
TRIBUNE. Dans son ouvrage intitulé » Le Bel Avenir de la Guerre », l’internationaliste Philippe Delmas affirme que, nous citons : …Les hommes ont inventé la notion de l’ordre. L’ordre n’a jamais été la définition de la paix. C’est le bornage de l’inacceptable que les Etats forts imposent aux Etats (militairement) faibles en termes de pillage des richesses nationales, perte de souveraineté, déplacements des frontières etc…. » Les Etats qui participent à la définition de l’ordre ne se font jamais la guerre qu’ils contiennent toujours chez les autres »… Fin de citation.
Ainsi dit, nous pouvons constater que, depuis qu’il avait perdu sa place sur la table où se définissait le « nouvel ordre mondial » des néoconservateurs américains en Afrique Centrale suite à un total effritement de sa traditionnelle puissance militaire à partir de 1991, le Congo-Zaire subit une certaine perte de souveraineté, un pillage systématique de ses ressources naturelles et même des déplacements des frontières de la part d’actuels définisseurs de l’ordre en Afrique Centrale que sont l’Angola, du Rwanda et de l’Ouganda, en plus du faut que ces derniers y contiennent les guerres qu’ils évitent chez eux.
C’est autant dire que le retour de la paix à l’Est restera longtemps une utopie aussi longtemps que notre pays ne recouvrira pas sa traditionnelle puissance militaire, et par ricochet, sa place sur la table où se redéfinit l’ordre dans notre sous-région.
Et dire que notre pays dispose encore bel et bien des intelligences et ressources humaines de défense formées par le système mobutiste qui peuvent lui permettre de relever endéans douze mois ce défi, le tout n’étant qu’une question de volonté politique.
Bonne réflexion.
A suivre !!!
Par Faustin Bosenge