Etats-Unis : Malgré le ralentissement, l’économie reste résiliente, portée par la consommation et l’IA

Le ralentissement de l’économie américaine se confirme, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances précisant que la consommation et l’IA continuent de soutenir la croissance.

Selon l’OCDE (décembre), la croissance américaine devrait ralentir à 1,7% en 2026, après 2,0% en 2025 et 2,8% en 2024. La demande intérieure reste le socle, avec un boom d’investissements dans l’IA, souligne-t-elle dans sa note de conjoncture du mois de décembre 2025 (N° 346).

Toutefois, la modération de l’emploi, le recul de l’immigration et la hausse des tarifs pèsent sur les revenus et l’activité. La Fed a repris l’assouplissement avec trois baisses des taux depuis septembre et d’autres réductions sont envisagées pour 2026. Le déficit budgétaire demeure très élevé et la dette continue de grimper.

Après le rebond du PIB au T2-2025 (+3,8% en rythme annualisé), la croissance a accéléré au T3 à +4,3%, portée par la consommation, les exportations et les dépenses publiques. En revanche, une modération au T4 est attendue, la demande se normalisant et le shutdown fédéral d’oct.-nov. pesant temporairement sur l’activité, rapporte la DEPF.

L’indice PMI composite flash (53,0 en décembre après 54,2 en novembre) signale une croissance modérée de l’activité privée, la plus faible en 6 mois. Le ralentissement concerne à la fois les services (52,9 après 54,1) et le secteur manufacturier (51,8 après 52,2).

Les nouvelles commandes ont affiché la plus faible hausse en 20 mois. Toutefois, le moral des ménages (indice Michigan) remonte en décembre (+1,9 point à 52,9), première hausse en 5 mois, tirée par un optimisme sur les finances personnelles.

Par ailleurs, le marché de l’emploi se dégrade en novembre. Après un effondrement en octobre (-105k postes), l’économie a généré 64k emplois, un rebond timide bien que supérieur aux attentes (50k). Ce redressement partiel peine toutefois à effacer les pertes récentes liées aux perturbations. Surtout, le taux de chômage continue de grimper pour atteindre 4,6% en novembre, son plus haut niveau depuis quatre ans (contre 4,4% en septembre), confirmant le ralentissement de l’économie américaine.

Dans un contexte de modération du marché du travail, la Réserve fédérale a procédé en décembre à une baisse de 25 points de base de son taux directeur, le portant à 3,50-3,75%, après deux baisses en septembre et en octobre, et ce malgré une inflation demeurant au-dessus de l’objectif (2,7% en novembre). Les indications avancées laissent entrevoir qu’une seule baisse en 2026. La Fed a indiqué qu’elle « évaluerait attentivement » sa politique selon les l’évolution données, tout en annonçant la fin du resserrement quantitatif et le lancement d’achats de bons du Trésor pour assurer une liquidité suffisante.

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