
La littérature congolaise a toute sa place aux côtés de la littérature universelle, affirme l’écrivain et chimiste Emmanuel Boundzéki Dongala, invité de la Phratrie congolaise, organisée du 28 au 31 octobre 2025 à Brazzaville en République du Congo.
« Il n’y a plus rien à dire, c’est reconnu, c’est célébré, et nos écrivains sont traduits dans toutes les langues », a déclaré l’auteur du roman Un fusil dans la main, un poème dans la poche (Paris, Albin Michel, 1973) et du recueil de nouvelles Jazz et Vin de palme (Paris, Hatier, coll. « Monde Noir » no 13, 1982) dans un entretien accordé à La Semaine Africaine
En ce qui le concerne, l’auteur, à qui l’on doit Le Feu des origines (Albin Michel, 1987), ajoute qu’il est traduit dans une douzaine de langues. C’est dire que la littérature congolaise occupe ainsi pleinement sa place aux côtés de la littérature universelle.
Bien qu’il n’aime pas donner de conseils,Emmanuel Boundzeki Dongala à consenti à en donner aux jeunes qu’il encourage « de lire beaucoup, lire les autres; travailler; travailler; travailler. Quand on a son manuscrit, le relire, le revoir, etc ».
L’écrivain qui réside actuellement en France rappelle en outre que « L’inspiration c’est bien, mais c’est juste une petite part, le reste c’est le travail. Si non tout le monde est inspiré, si tu as une idée, et tu ne te mets pas à l’écrire, et bien rien ne sortira, si non, le travail c’est devant ton ordinateur, et devant ta feuille de papier ».
Et de conclure: voilà les deux précieux conseils, « beaucoup lire, partager ce que l’on fait avec les autres, et retravailler ses textes, les revoir »
A signaler que « La Sonate à Bridgetower« , Arles, Actes Sud, coll. « Domaine français » est le livre le plus récent de Boundzeki Dongala, publié en 2017.
Patricia Engali