finale de C2 après avoir offert à notre pays un deuxième Chan au Rwanda et amené plusieurs fois nos Léopards A tout au moins en quart de finale de la CAN.
Mais hélas, alors que le Sénégal continuait à garder un Alioune Cissé se faisant plus d’une fois éliminé en huitième de finale jusqu’à ce qu’il lui offre son premier Can, il avait suffi d’une élimination artificielle (Covid-19) de Florent Ibenge au Chan/Cameroun pour que notre Etat trouve qu’il n’était qu’un petit entraîneur bon à virer, accusant ainsi ce manque de vision dont nos gouvernants font montrent dans tous les domaines de notre vie nationale.
L’histoire du football européen nous renseigne que la ville d’Arsenal a érigé un monument d’un Arsène Wenger qui n’a jamais une seule fois gagné un Champions League, son seul mérite étant d’amener chaque fois le club londonien au dernier carré des compétitions européennes.
Moralité : si nos dirigeants sportifs avaient de la vision, malgré l’élimination artificielle des Léopards A’ au Chan/Cameroun sur lesquels Florent Ibenge misait pour mettre au point, dans deux ou trois ans, une très solide équipe des Léopards A majoritairement constitué de joueurs de génie locaux comme les Masasi, Lilepo, Kikasa, Idumba, Inonga et autres, nous allions très probablement faire sensation au CAN/Cameroun avant de nous qualifier pour Quatar 2022.
Mais hélas ! Comme nos gouvernants manquent cruellement de vision en profondeur, ils se sont empressés de limoger un Florent Ibenge sur lequel un spécialiste comme Arsène Wenger ne tarit d’éloge pour s’offrir un Hector Cuper qui nous a amené très loin en deçà du niveau où Florent Ibenge avait trouvé les Léopards. C’est le genre de prix que nous continuerons à payer aussi longtemps que notre Etat n’aura pas une vision cohérente de son action.
Bonne réflexion.
A suivre !
Par Faustin Bosenge