Djibouti : un nouveau projet de la Banque mondiale élargira l’accès au logement abordable

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La Banque mondiale a récemment approuvé un crédit de 15 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, afin d’élargir l’accès au logement abordable à Djibouti, où la croissance démographique et l’urbanisation rapides rendent plus difficile l’accession à la propriété.

Le projet vise à développer le marché du crédit immobilier au profit des ménages modestes en étendant le champ d’application d’un fonds de garantie partielle existant aux prêts à l’habitat, en soutenant l’offre de microfinancements et en convertissant les contrats de location-accession en prêts hypothécaires.

Il mettra en place des solutions de financement innovantes pour permettre aux ménages défavorisés de bâtir leur propre habitation, tout en soutenant des réformes qui permettront de réduire les coûts de construction. Ces logements devront respecter un certain nombre de normes de construction afin de garantir leur résistance aux incendies et aux inondations d’origine climatique.

« Le manque de financements disponibles constitue un obstacle majeur pour les familles à faibles revenus qui souhaitent accéder à la propriété. Ce nouveau crédit, conjugué aux financements apportés par les banques privées, aidera ces ménages à édifier une vie meilleure pour leurs familles et leurs communautés, souligne Boubacar-Sid Barry, représentant résident de la Banque mondiale à Djibouti. Si posséder son logement est synonyme de sécurité, c’est aussi une manière de disposer de la garantie nécessaire pour obtenir des crédits et se forger de nouvelles opportunités économiques, avec à la clé une augmentation de revenus. »

Depuis les années 1960, la population de Djibouti a augmenté d’environ 4,2 % chaque année et cette croissance rapide s’est accompagnée d’un essor de l’urbanisation : plus de 78 % des habitants du pays vivent actuellement en milieu urbain. Cette dynamique est venue exercer une pression accrue sur le marché du logement, les ménages à faibles revenus étant largement exclus du secteur de l’immobilier et de la construction résidentielle.

« L’essentiel dans ce projet, c’est que les solutions à la crise du logement viennent essentiellement du secteur privé, une configuration plus durable à long terme, et qui allège la charge sur les finances publiques », ajoute Caroline Cerruti, spécialiste senior du secteur financier à la Banque mondiale.

Le volet du projet portant sur le fonds de garantie partielle des crédits (7 millions de dollars) devrait permettre de lever environ 70 millions de dollars de capitaux privés auprès des banques afin de financer des prêts immobiliers à un coût abordable. Environ 2 000 foyers à revenu faible ou intermédiaire devraient en bénéficier, tandis que quelque 450 ménages pauvres auront accès à des financements pour construire leur logement. Le projet s’emploiera parallèlement à combler les inégalités entre les sexes en matière de financement immobilier et d’autoconstruction.

Ce nouveau crédit vient s’ajouter à d’autres projets du Groupe de la Banque mondiale qui traitent déjà des problèmes de logement abordable à Djibouti. Le Projet intégré de réhabilitation des bidonvilles porte notamment sur les difficultés d’attribution de titres fonciers et autres obstacles liés à l’offre de logements auxquels sont confrontés les ménages pauvres.

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