Gabon. Arrivée d’Ali Bongo à Luanda…
PARLONS-EN. La présidence angolaise a annoncé dans un communiqué officiel : « la famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda ». Et comme on le voit en photo, Ali Bongo vient de fouler la terre angolaise. Cette libération fait suite à des contacts secrets entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, précise le communiqué, sans donner de détails.
L’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, en détention dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée, selon plusieurs médias gabonais.
Ce qui est dit entre les lignes, c’est que l’ex-président gabonais est donc en exil doré à Luanda, sans aucun procès préalable et sans remboursement des millions volés au peuple gabonais.
On assiste là au cycle des dictateurs : il y en a qui tombent au moment où émergent les nouvelles têtes. Et les puissances impérialistes qui les ont utilisés ne manifestent aucun état d’âme. Au contraire elles s’emploient à leur refuser le visa d’entrée sur leurs territoires et à les déposséder de leurs biens immobiliers et de leurs comptes bancaires en centaines de millions d’euros qui ne seront jamais restitués au peuple qui en est le véritable propriétaire. Les nouveaux apprentis sorciers arrivés tout récemment à cette académie des autocrates répètent les mêmes erreurs sans jamais tirer leçon du passé.
Rien n’est plus gratifiant dans l’exercice du pouvoir présidentiel que d’avoir travaillé pour l’intérêt supérieur de son peuple, d’avoir gagné l’estime de ses administrés et de pouvoir, comme les ex-présidents nigérians, ghanéens ou tanzaniens, vivre en PAIX chez soi, sur sa terre natale. Y en a-t-il en Afrique centrale des dirigeants capables d’écouter cette voix de la raison? Y en a-t-il un seul?
Par Germain Nzinga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *