
DISPARITION. La première fois que je l’ai rencontré, j’ai cru avoir affaire à un SIKH à cause de son turban et de sa barbichette blanche. C’était à mes débuts professionnels en tant que documentariste.
Après un concert incendiaire au SWEET BASIL, mythique club de jazz new-yorkais, il m’invita dans sa loge. Un vieux SAGE avec des poches remplies de BONBONS. Il n’y a pas d’âge pour aimer les sucreries.
Classé dans le top 5 des plus grands organistes de jazz de tous les temps, DR LONNIE SMITH, organiste, pianiste, compositeur, arrangeur, vocaliste AFRO-AMERICAIN a confectionné la couronne à une kyrielle d’ETOILES du showbizness., GEORGE BENSON, DIONNE WARWICK, GLADYS KNIGHT, ETTA JAMES pour ne citer que ceux-là. Lui a préféré le TURBAN à la COURONNE. Les GEANTS peuvent se passer d’apparats.
Il devait son titre de DOCTEUR aux sidemen parce qu’il était capable de déchiffrer n’importe quelle partition musicale. Une marée discographique, des milliers de concerts à travers le monde et un grand succès au bout du tunnel.
Je ne bénirai jamais ASSEZ la PROVIDENCE pour toutes ces belles rencontres. Elles ont contribué à donner un sens à ma vie. Chacune de ses photos justifie mes PASSIONS.
Il y a à peine quelques jours, PEE WEE ELLIS s’en est allé. Hier, le DR LONNIE SMITH lui a emboité le pas. 2020 et 2021 ont provoqué l’hécatombe. Deux années JAZZICIDE.
CHEERS DOC, REST IN POWER.
Par Nysymb Lascony
N.Y.S.Y.M.B LASCONY est chercheur pluridisciplinaire originaire de la rive-droite du Congo (Brazzaville) et Globe trotter. Formé en Histoire dans les grands centres initiatiques de l’arrière-Afrique (Tombouctou, Djenné, Gao, Fambori, Kéla, Axum, Bahir dar, Gondar, Lalibela, Tiébélé, Ejisu…), il parcourt le Globe à la recherche des trésors inconnus et des images inédites.



